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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 16:33
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:27

Dès le début de l'opération militaire israélienne à Gaza, manifestations et rassemblements contre la guerre se sont multipliés en Israël. Que pèse aujourd'hui le camp de la paix ? Reportage.

Le camp de la paix fragilisé.   par Lou Marrannes

Depuis le début de l'offensive israélienne, pas un jour ne s'est passé sans que les anti-guerre ne cherchent à faire entendre leur voix en Israël. À Haïfa, Jérusalem, Jaffa, devant le ministère de la Défense à Tel Aviv, dans les villes arabes de Galilée ou dans les universités, ils étaient des centaines, des milliers voire des dizaines de milliers pour appeler à l'arrêt de la guerre. Le camp pacifiste avance toutefois en ordre dispersé. Les opposants de la première heure regroupent le noyau dur des anti-guerre : l'extrême gauche, la Coalition contre la guerre de Gaza (1), les partis et organisations arabes israéliens. Mais ce n'est qu'au bout de deux semaines d'offensive militaire que sont entrés en scène le parti politique Meretz et l'association la Paix Maintenant, l'aile sociale-démocrate et sioniste du camp de la paix. « Avant, les manifestations rassemblaient ceux qui étaient contre la guerre par principe, ce qui n'était pas notre cas. Frapper le Hamas, un ennemi de la paix, nous semblait légitime, explique Haim Oron, à la tête du parti Meretz. Aujourd'hui, nous n'obtiendrons rien de plus à poursuivre l'opération militaire. Il faut cesser le feu. »

HAMAS ET SIONISME
Plusieurs lignes de fracture traversent le camp de la paix israélien. Tout d'abord, les avis divergent sur les positions à prendre à l'égard du Hamas, tour à tour considéré comme interlocuteur légitime ou comme ennemi d'Israël. « Nous sommes contre cette opération car elle nie le résultat des urnes palestiniennes », explique Adam Keller, porte-parole du Bloc de la Paix, un mouvement qui milite pour la création d'un État palestinien et le retrait des colonies en Cisjordanie. « Nous devons discuter avec le Hamas, car nous devons respecter le choix palestinien de leurs propres représentants » poursuit-il. Les anti-guerre se divisent également entre partisans et détracteurs du sionisme. Cette scission se reflète dans l'organisation même des manifestations. Si juifs et arabes défilent ensemble lors des premières manifestations, l'ambiance est toute autre lors d'un rassemblement organisé par la Paix Maintenant, le 10 janvier 2009, à Tel Aviv. Pas de drapeaux palestiniens. Aucune visibilité des partis arabes. Pourquoi ? « Nous voulions aujourd'hui que ce soient des organisations israéliennes sionistes qui se dressent contre cette guerre qui a fait trop de morts civils explique Lee Wilson, de La Paix Maintenant. Nous nous adressons avant tout à l'opinion de centre gauche, et les drapeaux palestiniens ne leur parlent pas. » Incontestablement, l'échéance des élections législatives du 10 février prochain joue son rôle de trouble-fête. Les militants de Hadash, le parti communiste israélien, distribuent allégrement tracts et autocollants dans les manifestations, sous le regard quelque peu agacé des autres organisateurs.

OPINION PUBLIQUE
Ces prises de position demeurent incomprises par une opinion publique israélienne en grande majorité favorable à cette guerre. « L'armée est intouchable, explique Haggai, militant du mouvement Anarchistes contre le mur. L'idée domine que Tsahal est l'armée du peuple et qu'elle fonde la nation. Dénoncer les crimes de l'armée revient dans les esprits à dénoncer la société toute entière. » Le 3 janvier, lors d'une manifestation d'environ 5 000 personnes à Tel Aviv, la haine était palpable. Une centaine d'Israéliens, dont des militants du parti d'extrême droite Yisrael Beiteinu, suivaient le cortège en hurlant « traîtres » et « Tsahal ». Le mouvement Le courage de refuser (lire encadré) cherche à désamorcer cette idée que les anti-guerre sont nécessairement anti-patriotes ou anti-sionistes. « Cette guerre est choquante, d'une violence sans précédent, s'insurge Noam Livneh, membre de ce mouvement. On n'a pas besoin d'être contre Israël pour être contre cette guerre. Celle-ci va aggraver le conflit et ne laissera aucune chance à la paix. Mon devoir en tant que citoyen est de m'opposer à cette guerre, mais je reste patriote. »
Les Israéliens arabes constituent le plus fort contingent anti-guerre. Une telle mobilisation ne s'était pas vue depuis la seconde intifada. Les forces politiques arabes, divisées entre nationalistes et islamistes, ont fait taire leurs rivalités pour organiser ensemble le rejet de la guerre. Drapeaux rouges, drapeaux verts du Hamas et drapeaux palestiniens se côtoient dans les manifestations.
Les Arabes composent environ 20 % de la population israélienne. Leur mobilisation demeure sous surveillance, car à risque. Lors de la deuxième intifada, les soulèvements populaires se sont soldés par des violences et 13 Israéliens arabes ont été tués par les forces de l'ordre. « Nous observons des brutalités policières. Mais les autorités ont tiré la leçon de la deuxième intifada, ils ne veulent plus de morts, constate Abeer Baker, d'Adalah, le centre juridique de défense des droits de la minorité arabe. Ils utilisent donc les arrestations massives, la détention provisoire et les convocations de leaders arabes pour dissuader de participer aux manifestations. » Sourire en coin, Samir raconte les suites de sa participation à un rassemblement à Jaffa. Placé quelques jours sous résidence surveillée, il a été poursuivi pour « incitation au terrorisme » et « négation de l'État d'Israël ». Le 12 janvier dernier, le Comité central des élections du parlement israélien a invoqué les mêmes raisons pour interdire la participation des deux principales listes arabes - Liste arabe unie Ra'am-Ta'al et Balad (2) - aux prochaines élections législatives. De nombreux observateurs estiment néanmoins que la Cour Suprême israélienne devrait casser cet avis.

