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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 20:38
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Published by valenton rouge - dans Palestine libre
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 15:20
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• Liste des entreprises et marques israéliennes à boycotter (liste non exhaustive)

AGREXCO

Agrexco appartient pour 50% à l’Etat israélien et tous les produits exportés de la Vallée du Jourdain sont emballés et vendus par eux. L’exportation par Agrexco de marchandises provenant des colonies de Cisjordanie sont illégalement vendues en tant que "Produits d’Israël", tirant ainsi bénéfice des termes de l’échange préférentiel que l’Europe accorde aux importations israéliennes. Les produits sont labellisés CARMEL, JAFFA ou STAR RUBY.

Produits commercialisés sous la marque Carmel : légumes (tomates cerises, céleri, maïs doux), fruits (avocats, pamplemousses), vin, cognac, liqueurs, jus de fruits, fleurs coupées, dattes "Jordan River" ou "Jordan Plains" et "Bahri".

Les principales variétés de dattes exportées par Agrexco cultivées dans la Vallée du Jourdain sont les "Medjoul" et "Deglet Nour".

ACHVA

Barres de sésame Achva (Halva) fabriqués par la Société Achdut installée dans la Zone Industrielle de Barkan, en Cisjordanie. Produits commercialisés sur des sites internet (telemarket.fr : Achat en ligne de Monoprix) ainsi que dans des magasins de produits Bio.

AGROFRESH

Agrofresh Inc, est une multinationale qui commercialise des produits frais (parfois sous le nom de Rohm & Haas) importés d’Israël : avocats, concombres, pommes, tomates).

Agrofresh Inc a également mis au point la technologie SmartFresh™ conçue pour être utilisée dans les installations de stockage ou dans des containers de transit afin de conserver toute leur fraîcheur aux produits qui viennent d’être récoltés. On trouve ces produits dans les grandes surfaces, sur les marchés, les magasins Bio.

BEIGEL & BEIGEL

Pâtisserie industrielle produite dans la Zone Industrielle de Barkan, en Cisjordanie.

CITRUS MARKETING BOARD

La Société Citrus Marketing Board regroupe différents exportateurs d’agrumes qui commercialisent leurs produits, entre autre, sous le label Jaffa. Cela comprend différents produits : Jaffa Agrumes, jus de fruits, cakes aux fruits, mandarines, citrons, pamplemousses Sunrise....

Les marques commercialisées sont : Jaffa Sweetie, Jaffa Sunrise, Jaffa, Jaffas, Jaffarines, Sunrise, Sweetie, Suntina, Yarden Red, Yarden River, Golden Sweet, Jaffa Suntina, Jaffa Yarden Red, Jaffa Yarden River.

HOLYLAND miel, herbes.

Ces produits sont exportés par différentes entreprises dont AGREXCO et AGRO-FRESH

On trouve ces produits dans les grandes surfaces, sur les marchés, dans les magasins Bio.

CORAL Cerises, fraises, pamplemousses, fruits.

Coral™ Palestinian Produce [Produit palestinien] Marketed by Agrexco Ltd (commercialisé par Agrexco SA).

DATTES

La France a importé en 2000-2001 entre 1.200 et 1.400 tonnes de dattes en provenance d’Israël. Agrexco importe des dattes "Bat Sheva", "Jordan River" ou "Jordan Plains". Les principales variétés de dattes cultivées dans la Vallée du Jourdain sont les "Medjoul" et "Deglet Nour". Israël est le seul fournisseur des "Hayani" importées en France par la Société Hadiklaim.

Environ 150 tonnes par an de la variété de dattes "Bahri" sont importées en France par Agrexco et Hadiklaim.

On trouve également en vente dans les boutiques bio françaises des dattes "King Salomon".

HAY Epices : paprika, sesame, cumin, curry.

18 % du montant des achats sont reversés à l’association "Hayal Balev", qui distribue sur le terrain des pizzas et boissons aux Hayalim de Tsahal.

JAFADEN Jus de fruits.

En vente chez LECLERC (fruits importés d’Israël, transformés et reconditionnés en France et donc vendus sous un code barre français). (écrire à : service.consommateurs@scamark.fr)

KEDEM FOOD PRODUCTS Filiale de HKS Marketing.

Kedem commercialise des fruits et légumes, des jus de fruits, du vin, du vinaigre. Kedem France commercialise également des produits de la Mer Morte et des plantes cultivées dans les collines d’Hébron et dans la Vallée du Jourdain en Cisjordanie.

(écrire à : info@kedemfrance.com)

LE KAKI SHARON

Le kaki (il en existe une centaine de variétés) est originaire de Chine et a été introduit au Japon, en Europe et aux États-Unis depuis des siècles mais la variété qui porte le doux nom de Sharon et est née en Israël n’a qu’une cinquantaine d’années. Seule l’Espagne en produit un peu.

Une multinationale d’agro-alimentaire israélienne, Mor International Ltd, a décidé de le cultiver en Afrique du Sud.

Mor International Ltd et d’autres partenaires ont créé une filiale avec des Sud-Africains. Les premiers plans sont venus d’Israël mais, au fil des ans, des arbres ont été plantés et des vergers ont vu le jour. Depuis peu, l’Afrique du Sud est devenue le principal fournisseur de Kaki Sharon hors-saison sur les marchés à l’exportation. Deux exploitations agricoles qui portent le nom de SwellenSharon ont vu le jour. Les capitaux sont à 51% israéliens et 49% sud-africains. Ce fruit est ensuite importé en Europe avec, comme provenance, l’Afrique du Sud.

OSEM

Osem est une filiale de Nestlé dont l’une des usines est installée à Kiryat Gat.

L’usine de Kyriat Gat est construite sur des terres appartenant au village palestinien d’Iraq Al Manshiya et et d’Al-Falluja détruits en 1949. Ces villages faisaient partie du District de Gaza à l’époque.

Ces villages, appelés aussi "poche de Falluja", ont une histoire toute à fait particulière puisqu’ils n’avaient pas été pris par l’armée israélienne en 1948. A l’aide de l’armée Egyptienne, les villageois ont réussi à tenir jusqu’à la fin de guerre de 1948.

Lors de l’accord d’armistice signé entre l’Egypte et Israël en février 1949, l’Egypte a accepté d’en retirer ses soldats à condition que la population puisse rester si elle le désirait et que leur sécurité soit garantie. Israël a accepté. Cet accord fait même l’objet d’une annexe de l’accord d’armistice.

Mais ensuite, selon Benny Morris, le Général Allon a décidé de pousser à fuir les habitants en les effrayant. Les derniers villageois sont partis le 28 avril 1949. Les villages ont été ensuite rasés et en 1959, Israël y construisait la ville de Kiryat Gat après avoir annexé la terre.

Snacks, soupes, biscuits, repas complets préparés. Sabra : salades et hors-d’œuvre, repas complets préparés, produits méditerranéens : hoummous, salades de pois chiches, d’aubergines et d’avocats. Crème glacée "gli-diet" (Noga Ice Cream, filiale de Osem-Nestlé).

SOCIETE TIVALL

Les produits végétariens de la Société Tivall sont importés en France par Yarden France. On peut trouver, par exemple, chez Carrefour des produits végétariens surgelés de la marque "Gourmet Vert" de Tivall Yarden.

TOP EDEN FRUITS

Fruits et légumes provenant du Plateau du Golan, territoire syrien illégalement occupé par Israël pour assurer la sécurité de ses citoyens bombardés par les forces syriennes. Commercialisés chez CARREFOUR et INTERMARCHE.

YARDEN France

Yarden France commercialise

  • des vins du Golan : Yarden Merlot, Yarden Chardonnay, Yarden Sauvignon blanc, Yarden Mont Hermon, Gamla,
  • des sucreries sous la marque « ELITE ».

YARDEN importe de nombreux produits frais, surgelés, épicerie et liquides. On trouve des produits YARDEN dans différentes enseignes telles que : Carrefour, Monoprix, Auchan, Franprix, G20.

Des produits YARDEN sont également commercialisés sur les sites internet de Carrefour (ooshop.fr) et de Monoprix (telemarket.fr).

ATTENTION aux groupes de grande distribution français et européens Coordonnés pour les contacter

Groupe CARREFOUR

Carrefour commercialise beaucoup de produits israéliens. Méfiance donc, lorsque l’origine du pays n’est pas indiquée. D’autre part, Carrefour importe des produits israéliens qu’il reconditionne en France. Parmi ces produits, on trouve la marque "Graine d’Eveil" et "Litaf" : produits de puériculture et ses vêtements commercialisés sous la marque « Tex » sous-traités en Israël chez Delta Galil.

Carrefour Service consommateurs 26, quai Michelet 92695 Levallois-Perret Cedex http://www.carrefour.fr/ccm/site/contacteznous.jsp

Liste des magasins CARREFOUR : http://www.carrefour.fr/ccm/content/categories/votre-magasin/

Groupe AUCHAN

Cette société commercialise elle aussi de nombreux produits israéliens. Elle a également tenté, en mars 2004, de vendre dans son magasin de La Défense des oranges et des mandarines israéliennes "Jaffa" étiquetées comme venant du Maroc et d’Espagne.

Auchan Service consommateurs 200, rue de la Recherche 59650 Villeneuve d’Ascq

Liste et coordonnés des magasins http://www.auchan.fr/magasin/index.asp

DELHAIZE

Delhaize est une multinationale implantée en Belgique qui importe des produits israéliens et les commercialise en tant que produits belges. Produits concernés : épices (basilic, citronnelle, coriandre, baies de poivre vert).

