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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 16:31

Le Venezuela expulse l'ambassadeur d'Israël

Il y a 1 jour

CARACAS (AFP) - Le Venezuela a ordonné mardi l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Caracas, en solidarité avec le peuple palestinien et pour protester contre l'offensive israélienne à Gaza, qualifiée de "génocide" par le président Hugo Chavez.

"Le Venezuela a décidé d'expulser l'ambassadeur d'Israël (Shlomo Cohen) et une partie du personnel de l'ambassade d'Israël, réaffirmant son attachement à la paix et son exigence de respect du droit international", a annoncé le ministère vénézuélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Caracas a accusé l'Etat hébreu de se livrer à de "flagrantes violations du droit international" et d'avoir mis en oeuvre une "utilisation planifiée du terrorisme d'Etat" contre le peuple palestinien.

Chef de file de la gauche radicale en Amérique latine, le président Chavez avait fustigé dès lundi l'offensive terrestre dans la bande de Gaza, qualifiant l'Etat hébreu d'"assassin" et de "génocidaire".

Dans son communiqué, le gouvernement vénézuélien a également indiqué qu'il ferait pression aux Nations Unies "pour que le Conseil de sécurité prenne des mesures urgentes pour arrêter l'invasion d'un territoire palestinien par l'Etat israélien".

"En cette heure tragique et qui suscite l'indignation, le peuple du Venezuela manifeste sa solidarité sans faille avec l'héroïque peuple palestinien", ajoute le texte qui souligne "l'horreur de la mort d'enfants et de femmes innocents".

L'offensive lancée le 27 décembre contre la bande de Gaza par l'armée israélienne a coûté la vie à au moins 660 Palestiniens et fait plus de 2.950 blessés, selon les services d'urgence palestiniens.

Le communiqué souligne que le Venezuela s'est "toujours opposé à l'antisémitisme comme à tout type de discrimination et de racisme", et adresse un "appel fraternel au peuple juif". Il lui demande de "s'opposer aux politiques criminelles de l'Etat d'Israël qui rappellent les pires pages de l'histoire du XXe siècle".

Cette expulsion "brise un lien profond qui a toujours existé entre le Venezuela et Israël", a regretté dans une interview télévisée le président de la Confédération des Associations israélites du Venezuela (CAIV), Abraham Levy, estimant cette décision "démesurée car elle ne prend pas en compte la position d'Israël".

Peu avant l'annonce de l'expulsion du diplomate, M. Chavez avait lancé que le président israélien devrait être "traduit devant la Cour pénale internationale" (CPI) de La Haye: "Le président d'Israël devrait être traduit devant la Cour pénale internationale, aux côtés du président des Etats-Unis, s'il y avait des scrupules dans ce monde", a-t-il déclaré à la presse.

Il n'a pas cité nommément le président israélien Shimon Peres, alors qu'Israël a un régime parlementaire où le pouvoir exécutif incombe au Premier ministre.

M. Chavez, qui dénonce les raids aériens sur Gaza depuis leur déclenchement, a encore jugé "lâche" l'armée israélienne pour avoir "attaqué un peuple sans défense, endormi, innocent". Israël agit "comme le bras armé de l'empire yankee", a-t-il dit en accusant les Etats-Unis de "soutenir et impulser" les attaques sur Gaza.

Ce n'est pas la première fois que le président vénézuélien intervient avec fracas dans le conflit au Moyen-Orient, où il a renforcé ses liens avec l'Iran, dont il est l'un des rares dirigeants à soutenir le programme nucléaire.

En août 2006, M. Chavez avait retiré son représentant diplomatique à Tel Aviv pour exprimer son "indignation" devant les bombardements de Tsahal au Liban. Ses propos avaient alors provoqué le départ de l'ambassadeur israélien à Caracas.

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 10:13

ghettho de Varsovie

ghettho de Varsovie

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La seule constante dans la vie des Palestiniens de ce dernier siècle d'atrocités sionistes a été de résister contre le projet sioniste de les rayer de la surface de la terre.

Les alliances entre les régimes arabes et Israël

On est souvent déconcertés par l'ironie des relations internationales et les alliances qu'elles favorisent. Prenez par exemple l'implantation coloniale israélienne qui, dès le début, a déclaré la guerre au peuple palestinien et à plusieurs pays arabes alors qu'en même temps, Israël formait des alliances avec de nombreux régimes arabes et des dirigeants palestiniens.

Si nous avons toujours connu et été informés sur les relations hashémites/sionistes et Eglise maronite/sionistes, ce fut moins le cas sur les services qu'Israël a apporté, et continue d'apporter, aux régimes arabes durant toutes ces décennies. Il est maintenant reconnu que l'invasion de l'Egypte par Israël en 1967 visait, et a réussi, à abattre Gamal Abdul-Nasser, l'ennemi de tous les dictateurs alliés des Etats-Unis parmi les régimes arabes ; Nasser que les Etats-Unis et avant eux, la Grande-Bretagne et la France, essayaient en vain de renverser depuis les années 50. Israël rendait ainsi un grand service aux monarchies arabes (et à quelques républiques), de « l'océan au Golfe », dont la survie était menacée par Nasser et le nassérisme. L'intervention d'Israël suivante, en Jordanie en 1970, pour aider l'armée jordanienne à éliminer les guérilleros de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et ses invasions massives au Liban en 1978 et 1982 pour écraser définitivement cette organisation, ont été elles aussi d'importants services rendus à ces mêmes régimes menacés par le potentiel « révolutionnaire » de l'OLP et ses prises de positions parfois récalcitrantes. Les Renseignements israéliens ont aussi fourni durant ces décennies des informations cruciales à plusieurs régimes arabes pour leur permettre d'éliminer leurs opposants politiques et de renforcer leur pouvoir dictatorial. Comme exemples éloquents de ces bénéficiaires des largesses des Renseignements israéliens, on trouve les dictatures du Maroc et d'Oman.


Les services qu'Israël rend aux régimes arabes se poursuivent à un rythme accéléré. Son invasion du Liban en 2006, conçue pour anéantir le Hezbollah, fut acclamée par les régimes arabes et les intellectuels arabes néolibéraux hostiles au Hezbollah, et utilisée exclusivement par les médias saoudiens. Bien que la destruction massive du sud du Liban et du sud de Beyrouth par Israël et le massacre de plus d'un millier de Libanais aient renforcé le Hezbollah et entaché la réputation de l'armée d'Israël, l'invasion a été très appréciée par les alliés arabes d'Israël. Effectivement, depuis 2006, ces alliés d'Israël, autant que les intellectuels arabes néolibéraux, ont été ouvertement sollicités par Israël pour neutraliser la prétendue « menace » iranienne, dans son propre intérêt et sur son ordre. Les Etats-Unis ont vu que c'était là le bon moment pour intégrer Israël dans la région, ils ont donc fait signe à leurs alliés du Golfe de faire des propositions pour une nouvelle alliance régionale comprenant Israël. Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn a suggéré il y a quelques semaines qu'Israël rejoigne la Ligue arabe. Nombre de telles propositions ont déjà été formulées depuis quelques mois pour accueillir l'implantation coloniale au sein d'une alliance régionale contre l'Iran.

