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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 18:55
hadash-arabic.jpgDéclaration du bureau politique du PC israélien

Le PCI salue l’accord initié par les représentants des mouvements Fatah et Hamas à propos de la constitution d’un gouvernement provisoire d’unité ainsi que de la préparation des élections à la Présidence, au Parlement, et au conseil national palestinien dans les huit mois.

Un tel accord entre le Fatah et le Hamas pour une coopération politique est une contribution importante aux efforts menés par l’OLP et l’autorité palestinienne en vue d’obtenir le soutien d’une majorité d’Etats membres de l’assemblée générale de l’Onu en septembre prochain en faveur de la création d’un Etat palestinien indépendant, avec Jérusalem Est pour capitale, aux côtés d’Israël.

Le PCI souligne que le vote à venir à l’ONU concernant un Etat palestinien conformément aux délibérations du 4 juin 1967 sera utile tant aux Israéliens qu’aux Palestiniens pour parvenir à une paix juste et durable, fondée sur la fin de l’occupation, l’évacuation des colonies et une solution au problème des réfugiés, conformément aux résolutions de l’ONU.

Le bureau politique du PCI condamne la réaction épidermique du premier ministre Netanyahu, selon qui le Fatah doit choisir entre la paix avec Israël et la paix avec le Hamas. Il faut rappeler que ce sont Netanyahu et son gouvernement qui ont constamment répété qu’il était impossible de signer un accord avec les Palestiniens car le président Abu Mazen ne représentait pas le gouvernement de Gaza. Aujourd’hui, alors que l’accord entre le Fatah et le Hamas est en route, il apparaît une fois encore que la seule chose qui intéresse ce gouvernement qui fait dangereusement obstruction à toute avancée, c’est la poursuite de l’occupation et de la colonisation, tout en prenant le risque de nouvelles guerres.

Le PCI appelle ses partenaires du Hadash (le front démocratique pour la paix et l’égalité) et tous les partisans de la paix en Israël, qu’ils soient juifs ou arabes, à intensifier la lutte pour la fin de l’occupation et à unir leurs forces pour gagner le soutien le plus large possible de l’opinion publique à la déclaration à venir au sein de l’assemblée générale de l’ONU pour la création d’une Palestine indépendante aux côtés d’Israël. La possibilité de parvenir à une paix durable, fondée sur le principe de deux Etats indépendants, selon les textes du 4 juin 1967, est plus tangible aujourd’hui que jamais.

Ne laissons pas échapper cette chance historique ! Epargnons à nos deux peuples toute nouvelle guerre et tuerie !

Une Palestine indépendante est aussi dans l’intérêt du peuple israélien !

Tel Aviv, le 28 avril 2011

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 18:43

arton4040-95aebDepuis six ans, à la suite d’un simulacre de procès devant un tribunal militaire, le citoyen franco-palestinien Salah Hamouri se morfond dans une prison israélienne. Son histoire était rappelée il y a plus de deux ans dans un article de Libération signé Christophe Ayad, cité dans un post précédent, « Le scandale Salah Hamouri » :

« Salah Hamouri a été arrêté le 13 mars 2005 sur la route de Ramallah. Deux heures plus tard, la police israélienne retournait l’appartement de ses parents, à Jérusalem-Est, à la recherche de preuves. “Ils ont tout retourné, saisi le disque dur de son ordinateur. Ils sont allés jusqu’à démonter les lavabos”, se souvient Denise Hamouri, la mère de l’étudiant en sociologie de l’université de Bethléem. Pendant que son fils est détenu pendant trois mois à la prison de la Moskobieh, à Jérusalem, elle apprend dans la presse qu’il est censé avoir participé à un complot visant à assassiner le rabbi Ovadia Yossfe, chef spirituel du parti Shas (ultra-orthodoxe séfarade). Il est aussi accusé d’appartenir au FPLP. Pendant les trois années qui suivent, Salah Hamouri est maintenu en détention administrative, comme la grande majorité des 11 600 prisonniers palestiniens, c’est-à-dire sans supervision de la justice civile. La routine en Israël. »

Depuis, de nombreuses mobilisations ont eu lieu pour obtenir la libération de ce prisonnier politique, sans succès. Le gouvernement français est resté bien peu actif, saluant même le système judiciaire israélien. En juin 2010, pourtant, on a semblé percevoir un début de changement dans la position française, comme l’ancien député Jean-Claude Lefort, président de l’Association France-Palestine solidarité, en rendait compte dans un historique de ses rencontre avec Jean-Dominique Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Pourtant, les propos lénifiants du conseiller n’ont été suivis d’aucun effet.

Dans une lettre adressée à Marie-France Beaufils, sénatrice-maire de Saint-Pierre-des-Corps, en date du 31 mars 2011, Alain Juppé écrit concernant Salah Hamouri :

« Je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun élément de preuve. Je mesure la peine de sa famille, alors qu’il est à présent en âge de s’investir dans des études. Je comprends également que l’intéressé a fait le choix de ne pas solliciter de demande de grâce. C’est une attitude respectable. »

Comme l’écrit Jean-Claude Lefort sur le site de l’AFPS :

« Ainsi, pour la première fois, un ministre reconnait clairement que Salah est incarcéré depuis six ans “sans élément de preuve” concernant l’accusation portée contre lui. De même, de manière implicite, le ministre admet que le refus de Salah de présenter des excuses est “une attitude respectable”. Cette avancée ne rend que moins compréhensible le fait que le ministre n’évoque pas l’exigence de sa libération, prenant seulement acte du fait que Salah doit sortir de prison “le 28 novembre 2011” et que “sa situation continuera d’être suivie avec attention jusqu’à sa levée d’écrou”. »

On aimerait pourtant croire qu’après son autocritique sur la politique française au Proche-Orient, Alain Juppé impulsera une politique moins complaisante à l’égard de l’occupation israélienne...