BOYCOTT
Pour Adam Keller, porte-parole du Bloc de la Paix, les anti-guerre représentent environ 10 % de l'opinion publique israélienne juive, à laquelle il faut rajouter les 20 % de la population arabe. Mais malgré leur poids démographique, les Israéliens arabes ne pèsent guère sur la scène politique. En effet, leurs députés ne participent pas aux coalitions gouvernementales. Le seul gouvernement de toute l'histoire israélienne à s'être appuyé sur les députés arabes fut celui de Yitzhak Rabin, de 1992 jusqu'à son assassinat en 1995. Aujourd'hui, l'impuissance de ces élus renforce les partisans du boycott des élections nationales, que l'on retrouve tant chez les nationalistes arabes que chez les islamistes. Le sociologue Sammy Smooha, spécialiste de la communauté arabe israélienne, table d'ailleurs sur une large abstention des électeurs arabes aux prochaines législatives. « Paradoxalement, plus les partis politiques arabes critiquent le gouvernement, plus ils poussent leur électorat vers l'abstention. Avec cette guerre, je pense que ce seront eux les grands perdants ».
Qu'en est-il du côté de l'électorat juif ? Avec un parti travailliste désormais va-t-en-guerre, le parti communiste Hadash et Meretz apparaissent comme les seules alternatives. Mais Meretz a soutenu cette guerre, au début. Ephraim Davidi, un cadre du parti communiste Hadash, constate avec amertume que « le centre gauche vire à droite. Difficile de prédire quel impact cela aura sur les élections. » L'âge d'or du camp de la paix des années quatre-vingt-dix, avec les accords d'Oslo, semble bien révolu. À l'heure où le Likoud, parti de droite, reste en tête des sondages et où l'extrême droite se renforce considérablement, le camp de la paix israélien entre dans des jours sombres.

(1) Intitulée auparavant Coalition contre le siège de Gaza, ce forum regroupe une vingtaine d'organisations politiques et de droits de l'homme.
(2) Ra'am-Ta'al est une alliance de plusieurs partis arabes, dominée par le Mouvement Islamique. Balad est un parti qui s'oppose à la définition de l'Etat d'Israël comme Etat juif.

Du côté des réservistes...

Le mouvement « Courage de refuser » a été créé en 2002, lorsqu'une cinquantaine d'officiers et de soldats de Tsahal manifestent leur refus de servir dans les territoires occupés dans un texte intitulé « La lettre du combattant ». Celle-ci a été signée depuis par 628 soldats réservistes. Aujourd'hui, ils expriment leur opposition à la guerre dans ce manifeste : « Nous soldats et officiers de Tsahal, pour lesquels la sécurité et l'avenir nous sont chers, (...) pensons que la vengeance n'est pas sécurité et que cette opération militaire à Gaza perpétue le conflit et n'aide certainement pas à le résoudre. Au regard de ce qui précède, nous déclarons ici que nous ne participerons pas à la campagne de destruction dans Gaza ». Le mouvement dénombre huit soldats qui ont refusé de participer à la guerre de Gaza. L'un d'entre eux a été condamné à 14 jours de prison, les autres attendent leurs procès.

Site internet

 
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:24

Ces juifs qui votent en faveur de listes arabes

Dêpèches :: Jeudi, 5 février 2009 . 19:28 t.u. ::   Envoyer   Imprimer

Bien qu'il soit en baisse, le nombre d'Arabes israéliens qui votent pour des partis « sionistes » reste toujours assez important, et même si leurs voix vont majoritairement au Parti travailliste ou à Meretz, on trouve aussi des citoyens arabes qui accordent leurs suffrages au Likoud ou même à Israël Beiteinou et au Ihoud Leoumi. Chacun avec les raisons qui lui sont propres.

A l'opposé, selon le Professeur Amnon Raz-Krakotzkin, historien à l'Université Ben Gourion de Beer-Sheva, « le phénomène des Juifs qui votent en faveur de listes arabes et en hausse depuis quelques années, même s'il reste encore très minoritaire ».

Il faut cependant faire une distinction entre deux sortes de partis : ceux qui sont judéo-arabes et ceux qui sont «exclusivement » arabes.

Dans la première catégorie, le parti communiste judéo-arabe « Hadash », antisioniste, et prônant un « Etat égalitaire », avec tout ce que cela implique, est officiellement une formation mixte, en faveur de laquelle votent des juifs israéliens qui ne se reconnaissent même pas dans un parti d'extrême gauche comme Meretz, qui est sioniste. Lors des élections de 2006, cette liste a obtenu 86.000 voix (2,7%) et trois députés : un juif, Dov Hanin et deux arabes, Muhamad Baraké et Hana Swaïd. Mais en observant la composition de la liste et le découpage des votes, envers deux tiers de membres et des électeurs sont arabes, et un tiers juifs. Dov Hanin, n°3 sur la liste, espère cette année « que de nombreux Juifs accorderont leurs suffrages à Hadash, qui est
généralement vu comme un parti arabe plus qu'un parti judéo-arabe. Pour lui « de nombreux électeurs de gauche sont déçus par les Travaillistes et Meretz et oseront peut-être voter en faveur de Hadash qui est très présent sur le terrain, notamment dans les grandes villes à population mixte».

Par contre, les partis Raam-Taal et Balad sont exclusivement tournés vers la population arabe israélienne, au point que leurs clips électoraux sont entièrement en langue arabe, sans traduction ni sous-titre. Leur programme est encore plus radical que celui de Hadash qui est un parti laïc, et ce sont leurs députés, à l'image d'Ahmad Tibi, Taleb A-Sana ou Jamal Zahalka qui défrayent régulièrement la chronique par leurs prises de positions anti-sionistes et anti-israéliennes. Le Professeur Raz-Krakotzkin fait partie du millier de Juifs qui apportent leurs voix au parti islamiste Balad ! Il attribue cette « tendance » au fait que Balad est un parti « persécuté » dans la société israélienne à cause des « incessantes accusations de déloyauté et d'intelligence avec
l'ennemi » depuis ces dernières années. Pour l'historien, l'épisode « Azmi Bashara est un montage de toutes pièces, car quiconque aurait voulu se louer les services d'un espion aurait trouvé tout le monde sauf lui ». Raz-Krakotzkin se dit « convaincu que les prochaines élections, verront encore beaucoup plus de Juifs voter en faveur des partis arabes, et pour Balad en particulier, à cause de l'atmosphère anti-arabe créée dans le pays par Avigdor Lieberman et son parti ». Balad a déjà organisé un meeting en Hébreu, et un deuxième est prévu aujourd'hui mercredi en présence de Hanin Zouabi, n°3 sur la liste Balad.