Depuis 2006, les régimes arabes, les intellectuels arabes néolibéraux et l'Autorité collaborationniste palestinienne (ACP) de Ramallah, sont parvenus à s'entendre du fait que seul Israël pourra les sauver du Hezbollah et du Hamas, deux organisations qui constituent une menace pour l'alliance ouverte des régimes arabes avec les Etats-Unis et Israël contre l'Iran et toutes les forces progressistes de la région. Il ne s'agit pas d'un secret qu'ils espéraient garder jalousement mais de stratégies ouvertement débattues en réunions privées et qui souvent transparaissent dans la sphère publique. Les interventions des médias arabes et les déclarations des officiels israéliens dans le contexte des massacres israéliens continus contre le million et demi de Palestiniens de Gaza ces dix derniers jours, n'ont guère fait preuve d'imagination. Une véritable alliance ouverte existe aujourd'hui entre l'Autorité collaborationniste palestinienne, les régimes arabes et Israël avec le soutien des intellectuels arabes néolibéraux, alliance dans laquelle Israël sous-traite pour les autres l'anéantissement du gouvernement Hamas - le seul gouvernement démocratiquement élu de tout le monde arabe.

Rappelons ici que le Hamas a été démocratiquement élu par des élections libres et que des responsables et membres du parlement élu ont été enlevés par l'occupant israélien et croupissent toujours dans les prisons israéliennes et que l'Autorité collaborationniste palestinienne a incendié leurs bureaux, monté des grèves contre eux et demandé à la bureaucratie de l'ACP de ne pas obéir à leurs ordres. C'est après toutes ces tentatives pour déloger le Hamas du pouvoir que les Etats-Unis, Israël et l'APC ont organisé un coup d'Etat [en juin 2007] pour éliminer les dirigeants du Hamas de Gaza mais qui s'est retourné contre eux. Le carnage déclanché par Israël ces dix derniers jours représente la dernière tentative israélienne pour s'assurer que tous les Arabes et tous les Palestiniens seront dirigés par des dictateurs et jamais par des responsables démocratiquement élus.

Beaucoup se demandent comment les régimes arabes et l'ACP peuvent être dénués à ce point de toute honte dans leur « trahison » des Palestiniens. « Ne craignez-vous pas que le peuple vous renverse ? » est la question maintes fois répétée. La réponse, évidemment, est « non ». Il est vrai que la collaboration d'Israël avec les régimes arabes n'est pas nouvelle, ce qui est nouveau c'est simplement que ce soit devenu public, mais il y a de bonnes raisons à cela. Dans les années 40 et 50, ces mêmes régimes ne pouvaient afficher ouvertement leur alliance avec Israël alors qu'il existait des forces populaires et internationales qui les auraient destitués s'ils s'y étaient hasardés. En effet, certains à l'époque flirtaient avec les alliances auxquelles participaient Israël mais pas officiellement, tel le Pacte de Bagdad, quoique ils ont payé cher une telle collaboration. La Guerre froide, le révolutionnarisme du tiers-monde, le nationalisme arabe, l'Union soviétique, la Chine, Nasser, sont tous des facteurs à prendre en compte. Bien que certains existaient encore quand Sadate d'Egypte a déclaré publiquement son alliance avec les USA et Israël à la fin des années 70, plus aucun n'existe aujourd'hui. Les Etats-Unis, Israël et leurs alliés arabes ont neutralisé ces forces, une par une, depuis 1967, ouvrant la voie à une alliance éhontée entre Israël et les dictatures arabes et tous servent les intérêts américains dans la région. Ces régimes arabes règnent par la terreur et la peur et ont à leur disposition la meilleure police secrète et le meilleur appareil sécuritaire répressif que les USA peuvent former et équiper, et que l'argent du pétrole et l'aide américaine peuvent financer.

Quand le présentateur d'Al-Jazeera a demandé à brûle-pourpoint à la ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni, si Israël avait un accord avec les régimes arabes pour se livrer aux massacres à Gaza, elle a refusé de répondre pour, finalement, nier qu'un tel arrangement existait, sans pouvoir préciser, mais elle a affirmé qu'il y en avait dans le monde arabe qui « pensaient  » comme Israël et que le Hamas était leur ennemi comme il est l'ennemi d'Israël.

C'est d'ailleurs la même Tzipi Livi qui, il y a seulement quelques semaines, informait les citoyens palestiniens d'Israël qu'elle envisageait leur dénationalisation et leur déportation vers les bantoustans palestiniens, une fois qu'Israël et la communauté internationale auront reconnu à ces prisons de Cisjordanie le statut d'Etat palestinien indépendant, enfermé derrière le mur d'apartheid. Après le déclanchement de sa guerre contre les Palestiniens, la semaine dernière, Livni a déclaré que sa guerre contre le peuple palestinien n'était pas seulement une question de sécurité mais qu'elle touchait aussi aux « valeurs » d'Israël que les Palestiniens non collaborateurs (contrairement à l'ACP) ne partageaient pas. Livni est d'accord bien entendu. Contrairement à elle et aux dirigeants israéliens dont les idéaux et les projets de nettoyage ethnique visent à faire d'Israël un Etat purement juif vidé des Palestiniens (Palästinenser-rein), la plupart des Palestiniens croient qu'ils resteront sur leurs terres, même et surtout si cela souille la pureté d'un Israël juif.

Livni a également affirmé que les valeurs d'Israël étaient partagées par le « monde libre » et par les régimes arabes libérés qui sont les alliés du « monde libre ». Ajoutons que ces valeurs sont également partagées par les intellectuels arabes néolibéraux subventionnés par les Saoudiens, et par la direction de l'Autorité collaborationniste palestinienne casée dans la zone verte de Ramallah. Les valeurs civilisées d'Israël ne sont pas différentes de celles défendues par les Etats-Unis dans leur guerre constante contre les Arabes et les musulmans, et elles sont très proches des valeurs coloniales européennes de la grande époque du colonialisme et au-delà. Livni et les dirigeants israéliens parlent de droits de l'homme, de démocratie, de paix et de justice comme valeurs universelles, mais ils ne les appliquent qu'aux juifs et les refusent surtout aux Palestiniens. Cela n'est guère qu'une ruse israélienne. Souvenons-nous des propos impérissables de Frantz Fanon à cet égard : « Quittons cette Europe qui n'en finit pas de parler de l'homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde. » (1)

Sur le front palestinien, le mandat et le coup d'Etat de Mahmoud Abbas, chef collaborateur palestinien, prennent fin le 9 janvier. Israël espère prolonger son règne collaborationniste en tant que chef de l'ACP mise en place par les accords d'Oslo en 1993. Alors que des Palestiniens se font tuer et blesser par milliers, les puissances mondiales néanmoins l'y encouragent. Ce n'est guère nouveau. Cela s'est souvent produit dans d'autres cas de massacres de populations par des alliés des Etats-Unis et de l'Europe, cela s'est même produit durant la Deuxième Guerre mondiale pendant le génocide nazi. Le 19 avril 1943, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis se rencontraient aux Bermudes, vraisemblablement pour discuter de la situation des juifs dans l'Europe occupée par les nazis. Ce fut aussi le jour où les nazis lançaient leur attaque contre les juifs qui restaient dans le Ghetto de Varsovie, y rencontrant une résistance inattendue, pleine de courage. Bien peu est ressorti de la conférence des Bermudes et la guerre a continué contre le Ghetto de Varsovie, sans interruption. La résistance juive dans le Ghetto de Varsovie a exécuté des juifs qui collaboraient avec les nazis et s'est bravement affrontée à l'armée nazie avec le peu d'armement qu'elle possédait, avant d'être exterminée. Son soulèvement a toujours été une source d'inspiration pour les Palestiniens. A l'âge d'or de l'OLP, symbole de la libération palestinienne, l'organisation déposait une couronne mortuaire sur le monument au Ghetto de Varsovie, en l'honneur de ces héros juifs qui étaient tombés.