 

http://blog.mondediplo.net/2011-04-25-Salah-Hamouri-fragile-conversion-francaise

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:22

france-palestine.png
Le Fatah et le Hamas sont parvenus à un accord
visant à mettre en place, notamment, un gouvernement
d'union nationale et à organiser prochainement des
élections législatives et présidentielles.

C'est une excellente nouvelle dont nous nous
félicitons !

La division des deux principales forces politiques
palestiniennes a été considérée par Israël comme
constituant sa principale « victoire stratégique ».

Cette division interpalestinienne était en effet
totalement mortifère pour les Palestiniens.

Sous l'impulsion de Marwan Barghouti, depuis sa
prison, un accord entre les deux parties, sur la
base du document dit « des prisonniers », avait été
trouvé en 2006. Il avait conduit à la mise en place
d'un gouvernement d'union nationale qui, entre
autres, proposait la création d'un Etat palestinien
dans les frontières de 67 avec Jérusalem-Est comme
capitale.

Ce gouvernement, pourtant clairement assis sur le
droit international, a été aussitôt été l'objet d'un
blocus de la part des Etats-Unis, de l'Union
européenne et des attaques, inclus meurtrières,
israéliennes. Il n'aura vécu que quelques semaines.

Cette perspective de réunification du mouvement
palestinien confirme, comme l'AFPS l'a souligné
depuis 2006, met en évidence la responsabilité de la
communauté internationale dans sa division. Que
cette évolution se produise dans un contexte où la
reconnaissance de l'Etat de Palestine se généralise
ne doit rien au hasard".

Le vent positif des « révolutions arabes » est à
l'oeuvre derrière ce nouvel accord qui sera
officiellement conclu demain au Caire. La jeunesse
palestinienne a joué un grand rôle dans ce sens en
réclamant haut et fort, par des initiatives
diverses, qu'il soit mis un terme à cette division
tragique qui était tout autant incompréhensible
qu'insupportable. Les changements intervenus en
Egypte ont également pesé.

Mais l'expérience le montre : la seule annonce d'un
accord entre le Fatah et le Hamas ne garantit pas
que celui-ci prenne réellement corps. C'est dire
l'importance de la mobilisation des Palestiniens  
eux-mêmes pour rendre l'unité irréversible et les
choix opérés par la communauté internationale.

Pour nous c'est clair : il faut donner toute sa
chance à cet accord !

La France en particulier, doit s'en tenir aux propos
de son ministre des Affaires étrangères qui
déclarait récemment, en forme de critique sur la
politique passée, qu'il fallait discuter avec tous
au Proche-Orient.

Cette union interpalestinienne constitue une
nouvelle chance pour la paix. Il faut la soutenir !

Le bureau national de l'AFPS

http://france-palestine.org/article17266.html

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 12:54

 

 

arton4040-95aeb.jpg

 

 

Alors que Salah « fêtera » ses 26 ans lundi prochain en prison, dans sa triste et lugubre prison de Guilboa, où il n’aura pas même le droit d’un simple baiser de ses parents, de sa sœur ou de son frère ; alors que malgré des démarches multiples venant de tous bords politiques le Président de la République se refuse toujours manifestement de recevoir sa mère qui sera là, en France, en milieu de semaine prochaine ; alors que je pense à lui, tout simplement, qui a passé ses plus belles années dans une geôle israélienne ; alors que j’ai beau revisiter la somme des actions que son Comité national de soutien a réalisé… je relis en ce samedi matin les attendus de son jugement.

Ce « jugement » a été rendu public en date du 17 avril 2008. Il y a donc trois ans. Le jugement écrit, que j’ai sous les yeux, porte le numéro : 2491/05. Il a été rendu par le « Tribunal militaire de Judée ». La Judée, au fait, c’est quoi ce pays ? Le juge qui a présidé l’audience ? Il s’appelle le « Commandant Amir Dahan ». Il est indiqué « Contre : Salah Hammouri, c.i. 36738144/XXX – présent ». La greffière ? La « Caporale Vicky Palatchi ». Le traducteur ? Le « Sergent Ouajdi Hnefes ».

Salah Hamouri a donc 23 ans quand, après trois ans de détention sans le moindre jugement, il est présenté devant « le Tribunal militaire de Judée ».

Je lis. Et je relève que, selon ses accusateurs, Salah était depuis 2004, c’est-à-dire à 19 ans, le « chef » du FPLP à Jérusalem.

Chef du FPLP à Jérusalem à 19 ans !

Pour preuve irréfutable ? Il aurait collé – oui : collé – des affiches pour le « Comité des lycéens » appartenant « à l’organisation non autorisée FPLP ». On n’écrit pas « interdite » mais « non autorisée ».

On note d’emblée qu’aucune preuve formelle n’est apportée mais on affirme.

On ne voit, non plus, nulle part écrit dans ce texte du jugement (que connaissent parfaitement les responsables français et leurs services) que plus de vingt audiences ont été convoquées mais qu’elles ont toutes été annulées.

Des témoins – tous des emprisonnés – devaient venir devant la barre pour confirmer cette appartenance de Salah au FPLP. Toutes annulées… car aucun des témoins – qui, encore une fois, étaient des prisonniers – ne s’est présenté à la barre. Un comble, non ?

On voit par contre que ses actes « hautement criminels » que sont des « collages d’affiches » se sont déroulés dans les Territoires occupés. Jérusalem-Est en faisant partie, selon le droit international.

On reste confondu et révolté par l’absence de preuve concrète s’agissant de ce « premier chef d’accusation » porté à son endroit, à savoir l’appartenance supposée de Salah au FPLP. Ce parti étant « non autorisé » par Israël tandis qu’il faut rappeler que ce parti est membre de l’OLP qui est le « représentant légitime et unique » du peuple palestinien selon Israël même et selon la « communauté internationale ».

Voilà ce qu’on peut lire, ou plutôt ne pas lire, concernant ce « premier chef d’accusation » de Salah. Un vide sidéral de preuves.