Delhaize commercialise également des produits israéliens : melons, jus de tomate, pamplemousses, pesto, pommes de terre et des produits bio, Sabra Salads.

POMONA

Par sa filiale Fruidor, Pomona importe des fruits et légumes israéliens qui sont reconditionnés en France et commercialisés, dont des avocats et des mangues.

Ecrire à POMONA :

Pomona 2 et 4, Place du Général de Gaulle 92164 ANTONY-CEDEX Tél. : 01.55.59.61.00 Email : communication@pomona.fr

DOLE

Dole Food Co. Inc. est le premier producteur mondial de fruits et légumes frais et de fleurs coupées.

Depuis 2000, il s’est doté d’une éthique : la norme SA 8000 (responsabilité sociale) et se targue d’avoir créé des conditions de travail en accord avec toutes les exigences légales et les codes de conduite internationalement admis.

Parmi les conditions définies par cette norme, on trouve la Discrimination.

Pourtant, il importe des produits israéliens : vérifiez sur les étals de vos hypermarchés, vous trouverez des mangues, des patates douces, des avocats, des pamplemousses, ect.. provenant d’Israel conditionnés dans des caisses carton à l’enseigne de Dole.

Comment Israel Apartheid peut-il être sélectionné et entrer dans ces conditions ?. Réagir auprès de Dole : http://www.doleeurope.com/people/index_faimess.html

Autres infos sur les principaux exportateurs israéliens d’agro-alimentaire

VETEMENTS

DELTA GALIL

Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil.

Delta Galil, qui fabrique de la lingerie féminine de qualité, des sous-vêtements pour hommes, des chaussettes, des vêtements pour bébés, des tenues de détente et des tissus, vend ses produits à des marques comme Polo, Ralph Lauren, Donna Karan, Calvin Klein, Victoria’s Secret et Hugo Boss, ainsi qu’à des détaillants : JC Penney, Gap et Banana Republic aux Etats-Unis, Marks & Spencer au Royaume-Uni, Hema aux Pays-Bas et Playtex, Dim, Carrefour(Tex) et Auchan (sous-vêtements homme et chaussettes) en France.

TEFRON

Avec sa technologie de pointe, Tefron, l’un des plus gros producteurs mondiaux d’articles sans couture, compte parmi ses clients : Victoria’s Secret, Donna Karan, Gap, Banana Republic et, en Europe, Cacharel et Dim.

GOTTEX

Marque israélienne de vêtements sportifs et de natation.

DIVERS

Ahava, Dead Sea Cosmetics et Spa Cosmetics Produits cosmétiques de la Mer Morte.

El Al

Compagnie aérienne israélienne.

Graine d’Eveil

Vente de produits de puériculture, le site de Graine d’Eveil (www.grainedeveil.com) propose des produits israéliens dont la marque "Litaf" (réhausseurs de chaise, etc.).

On peut aussi en trouver d’autres chez Carrefour (anneau de bain, pot d’apprentissage 2 positions).

KETER et ALLIBERT

Meubles en plastique. Keter Plastics, entreprise israélienne, a acheté la Société Allibert en novembre 2003, la plus grande entreprise de produits en matière plastique pour salles de bain en Europe. Keter Plastics commercialise ses produits, particulièrement ses meubles en plastique pour jardin dont il est le leader mondial, sur les marchés porteurs d’Allibert qui sont la France et la Belgique.

C’est sous cette marque très connue que ses produits sont vendus. En acquérant cette société, Keter Plastics est devenu le plus grand producteur européen dans ce domaine avec un chiffre d’affaires se montant à plus de 300 millions de dollars pour l’Europe seulement et un total consolidé de 600 millions de dollars prévus en 2004. (27/11/2003)

Ces produits sont commercialisés par CARREFOUR, CASTORAMA et tous les hypermarchés français.

MOTOROLA

Motorola est propriétaire majoritaire de la première compagnie de téléphones portables en Israël. Il y a une compagnie palestinienne de téléphones portables appelée Jawwal. Ces cinq dernières années, l’IDF a détruit certaines des antennes de Jawwal et l’empêche d’installer des antennes dans certaines régions.

D’ailleurs, toutes les importations de Jawwal sont contrôlées par Israël, qui décide parfois qu’une certaine technologie est "trop dangereuse" pour laisser la possibilité aux Palestiniens de l’avoir.

NETAFIM

Cette société israélienne basée à Tel-Aviv est installée en Europe dont en France, et dans de nombreux autres pays en Afrique comme le Maroc. Elle est spécialisée dans la fabrication et la vente de systèmes d’irrigation de précision pour l’agriculture, la production vinicole, les serres, les Espaces Verts.

Elle s’adresse également au grand public en commercialisant certains de ses produits via la grande distribution, entre autres, avec son kit d’arrosage "Landline" vendu chez Habitat & Jardin.

NETAFIM FRANCE Z.A.C. des Chabauds Rue Gustave Eiffel 13320 BOUC-BEL-AIR Fax : 33 4 42 940760 Mail info@netafim-fr.com

Comment agir :

Ecrire à Habitat & Jardin ou à tout autre commerçant commercialisant leurs produits en les alertant au sujet de l’appel au Boycott lancé par les 171 associations palestiniennes.

Ecrire à Habitat et Jardin

Netafim commercialise également les produits suivants : Système de goutte à goutte pour l’arrosage avec goutteurs incorporés PLASSON : raccord pour tuyaux polyéthylène NANN ARKAL : filtre à eau

ORDA Industries Ltd

L’entreprise Orda Industries Ltd vend en France un jeu pour les enfants de 6-10 ans : "Les villes du monde". L’objectif affiché est pédagogique : faire connaître aux enfants 27 pays du monde et leur capitale. Parmi les 27 pays présentés aux enfants, on trouve Israël : stupéfaction alors, pour deux raisons. La capitale de cet État est présentée comme Jérusalem ; quant aux frontières de l’État, elles sont simples : elles s’étendent de la Méditerranée au Jourdain - la Palestine n’existe pas !

Ce jeu est distribué notamment dans les chaînes de magasins Toys’r Us.

Un simple travail de vérification permet de comprendre pourquoi : l’entreprise Orda Industries Ltd est israélienne (elle est installée à Ashdod, ville située à mi-chemin entre Tel Aviv et Gaza, sur la côte).

TEVA Pharmaceutical Industries Ltd

La Société pharmaceutique TEVA et sa filiale IVAX sont les plus grands fabricants de médicaments génériques au monde et commercialisent leurs produits en Europe. Teva est le fabricant n°1 au monde des médicaments génériques avec son rachat de Sicor et Ivax.

Produits : Copaxone – Piroxicam – Tramadol, ect.

ZAG Industries

Zag Industries est spécialisé dans la fabrication d’équipements de bricolage : boites en plastique, boites à outils, des établis, etc. Ces produits sont commercialisés par CARREFOUR et CASTORAMA.

Les entreprises israéliennes de Haute Technologie

Les "exportations high-tech" soutiennent peut-être de façon plus déterminante l’économie israélienne. Un chiffre est édifiant à cet égard : en 2000, elles ont représenté à elles seules 33 % du total des exportations de l’Etat. Elles étaient alors celles qui connaissaient la plus forte croissance.

L’IEI avance le nombre de 4.000 dont 1.500 start-up. Quelques noms sont familiers aux professionnels du secteur - Aladdin Knowledge Systems, Babylon, Checkpoint, Mercury Interactive, RAD, Radware, RiT Technologies, VocalTec – même si leur consonance anglo-saxonne et le fait que certaines sociétés aient un siège important voire principal aux Etats-Unis pourraient faire oublier leur provenance. Source : http://www.association-belgo-palestinienne.be/boycott/high-tech.htm

Parmi elles, on trouve :

• Aladdin Knowledge Systems

Aladdin propose des solutions de sécurisation des contenus Internet pour entreprises et administrations.

• Babylon

Société basée à Or-Yehuda en Israël commercialisant des logiciels de traduction en ligne et hors ligne.

• Checkpoint et sa filiale ZoneAlarm

Créateurs de logiciels de pare-feux et de sécurité réseau. CheckPoint, conçoit des équipements de sécurisation des réseaux d’entreprise et constitue un acteur très important dans le domaine.

Elle a été fondée par Gil Shwed et Shlomo Kramer, qui se sont basés sur leurs travaux dans l’armée pour créer leur société.

• Comverse Technology

Le groupe affiche un effectif total de 4.000 collaborateurs répartis dans cinq grandes divisions : Comverse, Verint (vidéo-surveillance numérique), Ulticom (solutions télécoms), Startel (solutions réseaux) et Starhome (solutions mobiles).

En France, la société dispose d’une filiale qui emploie une cinquantaine de personnes.

Comverse traite avec les trois opérateurs du marché. Bouygues Télécom a par exemple adopté la plate-forme MMS "made in Comverse", tandis que SFR a sélectionné les solutions Voice-mail et SMS du prestataire.

Quant à France Télécom, il a opté pour la solution de SMS fixes développée par Comverse Source : http://www.journaldunet.com/0306/030624comverse.shtml

• Mercury Interactive

Mercury est le leader mondial des services et logiciels BTO (Business Technology Optimization).

• ; Radware

Spécialiste des solutions IAS (Intelligent Application Switching), Radware développe des produits pour les entreprises de sécurisation en matière d’informatique, de réseau et d’internet

• Radvision et VCON

Entreprises israéliennes installées en France spécialisées dans la mise au point et l’installation de système de visioconférence.