La résistance des juifs du Ghetto de Varsovie contre l'occupant

Szmul Zygielbojm était le dirigeant du parti socialiste juif, le Bund (2), en Pologne et avait participé à la résistance contre l'invasion nazie en 1939. Il sera plus tard otage des nazis puis libéré et deviendra membre du Conseil juif, ou Judenrat (3) - l'équivalent pour les nazis de l'ACP créée par les Israéliens -, qui fut chargé de la construction du ghetto juif à Varsovie. Zygielbojm s'est opposé à l'ordre nazi et a fui en Belgique, en France, aux Etats-Unis, et en 1942 il a fini à Londres où il a rejoint le gouvernement polonais en exil. Le 12 mai 1943, après avoir été informé que la résistance dans le Ghetto de Varsovie avait finalement été écrasée et que beaucoup de ses combattants avaient été tués, Zygielbojm a ouvert le gaz dans son appartement à Londres et il s'est suicidé pour protester contre l'indifférence et l'inaction des Alliés devant la situation désespérée des juifs dans l'Europe occupée par les nazis. Ce qu'il a ressenti, c'est qu'il n'avait pas le droit de vivre après que ses camarades aient été tués en résistant aux nazis. Dans sa lettre de suicide, Zygielbojm insiste sur le fait que pendant que les nazis se rendaient responsables de l'assassinat des juifs polonais, les Alliés, par leur inaction, s'en rendaient aussi coupables :

« D'après les dernières nouvelles qui nous viennent de Pologne, il est clair, au-delà de tout doute, que les Allemands assassinent actuellement les derniers survivants juifs de Pologne avec une cruauté sans borne. Derrière les murs du Ghetto, le dernier acte de cette tragédie se joue.

La responsabilité de cet assassinat de toute la nationalité juive de Pologne repose d'abord sur tous ceux qui y ont participé, mais indirectement elle retombe aussi sur l'ensemble de l'humanité, sur les peuples des nations alliées et leurs gouvernements qui, jusqu'à ce jour, n'ont pris aucune véritable mesure pour mettre fin à ce crime. En regardant passivement cet assassinat de millions d'enfants, de femmes et d'hommes sans défense, ils ont pris une part de la responsabilité...

Je ne peux continuer à vivre et à rester silencieux pendant que les survivants de la communauté juive de Pologne, dont je suis un représentant, se font assassinés. Mes camarades dans le Ghetto de Varsovie tombent les armes à la main dans une ultime bataille héroïque. On ne m'a pas permis de tomber comme eux, avec eux, mais je les rejoins après leur mort à tous.

Par ma mort, je tiens à exprimer ma plus profonde protestation contre l'inaction dans laquelle le monde s'est contenté de regarder et qui a permis la destruction du peuple juif... »

L'Autorité collaborationniste palestinienne qui dirige le Judenrat mis en place par Oslo n'a jamais tenté de résister aux ordres israéliens. Pas un seul des membres de sa haute direction n'a décidé de démissionner et de ne pas servir. Mahmoud Abbas, qui a rendu tant de services déshonorants à Israël, n'a pas l'intégrité d'un Zygielbojm, ni ses nobles principes et n'en suivra jamais la trace.

Pendant ce temps, le peuple palestinien va résister à l'envahisseur israélien de toutes ses forces avec un handicap astronomique. Le peuple palestinien, comme Zygielbojm avant lui, a très bien compris qu'Abbas, sa clique, les régimes arabes, les Etats-Unis et l'Europe étaient tous responsables de leur massacre tout autant qu'Israël. Zygielbojm a, dans son cas, condamné les puissances du monde pour leur indifférence et leur inaction, dans le cas des Palestiniens, les puissances mondiales et régionales sont des co-conspiratrices et des partenaires actifs dans le crime.

L'écrasement du soulèvement du Ghetto de Gaza et le massacre de sa population sans défense seront une tâche relativement aisée pour la machine de guerre militaire superpuissante israélienne et la direction politique sadique d'Israël. C'est en rapport avec une détermination palestinienne renforcée à continuer de résister à Israël, une détermination qui va se révèler beaucoup plus difficile à affronter pour Israël et ses alliés arabes. Si des milliers de Palestiniens tués et blessés sont les principales victimes de cette dernière guerre terroriste israélienne, le principal perdant de tout cela sur le plan politique sera Abbas et sa clique de collaborateurs. Le défi pour la résistance palestinienne maintenant est de continuer à refuser à Israël le droit de dominer sa population, de voler sa terre, de détruire ses moyens de subsistance, de l'emprisonner dans des ghettos et de l'affamer sans résister.

La seule constante dans la vie des Palestiniens de ce dernier siècle d'atrocités sionistes a été de résister contre le projet sioniste de les rayer de la surface de la terre. Tandis que le sionisme, depuis son implantation, recherche et recrute des collaborateurs arabes et palestiniens dans l'espoir d'écraser la résistance palestinienne, ni Israël ni aucun de ses collaborateurs n'ont été capables de l'arrêter. La leçon que le sionisme a refusé d'apprendre, et refuse toujours d'apprendre, c'est que le désir ardent des Palestiniens de se libérer du joug sioniste ne pourra pas s'éteindre, quelle que soit la barbarie à laquelle peut arriver Israël dans ses crimes. Le soulèvement du Ghetto de Gaza marquera à la fois un nouveau chapitre de la résistance palestinienne au colonialisme, et la dernière brutalité coloniale israélienne dans une région où les peuples n'accepteront jamais la légitimité d'une implantation coloniale européenne raciste parmi eux.
Ndt

1) Les Damnés de la Terre (1961), Frantz Fanon, éd. La Découverte poche, 2002, p. 301

2) Fondé en 1897, c'était le plus puissant parti ouvrier juif et le parti le plus important dans la communauté juive en Pologne - Mémoires du ghetto de Varsovie - Marek Edelman - Témoignage - p. 29)

3) Conseil juif qui avait, sur ordre des Allemands, remplacé le Conseil de la communauté juive. (idem - p. 37)

Extrait :

Il faut rappeler que la défense du ghetto de Varsovie n'avait rien d'inattendu. Elle était la suite logique de quatre années de résistance d'une population enfermée dans des conditions inhumaines, humiliée, méprisée, traitée, selon l'idéologie des vainquers, comme une population de sous-hommes. Malgré ces condiions dramatiques, les habitants du ghetto ont, dans la mesure du possible, organisé leur vie selon les plus hautes valeurs européennes. Alors que le pouvoir criminel de l'ocupant leur refusait tout droit à l'éducation, à la culture, à la pensée, à la vie, voire à une mort digne, ils ont créé des universités clandestines, des écoles, des associations et une presse. Ces actions qui engendraient la résistance contre tout ce qui menaçait le droit à une vie digne, ont eu pour conséquence l'insurrection. L'insurrecion était l'ultime moyen de refus des conditions de vie et de mort inhumaines, l'ultime acte de lutte contre la barbarie et pour la sauvegarde de la adignité.

Le ghetto lutte - Mémoires du ghetto de Varsovie - Marek Edelman, 1945 - Témoignages (p. 114, 115)

Marek Edelman, militant du Bund, était membre de l'état-major de l'insurrection du ghetto ; voir Marek Edelman, dernier survivant du ghetto de Varsovie
Joseph Massad est professeur associé de politique arabe et d'histoire intellectuelle à l'Université de Columbia. Son dernier livre s'intitule : The Persistence of the Palestinian Question ; Essays on Zionism and the Palestinians.