Amon Raz-Krakotzkin estime que « les Juifs qui votent pour ces partis arabes le font d'abord pour s'identifier à l'idéal qu'il représente : un Etat où tous les citoyens seront sur un pied d'égalité qu'ils soient Juifs ou Arabes». Yehoudit Ilani, militant juive de Balad depuis des années, déclare « que le concept d'Etat juif et démocratique que l'on enseigne aux jeunes israéliens depuis leur jeune âge, ne tient pas debout et est inapplicable ». Selon Ilani, « de plus en plus de Juifs israéliens vont sont se tourner vers des partis comme Balad. Plus le débat public va se cristalliser sur la question de la nature de l'Etat d'Israël, plus des Juifs vont adhérer aux solution prônées depuis longtemps par les partis judéo-arabes ou arabes »

Au parti Raam-Taal, on espère également obtenir quelques centaines de voix juives. Ahmed Tibi se dit « surpris du nombre de messages de félicitations qu'il reçoit de la part de Juifs après les lois utiles qu'il réussit à faire passer à la Knesset ».

Shraga Blum est collaboratrice du site sioniste "de droite" Arouts 7.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:21
Chanteurs, acteurs, écrivains et intellectuels ont publié une pétition appelant les arabes israéliens à voter pour le parti 'Hadash' lors des élections législatives de ce mardi 10 février. Un parti luttant pour « la paix, l'égalité, une société moderne et combattante ».

Publiée dans de nombreux journaux arabes, cette pétition rassemble des artistes tels que les chanteurs Amal Murkus et Mira Awad, le réalisateur Mohammad Bakri, le musicien Wisam Jubran ou encore l'actrice Rauda Saliman.

Selon Rauda Saliman, alors que les partis de droite sont de plus en plus puissants, cette pétition doit encourager la population à se rendre dans les urnes : « boycotter les élections ou rester indifférent ne ferait qu'accélérer le transfert des arabes préconisé par certains », a-t-elle expliqué. « La situation pourra changer uniquement si les arabes et les juifs luttent ensemble ».

Mardi, l'actrice a prévu de sortir pour encourager les gens à se rendre dans les bureaux de vote.

Amal Murkus a critiqué les artistes juifs pour ne pas avoir pris de positions lors de ces élections et de ne pas s'être joint à la lutte pour la paix et la coexistence : « ils devraient avoir une position claire et courageuse contre l'occupation, les massacres et pour la paix. Aujourd'hui, leur voix n'est pas entendue ».
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:18

Israël: je vote, tu votes, ils ont voté, nous avons voté

10 fév 2009Par Naruna Kaplan de Macedo

Il pleut sur Tel-Aviv. Ce n'est pas une métaphore de mon état d'esprit sombre... Cela menaçait depuis lundi 9 février et cela fait quelques heures maintenant qu'une tempête s'est abattue ici et partout ailleurs dans le pays. Les partis religieux se disputent la responsabilité pour cette pluie, selon eux venue du ciel...

 A qui cela profitera-il? Difficile à dire. De toute façon, à quinze heures, seul 40 % des votants s'étaient déplacés jusque leurs urnes chez les Juifs-Israéliens... et 10 % chez les Arabes-Israéliens.


Hier soir au stade de Bloom-field, a eu lieu LE grand grand match de la saison... entre Hapoel Tel-Aviv (l'équipe rouge, traditionnellement de gauche, composée de joueurs à la fois Juifs et Arabes) et Beitar Jérusalem (les jaunes, ardents supporters du Likud de Nethanyahu... maintenant ouvertement pro-Lieberman)

Les chants des supporters étaient encore plus politiques que d'habitude...

Casse toi Touama (joueur Arabe de Hapoel) ici c'est le pays des Juifs, on ne veut pas de terroristes...

Et du côté rouge : Jérusalem n'est pas européenne, Jérusalem est jordanienne !

Tel-Aviv, pute rouge !

Je hais Jérusalem et son équipe jaune !

Oui, ça ne vole pas toujours aussi haut qu'on voudrait...

Les rouges ont gagné 4 à 0...

On était au stade, avec Nadav. Dans le plus parfait opportunisme (quand c'est pour la bonne cause, la fin peut parfois justifier les moyens, non ?) nous avons rappelé à nos supporters pourquoi leur chemise était rouge et l'importance d'aller aux urnes demain.

Il y a même eu un commentateur pour voir dans la victoire de Hapoel un bon présage pour les élections d'aujourd'hui. On se raccroche à ce qu'on peut.


Nadav et moi avons passé la matinée à essayer de convaincre les derniers hésitants à voter Hadash. Les règles sont très strictes : interdiction de distribuer des tracts à moins de cinq mètres d'un lieu de vote et, à l'intérieur des salles des isoloirs, pas de signes partisans. On se presse donc sur les trottoirs face à l'école qu'on nous a désigné, avec d'autres volontaires venus faire la même chose pour un parti différent.