  • Radvision est basée à Région Parisienne site Internet : www.radvision.com
  • VCON est basée à St Denis-93 site Internet : www.vcon.fr

• ReelSmart et APP Group - France

ReelSmart, système d’enroulement automatique de tuyaux d’arrosage, fabriqué par la Société Hydro-Industries -Israël est commercialisé en France par APP Groupe, filiale française de plusieurs industriels israéliens.

APP GROUP est basé à Pont de Cheruy (38).

Il commercialise également des systèmes d’irrigation israéliens ELGO Source : http://www.references-brico-jardin.fr/rbjnew/index.php ?Mess=FicheJ&FicheNum=5858&Bdd=j

• Elgressy France

L’entreprise Elgressy-France, société israélienne installée en France, est le leader mondial spécialisé dans la fabrication et la distribution d’équipements spécifiques au traitement des eaux industrielles chargées en tartre et/ou micro-organismes.

Elgressy Engineering Services Ltd. est détenteur d’un ensemble de brevets déposés dans le monde pour la conception et l’emploi des procédés d’électrolyse dans le domaine des circuits d’eau et de la lutte contre les bactéries de la legionella.

Liste de tous les produits israéliens

Les produits des entreprises qui soutiennent l’Etat d’Israël (américaines ou européennes)

INTEL

L’usine de Kyriat Gat est construite sur des terres appartenant au village palestinien d’Iraq Al Manshiya et et d’Al-Falluja détruits en 1949. Ces villages faisaient partie du District de Gaza à l’époque. Ces villages, appelés aussi "poche de Falluja", ont une histoire toute à fait particulière puisqu’ils n’avaient pas été pris par l’armée israélienne en 1948. A l’aide de l’armée Egyptienne, les villageois ont réussi à tenir jusqu’à la fin de guerre de 1948.

Lors de l’accord d’armistice signé entre l’Egypte et Israel en février 1949, l’Egypte a accepté d’en retirer ses soldats à condition que la population puisse rester si elle le désirait et que leur sécurité soit garantie. Israel a accepté.

Cet accord fait meme l’objet d’une annexe de l’accord d’armistice.

Mais ensuite, selon Benny Morris, le Général Allon a décidé de pousser à fuir les habitants en les effrayant. Les derniers villageois sont partis le 28 avril 1949.

Les villages ont été ensuite rasés et en 1959, Israel y construisait la ville de Kiryat Gat après avoir annexé la terre.

En 2001 Intel-Israël avec 5000 salariés à Jérusalem, Haïfa et Kyria Gat a exporté pour 2 milliards de dollars au lieu des 810 millions l’année précédente, ceci grâce à l’ouverture de la nouvelle usine de Kyria Gat.

ALSTOM ET CONNEX

Le consortium CITY PASS, qui regroupe deux sociétés françaises : ALSTOM, l’un des plus importants constructeurs mondiaux de moyens de transport et CONNEX, spécialisé dans l’exploitation des services de transports de voyageurs, a remporté l’appel d’offres public de construction du tramway de Jérusalem.

La première ligne, longue de 13 km, reliera le centre-ville à deux quartiers de colonisation, Pisgat Zeev et French Hill, bâtis au début des années 1970 sur des terres confisquées aux Palestiniens de Jérusalem et dont l’annexion par Israël n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Il est clair que "ce projet vise à consolider la présence juive dans la partie arabe de la ville sainte et qu’à ce titre, il contribue à la politique du gouvernement israélien consistant à les empêcher d’y établir la capitale de leur futur Etat" (Le Monde, 04.11.2005).

CITY PASS a remporté l’appel d’offres public en 2002 et sa victoire sur l’allemand SIEMENS lui offre un contrat de 400 millions d’euros et une option sur une autre marché encore plus prometteur, celui du métro-tramway de Tel Aviv, estimé à au moins un milliard d’euros.

"Un très bon point pour l’export tricolore que J.P. Raffarin, alors premier ministre, n’avait pas manqué de vanter lors de son passage à Jérusalem en mars dernier. Le 17 juillet, l’ambassadeur de France à Tel Aviv, Gérard Araud, avait même assisté à la signature officielle du contrat dans les bureaux du premier ministre israélien, Ariel Sharon, quelques jours avant que celui-ci ne scelle à l’Elysée la réconciliation de l’Etat hébreu avec la France" (id.). Et Patrick Devedjian a donné son assentiment au projet lors de sa visite en Israël, lorsqu’il était Ministre de l’Industrie.

En août dernier, lors de la cérémonie d’accord, Ariel Sharon a déclaré : « Je suis convaincu que ceci doit être fait, et d’ailleurs, toute chose qui sert à renforcer Jérusalem, il faut le construire, l’agrandir et le soutenir pour l’éternité en tant que capitale des Juifs et de l’Etat uni d’Israël (…) ». Quant au Maire de Jérusalem, Uri Lupolianski, il décrit le projet ferroviaire comme étant "l’accomplissement du Psaume 122" !

Le fait qu’ALSTOM et CONNEX soient des sociétés privées ne dédouane pas l’Etat français (pris en flagrant délit de télescopage de la diplomatie et des affaires) de son obligation de respect des lois internationales.

Le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas et son Ministre des Affaires Etrangères, M. Al-Qidwa, ont fait part de leur préoccupation auprès du Président Chirac et du gouvernement français, lors de leur visite en Europe en octobre dernier. Jacques Chirac a promis de s’occuper de cette question mais l’Autorité palestinienne a toutes les raisons de redouter "que la diplomatie française ne fasse le gros dos en attendant que la polémique s’essouffle" (Le Monde, 04.11.2005).

Rappelons que la Cour Internationale de la Haye, lorsqu’elle a statué sur le Mur en 2004, a rappelé que les signataires de la Convention de Genève ont l’obligation de la faire respecter. Or "l’une de ses clauses interdit à tout Etat de transférer une partie de sa population sur un territoire qu’il occupe. La France a donc le devoir d’arrêter une entreprise qui s’apprête à faciliter ce processus de transfert. Ce n’est pas parce que ces colonies existent depuis des dizaines d’années que le business doit l’emporter sur le droit" (Le Monde, 04.11.2005).

Il est urgent que les citoyens dénoncent la complicité de l’Etat français à cette nouvelle spoliation des terres palestiniennes, à la consolidation de l’apartheid et de la colonisation de la Palestine.

Participez à la mobilisation

B.M.I. (Béton Moulé Industrie)

B.M.I. est la filiale française de l’entreprise de ciment irlandaise ROADSTONE. ROASTONE possède 25% du capital du groupe Mashav, une Holding israélienne pour Nesher Cement, qui est l’unique fournisseur de ciment en Israel.

Amnesty International a déclaré que : "C.R.H., par ses filiales Mashav et Nesher est susceptible de fournir la matière première du Mur/Barrière... si oui, elle violerait les règles des Nations-Unies sur la responsabilité des entreprises internationales et d’autres entreprises en ce qui concerne les Droits de l’Homme (2003)."

L’Église Anglicane Irlandaise a déclaré en septembre 2005 qu’elle voulait céder ses actions d’une valeur de 6 millions de dollars qu’elle détient dans cette société impliquée dans la construction du Mur en Cisjordanie .

CATERPILLAR

Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures. Les bulldozers Caterpillar sont utilisés pour la destruction des maisons en Palestine.

De nombreuses campagnes internationales existent déjà à son encontre (Amnesty International, Human Rights Watch, ISM).

CHEVROLET-DAEWOO

Le 21 novembre 2005 à l’aube, plusieurs pelleteuses israéliennes de marque Daewoo accompagnées d’importantes forces de la Police des Frontières ont démoli 7 maisons palestiniennes à Anata, Beit Hanina et Silwan.

Ces maisons font partie du secteur de la municipalité de Jérusalem qui a été étendu à la Cisjordanie. Des rapports indiquent qu’il reste 1,5 millions de Shekels ($300.000) non utilisés dans le budget annuel de la municipalité de Jérusalem. L’argent sera perdu s’il n’est pas utilisé dans les démolitions. Puisque cette somme paye environ 70 démolitions, la municipalité est sous pression pour démolir autant de maisons que possible dans le mois et demi à venir.

La raison qui a été donnée pour la démolition des maisons à Anata est que ces maisons sont situées trop près du tracé du mur - bien que le mur n’ait pas été encore construit. Sept maisons ont été détruites en une seule journée. Dès qu’elles ont entendu les bulldozers, ces familles ont rassemblé le peu d"affaires qu’elles ont pû et sont sorties sous la pluie, se retrouvant sans abri.

Gush Shalom a appelé ses activistes à envoyer des lettres à leurs revendeurs locaux de Daewoo-Chevrolet et de General Motors, Dawoo a récemment été acheté par Chevrolet, une entreprise appartenant à General Motors. L’ISM soutient également cet appel et encourage ses activistes à faire de même.

L’utilisation du matériel Daewoo pour détruire les maisons des civils par une Force d’Occupation Militaire viole le Droit International et les Droits de l’Homme.

Que Daewoo tire des bénéfices en vendant ces matériels pour de tels usages est moralement répréhensible et comparable aux liens entre Carterpillar et le complexe militaro-industriel. Voir ci-dessous la campagne contre Caterpillar

Photos et informations complémentaires sur le site du Comité Israélien Contre les Démolitions de maisons (ICAHD) dont les activites ont été témoins de ces événements www.icahd.org/

Daewoo Chevrolet Europe www.chevroleteurope.com/

Chevrolet France Connaitre votre revendeur le plus proche : http://www.chevrolet.fr/services/dealer_locator/index.jsp ?land=fr

COCA-COLA

Cette entreprise soutient l’Etat d’Israël depuis 1966. Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. ..