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:23
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 20:00

Message pour ceux qui veulent manifester leurs soutiens aux palestiniens :

Appelez les familles de Gaza
Par X

Les chaînes Aljazeera, Iqra et des sites internet, expliquent comment remonter le moral des familles de Gaza par un geste très simple : tout simplement en les appelant !
Composez ces premiers chiffres et choissisez les 4 derniers que vous voulez :
009728284XXXX ou 009728282XXXX ou 009728255XXXX

Plusieurs d'entres nous ont essayé, ça marche vraiment .

Si vous ne parlez pas arabe, exprimez vous dans un anglais simple et pas trop rapide.

Présentez-vous, expliquez que vous appelez de France et que vous voulez seulement prendre de leurs nouvelles et leur apporter votre soutien.

C'est un geste simple mais qui compte beaucoup à leurs yeux .

N.B : parfois il faut essayer 4 ou 5 fois avant d'avoir quelqu'un et apparement, ça capte mieux le soir .

Salamat.

Traduction : NA

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 15:49

Tariq Ali : Le succès du Hamas est né du désastre d'Oslo

Publié 7 janvier 2009 

7 janvier 2009« Un fait que l'on se doit de reconnaitre est qu'il n'y a pas d'Autorité Palestinienne. Il n'y en a jamais eu. Les accords d'Oslo furent un désastre complet pour les Palestiniens, créant un ensemble de ghettos déconnectés et minuscules, sous la surveillance permanente et brutale d'un garde chiourme. L'OLP, qui incarnait autrefois l'espoir palestinien, n'est guère plus qu'un quémandeur d'argent européen. [...] Sans compromission avec l'avidité et la dépendance combinées de l'Autorité Palestinienne, l'enrichissement personnel de ses porte-paroles et policiers serviles, et leur approbation d'un "processus de paix" qui n'a mené que plus d'expropriation et de misère à la population, le Hamas a offert l'alternative d'une simplicité exemplaire. Sans la moindre des ressources de son rival, il a mis en place des cliniques, des écoles et des hopitaux, des programmes de formations et de protection sociale pour les pauvres. »

 
Par Tariq Ali, The Guardian, 30 décembre 2008

L'attaque de Gaza, planifiée depuis plus de six mois et exécutée au meilleur moment, visait largement, comme Neve Gordon l'a justement observé [1], à aider les partis politiques israéliens pour gagner les prochaines élections. Les morts palestiniens ne sont guère plus que de la chair à élections dans une joute cynique entre la droite et l'extrême droite israélienne. Washington et ses alliés de l'Union Européenne, parfaitement informés que Gaza allait être attaquée, comme dans le cas du Liban en 2006, se sont installés pour assister au spectacle.

Washington accuse les palestiniens pro-Hamas, comme à son habitude ; Obama et Bush chantant le même hymne sur la partition de l'AIPAC [American Israëli Political Activity Committee]. Les politiciens de l'UE, ayant observé la mise en place du siège, la punition collective infligée à Gaza, les civils pris pour cibles, etc (pour tous les détails sanglants voir, dans London Review of Books, l'essai terrifiant de Sara Roy, chercheuse à Harvard [2]) furent d'avis que c'était les tirs de roquettes qui avaient "provoqué" Israël, mais appelèrent les deux camps à mette fin à la violence, sans effet. La dictature bouffée aux mites de Mubarak en Egypte et les islamistes favoris de l'OTAN à Ankara n'ont même pas été capables d'une protestation symbolique comme le rappel de leurs ambassadeurs. La Chine et la Russie n'ont pas demandé la réunion du conseil de sécurité de l'ONU pour discuter de la crise.

Résultant de cette apathie officielle, l'une des conséquences de cette dernière attaque sera d'enflammer les communautés musulmanes à travers le monde et grossir les rangs de ces organisations que l'Ouest se targue justement de combattre, dans la "guerre contre le terrorisme".

Le bain de sang à Gaza soulève, pour les deux camps, de plus amples questions stratégiques, liées à l'histoire récente. Un fait que l'on se doit de reconnaître est qu'il n'y a pas d'Autorité Palestinienne. Il n'y en a jamais eu. Les accords d'Oslo furent un désastre complet pour les Palestiniens, créant un ensemble de ghettos déconnectés et minuscules, sous la surveillance permanente et brutale d'un garde chiourme. L'OLP, qui incarnait autrefois l'espoir palestinien, n'est guère plus qu'un quémandeur d'argent européen.

L'enthousiasme occidental pour la démocratie s'arrête lorsque sont élus ceux qui s'opposent à sa politique. L'Occident et Israël ont tout essayé pour assurer la victoire du Fatah ; les électeurs palestiniens ignorèrent menaces et promesses concertées de la "communauté internationale", au cours d'une campagne qui vit les membres du Hamas et autres opposants régulièrement arrêtés ou attaqués par l'armée israélienne, leurs affiches confisquées ou détruites, les fonds européens et états-uniens alimentant la campagne du Fatah et les membres du congrès US déclarant que le Hamas de devrait pas être autorisé à se présenter.

Même la date des élections fut choisie pour influencer les résultats. Prévue à l'été 2005, elle fut reportée en janvier 2006, pour donner à Abbas le temps de distribuer des prébendes à Gaza - selon un officier de renseignement égyptien, "le public soutiendra alors l'Autorité contre le Hamas".

Le souhait populaire d'un grand coup de balai, après 10 années de corruption, intimidation et arrogance du Fatah, s'est révélé plus fort que tout cela. Le triomphe électoral du Hamas fut considéré comme un signe inquiétant de la montée du fondamentalisme, et un coup terrible pour les perspectives de paix avec Israël, par les gouvernants et journalistes de tout l'Occident. Des pressions diplomatiques et financières furent immédiatement appliquées pour forcer le Hamas a adopter les mêmes politiques que celles des partis qu'il avait vaincus dans les urnes. Sans compromission avec l'avidité et la dépendance combinées de l'Autorité Palestinienne, l'enrichissement personnel de ses porte-parole et policiers serviles, et leur approbation d'un "processus de paix" qui n'a amené que plus d'expropriation et de misère à la population, le Hamas a offert l'alternative d'une simplicité exemplaire. Sans la moindre des ressources de son rival, il a mis en place des cliniques, des écoles et des hôpitaux, des programmes de formations et de protection sociale pour les pauvres. Ses dirigeants et ses cadres vivaient frugalement, au niveau des gens ordinaires.

C'est cette réponse aux besoins de la vie courante qui a valu au Hamas un large soutien, et non pas la récitation quotidienne des versets du Coran. On ne peut dire à quel point sa conduite lors de la deuxième Intifada a accru son degré de crédibilité. Ses attaques armées contre Israël, comme celles de la Brigade des Martyrs d'Al-Aqsa, issue du Fatah, ou du Jihad Islamique, étaient des représailles contre une occupation plus meurtrière que jamais. Comparés aux tueries de l'armée israélienne, les frappes palestiniennes ont été peu nombreuses et espacées dans le temps. La dissymétrie apparut clairement durant le cessez-le-feu unilatéral du Hamas, commencé en juin 2003, et maintenu durant tout l'été malgré des raids israéliens répétés et les arrestations en masses qui ont suivi, lors desquelles quelques 300 cadres du Hamas furent capturés en Cisjordanie.