Le « second chef d’inculpation » concerne le rabbin Youssef Ovadia contre lequel il est affirmé que Salah aurait « accepté la « proposition » d’un dénommé Moussa Muhammad Darwish « d’attenter à la vie du rabbin ».

Lisons le jugement.

« L’accusé [Salah] a demandé à Moussa de garder le secret sur l’affaire projetée et lui a dit aussi qu’il avait l’intention de réfléchir à la manière de procéder ».

Moussa indiqua à Salah, je cite toujours le jugement, qu’il fallait des armes pour procéder à un attentat, ce qu’il ne possédait pas. De sorte que « L’accusé [Salah] demanda à de différer l’attentat à cette fin (se procurer des armes) ».

Le Tribunal écrit donc, noir sur blanc, qu’il n’y pas la moindre arme à leur disposition et que compte tenu de ce fait « il faut différer l’attentat », autrement dit le reporter à un autre jour un attentat projeté sans la moindre arme !

Ensuite « l’accusé et Moussa se sont rendus dans le véhicule de Moussa, une Subaru, à Jérusalem, dans la zone proche de la maison du rabbin. Ils ont ralenti devant la maison et ont regardé vers celle-ci. Moussa a montré à l’accusé la caméra vidéo fixée à l’entrée de la maison et ensuite ils ont quitté les lieux. »

Continuons la lecture (indigeste et indigente) de l’acte d’accusation : « L’accusé [Salah] s’adressa alors à Mouatasam Muhammad Diab Sheik, lui décrivit le plan d’attentat et lui proposa de commencer à agir en vue de son exécution. Mouatasam refusa, demanda des munitions et il promit d’essayer d’obtenir des munitions ». Un attentat sans munitions ni armes – vous lisez toujours bien…

« A une occasion ultérieure, lors d’une rencontre au cours de laquelle Mouatsam était censé remettre les munitions à l’accusé et à Moussa, Mouatasam dit à l’accusé et à Moussa que la présence des forces armées israéliennes l’empêchait pour l’instant de remettre lesdites munitions, mais qu’il essaierait de le faire dans l’avenir. ».

Toujours pas la moindre arme, toujours des affirmations sans preuves mais toujours l’accusation d’attentat quand même ! Puis, suite à cette phrase citée ci-dessus et relevé dans le jugement, ce dernier précise : « Un mois plus tard, Moussa et l’accusé furent arrêtés, sans avoir mis leur projet à exécution. »

Ils n’ont pas d’armes selon le tribunal. Mais ils sont arrêtés « avant d’avoir mis leur projet à exécution » !

Voilà le second chef d’accusation. Vide, tout simplement vide.

Le jugement précise alors que « L’accusé [Salah] a plaidé non-coupable quant à ce qui lui était reproché ». Mais le 10 avril 2008 (soit une semaine avant ce jugement) « Les parties ont présenté un accord négocié (vous lisez bien) aux termes duquel l’accusé reconnaissait l’arrêté d’inculpation modifié (sic) et les parties sont tombées d’accord (sic) sur une peine incluant un emprisonnement de effectif d’une durée de 7 ans. »

Voilà ce qu’on nous présente comme étant un « plaider-coupable ».

On ne précise évidemment pas dans le jugement le fait auquel j’ai été témoin en direct, à savoir que si Salah maintenait son « plaider non-coupable » il était alors condamné à une peine double… Silence « évident » sur ce chantage que rien ne permet en droit d’appeler un « plaider-coupable ». Rien.

Et pour cause : il résulte clairement de ce jugement que Salah n’a commis aucun acte – et pour cause – contre le rabbin, encore moins un acte attentatoire à sa vie.

Il résulte de ce texte que l’appartenance de Salah au FPLP n’est en aucune manière établie, c’est même plutôt l’inverse car oser écrire qu’à 19 ans Salah était le chef d’un parti « terroriste » pour Jérusalem relève de l’affabulation pure et simple. C’est l’évidence.

Ce qui est écrit et repris ici les autorités françaises le savent, comme moi. Ils ont, comme moi, l’acte d’accusation. Si cette détention de Salah n’est ni arbitraire ni politique, qu’est-elle donc alors en bon français ?

Mais continuons.

Car le Juge militaire explique dans ces écrits pourquoi cette sentence est sévère. En effet : « L’accusation soutient que le plus grave est le deuxième article d’accusation qui décrit le projet (sic) de l’accusé et de ses compagnons d’assassiner le rabbin Yossef Ovadia. Point n’est besoin d’insister sur la gravité du meurtre (sic) d’innocents, d’autant qu’il visait un homme public et aurait (sic) pu conduire à des violences importantes. »

Le jugement écrit continue et précise : « Il convient de dire que cet accord [le chantage] présenté par les parties se distingue par sa sévérité (sic) de la peine communément admise par ce tribunal – c’est pourquoi la Cour doit prêter une grande attention à ces débats. »

Un jugement qui se distingue par sa « sévérité », écrit la Cour militaire. En effet « Le niveau de la peine [pour un délit de complot] n’est jamais montée au dessus de 4 ans de réclusion même dans des cas plus graves où il s’agissait d’attentas-suicides en vue de commettre un massacre. »

Jamais plus de 4 ans même dans des cas plus graves, écrit le tribunal…

Alors pourquoi 7 pour Salah tandis que le Juge écrit, ou plutôt avoue, que « Le délit d’accomplissement de la chose complotée était encore loin de sa réalisation et il manquait bien des éléments essentiels pour qu’il puisse être exécuté ». Dont acte.

Mais alors pourquoi cette peine plus sévère pour Salah ? « J’ai pris en considération une circonstance particulière et importante, qui est le fait que l’accusé, interrogé par nos soins, n’a pas exprimé de regrets quant à ses actes. »

Vous lisez bien : Salah n’e s’est pas excusé pour des actes que la Cour admet ne pas s’être produits, et non seulement « non produits » mais qui étaient « loin de se produire ». Et donc ? Et donc « du fait de la jeunesse (sic) de l’accusé » et de son absence de « regrets », le Juge considère et écrit : « L’accusé m’a laissé de sérieuses craintes qu’il ne récidive. » Il en résulte non pas 4 ans mais 7 ans de prison !