DANONE

Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé en 1967 par Israël. Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic.

DISNEY LAND

L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Selon les responsables de Disney, 10 à 20% de leurs investissements sont traditionnellement placés en Israel et le reste aux Etats-Unis.

Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem, lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride, la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

Après avoir investi 500 millions de dollars au cours des 18 dernieres années, Disney a annoncé le 10 novembre 2005 qu’il allait investir 125 millions de dollars en Israel dans les 4 prochaines années, imaginons à quoi vont servir ces fonds, sans oublier le montant des fonds dont on n’entend pas parler

ENCYCLOPEDIE UNIVERSALIS

Les relais sont nombreux, et il nous appartient de dénoncer leur pratique : l’Encyclopédie Universalis (version 9 - DVD de 2003) présente Jérusalem comme la capitale d’Israël ; il est scandaleux qu’un ouvrage à prétention scientifique cautionne ainsi une déclaration unilatérale du gouvernement israélien

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 11:18

undefined GAZA (Reuters) - Vingt-deux Palestiniens ont été tués samedi par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, a-t-on appris de sources médicales et auprès du Hamas.

Au total, 57 Palestiniens ont été tués en quatre jours de raids israéliens dans le territoire côtier, depuis la mort, mercredi, d'un civil israélien dans l'explosion d'une roquette tirée de Gaza.

 
La plupart des victimes sont des activistes islamistes, mais plusieurs civils, dont des enfants, ont également été tués.

Des combats d'une violence sans précédent depuis plusieurs semaines ont éclaté samedi lorsque des hommes armés ont repéré une patrouille israélienne, appuyée par des hélicoptères, qui menaient une incursion dans la bande de Gaza, rapportent des témoins.

L'affrontement à coûté la vie à dix activistes et à onze civils, selon le personnel médical et le Hamas.

L'armée israélienne a confirmé qu'une opération était en cours dans le nord de la bande de Gaza et la radio militaire a fait état de cinq blessés légers parmi les soldats.

"SHOAH"

Selon un porte-parole de l'armée, une vingtaine de roquettes, dont trois missiles Grad de conception soviétique plus meurtriers et plus précis que les Kassam utilisés d'ordinaire, se sont encore abattues samedi sur le territoire israélien, faisant trois blessés à Ashkelon, ville de 120.000 habitants dans le sud de l'Etat juif.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a avisé des pays amis qu'Israël préparait une offensive contre les activistes palestiniens à Gaza et son adjoint Matan Vilnaï a prévenu vendredi ces derniers qu'ils s'exposaient à une "shoah" s'ils poursuivaient leurs tirs de roquettes.

Le porte-parole de Vilnaï et le ministère des Affaires étrangères se sont empressés de préciser qu'il avait employé le mot "shoah" dans le sens de désastre, mais ses propos témoignent de la colère persistante de l'Etat juif.

Les Etats-Unis ont exhorté Israël à mesurer les conséquences de ses actes. Rice doit rencontrer la semaine prochaine le Premier ministre Ehud Olmert et les dirigeants palestiniens en Cisjordanie.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, hostile au Hamas depuis que ses combattants ont pris le contrôle de la bande de Gaza en juin, a jugé "dangereuses" les menaces israéliennes.

Le mouvement islamiste déplore, quant à lui, le "silence international", y compris dans le monde arabo-musulman, en dépit du "massacre" en cours.

Version française Gregory Schwartz et Jean-Philippe Lefief

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 14:45

 

undefinedJERUSALEM (Reuters) - La plupart des Israéliens sont favorables à l'ouverture de pourparlers avec les islamistes du Hamas pour obtenir un cessez-le-feu et la libération d'un soldat israélien capturé par les activistes, si l'on en croit un sondage publié mercredi par le quotidien israélien Haaretz.

Selon cette enquête réalisée auprès de 500 personnes, 64% des Israéliens sont favorables à des négociations avec le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, pour que cessent les tirs de roquettes visant l'Etat juif et pour que soit libéré le sergent Gilad Shalit, enlevé en 2006 par des activistes de Gaza.

Vingt-huit pour cent des sondés se disent opposés à un dialogue avec le Hamas et huit pour cent sont sans opinion.

Le Hamas a remporté les élections législatives palestiniennes de janvier 2006 et a pris le contrôle de la bande de Gaza en juin dernier après avoir vaincu les forces fidèles au président Mahmoud Abbas, qui a depuis entamé des négociations avec Israël sous l'égide des Etats-Unis.

Soutenu en cela par les pays occidentaux, Israël a exclu de dialoguer avec le Hamas tant qu'il ne reconnaîtrait pas l'Etat juif, ne renoncerait pas à la violence et n'accepterait pas les accords israélo-palestiniens passés.

Le Hamas a fait savoir qu'il envisagerait un cessez-le-feu si Israël levait son blocus et cessait ses opérations militaires à Gaza et en Cisjordanie occupée.

Ari Rabinovitch, version française Natacha Crnjanski

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 21:39
 
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Vous lirez ci-dessous la lettre ouverte à Rachida Dati, distribuée par le

 

Collectif Georges Ibrahim Abdallah lors de la réunion électorale de la rue Chomel (Paris 7e).

 

Lettre ouverte à Madame Rachida Dati, Ministre de la Justice

 

Madame la Garde des sceaux,

 

Dans quelques jours, bous briguerez les suffrages des électeurs parisiens. Ceux-ci doivent pouvoir faire leur choix en connaissance de cause, et votre programme électoral ne suffit pas – vous concernant -, puisqu’en qualité de ministre, vous assumez la politique gouvernementale dans tous ses actes, et en particulier ceux touchant à la justice. Les électeurs doivent donc être informés des dossiers dont vous avez la responsabilité, même s’ils embarrassent le pouvoir, même s’ils donnent une image peu reluisante de la justice française ; le cas de GEORGES IBRAHIM ABDALLAH est, de ce point de vue, emblématique.

 

Communiste libanais, arrêté pour détention de faux papiers, il a été accusé sans preuve d’avoir organisé des attentats en France. Même Robert Pandraud, l’ex-ministre délégué à la sécurité (1986-1988), a reconnu dans une émission télévisée en 2006 que c’était un mensonge.

 

Le gouvernement impérialiste des États-Unis et les représentants de l’État sioniste ont fait pression sur le gouvernement français. Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans deux opérations attribuées aux Fractions armées révolutionnaires libanaises : l’exécution du colonel Charles Ray, attaché militaire à l’ambassade américaine en France et celle de Yakov Barsimentov, secrétaire en second de l’ambassade sioniste en France et –surtout – responsable du Mossad dans ce pays.

 

Sa peine incompressible ayant été achevée en 1999, la juridiction de libération conditionnelle de Pau a prononcé un jugement en faveur de sa libération en 2003. Mais l’État français s’est acharné, le parquet a fait appel et Georges Ibrahim Abdallah est resté en prison.

 

La Direction de surveillance du territoire (DST), dans une note envoyée aux juges en juin 2004, avance comme argument : « Personnalité emblématique de la lutte antisioniste, la libération de Georges Ibrahim Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un événement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans une lutte révolutionnaire. »

 

En 2005, lors d’une précédente demande de libération, un procureur avait déclaré : « Abdallah est un communiste… Il fait même des grèves de la faim en soutien aux prisonniers palestiniens. Il va jusqu’à proclamer que l’Intifada vaincra… Et après vingt-deux ans de prison, s’il rentre à Beyrouth, pour la population des quartiers pauvres, il sera un martyr… C’est insupportable ! C’est ce que nous reprocheront les Américains et les Israéliens, voilà pourquoi, monsieur le Président, votre décision est politique… »

 

Voilà la raison avouée de sa détention. Georges Ibrahim Abdallah est un prisonnier politique, c’est un résistant, c’est un combattant de la cause palestinienne, c’est un révolutionnaire arabe qui refuse de se soumettre et qui continue à dénoncer les agressions françaises, américaines et sionistes au Moyen Orient.

 

Madame la Garde des sceaux, vous devez faire cesser ce scandale que constitue le MAINTIEN EN DETENTION DEPUIS 24 ANS de GEORGES IBRAHIM ABDALLAH. Ce ne sont pas aux services secrets, ni aux autorités des États-Unis de dicter à vos juges les décisions qu’ils doivent prendre. Le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah est illégal et anticonstitutionnel, il est la mise en œuvre anticipée du projet « Rétention de sécurité » de Sarkozy, rejeté par les principales organisations professionnelles de magistrats.

 

Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré immédiatement et retourner, s’il le désire, auprès des siens, au Liban.

 

Soyez certaine de notre détermination à amplifier la mobilisation jusqu’à la

 

LIBERATION DE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH.

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah Paris, le 25 février 2008

 
Blog : http://liberonsgeorges.over-blog.com Mail : liberonsgeorges dAF no-log.org

 

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 10:43
undefinedPas de « solution juste » sans le droit au retour des réfugiés palestiniens
 
SALINGUE Pierre-Yves
 

« La force d’Israël, le soutien des USA, la faiblesse des Palestiniens et la complicité arabe, tels sont les ingrédients d’une solution imposée du « problème des réfugiés », basée non sur leurs droits mais sur leur disparition…l’élimination des réfugiés palestiniens est indispensable pour qu’un nouveau Moyen Orient pacifié prenne sa place dans l’économie mondialisée. » [1]

Ecrites il y a 10 ans, ces lignes sont hélas toujours d’actualité.

Profitant du désarroi issu de l’effondrement des illusions nées des accords d’Oslo, tous les gouvernements israéliens ont poursuivi la destruction de la société palestinienne engagée dès 1948, avant même la proclamation de l’Etat d’Israël et la guerre israélo-arabe qui l’a suivie.