Le 19 août 2003, à Hébron, une cellule autoproclamée du Hamas, non reconnue et dénoncée par la direction officielle, fit sauter un bus à Jérusalem ouest. Après quoi, Israël assassina promptement le négociateur du Hamas pour le cessez-le-feu, Ismail Abu Shanab. Hamas, à son tour répliqua. En retour, l'Autorité Palestinienne et les états arabes bloquèrent le financement de ses oeuvres de bienfaisance et, en septembre 2003, l'UE déclara organisation terroriste tout le mouvement du Hamas, comme Tel-Aviv l'exigeait depuis longtemps.

Ce qui a réellement distingué le Hamas, dans ce combat désespérément inégal, ce ne sont pas les attentats suicides, auxquels ont eu recours différents groupes concurrents, mais sa discipline supérieure - démontrée par la capacité à maintenir un cessez-le-feu unilatéral contre Israël durant l'année passée. Toute mort de civil doit être condamnée, mais puisque Israël en est le principal responsable, le credo des euro-américains ne sert qu'à démasquer ceux qui le prononcent. Sans commune mesure, le meurtre est l'apanage de l'autre camp, qui agresse sauvagement la Palestine avec une armée moderne équipée d'avions, de tanks et de missiles, lors de l'oppression armée la plus longue de l'histoire moderne.

"Personne ne peut rejeter ou condamner la révolte d'un peuple qui a souffert sous l'occupation militaire pendant 45 ans", a dit en 1993, le général Shlomo Gazit, ancien chef du renseignement militaire israélien. Ce que l'UE et les US reprochent vraiment au Hamas, c'est d'avoir refusé d'accepter la capitulation des accords d'Oslo, et d'avoir rejeté tous les efforts qui ont suivi, de Taba à Genève, pour rendre responsables les Palestiniens de leurs propres malheurs. Depuis, la priorité de l'Occident a toujours été de briser cette résistance. Couper les fonds de l'Autorité Palestinienne est une arme évidente pour forcer le Hamas à se soumettre. Une autre a consisté à renforcer les pouvoirs présidentiels de Abbas - publiquement désigné par Washington, comme l'a été Karzai à Kaboul - aux dépends du conseil législatif.

Aucun effort sérieux n'a été fait pour négocier avec la direction palestinienne élue. Je ne sais pas si le Hamas aurait pu être rapidement subordonné aux intérêts israéliens et occidentaux, mais cela n'aurait pas été sans précédent. L'héritage programmatique du Hamas reste hypothéqué par la faiblesse la plus fatale du nationalisme palestinien : la croyance que les choix politiques sont soit rejeter entièrement l'existence d'Israël, soit accepter les restes démembrés d'un cinquième du pays. Entre le maximalisme fantaisiste du premier et le minimalisme pathétique du second, le cheminement n'est pas bien long, comme l'histoire du Fatah l'a montré.

Le test pour le Hamas n'est pas de savoir s'il peut être domestiqué pour satisfaire l'opinion occidentale, mais plutôt de savoir s'il peut rompre avec cette tradition handicapante. Peu après la victoire électorale du Hamas à Gaza, un Palestinien m'a demandé en public ce que je ferais à leur place. "Dissoudre l'Autorité Palestinienne" fut ma réponse, et en finir avec la mascarade. Faire ainsi ramènerait la cause nationale palestinienne sur ses propres bases, avec l'exigence que le pays et ses ressources soit partagés équitablement, en proportion des deux populations qui sont de taille égale - pas 80% à l'une et 20% à l'autre, une dépossession d'une injustice telle qu'aucun peuple se respectant ne s'y soumettra jamais sur le long terme. La seule solution acceptable est celle d'un seul état pour Juifs et Palestiniens, dans lequel les exactions du sionisme soient réparées. Il n'y a pas d'autre voie.

Et les citoyens israéliens pourraient méditer les mots de Shakespeare (dans Le Marchand de Venise), que j'ai légèrement modifiés :

"Je suis Palestinien... un Palestinien n'a-t-il pas d'yeux ? Un Palestinien n'a-t-il pas de mains ?... des organes, des proportions, des sens, des émotions, des passions ? N'est-il pas nourri de même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, réchauffé et refroidi par le même été, le même hiver, comme un Juif ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Si vous nous faites tort, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous vous ressemblons dans le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela... La vilenie que vous m'enseignez, je la pratiquerai et ce sera dur, mais je veux surpasser mes maîtres."

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/dec/30/gaza-hamas-palestinians-israel1

http://www.arretsurimages.net/forum/read.php ?3,62046,62077

Tariq Ali est une figure de la gauche mondiale depuis les années 1960. Ses écrits sont publiés par le Guardian depuis les années 1970.

Tariq Ali est un historien, écrivain et commentateur politique britannique, d'origine pakistanaise. Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages, en particulier sur l'Asie du Sud, le Moyen Orient, l'histoire de l'Islam, l'empire américain et la résistance politique.

Membre du comité de rédaction de la New Left Rewiew, il contribue régulièrement à The Guardian, CounterPunch et à la London Review of Books. Il est directeur éditorial de la maison d'édition londonienne Verso
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Publication originale The Guardian, traduction Oulala.net

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[1] Neve Gordon, 29 décembre, The Guardian

[2] Sara Roy, London Review of Books

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:29
des israéliens contemplent GAZA
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:16

flag-aniun ami m'envoie ce texte que j'avais publié dans grand soir et qui avait été repris un peu partout mais que comme tous mes textes je me suis empressée de perdre.... Il avait été publié le 15 juillet 2006 . Je crois que l'histoire a absout le caractère scandaleux qu'il avait encore à cette époque ou l'a encore rendu plus fort, puisque l'histoire est au rendez-vous fixé :

«  Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les arabes, alors nous n'aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de souffrances et mériterons tout ce qui nous arrivera.  » (Albert Einstein, lettre à Weismann, le 25 novembre 1929)


Si j'appartenais à un quelconque organisation sans doute je n'oserais pas engager ses membres dans cette position, mais étant désormais un individu libre de toutes attaches [2], j'affirme qu'il n'y aura de solution qu'à travers la suppression de l'Etat d'Israël, de l'entité étatique qui aujourd'hui fait la démonstration de sa nocivité pour tout le monde, pour les Palestiniens, pour tout le Moyen orient, pour les juifs de la région et ceux du monde entier. Cet Etat, pure création coloniale, à travers lequel depuis les origines jusqu'à nos jours, les Européens, les Occidentaux font payer le génocide nazi à des peuples du Moyen-Orient qui n'y sont strictement pour rien, est de ce fait une monstruosité morale et politique.

Que ceux que l'on a dupé avec le sionisme aient le droit de rester sur la terre, qui est devenue la leur, ne dépend que de leur capacité à la coexistence et, pendant un certain temps d'une surveillance internationale, mais le sionisme et l'Etat d'Israël n'ont pas le droit à la survie politique. Mais il faut dire du sionisme ce qu'il est en réalité, une entreprise coloniale par laquelle les puissances occidentales ont prétendu se débarrasser des juifs qu'ils n'avaient cessé de martyriser pendant des siècles, une manière de considérer les juifs comme étrangers dans leurs pays, une sinistre duperie. Le sionisme n'est que le prolongement de la haine contre le capitaine Dreyfus, l'impossibilité de considérer un juif comme un citoyen.