Je voulais vous faire partager cette lecture en ce jour.

Elle confirme la justesse de notre action mais souligne, à l’inverse, l’incroyable responsabilité de divers niveaux de notre « diplomatie » et des autorités françaises qui ne font rien de sérieux pou libérer Salah sans condition mais à l’inverse reprennent les thèses israéliennes, et qui en plus écrivent où signent des lettres sans « connaître » le dossier.

Et pourquoi le font-elles ? Tout simplement parce qu’importe les faits et le dossier, on ne doit pas toucher à Israël. Donc qu’importe notre bonne foi et nos arguments, qu’importe même le jugement : « On ne touche pas à Israël ». Point final. « Circulez ! Il n’y a rien à voir. »

« Bonne foi ? Vous plaisantez, non ? ». « Justice ? Mais de quoi vous parlez ? » « Droit de l’Homme ? Mais nous ne comprenons pas. Vous ne parlez pas du Mexique ? De l’Iran ? Non ! Alors nous ne comprenons pas ! »

Et ainsi de suite depuis plus de trois ans que nous sommes mobilisés.

Le « problème » c’est que nous ne sommes pas disposés à tuer le droit et l’innocence d’un jeune compatriote sur l’autel de la raison d’Etat. Et de cela, jusqu’au bout, ils auront à nous entendre et à rendre des comptes. Ils n’en seront pas quittes. Impossible.

Parisiennes et Parisiens : n’oubliez pas vendredi 22 avril à 18h30. Vous avez rendez-vous avec Denise Hamouri, sur la Place de l’Hôtel de Ville de Paris.

Le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères qui signe des lettres inconséquentes ne veulent pas recevoir Denise Hamouri. Nous la recevrons. A Paris. En plein cœur de Paris.

 

Jean-Claude Lefort
Samedi 16 avril 2010

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 08:34

arrigoni3.jpgTraduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Nous publions ci-dessous les deux déclarations rendues par les deux Partis communistes italiens après l’enlèvement et l’exécution du militant pacifiste pro-palestinien Vittorio Arrigoni


Pour le Parti de la refondation communiste (PRC) :

 

Alfio Nicotra, responsable national du département « Mouvements et paix » du PRC

 

« En ce moment terrible de douleur nous devons, comme il le disait lui-même, « rester humains », car la guerre, qui par sa nature est un homicide continu et infini, ne tue pas en nous l’amour pour la vie et l’espérance en un monde meilleur. Que ceux qui ont tué Vittorio sachent bien à qui ils avaient affaire : un ami du peuple palestinien, un militant indomptable de la cause pacifiste et un journaliste à contre-courant qui dérangeait. Son courage nous manquera tellement, tout comme son identité de citoyen du monde « sans drapeaux ni frontières », comme il lui plaisait de se décrire lui-même. Ses reportages, ses récits sur les victimes des guerres nous manqueront. Sa capacité de s’indigner face aux injustices et son appel à ne pas céder à l’indifférence nous manqueront. Précisément parce que la blessure est aussi profonde, nous ne devons pas baisser les armes face aux fauteurs de haine. Nous devons avoir le courage de continuer la lutte pour la paix et contre toutes les guerres. »


Pour le Parti des communistes italiens (PdCI) :

 

Oliviero Diliberto, secrétaire-général du PdCI

 

« C’est un ami qui a été tué, un grand homme qui a mis sa vie au service de la paix. La nouvelle de son exécution m’emplit d’une profonde et infinie tristesse. Que sa mort serve à rétablir la paix au Moyen-orient : ce serait l’héritage testamentaire d’Arrigoni, une personne qu’il ne sera pas facile d’oublier. »

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 08:22

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Depuis 63 ans, le peuple palestinien ne souffre pas seulement des mesures atroces de l’occupation israélienne, mais aussi et notamment, du silence d’une communauté internationale complice des crimes israéliens contre sa population civile.

 

 

Les appels lancés à cette communauté restent sans écho et ne parviennent à changer quoique ce soit sur le terrain. Tout un peuple continue de subir les agressions, voire les massacres commis par un État criminel, au mépris du droit international et de toute valeur humaine.

 

On assiste actuellement à des attaques sanglantes menées par les forces d’occupation israélienne contre la population civile de Gaza, enfants, femmes, vieillards innocents, contre leurs maisons, leurs fermes, leurs jardins.

 

Ces enfants pensaient qu’ils pouvaient aller paisiblement à l’école, ils pensaient qu’ils pouvaient jouer en toute liberté, sans peur, ils se croyaient protégés par les droits de l’enfant, par le droit international, par des conventions internationales de protection des civils.

 

Les civils pensaient que, dans ce monde-là, les puissants utilisaient la force militaire pour protéger les peuples, prétexte avancé au sujet de la Libye. Oui ,mais ils ont oublié que la Palestine n’est pas la Libye, ils ont oublié que, dans la bande de Gaza, l’armée israélienne utilise même des armes interdites pour les écraser, pour assassiner les habitants, hommes, femmes,vieillards et les enfants dont elle tue l’innocence, dont, avant tout, elle anéantit les rêves.

 

Toute attaque contre des civils, où que ce soit, est condamnable. Or, la veille de l’attentat de Jérusalem du 23 mars dernier, attentat que le monde entier, y compris les médias, a unanimement réprouvé, à l’Est de Gaza, cinq civils, dont trois enfants de 9 à 11 ans, ont été tués par un missile israélien. Ces trois enfants jouaient au ballon dans la rue, devant leur maison : il n’y a pas de stade, ni de centre de loisirs pour eux, à cause de la situation économique et du blocus inhumain imposé par l’occupant israélien. Trois enfants sont morts sans que personne ne bouge pour mettre au pas cet État créé sur le sang et la souffrance des Palestiniens.