Ceci fut fait avec le soutien total des gouvernements des Etats Unis et avec la complicité active des gouvernements européens et des institutions internationales (FMI et ONU notamment).

Pourtant, malgré les formidables moyens déployés pour permettre à Israël d’en finir avec l’existence du Peuple palestinien, il subsiste un obstacle majeur à la réalisation de ce plan.

Cet obstacle tient en un mot : (les) REFUGIES.

La raison en est que, par delà leur nombre (ils sont 6 millions, près des 2/3 du Peuple palestinien) les réfugiés palestiniens sont, par leur seule existence, la preuve historique de l’injustice commise par l’ONU en novembre 1947 et celle de la nature coloniale irréfutable d’un Etat d’Israël né, non d’une prétendue lutte de libération nationale, mais d’une opération programmée de nettoyage ethnique.

Les réfugiés palestiniens sont devenus « un problème » qu’il convient de résoudre, par tous les moyens et quel que soit le prix à payer.

Les réfugiés palestiniens, quand ils revendiquent leur droit au retour sur les terres et dans les maisons dont ils ont été chassés par la violence des groupes terroristes sionistes en 1948 puis en 1967, sont la marque identitaire du conflit israélo-arabe, la preuve vivante de l’illégitimité de cet état colonial imposé par la force au cœur d’une région arabe convoitée par l’Impérialisme pour ses richesses et à cause de sa position stratégique.

Pour supprimer cette marque identitaire, il faut dissoudre l’existence même des réfugiés palestiniens et, à défaut de pouvoir les faire disparaître, les réduire à une question humanitaire.

Mais voilà…Les réfugiés palestiniens ne se sont pas transformés en une simple addition de mendiants dispersés et voués à être absorbés et digérés au sein des communautés nationales des Etats qui ont été contraints de les « accueillir ».

Dans leur immense majorité ils ont refusé d’oublier, ils ont refusé d’être dépossédés de leur histoire, ils ont collectivement maintenu leur volonté de survivre et de vivre, ils ont gardé une colère intacte et ils ont refusé d’abdiquer leurs droits.

Le retour des réfugiés est la substance de la cause palestinienne.

Longtemps reléguée à une place secondaire par la direction de l’OLP, principalement préoccupée de se voir reconnaître l’exclusivité de la représentation du Peuple palestinien en vue du marchandage visant la création d’un mini Etat, la question politique des droits des réfugiés est revenue en force aux lendemains des accords d’Oslo.

En concentrant l’attention sur la création de territoires autonomes confiés à une Autorité palestinienne, Oslo a été une tentative supplémentaire de liquider « la question des réfugiés ».Le règlement de la question du retour des réfugiés était différé à des « négociations finales » dont on espérait qu’elles se perdraient dans les sables de la négociation des accords intérimaires.

En faisant de la construction de « l’Etat palestinien indépendant » son objectif prioritaire, la direction de l’OLP marginalisait la cause des réfugiés, qui était pourtant la raison d’être du mouvement de libération de la Palestine.

Réduire le conflit à un problème de partage de territoires entre Israéliens et Palestiniens, c’est d’une part reconnaître la légitimité de l’existence de l’Etat colonial et d’autre part mettre un terme définitif à l’ambition de « libération nationale », remplacée par une « processus de paix » où les deux parties « négocient ».

En outre, dès lors que le conflit est réduit à une querelle frontalière, le problème des réfugiés semble plus aisé à résoudre : ceux qui le voudront pourront « revenir dans l’Etat de Palestine » !

Avec le recul de 15 ans, on doit constater que ce calcul cynique a failli aboutir. Mais la manœuvre a fait long feu et la voracité des dirigeants sionistes, fidèles aux ambitions initiales de la conquête de toute la Palestine, a mis à mal le dispositif initialement concocté par l’Impérialisme avec la complicité de la direction palestinienne, d’abord à Madrid puis à Oslo et Washington.

L’analyse du comportement de l’Etat sioniste, tant avant que pendant la deuxième Intifada et tant dans les territoires occupés en 1967 que dans les territoires occupés en 1948, a convaincu de nombreux militants palestiniens de la nécessité de rompre avec une politique de renoncement aux droits fondamentaux, de la futilité des négociations avec un ennemi bien décidé à mener à son terme l’entreprise de nettoyage ethnique commencée en 1948 et, en dépit de sa fragmentation due à sa dispersion géographique, de l’unité du combat du Peuple palestinien pour ses droits nationaux.

L’effacement des illusions d’Oslo a suscité un profond mouvement de réflexion chez les réfugiés palestiniens.

Des initiatives populaires se sont développées depuis les camps de réfugiés, dans la diaspora palestinienne et chez les Palestiniens résidant en Israël, visant à remettre la question des réfugiés et de leur retour à la première place de l’agenda palestinien, considérant qu’aucune paix n’était possible sans l’application du droit au retour et donc sans la réaffirmation d’un projet de libération nationale.

L’affirmation de l’exigence du droit au retour est devenue le point de convergence des luttes des Palestiniens pour leurs droits.

Le retour n’est plus « seulement » une revendication, c’est devenu un projet politique qui structure la reconstruction de l’ensemble d’une démarche collective de résistance au nettoyage ethnique et d’opposition à la volonté sioniste de faire reconnaître par les Palestiniens eux-mêmes la légitimité d’un « Etat juif » et de les faire ainsi renoncer à leur droit à la résistance.

Le droit au retour des réfugiés, un droit reconnu par le droit international.

Le droit au retour dans leur pays des réfugiés et des populations déplacées est un droit clairement reconnu par le droit international.

L’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) affirme le droit de chaque individu de « quitter tout pays, y compris le sien, et d’y revenir ».

Suivant l’article 12 de la Convention internationale des droits civils et politiques (1966, ratifié par Israël en 1991 !) « Aucun individu ne peut être arbitrairement privé du droit d’entrer dans son propre pays ».

La résolution 194 des Nations Unies, adoptée le 11 décembre 1948, affirme « qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible… »

L’actualité et la validité de cette résolution ont été réaffirmées plus de 130 fois depuis ! La résolution 3236, votée en 1974, réaffirme « le droit inaliénable des Palestiniens de retourner à leurs foyers et leurs propriétés, d’où ils avaient été déplacés et déracinés » Ce droit fondamental a été maintes fois affirmé pour des peuples déplacés autres que les Palestiniens. La plupart des accords de paix internationalement soutenus dans les 25 dernières années ont exigé le retour des déplacés et réfugiés notamment au Guatemala, au Salvador, au Rwanda, en Géorgie, en Tchétchénie, en Croatie, en Bosnie, au Kosovo, en Namibie, à Chypre et au Timor oriental. [2]

Le respect du choix individuel des réfugiés quant à la mise en application de leur droit a été le principe directeur de ces accords. Ce droit a été affirmé et son exercice n’a pas été conditionné à des négociations postérieures et à la volonté des Etats contrôlant des territoires occupés à l’occasion d’un conflit.

Dire que le droit au retour est « un droit inaliénable », c’est dire que ce droit appartient en propre à chaque personne réfugiée.

User ou ne pas en user appartient à chaque bénéficiaire de ce droit.

S’agissant des réfugiés palestiniens, qui forment le groupe de réfugiés le plus ancien et le plus nombreux dans le monde, ce droit est un droit collectif inséparable des droits nationaux. Il s’inscrit pleinement dans le cadre des revendications nationales constantes du Peuple palestinien et il ne se substitue ni ne s’oppose au droit à son autodétermination.

L’immense majorité des Palestiniens refuse de faire du retour des réfugiés un élément d’une négociation

« Lorsque les négociations israélo-palestiniennes sur le statut final reprendront, la question des réfugiés palestiniens en sera probablement l’une des principales pierres d’achoppement. Depuis la guerre de 1948, la situation des réfugiés et leur revendication d’une reconnaissance du droit au retour ont occupé une place centrale dans la lutte palestinienne.

Les Palestiniens préviennent qu’une communauté de réfugiés en colère dont les principales revendications resteraient insatisfaites ferait obstacle à tout accord de paix. L’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) n’a d’ailleurs jamais renié son engagement formel en faveur du droit au retour…Quand bien même certains officiels ont proposé de manière informelle des solutions à la question des réfugiés compatibles avec l’existence d’un Etat palestinien arabe au côté d’un Etat juif israélien …la direction palestinienne a réagi de façon ambivalente : tour à tour muette sur la question et rappelant son engagement pro forma à l’égard du droit au retour.

Désormais elle doit affronter le regain d’activisme qu’Oslo et plus récemment les initiatives informelles de Genève et de People’s Voices ont réanimé sur la question des réfugiés. » [3]

Les violentes réactions venues des camps contre l’initiative de Genève fin 2003 ont laissé sans voix les naïfs qui s’étaient extasiés devant cette nouvelle initiative de paix généreusement sponsorisée en Europe.

Mais les soutiens enthousiastes d’Abed Rabbo et de Yossi Beilin auraient du lire plus attentivement le rapport d’une commission d’enquête parlementaire britannique publié au terme d’une visite des camps de réfugiés de Syrie, du Liban, de Jordanie, de Cisjordanie et de Gaza (septembre 2000) :

« Partout où nous sommes passés, les réfugiés affirment que le droit au retour s’applique à tous les réfugiés, quelle que soit leur situation matérielle ou financière actuelle et où qu’ils demeurent aujourd’hui »

Survenu trois ans après la mise en scène de Genève, un autre événement nous montre l’extrême difficulté rencontrée par les responsables palestiniens qui tentent de composer avec la question du droit au retour.