Pour tous ceux qui, comme moi, sont conscients de l'horreur de ce qui se passe en Palestine et de l'ignominie d'un Etat raciste, théocratique, nous pouvons et devons affirmer notre refus de cette création artificielle. Les rapports de forces internationaux sont tels que les impérialistes vont continuer à porter à bout de bras leur rejeton sanglant, mais le monde change, les résistances se développent. Il faut tabler là-dessus et non sur les fanatismes. Et dès aujourd'hui il faut en finir avec les ambiguïtés et dire qu'Israël en tant qu'Etat théocratique, basé sur le droit du sang, création coloniale, doit disparaître pour voir naître un Etat de tous les citoyens.

En Afrique du Sud, un Etat raciste basé sur l'apartheid devait disparaître, et cela n'a pu se faire que par le fait que les premiers occupants, ceux qui étaient humiliés non seulement ont été réinvestis dans leurs droits, mais des élections leur ont donné le pouvoir. C'est cette démarche là à laquelle j'adhère et qui devrait donc se traduire par le retour des Palestiniens sur leur terre.

A partir de là, grâce à un Nelson Mandala il y a eu constitution d'une autre nation, ce qui signifie pas qu'il n'y a plus de problème, en particulier économiques et il faudra bien les vaincre, mais un processus a été mis en marche et il est passé par la dénonciation de l'Etat de l'apartheid. Si les racistes d'Afrique du Sud ne veulent pas de cette réalité, ils peuvent partir effectivement, mais le but n'est pas là bien sûr, simplement les Israéliens doivent comprendre que comme les racistes d'Afrique du Sud qu'ils n'ont plus aucune complaisance à attendre.

De surcroît, Israël est une puissance nucléaire, la France porte une lourde responsabilité dans ce domaine, et fait donc peser sur cette région une menace beaucoup plus grave que celle hypothétique de l'Iran. Un tel Etat qui agit comme il le fait en ce moment dans la bande de Gaza, contre le Liban est une menace terrible à partir du moment où il a l'arme nucléaire.

Donc pour ces deux raisons politiques il faut orienter notre action contre la fin de l'Etat d'Israël et du sionisme comme droit au retour mythique et mystificateur.

Et je souhaite que cet objectif soit posé dans la clarté et que nous nous donnions comme objectif de combattre cet Etat comme celui de l'apartheid, ainsi que la dénonciation au Conseil de sécurité de cet Etat nucléaire.

C'est d'abord en tant que communiste non encartée, en tant qu'être humain, mais aussi au nom de mes origines juives que j'affirme cela. Je suis athée et ne puis donc faire état de l'appartenance à une communauté religieuse, mais d'autres décident souvent pour moi en étant antisémites de cette appartenance, ils m'ont appris par leur stupidité ce que pouvait être le racisme et je m'opposerai toujours à eux, mais c'est au nom de ce savoir qu'ils m'ont infligée depuis l'enfance que je dénonce l'Etat d'Israël. Comme je revendique le droit pour tous les être humains à jouir de la paix, de l'absence de discrimination. Ce combat de toujours contre le racisme et l'antisémitisme me pousse désormais à lutter contre l'Etat d'Israël comme j'ai lutté en son temps contre l'Afrique du Sud, Etat de l'apartheid. Il n'y a eu de solution que par la restitution d'une nation à Nelson Mandala. Souhaitons que surgisse de la terre de Palestine, comme de tout le Moyen-orient de nombreux Nelson Mandala.

Danielle Bleitrach
[ Reprise d' un commentaire de Danielle Bleitrach publié ci dessous. Rédaction LGS.]

* * *

Il faut que nous soyons un peu plus comme les Cubains, "une idée juste peut plus qu'une armée" disent-ils...

Les Etats-Unis ne peuvent pas gouverner le monde, les résistances montent, il faut nous donner des objectifs justes, humains, respectueux de la vie et du droit des peuples.

L'Afrique du sud a fini par s'effondrer et après 27 ans de prison Mandala a été libéré, une autre nation est née. Simplement il faut savoir ce que l'on cherche et avoir le courage entre hommes(et femmes) de bonne volonté de dénoncer le fascisme, le racisme et construire une patrie anti-colonialiste, respectueuse du droit des Palestiniens à leur terre.

Ces deux peuples séparés sont parmi les plus cultivés de la région, ils peuvent faire de ce pays un paradis.

Ca a été le pari de Mandala pour ne pas réprimer les blancs, dans l'ANC, il y avait aussi des blancs.

Fouillez cette idée d'un combat commun pour une nation et vous verrez tout ce qu'elle contient en germe... Aujourd'hui et demain.

Mais cela passe par trois conditions : le retour de Palestiniens La fin du sionisme La fin de l'Etat d'Israêl.

Tous les arguments sur ce que risqueraient les juifs en Palestine ne relèvent souvent que de la volonté de rester une majorité fictive et dominatrice.

C'est un processus dans lequel l'opinion mondiale a un rôle énorme à jouer, un rôle de paix et de justice.
Danielle Bleitrach

[ (...) Je récuse le chantage d' Israël à la Shoa, je lui interdit désormais de s'attribuer les 17 membres de ma famille morts en camp de concentration, pas plus que je ne m'arroge le droit de parler en leur nom.(...) Danielle Bleitrach ]

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 23:29
L'attaque de Gaza par Tsahal n'est pas une volonté de se défendre des pauvres roquettes du Hamas, il s'agit bien plus pour Israël d'agir sous l'impulsion de l'impérialisme américain avec en toile de f ond: le choc des civilisations et l'amorçage de la guerre en direction de l'Iran et de la Syrie.
Tsahal n'agit jamais sans l'aval de son pourvoyeur d'armes et de munitions et nul ne peut ignorer la volonté, voire la nécessité, d'offrir des débouchés économiques aux industries américaines.
La livre Sterling fut, en son temps, détrônée par le Dollar US qui se retrouve dans la me situation aujourd'hui. La profondeur de la crise économique et sociale aux States amène ses dirigeants, Obama fut élu grâce au financement massif des industriels, à tenter le tout pour le pire.
Cela s'harmonise très bien avec la volonté de nettoyage ethnique voulue et décidée par l'état sioniste et ce depuis la création de l'état d'Israël.
Il n'en demeure pas moins, que la conscience des peuples est interpelée, secouée et enfin réveillée et que sans nul doute, ils détiennent les clés de l'avenir et chose nullement à négliger, des israéliens, arabes et juifs agissent pour la paix et la reconnaissance d'un état palestinien, minoritaires certes mais nombreux et courageux.

La résistance populaire à Gaza , qui unit aussi bien les combattants du Hamas à ceux du fplp démontre qu'elle ne sera jamais vaincue et que le règlement ne saurait être que politique.
Pendant ce temps l'Europe gesticule,le Président français reçoit la bouchère en grandes pompes, les dirigeants des pays arabes musèlent la propre colère de leurs peuples.

Le sang coule à Gaza et je me refuse à faire une différence entre civils ou non car une vie est une vie et en quoi un policier devrait mériter la mort sous le fallacieux prétexte qu'il aurait mal voté dans son propre pays, en toute démocratie.

Gaza est envahie, la Palestine est occupée, les bottes ont le fumet des fauves d'Occident mais Gaza sera libre , c'est le sens de l'histoire qui nous le dit mais à quel prix, à quel prix !

mon coeur saigne

Alain Girard
Valenton 94
France

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 15:44

Témoignage et photos des deux chirurgiens norvégiens à Gaza: "Nous pataugeons dans la mort, le sang et les amputations"

Publié le janvier 5, 2009 par ibnkafka Les chirurgiens de l'hôpital Shifa opérent plusieurs patients en même temps. On notera que la stérilisation du bloc opératoire est impossible. Certains patients sont opérés dans les couloirs.