Un très jeune homme de Meretz distribue sans grand enthousiasme des petits tracts avec le slogan PLUS DE MERETZ (courage) MOINS DE BIBI-LIEBERMAN. Quand je lui demande son âge et qu'il me dit qu'il a seize ans, je suis très impressionnée de son jeune engagement et je l'en félicite. Haha, qu'il me répond. Ben quoi ? Ben je suis payé... Je tombe de haut. Les deux « volontaires » de Kadima ne comprennent tout simplement pas mon étonnement, comment ça, vous êtes pas payés, vous? Ben non... Waouh ! la fille en T-shirt « I BELIEVNI » s'approche, intriguée... Je lui explique que je travaille pour la campagne de Hadash parce que je crois à leurs idées. Ah bon ? Et tu votes pour eux vraiment ? Ben oui... S'ensuit une longue discussion où je sort le grand jeu, tout y passe : Juifs ET Arabes ensemble, Socialisme ET Ecologie... c'est vraiment intéressant, qu'elle me dit. Si je votais, ce serait peut-être pour vous. Ni elle, ni son camarade « volontaire » ne voteront ces élections. Elle n'a jamais voté, lui a voté vert au municipales mais là, il n'aura pas le temps. Ils sont payé 1500 shekels pour la journée de travail, qu'ils écourtent allégrement en partant déjeuner à onze heures et demie. A treize heures il n'étaient pas encore revenus et on hésitait sérieusement à piquer l'un de leur grand parapluie KADIMA pour se protéger des averses.


Bonjour ! savez vous déjà pour qui vous allez voter ? sinon, puis-je vous inviter à regarder notre programme... nous sommes le seul parti Juif-Arabe de la Knesset !

Allez brûler en enfer !

Brûler ? vraiment ?

Il paraît que les partisans du Likud de Nethanyahu ont commencé une bagarre dans la rue Shenkin en arrachant des banderoles de Kadima postées entre deux poteaux. Nous, nos banderoles rouges et vertes ON CONSTRUIT UNE NOUVELLE GAUCHE ne leur font pas peur... n'empêche, j'aimerais pas croiser ces hooligans.

Le parti de Lieberman a fait sobre : deux blondes mannequines ont paradé du haut en bas du boulevard Rothchild en T-shirt moulant siglé du slogan SANS LOYAUTE PAS DE CITOYENNETE. On imagine que les badauds étaient contents quand il a commencé à pleuvoir.


Résultats ce soir à dix heures.

On a déjà prévu de boire sans trinquer... et de regarder la télévision à plusieurs, chez des amis.

Pas tous ceux présents auront voté comme nous... on sait déjà que certains ont voté pour DAM, le parti trotskyste archi-minoritaire qui n'entrera pas à la Knesset, et d'autres ont décidé de jouer la carte de la sécurité en votant pour Kadima pour empêcher au Likud d'avoir le plus grand nombre de voix. De toutes manière c'est le raciste Lieberman qui aura le dernier mot car c'est lui qui fera ou défera la coalition qui gouvernera au prochain Parlement...

Mais avant ce soir tout est encore un peu possible peut-être. Non ?

A voir.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 00:13

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 10:52
Nazareth-Illit, envoyé spécial

Bienvenue à "Lieberman City". Pour la troisième fois en trois scrutins, la ville de Nazareth-Illit, dans le nord d'Israël, s'apprête à plébisciter le chef du parti Israel Beitenou (Israël notre maison), le populiste Avigdor Lieberman. Après les législatives de 2006 (34 % des voix), après les municipales de 2008 où ses partisans se sont imposés, ce politicien célèbre pour sa rhétorique anti-Arabes, né en 1958 dans une famille juive russophone de Moldavie, devrait l'emporter haut la main à Nazareth-Illit, mardi 10 février, jour d'élection à la Knesset.

Bâtie en surplomb de la Nazareth arabe, peuplée de 50 000 habitants, dont la moitié issue de l'ex-URSS, la ville est désormais la vitrine du phénomène Lieberman, auquel les sondages promettent jusqu'à vingt députés.

Le local de campagne est situé au premier étage d'un petit centre commercial. Une pièce de vingt mètres carrés tapissée d'affiches à la gloire du candidat Lieberman. Alex Gadalkin, porte-parole local, brandit un tract portant l'inscription "Pas de citoyenneté sans loyauté", le slogan le plus controversé de la campagne. "Il n'est pas normal que des Arabes se permettent de soutenir les ennemis d'Israël comme le Hamas, tout en continuant à toucher des allocations de l'Etat", dit-il.

"ON NE VEUT PAS EN ARRIVER À LA SITUATION DE LA FRANCE"

Israel Beitenou milite pour la création d'un serment d'allégeance à Israël et pour l'instauration d'un service national obligatoire, notamment pour les Arabes qui sont dispensés du service militaire. Une mesure raciste comme le dit la gauche israélienne ? "Non, la loyauté est une valeur qui ne devrait pas se discuter, plaide M.Gadalkin. On ne veut pas en arriver à la situation de la France, où l'hymne national est sifflé dans les stades de foot. On ne veut plus de ces politiciens qui ont peur. Lieberman, il fait peur aux Arabes. C'est pour cela qu'il nous plaît."

Fondée au milieu des années 1950 par David Ben Gourion, le père de l'Etat, Nazareth-Illit était censé endiguer le développement de Nazareth, la ville mère, pour lui ravir le rang de capitale de la Galilée. Or l'ironie de l'histoire veut que la nouvelle localité, contrairement aux calculs initiaux, soit en voie d'absorption par ses voisins arabes. Faute de pouvoir construire chez eux, ils déménagent dans les quartiers juifs, à tel point qu'ils représentent désormais 20 % de la population municipale.

Un effet boomerang qui ouvre en grand la boîte à fantasmes. "Les jeunes de Nazareth débarquent en voiture pour draguer nos filles", lâche Thomas, 16 ans, dans la cafétéria du centre commercial. Avec des dizaines de camarades de lycée, c'est là qu'il vient, sitôt les cours terminés, distribuer des tracts à la gloire de leur nouveau héros. "Les Arabes nous toisent, ils n'arrêtent pas de nous narguer. Demain, si l'on ne fait rien, ils viendront nous taper. On ne se sent plus chez nous. Heureusement, Lieberman nous rassure."