On se souvient du texte dit « Document des prisonniers » qui fut largement présenté en 2006 comme la base possible d’un accord politique entre les différentes factions palestiniennes après la victoire électorale du Hamas et avant les évènements de Gaza. Dans la 1ère version diffusée le 11 mai 2006 on trouvait dès le point 1 la réaffirmation de l’exigence de « garantir le droit au retour des réfugiés ».

Dans la version publiée le 28 juin 2006 cette formule très « pro forma » est remplacée par la suivante : « garantir le droit au retour des réfugiés dans leurs maisons et leurs propriétés dont ils ont été expulsés » [4]

Entre ces deux versions il y a toute la distance qui sépare l’affirmation formelle d’un droit, qui peut facilement être vidé de sa substance, de la position qui affirme avec force que la reconnaissance du droit emporte l’adhésion à sa légitimité incontestable et à sa mise en œuvre pratique et non négociable. [5]

Cette différence représente un enjeu majeur.

L’affirmation du droit au retour signifie que les réfugiés qui le désirent pourront librement rentrer chez eux, sans contrôle ni restriction et sans avoir à déléguer à quiconque le soin de négocier des « modalités d’application ». De telles négociations seraient la négation de l’exercice du droit reconnu « en principe » !

C’est la position de toutes les coalitions palestiniennes pour le droit au retour, c’est le contenu de tous les appels issus des rencontres de réfugiés des dernières années. C’est, par exemple, l’affirmation sans aucune ambiguïté du congrès d’Haïfa en mars 2004

« Le congrès affirme son refus de tout projet qui liquide, contourne ou démantèle le droit au retour, quelle que soit sa source Le congrès affirme au monde entier qu’il n’y a pas de paix juste sans la réalisation et l’application du droit au retour des réfugiés palestiniens » [6]

C’est aussi le contenu d’un appel daté du 28 novembre 2007 et signé par une centaine d’organisations et de comités palestiniens actifs dans l’ensemble des composantes de la communauté nationale palestinienne (Palestiniens d’Israël, de Cisjordanie, de Gaza et de l’exil) qui affirme :

« Le droit des réfugiés à rentrer dans leur patrie et dans leurs propriétés, d’où ils ont été expulsés, conformément à la résolution des Nations Unies 194. Ce droit est un droit fondamental qui n’est pas négociable et ne peut donc être fondé sur un "accord sur une solution » [7]

Variations sur le thème du retour des réfugiés

Comme on vient de le montrer, le droit au retour des réfugiés est à la fois reconnu par le droit international, et fermement revendiqué par les Palestiniens, qu’ils soient ou non réfugiés, et ceux-ci en ont fait la pierre angulaire de leur refus de l’expulsion et de leur résistance au nettoyage ethnique.

Dès lors une question se pose : pourquoi cette revendication n’est-elle pas inscrite au fronton d’un mouvement de solidarité qui affirme pourtant son engagement pour « l’application du droit pour mettre un terme aux injustices qui frappent le Peuple palestinien de puis 60 ans » ?

Pourquoi n’est-elle pas portée par ces responsables politiques, et notamment ces parlementaires européens qui revendiquent leur engagement aux côtés des Palestiniens confrontés à la colonisation et au mur en Cisjordanie et au blocus de Gaza ? En réalité, à l’image de la direction de l’OLP, les dirigeants des associations, des ONG de solidarité et les élus « amis des Palestiniens » adoptent un comportement très ambivalent.

Nombreux sont ceux qui préfèreraient ne pas en parler, mais il est quand même difficile d’ignorer l’existence de 2/3 des populations dont on s’affirme « solidaire » ! Alors, on en parle, comme d’un « problème à résoudre », toujours avec une prudente réserve et si possible sous un angle humanitaire, voire même simplement caritatif. Au surplus, la question des réfugiés est toujours politiquement secondaire, la revendication essentielle étant l’affirmation de la nécessité d’un Etat palestinien indépendant, formule parfaitement formatée qui vient opportunément se substituer à la double exigence de droit à l’autodétermination de tout le Peuple palestinien et de droit au retour des réfugiés.

A l’image de la plateforme des ONG françaises, on mentionne la question dans une charte en utilisant la formulation « une juste solution, fondée sur la légalité internationale, à la question des réfugiés » [8] mais la plateforme n’a jamais développé la moindre action de soutien au droit au retour. Cette revendication a toujours été écartée de ses initiatives, campagnes, pétitions, tracts, plaquettes etc. [9]

Et quand la plateforme se positionne lors des élections de 2007, après une prometteuse exigence de reconnaître le droit au retour et l’application de la résolution 194, il est immédiatement rajouté que « les modalités d’application de ce droit devront être définies dans le cadre de futures négociations ».

Plus loin, après avoir affirmé « la reconnaissance du droit au retour est l’une des clés de la résolution du conflit », il est écrit : « la reconnaissance du droit au retour et les modalités de son application sont parmi les conditions premières pour poser les bases d’un règlement final du conflit »

Ces formulations sont rigoureusement à l’opposé de celles des réfugiés palestiniens, qui ont bien compris que soumettre l’application pratique du droit au retour à des négociations, et donc au bon vouloir des Israéliens, c’est y renoncer en pratique. Mais, à défaut d’être en accord avec les réfugiés, ces formulations peuvent se revendiquer des propos d’Elias Sanbar qui affirme que « tout est dans l’ordre des séquences » : d’abord les Israéliens doivent reconnaître l’injustice commise à notre égard et notre droit au retour et après on discutera de l’application et « évidemment ce ne sera pas 100%, parce que ça n’est jamais à 100% ». [10]

En fait, pour Sanbar, si le droit n’est pas négociable, l’application l’est et il suffit de tenir bon sur « le droit » pour pouvoir en négocier l’application un jour.

De telles positions trouvent évidemment des échos très favorables du côté des militants israéliens pacifistes, probablement partisans sincères d’un règlement négocié du conflit par la mise en place d’un Etat palestinien qui devrait permettre de clore définitivement la question des réfugiés.

Complément idéal de Sanbar, Uri Avnery explique que le problème est « du côté des Israéliens », car ceux-ci témoignent d’un « manque de compréhension abyssal » des Palestiniens. [11]

« Le droit au retour représente le cœur même de la fierté palestinienne. Il est ancré dans le souvenir de la Nakba…et ignorer ce fait historique rend impossible la compréhension de la lutte des Palestiniens »

Il propose donc « d’aborder courageusement cette question », sous ses deux aspects, d’abord « l’idéologique » puis « le pratique »

Quand Israël aura reconnu ses responsabilités historiques dans les malheurs des Palestiniens (ses responsabilités mais pas sa culpabilité, car « les buts sionistes étaient directement destinés à une libération nationale et au sauvetage de millions de victimes de la tragédie juive en Europe ») alors on pourra traiter la question du droit au retour qui est « un droit fondamental qui ne peut être nié à notre époque »

En fait « la solution du problème des réfugiés coïncidera avec l’établissement de l’Etat de Palestine ».

Le principe « deux états pour deux peuples » est la base du compromis historique martèle Avnery et il s’impose à la règle du libre choix.

« Il est clair que le retour de millions de réfugiés palestiniens dans l’état d’Israël changerait complètement le caractère de l’Etat contrairement aux intentions de ses fondateurs et de la plupart de ses citoyens… »

Uri Avnery et l’organisation qu’il dirige, Gush Shalom, conviennent que cette solution « n’est pas vraiment juste ».Mais, ajoutent-ils, « elle présente l’avantage de pouvoir être adoptée par une majorité d’Israéliens et par une majorité de Palestiniens » !

On retrouve cette approche assez cynique chez de nombreux autres « promoteurs de la paix ».

C’est le cas au Parlement européen, si souvent appelé à la rescousse par ceux qui prétendent que la voix de l’Europe dans le conflit est quand même plus progressiste et équilibrée que celle des Etats Unis …

Dans une résolution votée en octobre 2003, le Parlement “ demande aux autorités palestiniennes d’affronter avec réalisme la délicate question du droit au retour des réfugiés, qui touche actuellement non moins de quatre millions et demi de personnes, de façon à pouvoir convenir entre les parties d’une solution juste et équilibrée qui tienne compte du fait que tous les réfugiés palestiniens ne pourront pas retourner vers leurs lieux d’origine et qu’il faut également prendre en considération les préoccupations démographiques d’Israël ” [12]

Ce texte ignoble, qui dans un même paragraphe, liquide les exigences du respect de la légalité internationale et entérine la conception d’un état ethniquement pur, a recueilli le soutien de tous les parlementaires européens qui s’autoproclamaient à l’époque « amis des Palestiniens », y compris les membres de la Gauche Unitaire Européenne. [13]

Depuis, Luisa Morgantini, figure de proue des parlementaires européens toujours « amis des Palestiniens », a largement confirmé que cette position n’était pas une « concession tactique pour faire passer une résolution dans une enceinte majoritairement hostile aux Palestiniens » [14]

Dans un article publié sous sa seule signature en avril 2007, elle écrit « …le mieux serait d’entériner le retour des réfugiés sur leurs propres terres : les territoires palestiniens occupés » [15]

Le droit au retour des réfugiés palestiniens est le moment de vérité de toute solidarité.

Pour en revenir à la citation qui ouvre ce texte, on doit hélas constater qu’un cinquième ingrédient est venu se rajouter aux quatre précédemment nommés par Rosemary Sayigh.