 

Dans ce monde où prime l’intérêt, les États-Unis dépendent totalement des électeurs sionistes, l’Europe divisée est incapable de réagir, elle suit la politique américaine pro-israélienne et les Nations-Unies sont manipulées par ces puissances. Les organisations internationales des droits de l’homme ne parviennent pas à faire entendre leur voix concernant ces violations .On abandonne tout principe humain, toute valeur de paix, de liberté, on ignore ces droits soit -disant défendus par un monde dit libre.

 

Nous, Palestiniens, attendons une solution juste et durable, nous attendons un changement dans le comportement de cette communauté internationale, nous attendons de sa part une décision courageuse aux yeux de l’histoire, nous attendons une application du droit international vis à vis de cet État qui viole ce droit. Et pour nous, dans cette expectative, une question se pose :

 

Et les civils de Gaza ?

 

Et les enfants de Gaza ?

 

Et les femmes de Gaza ?

 

Qui les protège ?

 

C’est à la fois une interrogation et un appel, mais surtout et avant tout, un appel, un simple appel à la conscience mondiale !





Ziad Medoukh est enseignant de français à l’université Al-Aqsa de Gaza et coordinateur du Centre de la Paix

 

 

 

 

 

Source : Info-Palestine

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 11:55

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Plusieurs soldats israéliens ont été cités comme témoins à la Cour de Haifa en début de semaine, lors des auditions du procès de Corrie contre l’état d’Israël. Le procès traîne en longueur, mais des années après le meurtre de Rachel Corrie, l’impunité d’Israël fait l’objet d’un sérieux examen et est remise en question.

Il y a huit ans, la militante américaine du Mouvement de Solidarité, Rachel Corrie, a été écrasée par un bulldozer blindé Caterpillar D9 de fabrication étasunienne à Rafah, au sud de la bande de Gaza occupée.

Corrie, qui portait un gilet fluorescent orange et parlait dans un porte-voix, essayait d’empêcher la démolition de la maison d’une famille palestinienne par l’armée dans le corridor de Philadelphie, une large bande de terre de Gaza qui longe la frontière égyptienne en coupant Rafah en deux et dans laquelle des centaines de maisons ont été démolies de 2002 à 2004 selon les rapports sur le terrain de l’association des droits de l’homme Human Rights Watch.

Après des années de procédures légales, les parents de Rachel Corrie, Cindy et Craig, ont réussi à faire comparaître des soldats qui étaient en service ce jour-là à Rafah devant la Cour de Haifa. Les auditions ont commencé en mars 2010 et se sont poursuivies en septembre, novembre et au début de cette semaine.

Les parents de Rachel Corrie ne demandent qu’un dollar de dommages et intérêts à l’armée israélienne mais l’accusent d’être responsable de la mort injustifiée de leur fille et de négligence criminelle.

Des témoignages oculaires d’autres militants du Mouvement International de Solidarité (ISM), attestés par des preuves photographiques, indiquent que Rachel a été écrasée par l’énorme lame d’un bulldozer et est morte peu après. L’armée israélienne et les hommes de loi qui la défendent, prétendent que la mort de Rachel était un accident, que le conducteur du bulldozer ne l’avait pas vue et que ce n’est pas la lame qui l’a tuée mais plutôt un tas de cailloux que le bulldozer a projeté sur elle en rasant la maison.

Dans leurs témoignages, les soldats affirment inébranlablement que tous les Palestiniens de ce secteur étaient armés et considérés comme dangereux par l’unité militaire et que les ordres étaient de tirer pour tuer quand ils démolissaient des maisons. Ils sous-entendent par là que Rachel et les autres militants du Mouvement se sont mis eux-mêmes en danger en pénétrant dans une zone militaire fermée et que par conséquent ni les soldats ni leurs chefs ne peuvent être considérés comme responsables de sa mort.

Mais la question que le juge s’est bien gardé de soulever c’est comment et pourquoi les soldats et leurs bulldozers blindés se trouvaient à cet endroit. Les soldats et leurs chefs obéissaient à l’ordre de démolir les maisons dans le corridor de Philadelphie - le nom qu’Israël donne à la bande de terre [d’environ 10 km de long NdT] qui lui sert de zone tampon entre Gaza et l’Egypte. Ces démolitions ont commencé en 2002 et se sont poursuivies au cours des deux années suivantes provoquant le déplacement de milliers d’habitants. Selon Human Rights Watch, après que les maisons aient toutes été démolies, un mur de fer a été érigé le long du corridor de Philadelphie ("Razing Rafah," 17 October 2004). La démolition des maison palestiniennes est une violation de l’article 53 de la Quatrième Convention de Genève qui stipule que "Toute destruction par une puissance occupante de biens immobiliers ou personnels appartenant individuellement ou collectivement à des personnes privées.... est interdite, sauf si cette destruction est rendue absolument nécessaire par des opérations militaires."

Israël qui a signé la Convention, prétend que la loi "ne s’applique pas à son occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza," selon un rapport détaillé d’Amnistie Internationale ("Document - Israel and the Occupied Territories : Under the rubble : House demolition and destruction of land and property," 17 May 2004).

Amnistie Internationale ajoute que "Des évictions forcées opérées sur une telle échelle violent le droit des habitants au logement, qu’on les justifie par des "besoins sécuritaires/militaires" ou l’application de lois de planification ou qu’elles soient une forme de punition collective. Selon le droit international, il est interdit aux états de procéder par la force à des évictions."

Les forces d’occupation ne se sont pas privées de violer abondamment le droit international - et ce sont ces violations auxquelles Rachel Corrie et ses camarades militants s’opposaient et qu’ils voulaient empêcher.

S.R., le commandant d’une unité de l’armée israélienne qui a témoigné mercredi et dont le visage était dissimulé par un écran pour que les Corrie ne puissent pas le voir, a dit que "aucune des maisons [qui avaient été rasées dans le secteur] n’étaient habitées... Elles servaient toutes de bases à des activités terroristes."