Quelques boutiques plus loin, Mikhaïl tient un salon de coiffure. La trentaine, arrivé de Biélorussie en 1995, il est l'un de ces juifs russophones qui vénèrent Avigdor Lieberman, l'ancien videur de boîte de nuit, pour ses épaules larges et ses idées simples. Mais pas seulement. A l'inverse des boutefeux d'extrême droite "classiques", dont la haine des Arabes dérive d'un fanatisme religieux, le patron d'Israël Beitenou est un laïc militant. Il propose notamment l'instauration d'un mariage civil. Une idée forcément populaire dans la communauté slave, dont une grande partie n'est pas juive.

"Plein de mes copains ont dû aller à Chypre pour se marier, dit Mikhaïl. Moi je suis juif, mais je ne veux pas d'un mariage religieux et je refuse de prendre l'avion pour épouser ma copine. Du coup, je ne peux pas me marier."

"FINIR LE BOULOT À GAZA"

Au-delà de l'électorat russophone, la hantise des Arabes et l'obsession de l'ennemi de l'intérieur demeurent, à Nazareth-Illit, le ciment du vote Lieberman. Il l'a bien compris. Durant la campagne, il a mis en sourdine ses thèses les plus iconoclastes, notamment celle où il envisage, sous conditions, la création d'un Etat palestinien.

"On a besoin de Lieberman pour finir le boulot à Gaza, lâche Yaffa, 52 ans, la gérante d'un magasin de vêtements pour enfants. Mille trois cents morts [bilan de l'offensive israélienne], ce n'est pas suffisant. Il faut qu'ils sortent tous avec le drapeau blanc."

Pendant la guerre, si les policiers ne s'étaient pas déployés à chaque carrefour, Yaffa ne serait pas sortie de chez elle le soir. Depuis vingt-cinq ans, elle n'a pas mis les pieds à Nazareth. "Trop dangereux", dit-elle. "Les seuls qui y vont ce sont les Russes, les femmes surtout, qui veulent épouser des Arabes." Elle marque une pause puis glisse. "Mais ça, ne l'écrivez pas, sinon les juifs de France ne viendront jamais vivre à Nazareth-Illit."

Benjamin Barthe
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 09:41
  BRICMONT Jean

Ce texte est en partie une réponse à une Carte Blanche « Le pouvoir aux « barbus » ? Non merci ! », publiée en Belgique (Le Soir), suite à des manifestations concernant Gaza.

Il y a une spécialité dans certains mouvements de gauche ou pacifistes qui consiste, lors de chaque conflit, à se rabattre sur le ni-ni. Ni Milosevic, ni Otan, ni Bush ni Saddam et, aujourd'hui, renvoyer dos-à-dos Israël et le Hamas ou le Hezbollah. Dans tous les cas, le problème est triple :

- On ignore la différence dans les rapports de force.

- On met sur le même pied l'agresseur et l'agressé.

- Et, ce qui est le plus important, on se place comme si nous étions en dehors des conflits, au-dessus de la mêlée, alors qu'évidemment nos gouvernements ne le sont pas.

Dans le cas du conflit à Gaza, la version dominante du ni-ni consiste à condamner à la fois les tirs de roquettes du Hamas et la réponse d'Israël, parfois jugée disproportionnée. Le mot "disproportionnée" est lui-même absurdement disproportionné par rapport à l'écart des forces en présence. D'un côté, il y a une force armée nationale ultrasophistiquée. Lorsque cette force attaque, elle le fait pour détruire des infrastructures et terroriser toute une région par la démonstration de sa supériorité militaire. De l'autre, il y a quelques fusées artisanales qui sont lancées vers Israël, sans espoir de gagner une bataille, mais plutôt pour signaler désespérément qu'un peuple dépossédé, enfermé et oublié existe toujours. Les tirs de roquettes n'étant qu'un moyen de cogner à la porte d'une prison, l'agresseur est avant tout celui qui a emprisonné injustement tout un peuple, le privant depuis des décennies d'autres moyens de faire reconnaître son existence. Les gens qui lancent ces roquettes sur Israël sont souvent des descendants de ceux qui ont été chassés de leurs terres en 1948. Les roquettes sont l'écho de cette dépossession datant maintenant de soixante ans. Tant que ce fait fondamental n'est pas pleinement reconnu, et il ne l'est presque jamais en Occident, il est impossible d'avoir une vision réaliste de la profondeur du problème.

Celui-ci provient en réalité des principes sur lesquels Israël est fondé, à savoir qu'il est légitime pour certaines personnes, en vertu d'une propriété acquise à la naissance (être « juif ») d'occuper la terre d'autres personnes auxquelles les hasards de la naissance n'ont pas conféré cette propriété. Que l'on invoque la Bible ou l'holocauste comme justification plus directe de cette occupation ne change rien à son caractère intrinsèquement raciste, c'est-à-dire fondé en fin de compte sur une distinction importante faite entre les êtres humains et liée uniquement à leur naissance.

Cet aspect raciste est évidemment présent à l'esprit des victimes et de tous ceux qui s'identifient à eux-surtout les populations du monde arabo-musulman et une partie du tiers-monde, pour qui le projet sioniste rappelle douloureusement des expériences antérieures du colonialisme européen, mais il n'est pratiquement jamais intégré au débat en Occident. Il faut souligner qu'il s'agit ici d'un racisme institutionnel, c'est-à-dire lié aux structures d'un état, ce qui est très différent du racisme « ordinaire », celui, malheureusement fort répandu, mais souvent passif, qui existe dans l'esprit de beaucoup d'individus. Et c'est le racisme d'état qui est en général considéré comme étant « d'extrême droite », « incompatible avec nos valeurs », « contraire à la modernité et à l'esprit des Lumières ». C'est ce racisme qui menait à la condamnation générale de l'Apartheid en Afrique du Sud et de son idéologie. Mais ce n'est pas le cas pour le sionisme, qui est pourtant l'idéologie qui légitime ce racisme institutionnel. Malheureusement, c'est souvent la gauche occidentale qui, tout en étant la plus prompte à dénoncer en général le racisme d'état, est la plus portée à faire une exception pour "l'Etat juif".