Dans le sillage d’Oslo, on a vu naître beaucoup d’initiatives visant à « promouvoir le dialogue entre les partenaires israéliens et palestiniens oeuvrant pour la paix », affirmant un engagement « en faveur d’une paix juste et durable pour les deux peuples » et allant même parfois jusqu’à apporter leur « soutien aux droits légitimes du peuple palestinien ».

Noble ambition en vérité, à ceci près qu’un bon nombre de ces initiatives, des coalitions qui les portent et des organisations qui les soutiennent se sont autorisées à reformuler « les droits légitimes des Palestiniens », contribuant ainsi à leur imposer une solution qu’ils n’ont pas choisie !

On peut en effet constater que « le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers et leurs propriétés » est décliné de manière diverse mais rarement dans sa forme originale revendiquée par les réfugiés.

On passe de la « juste solution, fondée sur la légalité internationale, à la question des réfugiés » [8], au « soutien au principe du droit au retour et à indemnisation dont les modalités doivent être négociées entre les parties » de la LDH [16] et on aboutit aujourd’hui à la pitoyable et tragique formule de l’appel récent de la plateforme des ONG « une solution juste du problème des réfugiés fondée sur la reconnaissance du tort qu’ils ont subi et des droits qui en découlent ».[17]

Quelques larmes et un chèque pour oublier et pour se soumettre !

Quand on sait que le Mouvement de la Paix, membre influent de la plate forme et signataire de l’appel pré cité, est aussi membre fondateur du collectif « 2 peuples 2 états » qui reconnaît que « l’Etat d’Israël est l’état du peuple juif » et qui demande « une résolution digne et réaliste de la question des réfugiés palestiniens conditionnée au respect de la souveraineté israélienne »…on a des raisons d’être inquiets sur le sens exact qu’il convient de prêter à la formulation employée dans l’appel de la plateforme. On a aussi des raisons d’être surpris par l’emploi d’une formulation en recul sur celle adoptée par « le Collectif National » en novembre 2007. Une déclaration mentionnait l’exigence de l’application du droit international, dont le droit au retour des réfugiés. [18] C’était un progrès puisque les bases constitutives du « Collectif national » ne comprenaient pas la revendication du Droit au retour. [19]

Le refus de défendre le droit au retour des réfugiés serait-il l’explication de la primauté subitement accordée à la plate-forme des ONG pour l’organisation du rassemblement du 17 mai, sur la base d’un appel qui nie le droit au retour des réfugiés, qui ne dit pas un mot de l’oppression, des discriminations et des menaces subies par les Palestiniens résidant en Israël et qui réduit l’action à un « appel » au gouvernement français ? [20] Les militants du mouvement de solidarité ne s’interrogent-ils pas sur les raisons de ce changement simultané à l’abandon de la revendication du droit au retour ?

Les organisations politiques et les comités de solidarité avec la Palestine vont-ils accepter de se rallier à un tel appel après sa publication ?

Combien de temps les militants de la solidarité resteront-ils aveugles aux changements survenus sur le terrain et sourds aux appels des militants palestiniens qui luttent pour sortir de la situation catastrophique où les ont menés leurs dirigeants avec Oslo ? Ces militants palestiniens ont affirmé de plus en plus clairement que, face à la stratégie sioniste et impérialiste de fragmentation forcée du Peuple palestinien, il fallait renforcer la lutte globale des Palestiniens pour leur libération, pour fédérer et structurer les combats que chacun menait dans son contexte : contre l’occupation en Cisjordanie et à Gaza, pour le retour de ceux en exil et pour défendre l’existence même des Palestiniens résidant sur les terres de 1948.

Mais tandis que de plus en plus de Palestiniens prenaient en compte la réalité de la colonisation sioniste à outrance des terres palestiniennes occupées après juin 1967, le renforcement du système de discrimination raciale à l’égard des Palestiniens d’Israël et affirmaient en conséquence la nécessité d’en revenir aux constantes de la lutte nationale et notamment le droit au retour des réfugiés, la majorité des forces « solidaires » du Peuple palestinien s’est désespérément accrochée aux lambeaux de l’illusion d’un « Etat palestinien indépendant » en évitant de poser la question des Palestiniens de 48, la question du retour des réfugiés et de reconnaître enfin que la question qui nous est posée est celle de nous déterminer clairement en soutien à une lutte de libération nationale.

C’est ainsi que le mouvement de solidarité a ignoré l’appel BDS des 170 ONG palestiniennes [21]

Pourtant ces militants palestiniens nous interpellent de plus en plus explicitement sur la nécessité de clarifier les bases de notre solidarité.

Ils écrivent :

« Même si le récent « Appel de la société civile » publié par des associations suisses, en solidarité avec la Palestine, fait sienne la philosophie des pressions, il ignore des dimensions fondamentales de l’oppression israélienne, et en particulier son déni persistant des droits des réfugiés palestiniens et sa discrimination raciale à l’encontre de ses propres citoyens palestiniens » [22]

« Nous affirmons l’unité du Peuple palestinien et l’unité de sa cause nationale et nous exigeons que tout accord touchant à des questions affectant le destin national reflète la volonté générale de tous les Palestiniens et représente l’ensemble de ce peuple, qu’il vive sur ses terres -Cisjordanie et Bande de Gaza-, sur celles de 1948, qu’il soit réfugié ou dans la diaspora. » [23]

« A ce titre, nous insistons sur l’adoption des stratégies et dispositifs suivants : Développer les partenariats avec les mouvements de solidarité et étendre leur champ d’action afin d’inclure tout le peuple palestinien, où qu’il se trouve » [23]

Ils écrivent encore :

« Par conséquent, nous considérons que toute reconnaissance de cette nature (la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif) équivaut à une concession du droit au retour, ce qui conforterait l’exil et la dépossession de notre peuple et mettrait fin à notre cause. Quiconque envisage de prendre cette voie portera la responsabilité historique qui en résultera. » [24]

Qui, 60 ans après les évènements de la Naqba de 1948, est d’accord pour abandonner l’exigence du droit au retour et partager ainsi la responsabilité historique d’une autre Naqba ?

Pierre-Yves Salingue, 22/02/08

[1] Dis/Solving the "Refugee Problem » Rosemary Sayigh Disponible à : http://www.merip.org/mer/mer207/dis...

[2] Les accords de Dayton (1995) ont mis fin à la nouvelle « guerre des Balkans » et au nettoyage ethnique provoqués par l’éclatement de la Yougoslavie. Ils ont été présentés comme l’expression de la volonté de la communauté internationale d’imposer le respect du droit au retour des réfugiés. On estime à 2,5 millions le nombre de réfugiés rentrés chez eux dans les 10 ans qui ont suivi la signature des accords.

[3] International Crisis Group Rapport Moyen-Orient N°22 5 février 2004

[4] textes des deux versions (en Anglais) sur le site http://www.jmcc.org/documents/docs.html

[5] Est-ce un hasard si la seule version traduite et diffusée en France est celle du 11 mai ? Un résumé de la première version a été mis en ligne par l’AFPS le 06/06/2006.Présentée comme « la version intégrale » le document du 11 mai a été publié dans Pour la Palestine n° 50 et mis en ligne le 19/10/2006, bien après la publication de la version du 26 juin… Une lecture attentive permettra de constater quelques autres différences entre les deux textes…Consultable à http://www.france-palestine.org/art...

[6] Consultable à http://www.ism-france.org/archives/...

[7] http://www.ism-france.org/news/arti...

[8] http://www.plateforme-palestine.org...

[9] On constatera en revanche que la plate forme n’est pas avare de textes et d’outils dès lors qu’il s’agit du Mur et de dénoncer les « 40 ans d’occupation »

[10] http://www.france-palestine.org/art...

[11] Uri Avnery. Le droit au retour. Version en anglais sur le site de Gush Shalom. Publié sur le site de Solidarité Palestine (aujourd’hui disparu) en janvier 2001.Traduction Olivier Roy. Nouvelle traduction dans « Chroniques d’un pacifiste israélien pendant l’Intifada ».Publié par « les cahiers de confluences » en 2002.

[12 Voir http://www.enfantsdepalestine.org/ar,89

[13] Résolution adoptée par 343 pour, 19 contre et 57 abstentions.

[14] C’est la substance des réponses à mes critiques de Yasmine Boudjenah et Roseline Vachetta pour justifier leurs votes favorables.

[15] En attendant d’être tués Il manifesto 06 avril 2007. En ligne à http://www.ism-france.org/news/arti...

[16] http://pagesperso-orange.fr/felina/...

[17] http://www.protection-palestine.org...

[18] http://www.france-palestine.org/art...

[19] Le Collectif appelait aussi à des sanctions économiques contre Israël et à l’arrêt de la coopération militaire de la France avec Israël. Ces aspects, pourtant formulés de façon très prudente, sont totalement absents de l’appel de la Plate Forme.

[20] Faut-il y voir le seul résultat de l’influence de la LDH et du Mouvement de la Paix, dont les signatures ne figurent pas au bas de l’appel du Collectif mais qui soutiennent l’appel de la Plateforme ? Bernard Ravenel, président de l’AFPS et aussi président de la plate-forme des ONG, a probablement une réponse.

[21] http://www.ism-france.org/news/arti...

[22] Lettre ouverte du PACBI à la Conférence de l’ECCP (Genève, 25 – 29 mai 2006) http://www.ism-france.org/news/arti...

[23] http://www.ism-france.org/news/arti...

Ce texte mentionne la présence de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine dans la liste des ONG participantes et partenaires. Il comporte la mention explicite du Droit au retour. Il s’agit donc soit d’une erreur soit d’une preuve de duplicité. Là aussi le Président de la plate-forme peut sans doute répondre.