C’est une allégation mensongère ; la maison que Rachel essayait de protéger était habitée par la famille Nasrallah. Ni le Dr. Samir Nasrallah, un pharmacien, ni les membres de sa famille qui habitaient cette maison n’ont jamais été accusés "d’activités terroristes" par l’armée israélienne. Le Dr Nasrallah n’a jamais représenté la moindre menace pour l’armée ni le gouvernement israéliens la preuve c’est qu’Israël l’a même autorisé à aller aux USA animer une tournée d’information avec les Corrie -déplacement qu’un Palestinien soupçonné d’avoir des liens avec des terroristes n’aurait jamais pu faire.

Quand j’ai assisté à une série d’auditions en septembre dernier, un autre responsable de l’entraînement militaire a affirmé avec impudence que "en temps de guerre, il n’y a pas de civils". Craig Corrie m’a dit que cette aveu avait été un choc pour sa famille et ceux qui les accompagnaient au procès mais pas une surprise vu la manière dont se comportait l’armée depuis le début.

A Gaza ce n’était pas une guerre ; c’était -et c’est toujours- une occupation militaire agressive, meurtrière et inégale infligée au million et demi de résidents de Gaza.

Human Rights Watch affirme que, le long de la frontière avec Israël cette fois, 2500 maisons de Gaza ont aussi été détruites de 2002 à 2004 après l’éclatement de la deuxième Intifada, pour que l’armée puisse réaliser ce qu’elle appelle la "zone tampon". La zone tampon est une bande de terrain de 300 mètres de large, un no-man’s land militarisé, le long de la frontière avec Israël qui a privé Gaza de plus de 35% de ses terres cultivables - et coûté la vie à plus de 100 Palestiniens tués par balle depuis mars 2010.

En plus de la famille Corrie, assistaient aux audiences des militants, des journalistes et des observateurs spécialisés dans le droit de l’Ambassade des USA, the National Lawyers Guild, Human Rights Watch, Al-Haq, Avocats Sans Frontieres, Amnesty International, Yesh Din et d’autres organisations des droits de l’homme et des droits civils internationales, palestiniennes et israéliennes.

Dans un communiqué de presse, Zaha Hassan de the National Lawyers Guild (l’association nationale des avocats) a dit "cela fait maintenant huit ans que la famille de Rachel et nous tous qui venons au procès pour les soutenir, nous attendons qu’on nous dise pourquoi le commandant de l’unité à ordonné au conducteur du bulldozer de passer sur l’endroit même où Rachel était en train de crier dans un porte-voix" ("National Lawyers Guild Free Palestine Subcommittee to Observe Resumption of Trial Brought by Family of Slain Peace Activist Rachel Corrie," 4 April 2011).

Hassan a ajouté : "La justice exige qu’on réponde à ces questions et qu’on demande des comptes à ceux qui sont responsables de sa mort."

Mercredi, le juge, Oded Gershon, a avoué fièrement en pleine Cour, qu’il avait été juge militaire plus tôt dans sa carrière. On ne sait pas encore si son parti pris en faveur de la politique de l’armée influencera la décision finale dans l’affaire Corrie, mais l’événement dans son entier constitue un précédent d’une importance capitale.

Des soldats israéliens responsables de la démolition de maison et du meurtre de Palestiniens et d’internationaux peuvent désormais être amenés devant la justice. Les ordres militaires sont méticuleusement examinés. Des fissures dans le système extrêmement solide de l’impunité militaire commencent à apparaître et les Corrie sont déterminés à élargir ces fissures pour que d’autres familles endeuillées puissent elles aussi demander justice.

La prochaine série d’auditions commence le 22 mai et la salle du palais de justice sera à nouveau bondée. Pour les Corrie et les membres des innombrables familles palestiniennes qui attendent depuis le début de l’occupation israélienne en 1948 qu’on leur rende enfin justice, le processus légal est peut-être pénible et douloureux mais il est vital. Cela fait trop longtemps qu’on attendait ça.

 

Nora Barrows-Friedman

 

Nora Barrows-Friedman est une journaliste indépendante primée qui écrit pour The Electronic Intifada, Inter Press Service, Al-Jazeera, Truthout et d’autres organes de presse. Elle fait régulièrement des reportages en Palestine.

On peut trouver le résumé des auditions et d’autres informations sur le site web de la fondation de Rachel Corrie à l’adresse rachelcorriefoundation.org.

Pour consulter l’original : http://electronicintifada.net/v2/ar...

traduction : D. Muselet

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http://www.legrandsoir.info/Le-proces-de-Rachel-Corrie-remet-en-cause-l-impunite-d-Israel-The-Electronic-Intifada.html
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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 16:20

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http://www.legrandsoir.info/Apartheid-a-Hebron-Countercurrents.html

 

 

Tu as sûrement lu des articles sur la situation dans la ville de Cisjordanie de Hébron où 800 colons juifs vivent au milieu de 170 000 Palestiniens. Mais c’est autre chose de se trouver sur place. Voir ce que tu vois, te donne mal au ventre. Voir ce que tu vois te fais immanquablement penser à un mot qui commence par "A".

Il y a quelques semaines, j’ai passé un après-midi dans des lieux qu’on ne visite pas quand on fait le tour des synagogues et il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce que j’ai vu. Dans la colonie de Kiriat Arba, la directrice du projet de Peace Now (Paix maintenant) de surveillance des colonies, Hagit Ofran, a dit à notre délégation composée d’Etasuniens appartenant au mouvement Peace Now : "A partir d’ici seuls les Israéliens peuvent entrer dans Hébron en voiture, les Palestiniens doivent y aller à pied." J’ai cru qu’elle plaisantait. Mais pas du tout.