De plus, tout le discours dominant sur ce conflit est indirectement contaminé par la vision raciste de départ :

- Toutes les parties et tous les intellectuels ou commentateurs « respectables » doivent, avant toute autre chose, reconnaître « le droit à l'existence d'Israël », mais l'expression « droit à l'existence de la Palestine » est pratiquement inexistante. Pour ce qui est des Palestiniens, leur État, à supposer qu'il y en ait un jour un, résultera non d'un droit, mais d'une négociation ; et encore, d'une négociation avec un partenaire palestinien « responsable », c'est-à-dire reconnaissant comme préalable à toute discussion le droit à l'existence de son adversaire, lequel ne lui reconnaît nullement un tel droit.

- N'importe quelle personne d'origine juive a le droit de s'installer en Israël mais les non-juifs qui en ont été chassés en 1948 ou après, ainsi que leurs descendants, ne peuvent pas le faire. Même dans les Territoires dits palestiniens, leurs déplacements d'un endroit à l'autre sont fortement limités.

- Le Hamas et le Hezbollah doivent êtres empêchés de se réarmer, mais Israël peut recevoir des Etats-Unis, gratuitement, toutes les armes souhaitées.

- Israël est constamment célébré comme étant "la seule démocratie au Moyen-Orient", mais les élections libres des Palestiniens sont ignorées.

- Les Palestiniens doivent « renoncer à la violence, » mais pas Israël.

- L'Iran ne peut posséder d'arme nucléaire, mais Israël bien.

Toutes ces différences de traitement reposent en fin de compte sur l'idée que l'entreprise initiale de colonisation était légitime, ou qu'elle appartient au passé et qu'il n'est pas souhaitable d'en reparler ; mais les deux attitudes reviennent à nier l'humanité pleine et entière des victimes, ce qui nous ramène à la question du racisme. Car imaginons quelle serait la réaction européenne si l'État d'Israël avait été créé, mettons, dans une partie des Pays-Bas ou de la Côte d'Azur, en en faisant fuir une fraction importante des habitants.

Ces deux poids deux mesures se retrouvent à tous les niveaux dans le discours dominant, par exemple lorsqu'on répète qu'il ne « faut pas importer le conflit » en France, comme si le fait que presque toute la classe politique française accepte de se faire sermonner, lors du dîner annuel du CRIF, sur son attitude supposée pro arabe, ne constituait pas déjà une « importation du conflit », mais unilatérale, en faveur d'Israël.

Le discours qui stigmatise l'extrême droite souffre également de ce deux poids deux mesures ; en général, ce discours vise l'extrême droite française traditionnelle, dans ses différentes variantes, ou les islamistes, mais jamais le sionisme. En fait, une bonne partie de la gauche politique et intellectuelle adopte, sur la question de la Palestine, une position implicitement raciste qui serait considérée comme d'extrême droite si elle avait concerné l'Afrique du Sud à l'époque de l'Apartheid.

La gauche attaque souvent en grande pompe une extrême droite, certes désagréable, mais faible et marginale (c'est bien pour cela qu'on peut l'attaquer) tout en étant, au mieux, passive face à une autre extrême droite (le sionisme), qui, elle, est soutenue militairement et diplomatiquement par la plus puissante démocratie au monde.

Une façon de tenter de faire taire les protestations contre la politique israélienne consiste à dénoncer l'antisémitisme dans les manifestations, ainsi que l'identification entre Israël et nazisme. Évidemment, cette dernière comparaison est excessive, mais tout le monde commet ce genre d'excès, tout le temps. Quid de « CRS-SS » (en Mai 68, combien de morts, comparé à Gaza) ? Ou d'Hitlerosevic ? Ou de Nasser, le Hitler sur le Nil (en 56) ? Pourquoi des supporters d'Israël peuvent-ils constamment identifier le Hamas ou l'Iran à Hitler et l'excès inverse serait interdit ? On pourrait répondre que cela devrait l'être à cause de ce que les Nazis ont fait aux juifs. Mais ce genre de considérations n'a jamais empêché de comparer aux Nazis les Soviétiques ou les Serbes, qui ont aussi beaucoup souffert pendant la guerre. Moins que les juifs sans doute, mais à partir de quel niveau de souffrance les excès deviennent-ils inacceptables ? Plus fondamentalement, à partir du moment où la nazification de l'adversaire est l'arme idéologique principale de l'Occident et d'Israël, il est inévitable que cette arme soit retournée contre eux quand l'occasion s'en présente.

Pour ce qui est de l'antisémitisme, il ne faut pas oublier que la politique israélienne se fait au nom d'un État qui se dit juif, et qu'elle est fortement soutenue par des organisations qui disent représenter les juifs (à tort ou à raison). Comment espérer éviter, dans ce climat, que beaucoup de gens ne deviennent anti-juifs ? C'est en demander un peu trop à la psychologie humaine. Pendant la guerre, la plupart des habitants des pays occupés étaient anti-allemands (contre les « Boches »), pas seulement antinazis. Pendant la guerre du Vietnam, les opposants étaient souvent anti-américains pas seulement opposés à la politique US (et c'est encore la même chose maintenant par rapport à leur politique au Moyen-Orient). Il est absurde d'espérer que les gens se fassent la guerre tout en ne se haïssant pas, en respectant les droits de l'homme, et en étant de bons antiracistes. Et comme le conflit est importé, depuis longtemps, dans le discours médiatique et l'action politique, il y a bien ici une guerre idéologique dont les effets prévisibles sont exactement ceux que l'on déplore.

On ne peut pas non plus demander aux opposants à Israël de faire la distinction entre juifs et sionistes alors que le discours dominant ne le fait presque jamais (du moins quand cette identification permet de présenter Israël comme un pays éternellement « victime » ou « paria »).

De plus, comment veut-on qu'une population qui est sans arrêt diabolisée, ridiculisée, insultée, parce que, en tant que musulmane, elle n'aurait rien compris à la démocratie, aux droits de l'homme, aux droits de la femme, et serait "communautariste" quand elle affiche ses convictions religieuses, ne réagisse pas avec virulence (au moins verbale) face aux massacres de Gaza ?