Les chirurgiens de l'hôpital Shifa opérent plusieurs patients en même temps. On notera que la stérilisation du bloc opératoire est impossible. Certains patients sont opérés dans les couloirs.

Les deux chirurgiens bénévoles norvégiens partis il y a une semaine à Gaza pour aider l'hôpital Shifa témoignent dans le quotidien norvégien Aftenposten et le tabloïd social-démocrate suédois Aftonbladet, qui publient également des photos prises par eux.

Le chirurgien norvégien Erik Fosse

Le chirurgien norvégien Erik Fosse

Le chirurgien norvégien Mads Gilbert

Le chirurgien norvégien Mads Gilbert

Sous la rubrique "Presque que des civils sont blessés", Aftenposten reprend les témoignages des deux chirurgiens norvégiens - les deux seuls volontaires humanitaires ayant été autorisés à entrer à Gaza par Israël depuis le début de la guerre - et reproduit les photos qu'ils ont prises à l'hôpital Shifa de Gaza.

Erik Fosse: "C'est pratiquement indescriptible. Cette matinée il y a eu une attaque contre un marché de légumes. 80 blessés, 20 morts sur le champ. Ici à l'hôpital les blessés civils graves affluent. Beaucoup d'entre eux sont des enfants. Nous opérons plusieurs patients dans la même salle d'opérations. Nous opérons des patients dans les corridors. Nous devons improviser tout le temps. Ce dernier jour il y a eu des attaques violentes contre le marché aux légumes et contre une mosquée à l'heure de la prière". Il ajoute que dimanche, 150 patients ont été admis, dont 30% de femmes et enfants.

Aftenposten lui demande si ce sont surtout des civils qui sont blessés. "Oui. Ils ont nulle part où aller. Les soldats sont entraînés à ce genre de situations, et savent ou ils peuvent aller se protéger. C'est ce qui fait la plus forte impression sur nous: ce sont surtout des civils qui sont blessés. Il ya beaucoup d'enfants, et des familles. Et on parle ici de blessures graves et importantes, et d'opérations difficiles et demandant du temps. Nous avons ainsi beaucoup d'artères à recoudre".

Au moment où Aftenposten a interviewé Erik Fosse dimanche, il venait de recevoir deux enfants, frère et soeur, âgés d'entre 10 et 12 ans. Leurs parents leur avait interdit de jouer dehors, et ils jouaient sur le toit de leur maison, ce qui leur a été fatal. "Nous n'avons pas pu sauver l'un deux. L'autre a perdu une jambe. C'est le genre de choses que nous rencontrons tout le temps".

Le journaliste norvégien l'interroge sur sa propre sécurité: "Nous n'y pensons pas beaucoup. Nous sommes médecins et sommes ici pour aider. Nous nous focalisons sur les blessés. Et les Israëliens savent qui nous sommes et où nous nous trouvons. Si cet hôpital est attaqué, c'est que c'est délibéré". La conversation téléphonique s'interrompt momentanément en raison du bruit d'un hélicoptère israëlien qui survole l'hôpital. "Ils sont très près de nous", dit Fosse.

"Ce qui nous marque ici c'est le sentiment d'impuissance. Le plus petit enfant que j'ai opéré a huit mois. Nous avons aussi eu une grand-mère, sa fille et son petit-enfant après l'attaque contre la mosquée. La grand-mère est morte avant que nous ayions pu l'opérer".

Fosse et Gilbert ne s'attendaient pas à être les seuls occidentaux autorisés à entrer dans la bande de Gaza durant cette guerre, et dès lors les seuls, selon Aftenposten qui oublie ainsi le million et demi de Palestiniens, à rapporter au monde ce qui s'y passe. "C'est très étonnant que le monde accepte qu'aucune aide professionnelle ne soit autorisée à entrer à Gaza et qu'aucun journaliste professionnel ne soit autorisé à rapporter ce qui s'y passe" - mais Fosse oublie Al Jazeera, seul média présent sous les bombes à Gaza. "Nous ne simmes que deux médecins" - sous-entendu médecins occidentaux - "à travailler dans cet hôpital. J'en ai parlé directement avec le ministre norvégien des affaires étrangères Jonas Gahr Støre. La Norvège et le monde doivent faire pression considérable pour demander que du personnel de santé et des journalistes puissent entrer à Gaza".

Le journaliste lui demandant combien de temps il compte rester à Gaza, Fosse répond "je ne sais pas, mais il m'est impensable de partir d'ici avant que du personnel humanitaire ne soit autorisé à entrer à Gaza". Mais il y a bien une limite à vos forces? "Nous dormons et mangeons une demie-heure par-ci par-là quand nous en avons l'occasion", dit Fosse avant de courir vers une ambulance qui vient d'arriver avec des blessés.

Dans un autre article, Aftenposten révèle qu'une équipe de chirurgiens militaires et infirmières expérimentés attand à la frontière de Gaza qu'Israël les autorise à venir en aide - l'autorisation est venue, selon Sven Mollekleiv de la Croix Rouge norvégienne, mais les bombardements retardent le passage de la frontière et le trajet vers l'hôpital, devenu trop risqué.

Les mêmes chirurgiens ont également fait des déclarations au journal suédois Aftonbladet, qui les reproduit dans un article intitulé "Nous pataugeons dans le sang". Le médecin anesthésiste Mads Gilbert déclare: "les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patients aujourdhui. Beaucoup d'entre eux sont des enfants. C'est une situation terrible ici".

Des corps déchiquetés, des enfants morts et pas de médicaments, voilà le quotidien d'un hôpital de Gaza. "Nous pataugeons dans la mort, du sang et les amputations", dit Gilbert. Gilbert et Fosse sont venus à Gaza le 31 décembre, quatre jours après le début de la guerre. La situation n'a cessé de s'empirer: "les gens meurent entre nos mains. Nous avons eu 100 patient aujourd'hui, beaucoup d'enfants. Une des femmes était enceinte. C'est une situation terrible ici". L'hôpital manque de médicaments, d'équipement et de personnel. Gilbert et Fosse ne dorment que quelques heures par nuit. Les fenêtres ont été soufflées par les explosions et l'électricité ne marche que de temps à autre.

"Il y a la queue pour les tables d'opération. Certains sont opérés dans les corridors. Nous avons du faire des amputations sans anesthésie".

Les autorités israëliennes affirment qu'il n'y a pas de catastrophe humanitaire à Gaza. les deux médecins norvégiens démentent et ont envoyé des vingtaine de photos afin de montrer la réalité dans cet hôpital palestinien, avec pour objectif de faire réagir le monde rapidement. "C'est une des pires catastrophes humanitaires. Le monde doit agir maintenant. Les Palestiniens ont besoin de toute l'aide qu'on peut leur donner", dit Mads Gilbert.

Deux saints laïcs, si vous voulez mon avis.