Depuis les années 1970 des colons radicaux revendiquent des propriétés de Hébron que des Juifs possédaient avant l’établissement de l’état d’Israël en 1948. Aujourd’hui il y a des affiches partout qui proclament le droit divin des colons à la ville, en citant les paroles de la Torah ("Les enfants sont revenus dans leurs frontières" Jérémie 31, 17) et rappelant le massacre de 66 Juifs par leurs voisins arabes.

Je n’ai trouvé aucune mention du massacre de 1994 qui a eu lieu à la mosquée Ibrahimi dans la tombe des Patriarches au cours duquel Baruch Goldstein, un docteur israélien originaire des USA, a ouvert le feu sur des musulmans en prière faisant 29 morts et 125 blessés. Quand les Palestiniens en colère sont sortis dans les rues de Hébron, les forces de défense israéliennes ont imposé un couvre-feu aux Palestiniens, qui ne leur laissait que quelques heures par jour pour sortir faire les courses.

D’abord on nous massacre, ensuite on nous punit, ont rétorqué les Palestiniens furieux. Pourquoi ne pas imposer un couvre-feu aux Juifs extrémistes ? Pourquoi le fardeau de la sécurité des Juifs doit-il retomber sur nous ?

A chaque nouvelle éruption de violence, l’armée israélienne a imposé de nouvelles restrictions aux Palestiniens. Le Protocole de Hébron de 1997, un accord diplomatique signé entre Israël et l’Organisation de Libération de la Palestine avec l’aide de l’administration de Clinton, a divisé officiellement la ville. Les Palestiniens ont la responsabilité de la plus grande partie de Hébron appelé secteur H-1 et le secteur H-2 -qui couvre les 18% de la ville où les colons se sont installés- est resté sous le contrôle de l’armée israélienne.

Le grand marché qui approvisionnait la ville et les villages environnants s’est retrouvé dans le secteur H-2. Il a été fermé par l’armée israélienne et des mesures de séparation ont été mises en place pour protéger les colons contre les attaques et réduire au maximum les frictions entre les Arabes et les Juifs. L’accès des Palestiniens au centre ville a été sévèrement restreint, les échoppes ont fermé, quelques unes ont été réquisitionnées par des colons et des planches sont clouées sur la plupart des issues.

Au bout de 14 ans de ce régime, la rue principale ressemble à une ville fantôme, les bâtiments qui s’écroulent sont couverts de graffitis en hébreu : "Les Juifs n’achètent qu’aux Juifs", "Pas d’arabes ni de rats" et pire encore. Mon coeur se soulève en lisant ces mots pleins de haine mais plus encore en voyant que la rue est divisée physiquement en deux, d’un côté les Palestiniens, de l’autre les Juifs -le côté le plus large pour les Juifs- et tout cela sous la surveillance des soldats. Ofran me dit que certains Palestiniens doivent passer par les toits pour rentrer chez eux parce que les rues leur sont interdites.

Issa Amro, un militant palestinien des droits de l’homme, nous a brossé, en 10 petites minutes, un portrait effrayant de l’occupation israélienne du secteur H-2 et de ses 18 checkpoints. Bien que natif de Hébron, certaines rues lui sont interdites. Bien qu’il pratique la non violence, il est soumis à la loi militaire tandis que le colons le plus radical est soumis au droit civil. Il nous expliqué que les Palestiniens peuvent être détenus sans jugement pendant plusieurs jours mais les Israéliens seulement 24 heures. Les Palestiniens doivent barricader leurs fenêtres pour se protéger des pierres que lancent les colons car l’armée ne protège pas leurs maisons. Il nous a raconté qu’il y a deux ans une femme a accouché au checkpoint parce que les ambulances palestiniennes ont besoin d’autorisations spéciales pour passer d’un secteur à l’autre. Des douzaines de routes ont été bloquées avec des barrières en ciment pour empêcher les Palestiniens de se déplacer librement.

Si on ouvre les yeux et qu’on regarde les choses en face, on est obligé d’admettre l’impensable - "A" pour arrogance et, oui, pour apartheid. Cela me fait mal rien que d’écrire ce mot.

Moi qui suis une sioniste de longue date qui aime Israël et veux la paix, j’ai rejeté cette étiquette qui me paraissait outrancière ainsi que les comparaisons que je trouvais incendiaires et faciles avec l’Afrique du Sud d’avant Mandela, qu’ont répandues Jimmy Carter et quelques personnalités de la gauche. J’ai fait des douzaine de voyages en Israël depuis 1976 et tout en critiquant sévèrement la politique de son gouvernement -qu’il soit Labor, Likud ou Kadima- à l’égard des Palestiniens à l’intérieur et à l’extérieur de la ligne verte, je n’ai jamais pensé que les faits sur le terrain justifiaient ce jugement extrême. Mais c’est que, avant le mois dernier, je n’étais jamais allée à Hébron.

Les Juifs qui aiment la justice ne peuvent pas nier plus longtemps ce que les autorités israéliennes font à Hébron ; on n’a pas le droit de dire qu’on ne savait pas.

Letty Cottin Pogrebin, a fondé et dirige Ms. Magazine, est l’auteur de neuf livres, et a été présidente de Americans for Peace Now.

Pour consulter l’original : http://countercurrents.org/pogrebin...

traduction : D. Muselet

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http://www.legrandsoir.info/Apartheid-a-Hebron-Countercurrents.html
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:46

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http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/62864/date/2011-04-06/article/palestine-israel-gaza-strophe-cinema/

Deux projections du film "Gaza-Strophe, Palestine" dans des salles parisiennes ont été perturbées par des militants pro-israéliens. Un acte qui vient s’ajouter aux nombreux obstacles que rencontre le film.


Mardi 5 avril, devant la Péniche Cinéma, une dizaine de personne chantent "Israël vivra, ton bateau coulera". La salle vient de projeter le film Gaza-strophe, Palestine, qui reprend les témoignages des Gazaouis peu de temps après l'opération "Plomb durci", menée par l'armée israélienne.