Ce qui précède n'est pas une « justification de l'antisémitisme » mais une observation banale sur un aspect déplaisant mais assez universel de la psychologie humaine. On pourrait ajouter que tous les discours de dénonciation et de condamnation de l'antisémitisme qui ne prennent pas en compte le contexte dans lequel celui-ci se développe ne servent à rien et sont sans doute contre-productifs, comme le sont en général les discours moralisateurs.

La situation ici est pratiquement aussi inextricable que la situation en Palestine même. Bien sûr que l'antisémitisme augmente, ainsi que l'identification communautaire, dans tous les camps. Nous sommes incapables de résoudre la situation au Moyen-Orient, mais on pourrait au moins commencer par reconnaître ici la véritable nature du problème (le racisme institutionnel d'Israël) et changer radicalement de discours. Il faudrait également mettre fin aux intimidations et aux procès (pour délit d'opinion), faire en sorte que tous puissent dire ce qu'ils pensent vraiment d'Israël et de ses soutiens, et établir l'égalité des armes dans les débats sur ce qui touche au sionisme. Il faudrait également que la politique française et européenne soit déterminée indépendamment de l'influence de groupes de pression. C'est seulement ainsi que l'on peut espérer, à terme, décommunautariser le débat et faire régresser l'antisémitisme.

Jean Bricmont

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:07

Un bateau humanitaire intercepté par la Marine israélienne, escorté au port d'Ashod (Sud d'Israël)le 5 février 2009.

Un bateau humanitaire intercepté par la Marine israélienne, escorté au port d'Ashod (Sud d'Israël)le 5 février 2009.

Les passagers et l'équipage d'un bateau transportant de l'aide humanitaire vers Gaza en provenance du Liban, arraisonné jeudi, ont été libérés et expulsés vendredi 6 février, apprend-on de source militaire israélienne.
Dix d'entre eux ont expulsés vers le Liban. L'ancien archevêque grec-catholique de Jérusalem, Monseigneur Hilarion Capucci, 84 ans, a été expulsé vers la Syrie et d'autres militants pro-palestiniens doivent être renvoyés vers l'Europe en avion, a-t-on ajouté.
Un millier de poches de sang transportés par le bateau ont été transférées vers la bande de Gaza en attendant le transfert de médicaments et nourriture trouvés à bord.

"Acte de piraterie"


Un porte-parole de l'armée a précisé "qu'aucune arme n'a été découverte à bord du bateau" qui est resté à quai en Israël.
Le bateau battant pavillon togolais, escorté par la marine de guerre israélienne, avait été conduit au port israélien d'Ashdod après avoir tenté de forcer le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, depuis que ce territoire est tombé sous le contrôle du mouvement islamiste Hamas en 2007.
Le "bateau de la fraternité" transportait des tonnes de médicaments, produits alimentaires, jouets, vêtements, détergents, matelas et poches de sang offerts par des ONG libanaises et palestiniennes, selon les organisateurs du voyage.
Un porte-parole du gouvernement du Hamas, Taher al-Nounou, avait condamné "l'acte de piraterie de l'occupation israélienne à l'encontre du bateau de nos frères libanais".

Journalistes maltraitées

Une journaliste arabe qui était à bord a accusé les Israéliens de l'avoir maltraitée, ainsi qu'une consoeur.
"Ma collègue (de la chaîne libanaise NTV) Ougarit Dandache et moi-même avons été frappées par un soldat israélien", a assuré Salam Khodr, correspondante de la chaîne qatarie Al-Jazira.
"Ils nous ont lié les poings et bandé les yeux puis ont pris des photos", a ajouté la journaliste, indiquant que les soldats ont obligé les passagers à "se coucher par terre ou à se mettre à genoux".
"Ils nous ont séparés et interrogés après avoir confisqué nos papiers d'identité et nos équipements", a-t-elle ajouté.
"Nous étions leurs otages, ils nous ont traités comme des criminels", a ajouté Salam Khodr.
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 14:10
Propres propos de sionistes pour J. Attali, BH. Lévy et Cie
 BRAHMI Rachid

« Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes. » (J. Prévert)

Si l'émotion provoquée par le massacre de Ghaza peut s'estomper, la tragédie des Palestiniens chassés de leur terre demeure entière. Selon maintes analyses et déclarations de responsables politiques ou d'observateurs de divers camps, il est totalement clair que l'opération « Plomb durci », minutieusement préparée depuis six mois, n'obéissait pas aux besoins sécuritaires de l'Etat hébreu, le lancement de roquettes par le Hamas n'étant pas pourvu de l'efficience attendue. Ce qui s'est passé à Ghaza, le mot guerre étant parfaitement inadapté, a mis deux protagonistes l'un face à l'autre : une armée suréquipée usant d'armes non conventionnelles et des civils, hommes, femmes et enfants entassés dans une région où la densité de population est la plus forte au monde.

Avec l'élan de solidarité manifesté un peu partout à travers la planète et particulièrement eu Europe, beaucoup maintenant ne se font plus berner par les intenables thèses des sionistes et le parti-pris très peu moral de certains « intellectuels » Occidentaux. Nous pensons à Jacques Attali, Bernard-Henri Lévy et compagnie. Comment un intellectuel peut-il soutenir des subterfuges, alors que les positions d'hommes politiques israéliens ont été toujours nettes depuis la déclaration de Balfour en 1917 ? Ces intellos en question connaissent parfaitement les déclarations des dirigeants successifs de l'Etat hébreu. Nous nous contenterons ici d'un petit échantillon des propos de ceux qui prétendent vouloir la paix et la sécurité.