Leurs photos (les légendes sont celles d'Aftonbladet):
"Les gens meurent entre nos mains"

Cet adolescent de 17 ans a été amputé d'une jambe et d'un bras

Cet adolescent de 17 ans a été amputé d'une jambe et d'un bras

Les enfants pleurent, terrorisés par les attaques

Les enfants pleurent, terrorisés par les attaques

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:50
J'ai rencontré des centaines de responsables du Hamas, ils ne veulent pas islamiser la société
William Sieghart
 
La semaine dernière, j'étais dans la bande de Gaza. Durant mon séjour, j'ai rencontré un groupe d'une vingtaine d'officiers de police qui suivaient un cours sur la gestion des conflits. Ils étaient impatients de savoir si les étrangers se sentaient plus en sécurité depuis que le Hamas a pris le pouvoir. C'était le cas, en effet, et nous le leur avons dit. Sans aucun doute les 18 derniers mois ont vu s'établir un calme relatif dans les rues de Gaza : plus d'hommes armés dans les rues, plus d'enlèvements. Ils ont souri avec une grande fierté et nous ont dit au revoir.
 
Titre original
Comprendre ce qu'est le Hamas, The Times, 31 décembre 2008*

Moins d'une semaine plus tard, tous ces hommes étaient morts, tués par une roquette israélienne lors d'une cérémonie de remise des diplômes. Etaient-ils de « dangereux miliciens armés du Hamas » ? Non, c'étaient des officiers de police non armés, agents de la fonction publique, qui ont été tué non pas dans un « camp d'entraînement de militants », mais dans le même poste de police, situé au le milieu de la ville de Gaza, qui avait été utilisé par les Britanniques, les Israéliens et le Fatah lorsqu'ils régnaient sur Gaza.

Cette distinction est cruciale, car tandis que les scènes horribles dans la bande de Gaza et Israël parlent d'elles-mêmes sur nos écrans de télévision, se déroule une guerre des mots qui obscurcit notre compréhension de la réalité sur le terrain.

Qu'est donc que le Hamas, ce mouvement que Ehud Barak, le Ministre israélien de la défense, voudrait faire disparaître, comme s'il s'agissait d'un virus ? Pourquoi a-t-il remporté les élections palestiniennes et pourquoi permet-il que des roquettes soient tirées contre Israël ? L'histoire du Hamas au cours des trois dernières années révèle la façon dont la mécompréhension de ce mouvement islamiste par les gouvernements israéliens, américain et britannique nous a conduit à la situation brutale et désespérée où nous sommes maintenant.

L'histoire commence il de cela près de trois ans, lorsque le Parti du Changement et de la Réforme - le parti politique du Hamas - a remporté de façon inattendue les premières élections libres et équitables dans le monde arabe, sur un programme promettant de mettre fin à la corruption endémique et un amélioration dans les services publics, quasi-inexistants, à Gaza et en Cisjordanie. Contre une opposition divisée, ce parti ostensiblement d'inspiration religieuse a pourtant gagné les élections avec 42% des voix dans une communauté où les laïques sont prédominants.

Les Palestiniens n'ont pas voté pour le Hamas parce qu'il était engagé à la destruction de l'État d'Israël ou parce qu'il avait été responsable de vagues d'attentats suicides tuant des citoyens israéliens. Ils ont voté pour le Hamas parce qu'ils pensaient que le Fatah, le parti du gouvernement battu, avait failli. En dépit du renoncement à la violence et de la reconnaissance de l'État d'Israël, le Fatah n'a pas obtenu un Etat palestinien. Il est crucial de savoir cela pour comprendre la posture « réjectionniste » du Hamas. Il ne reconnaîtra pas Israël et ne renoncera pas au droit de résister avant qu'il ne soit assuré de l'engagement de la communauté internationale à une solution juste au problème palestinien.

Durant les cinq ans où j'ai visité Gaza et la Cisjordanie, j'ai rencontré des centaines de responsables politiques et de partisans du Hamas. Aucun d'entre eux n'a revendiqué l'objectif d'une islamisation de la société palestinienne, dans le style des talibans. Le Hamas compte beaucoup trop d'électeurs laïques pour ce faire. La population continue d'écouter de la musique pop, de regarder la télévision et les femmes choisissent de porter ou non le voile.

Les dirigeants politiques du Hamas sont probablement parmi les plus hautement qualifiés dans le monde. Il bénéficie de la présence dans ses rangs de plus de 500 diplômés d'un doctorat, la plupart appartiennent à la classe moyenne - médecins, dentistes, scientifiques et ingénieurs. La plupart de ses dirigeants ont été formés dans nos universités et ne ressentent aucune haine de nature idéologique à l'égard de l'Occident. Ce mouvement est né en réponse à une revendication, et se voue réparer l'injustice faite à son peuple. Il a en permanence proposé que soit instauré un cessez-le-feu de 10 ans afin de disposer d'un temps de répit pour résoudre un conflit qui dure depuis plus de 60 ans.

La réponse de Bush et Blair à la victoire du Hamas, en 2006, donne la clé de l'horreur d'aujourd'hui. Au lieu d'accepter le gouvernement démocratiquement élu, ils ont financé une tentative pour le faire tomber par la force, en formant et en armant des groupes de combattants du Fatah à renverser militairement le Hamas et imposer un nouveau gouvernement non élu aux Palestiniens. En outre, 45 députés du Hamas sont toujours détenus dans les prisons israéliennes.

Il y a six mois, le Gouvernement israélien a accepté un cessez-le-feu avec le Hamas négocié par l'Egypte. En contrepartie du cessez-le-feu, Israël a accepté d'ouvrir les points de passage et de permettre une libre circulation des fournitures essentielles dans et hors de la bande de Gaza. Les tirs de roquettes ont cessé mais les points de passage n'ont jamais été entièrement ouverts, et la population de Gaza a commencé à mourir de faim. La paix n'a pas été récompensée par cet embargo traumatisant.

Quand les Occidentaux se demandent ce qui peut se passer dans la tête des dirigeants du Hamas lorsqu'ils donnent l'ordre ou permettent que des roquettes soient tirées sur Israël, ils ne parviennent pas à comprendre la position des Palestiniens. Il y a deux mois, les forces armées israéliennes ont rompu le cessez-le-feu en entrant dans la bande de Gaza, débutant un nouveau cycle de violences. Pour les Palestiniens, chaque salve de roquettes est une réponse aux attaques israéliennes. Pour les israéliens, c'est l'inverse.

Mais quelle est la signification des déclarations de M. Barak lorsqu'il parle de détruire le Hamas ? Est-ce que cela veut dire tuer les 42% des Palestiniens qui ont voté pour lui ? Est-ce que cela veut dire réoccuper la bande de Gaza, dont Israël s'était retiré si péniblement il y a trois ans ? Ou est-ce que cela signifie séparer de façon permanente les Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, politiquement et géographiquement ? Et pour ceux dont l'obsession est la sécurité israélienne, quelle sera la menace posée par les 750 000 jeunes qui grandissent dans la bande de Gaza avec une haine implacable de ceux qui les affament et les bombardent ?

On dit que ce conflit est impossible à résoudre. En fait, c'est très simple. L'élite des 1000 personnes qui dirigent Israël - les hommes politiques, les généraux et les membres de l'appareil de sécurité - et l'élite des islamistes palestiniens ne se sont jamais rencontrées. Une paix véritable nécessitera que ces deux groupes s'assoient ensemble autour d'une table sans conditions préalables. Mais les événements de ces derniers jours semblent avoir rendu cette perspective plus improbable que jamais. Tel est le défi pour la nouvelle administration à Washington et ses alliés européens.

/William Sieghart est le président de Forward Thinking , une agence de résolution des conflits./

Traduction : contreinfo
/http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2446/
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Published by valenton rouge - dans Palestine libre
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