 


 

A l'occasion de cette diffusion, "les organisateurs avaient accroché un drapeau palestinien, qui a été arraché par ces militants pro-israéliens", raconte le directeur artistique de la Péniche Cinéma, Franck Delrieu. Avant même le début de la projection, plusieurs policiers se trouvaient sur place afin d'empêcher la venue de militants de la Ligue de défense juive et d'éviter tout dérapage violent.

Deux jours plus tôt, le dimanche 3 avril, une autre projection avait déjà été perturbée.

"Il était 17h55", raconte Claude Gérard, directeur de l'Espace Saint-Michel où était diffusé le film, aux Inrocks. "Une vingtaine d'individus ont tenté de pénétrer dans la salle où était projeté le documentaire afin d'interrompre la séance. Pour y parvenir, ils ont essayé d'enfermer le projectionniste et la caissière derrière la caisse, à l'aide d'un antivol."

Face à la résistance du projectionniste, blessé dans la rixe, le groupe aurait pris la fuite, laissant au passage de nombreux tracts les rattachant à la Ligue de défense des juifs et promettant de revenir brûler le cinéma. Une plainte a été déposée par le projectionniste. De son côté, le directeur du cinéma réfléchit encore à d'éventuelles poursuites. Depuis plus d'un an, la diffusion du documentaire, dans les cinémas et à la télévision, a rencontré de nombreux obstacles.


Des précédents depuis 2010


En février 2010 déjà, l'ambassade d'Israël avait convoqué le directeur des programmes de France Ô, Luc Laventurier, pour empêcher que le documentaire ne soit diffusé sur la chaîne publique. Le lendemain de cette convocation, la rédaction de France Ô, submergée par les mails réclamant le maintien de la diffusion du film, décide finalement de ne pas le déprogrammer.

Plus récemment, en mars 2011, c'est un débat censé suivre la projection du film qui a été supprimé par l’autorité tutélaire du cinéma d’arts et d’essais, c'est-à-dire le président de la communauté d’agglomération d’Evry, Manuel Valls. La ville veut en effet éviter toute "tension entre les communautés". Un collectif de 32 associations a adressé une lettre à Manuel Valls pour connaître les "vraies raisons" de cette interdiction. Il n'a pas reçu de réponse pour le moment. Contacté par les Inrocks, Manuel Valls n'a pas été en mesure de nous répondre.

Le 18 mars dernier, à Versailles, la projection du film a été supprimée au cinéma le Roxane. L'annonce de l'annulation a été faite quatre jours avant la date prévue, alors que la projection était programmée depuis plusieurs semaines. "Nous n’avons eu aucune explication de la part du propriétaire qui a demandé l’interdiction", explique aux Inrocks Michel Basiléo, membre de la Ligue des droits de l’homme et organisateur de la projection.

 

Le jour où la projection aurait dû avoir lieu, une cinquantaine de spectateurs et militants de la Ligue des droits de l’homme se rendent au dit cinéma pour obtenir des explications.

"Quand nous sommes arrivés, il y a avait six à sept voitures de police et le propriétaire nous attendait derrière le comptoir. Il nous a dit que le film avait été déprogrammé à cause de 'la situation au Moyen-Orient'."

Une demande d'explication a été adressée au propriétaire du cinéma. Aucune réponse n'a été donnée.


Marc Mechenoua

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 18:43

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http://www.aloufok.net/spip.php?article3925

 

Juliano Mer-Khamis, le directeur israélo-palestinien d’un théâtre à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, a été assassiné lundi après-midi par des hommes armés dans le camp de réfugiés de la ville, a-t-on appris de sources policière et médicales.
Un groupe de tireurs non identifiés a ouvert le feu dans l’après-midi sur la voiture de Juliano Mer-Khamis, comédien et militant très connu en Israël, qui se revendiquait à la fois "juif et palestinien", le touchant de cinq balles, a précisé le chef de la police de Jénine, Mohammad Tayim.
Selon des témoins, il a été assassiné par deux tireurs masqués.
"Il a été tué par un tireur masqué qui a tiré cinq balles par la fenêtre de sa voiture", a déclaré de son côté à l’AFP le gouverneur de Jénine, Qaddoura Moussa, ajoutant qu’une femme de Bethléem avait également été blessée à la main par les tirs.
"Nous n’avons encore arrêté personne mais nous avons formé une commission de l’ensemble des services de sécurité palestiniens pour enquêter sur son meurtre et nous espérons des résultats dans les heures qui viennent", a-t-il ajouté, indiquant qu’a sa connaissance le comédien n’avait "pas reçu de menaces".
Le corps a été transféré en Israël, a constaté un photographe de l’AFP.
La victime dirigeait le théâtre de la Liberté, fondé dans le camp de réfugiés de Jénine par sa mère, Arna Mer (1930-1995), militante pour les droits des Palestiniens, tout comme son fils, et mariée à Saliba Khamis, un Arabe Israélien, dirigeant du Parti communiste israélien.
A l’origine, le "Théâtre des pierres" avait été lancé durant la première Intifada (1987-1993). Pour Arna Mer, ardente militante de la paix, il s’agissait de créer un espace préservé où les enfants échapperaient à la violence du conflit et de l’occupation.
Détruit en 2002 lors d’une opération de l’armée israélienne contre les groupes armés palestiniens, l’établissement a revu le jour en 2006 sous le nom de "Théâtre de la Liberté" grâce à Juliano Mer-Khamis, réalisateur du documentaire "Les enfants d’Arna", avec le soutien de Zakaria Zoubeïdi, chef local du groupe armé palestinien des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, qui a participé aux combats à l’époque.
Mais le théâtre ne faisait pas l’unanimité à Jénine et a été notamment visé par des tentatives d’incendie, Juliano Mer-Khamis ayant lui-même affirmé avoir été par le passé la cible de menaces.
La dernière production du théâtre était une représentation d’"Alice au pays des merveilles".

(Lundi, 04 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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