Monsieur Attali n'ignore pas que Menahem Begin, lors d'un discours à la Knesset, avait traité les Palestiniens de bêtes marchant sur deux pattes. Et que David Ben Gourion avait affirmé dans ses mémoires que « nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront ». Est-ce votre avis aussi Monsieur Attali ? En outre, BH. Lévy n'ignore sûrement pas que le 15 juin 1969, Golda Meir, alors Premier ministre israélien, avait affirmé : « Il n'y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n'ont jamais existé. » Qu'en pensez Monsieur Lévy ? Les intellos sionistes occidentaux savent également que Yitzhak Shamir a promis d'« écraser les Palestiniens, comme des sauterelles ». Ce sont ses propres mots. Par ailleurs, le président Heilbrun du comité pour la réélection au poste de maire de Tel-Aviv du général Shlomo Lahat proclame en octobre 1983 : « Nous devons tuer tous les Palestiniens jusqu'à ce qu'ils soient résignés à vivre ici comme des esclaves. » Vous êtes pour l'esclavage aussi, Monsieur Attali ? « Nous devons réduire la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et de serveurs », dixit Uri Lubrani, conseiller spécial de Ben Gourion aux affaires arabes, en 1960.Lubrani voulait probablement dire serf, n'est-ce pas Monsieur Lévy ? Enfin, plus près de nous, le 14 avril 1998, Rafael Eitan, chef d'état major des forces israéliennes, affirmait dans le New York Times : « Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille. » Oui, la déclaration de R. Eitan date bien de 1998, c'est-à-dire bien après les accords de Camp David de septembre 1978, ses poignées de mains et ses accolades historiques entre deux chefs d'Etat. Et bien après aussi, la reconnaissance officielle d'Israël par l'OLP et Arafat en décembre 1988. Dix années après. Ceci pour dire le cynisme, la mauvaise foi, les feintes et les fourberies d'Israël, imbu de sa supériorité militaire pour massacrer des enfants et défier le bon sens. Les sionistes parlent donc de bêtes, de sauterelles, de cafards, de départ sans retour ; donc de chasse, d'inexistence d'un peuple, d'écrasement, de tuerie collective ; donc d'extermination, d'esclaves, de colonisation... Les écarts de langage sont révélateurs. Et aujourd'hui, l'occupation se poursuit, la répression s'intensifie et le mépris s'amplifie : de l'arrogance et de la démesure en toute impunité. Voilà donc la vérité sur ceux que vous soutenez, vous Monsieur Attali ou vous Monsieur Lévy.

Oui Messieurs, vous avez plus d'affinités avec ceux qui traitent les Palestiniens de sauterelles et de cafards, qu'avec des hommes et des femmes du pays de la Déclaration des droits de l'homme et de Victor Hugo. Vous avez balisé votre terrain. Il est donc difficile de vous suivre. De vous croire. Si la mauvaise foi chez un joueur de poker est, somme toute, prévisible, elle devient terrible quand elle émane d'intellectuels qui misent sur la vie d'enfants. Concernant l'Etat hébreu, intouchable, sournois, ravageur, agressif et lâche, c'est l'acronyme d'Israël qui circule sur la toile. Votre intellectualité, Monsieur Attali, a déjà été malmenée par l'Angolagate, cette histoire d'armements qui vous a valu une mise en examen pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence », et vous n'avez échappé à l'incarcération que grâce au paiement d'une très forte caution. Ne parlons pas de la fameuse histoire de votre plagiat et du brocard à votre adresse de François Mitterrand.

Et vous Monsieur Lévy, les reproches à votre encontre de la part de vrais intellectuels français nécessitent des pages de journaux. Est-il décent de parler comme vous le faites de fascisme et de totalitarisme, sachant votre connivence avec Israël, ses tours et ses détours ? Il paraît que vous êtes un philosophe. En ce qui concerne l'auteur de ce texte, il sait seulement, après avoir consulté un dictionnaire, lui le profane en la matière, que la philosophie, synonyme de sagesse, de modération et de sérénité, étudie les fondements des valeurs humaines. Etes-vous sage ou serein, Monsieur Lévy, quand vous traitez vos concitoyens pacifistes de brailleurs ? Etes- vous sérieux, en affirmant que les Arabes israéliens ont les mêmes droits que les autres, alors qu'ils n'ont pas le droit, à titre d'exemple, d'acheter des terres, ces terres qui leur appartiennent ? Bref, les Palestiniens ont gagné une bataille, car le formidable élan de sympathie des peuples envers les victimes civiles de Ghaza nous a montré la chute de la crédibilité de certains intellectuels et dirigeants occidentaux. Les Palestiniens ont gagné une bataille, la machine médiatique de l'Occident s'étant grippée, en dépit de ceux qui détiennent la puissance et le pognon. Que pouvons-nous dire alors aux intellectuels occidentaux ? Nous ne leur demandons pas d'être nos amis, comme certains d'entre eux le prétendent souvent. Nous leur demandons simplement d'être neutres ou justes envers la terrible crise du Proche-Orient qui risque d'emporter non seulement les Palestiniens, mais la planète entière. Oui Messieurs Attali, Lévy et compagnie, même si nous fabulons, nous vous disons : « Vos positions nécessitent un lifting, cela ne demande qu'un peu de courage qui ne peut que vous grandir. Pour rattraper une crédibilité perdue auprès de vos concitoyens et de l'opinion publique. » Si selon le Talmud, « l'ambition détruit son hôte ». Que dire alors de l'intransigeance et de la démesure de vos amis, de vos frères ?

Alors, à quoi joue Israël puisque l'Autorité palestinienne ne demande que 22% de la Palestine historique ? A quoi joue Israël quand il affirme ne pas reconnaître le Hamas, considérant ce mouvement comme une organisation terroriste, alors que pour une question de trêve on cause quand même, bien que par personnalités et Etats interposés ? A quoi joue Israël qui « phosphorise » et terrorise ? Ghaza, ses civils, ses enfants, ses femmes, sa terre, ses champs, ses décombres et son ciel, enrichis par Israël en uranium appauvri. Pourquoi cette frilosité et cette connivence des puissances occidentales ? Enfin, quand et comment peut-on se prévaloir d'être un intellectuel, ce terme désignant pour beaucoup une personne engagée qui défend des valeurs ? Quelles valeurs ? En guise de conclusion et pour paraphraser une citation bien connue, je dirais : « On ne peut pas duper tout le monde tout le temps. »

Rachid BRAHMI
Universitaire (Oran. Algérie)

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