[24] http://www.ism-france.org/news/arti...

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 12:17

undefinedmais pour serrer celles de bouchers, faites lui confiance !

samedi 23 février 2008 par Jacques-Marie Bourget

Durant le dîner du Crif, il y a quelques jours, Nicolas Sarkozy a aussi prononcé une formule choc : « Je m’engage à ne jamais serrer la main de quiconque ne reconnaîtrait pas Israël ». Cette déclaration n’est pas passée inaperçue au Moyen-Orient, ni chez les marchands de canon qui prospectent les pays arabes.
 
 

Le discours de Nicolas Sarkozy devant les tablées du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) prend la forme d’un piège à retardement. C’est d’abord Bakchich qui réveille les laïcs en leurs signalant que le Président de la République, outre le devoir de mémoire envers les 11 000 enfants juifs morts en déportation, a programmé l’arrivée des religieux dans l’enceinte de l’école communale. En déclarant : « Nos enfants ont aussi le droit de rencontrer, à un moment de leur formation intellectuelle et humaine, des religieux engagés qui les ouvrent… ».

 

L’effet flash des paroles de notre fou de Dieu nous a-t-il aveuglé ? Une autre pépite restait encore cachée entre les mots du mari de Carla. Et ces syllabes, le monde arabo-musulman, pour parler global façon Claude Guéant (le secrétaire général de l’Elysée), les a tout de suite captées. L’enchère est intervenue quand Nicolas Sarkozy a déclaré : « Je m’engage à ne jamais serrer la main de quiconque ne reconnaîtrait pas Israël ». Et toc.

 

« Comment le président va-t-il nous rendre visite ? » dit-on à Tunis

 

Prononcées au Bois de Boulogne devant les fidèles du Crif et leur invités où l’on trouvait tout le gouvernement, sauf Dominique Bussereau (coincé dans un aiguillage du ciel), une bonne partie de l’opposition et même la déléguée de la Palestine, cette promesse n’engage que celui qui la formule.

 

Mais à Tunis, c’est la panique. Avec une question clé : « Comment le président Français va-t-il faire pour nous rendre visite (bientôt), sans serrer la main de notre leader bien aimé, le président Ben Ali ? » Outre l’Egypte et la Jordanie, aucun pays arabe, avec à sa tête la Ligue, ne reconnaît Israël !

 

Quand Sarko a embrassé Boutef à Alger, c’était étreindre un homme qui ne reconnaît pas Israël. Donc pas de baiser à venir pour Ben Ali… Pourtant, après Khadafi et depuis le 1 janvier, avant son show avec embrassades à Ryad, lieu géométrique d’un très ferme refus d’Israël, le locataire de l’Elysée a notamment serré la main de Musharraf, celle du Sultan de Brunei, puis celle encore de Fouad Siniora, président du Conseil du Liban. Autant de représentants de pays qui tournent le dos à Israël.

 
Difficile, avec cette nouvelle politique, de vendre des Rafales et des centrale nucléaires, disent dans l’ombre nos marchands de canons, très frileux sur la bientraitance des Arabes quand ils sont riches. Difficile de vendre ? Essayez Tsahal.

 

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 12:53


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Pour les Palestiniens : 60 années d’expulsion, de négation de leurs droits.

2008 : un conflit au centre de tous les dangers

pour la paix du monde

 

 

1947 – Des juifs européens, ayant échappé à la shoah et que le gouvernement Truman ne veut pas accueillir aux Etats-Unis arrivent par milliers en Palestine. Ils sont animés par l’idéologie sioniste du « retour à Jérusalem ».

Dès ce moment des milices sionistes terroristes – l’Irgoun de Menahem Begin, la Hagana de David Ben Gourion, le Stern de Itzhak Shamir (tous trois futurs 1er ministre d’Israël) poursuivent par la violence, la peur, les massacres, l’expulsion des Palestiniens.

Le 22 novembre 1947, la majorité des Etats membres de l’ONU (dont la France après un moment d’hésitation) vote le plan de partage de la Palestine qui prévoit la création d’un Etat juif et d’un Etat palestinien.

 

1948 Le 14 mai, Ben Gourion proclame la création de l’Etat d’Israël. Il se garde bien de définir les frontières du nouvel Etat que les dirigeants sionistes veulent le plus grand possible.

Les Etats arabes refusent de reconnaître Israël. La 1ère guerre israélo-arabe va durer du 15 mai 48 au 10 mars 49. Elle débouche sur le bilan suivant : Israël augmente considérablement son territoire par rapport à ce que prévoyait le plan de partage. La Jordanie annexe la Cisjordanie et l’Egypte obtient la tutelle sur Gaza.

L’expulsion des Palestiniens redouble. C’est la Nakba – la catastrophe pour les Palestiniens. Les troupes israéliennes mettent en œuvre des pratiques d’expulsions généralisées des populations. Des massacres ont lieu dont le plus connu est celui de Deir Yassin (250 hommes, femmes, enfants exterminés). Des expulsions massives ont lieu dont la plus connue est celle de Lydda et Ramlat, le 12 juillet 48, au cours de laquelle 70.000 civils sont évacués militairement, sous la conduite de Itzhaz Rabin. Quelques 800.000 Palestiniens sont ainsi contraints à l’exil, vers la Cisjordanie, le Liban, la Jordanie, la Syrie…

 

11 décembre 1948 – 12 mai 1949 - Pour obtenir son admission à l’ONU, Israël ratifie le 12 mai 1949 la résolution 194 de l’ONU du 11 décembre 1948 qui reconnaît le droit à l’existence d’un Etat arabe en Palestine et le droit au retour des expulsés et réfugiés.

Dans les faits Israël s’oppose toujours depuis à l’application de ce droit au retour et s’emploie à chasser par tous les moyens les Palestiniens de leurs terres, en Israël où ceux qui ont pu rester n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens, en Cisjordanie et à Gaza, territoires occupés depuis 1967.

 

Juin 1967 – Israël qui peut craindre une attaque de pays arabes d’éclanche une nouvelle guerre – dite des Six jours – à l’issue de laquelle elle occupe ce qui reste de la Palestine, la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza. Le gouvernement israélien présente d’abord l’occupation de ces Territoires de 67 comme un atout qu’il est prêt à échanger contre la paix, conformément à la résolution 242, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, le 22 novembre 1967 qui confirme l’interdiction d’annexer des territoires par la force.

 

Décembre 1987 - C’est la 1ère révolte palestinienne, la 1ère Intifada dites « révolte des pierres ». Elle est violemment réprimée par l’armée israélienne, mais elle affirme la détermination des Palestiniens à mener un combat populaire patriotique pour leurs droits à la liberté et la dignité.

 

1988 Le Conseil national palestinien, réuni à Alger en novembre 1988 reconnaît de fait l’Etat d’Israël, en adoptant le projet de construire un Etat palestinien dans les Territoires occupés par Israël depuis la guerre de 1967.

Les représentants du peuple palestiniens viennent ainsi d’accepter que l’Etat d’Israël puisse vivre sur 78% de la Palestine historique. C’est l’acceptation de la résolution 242 de novembre 67, c’est beaucoup moins pour les Palestiniens que le plan de partage de 1947.

 

Sur cette base l’Autorité palestinienne, sous la direction de Yasser Arafat, va accepter toutes les négociations, tous les plans de paix, accords d’Oslo, plan Clinton, négociations de Camp David, plan du Quartet (ONU, USA, Europe, Russie) …..Elle va même accepter de négocier l’application du droit au retour des réfugiés et expulsés, en acceptant beaucoup des conditions posées par Israël.

Sans résultat. Les dirigeants israéliens, ne veulent pas la paix. Ils veulent, comme l’a dit Ariel Sharon, « poursuivre la guerre de 1948 », c’est dire obtenir tout le territoire palestinien pour Israël. Sans les Palestiniens dans toute la mesure du possible, ou alors enfermés dans des bantoustans, comme à Gaza, comme en Cisjordanie où le « mur » est entrain de découper en petits morceaux, sans liens entre eux, le peu de territoire qui reste aux Palestiniens.

C’est sur ce terreau là, des négociations qui n’aboutissent à rien, tandis qu’Israël continue à annexer des terres, à assassiner des patriotes palestiniens, à les emprisonner, à vider Jérusalem de sa population palestinienne à bombarder les populations civiles, à enfermer les gens comme à Gaza, à affamer, à humilier, à empêcher de vivre, que ce déclenche la 2ème Antifada et que le mouvement Hamas acquière une autorité qui lui permet de gagner des élections.

 

Et tout continue. Dernièrement la réunion de Annapolis entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le 1er ministre israélien Ehoud Olmert, sous la houlette de Bush s’avère n’avoir été qu’un leurre. Israël fait semblant de négocier, les grandes puissances ne s’en mêlent pas puisque négociations il y a, et Israël continue d’annexer, de tuer, d’expulser….

 

2008 - Cet enchaînement d’injustices, de violences, de violation du Droit met en péril notre propre sécurité.

 

Autant d’injustices, depuis si longtemps ne peuvent que déboucher, un jour ou l’autre sur un conflit généralisé. D’autant plus que les gouvernants des Etats-Unis, qui soutiennent inconditionnellement la pire politique des dirigeants israéliens, font une guerre horrible en Irak, rêvent d’en allumer une autre en Iran, menacent la Syrie, attisent les problèmes au Liban. Tout cela avec la complicité des puissances européennes et l’activisme de la France.

 

Pour conserver leur rang de seule superpuissance, un rang qui va forcément leur échapper avec le développement de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie, du Brésil, de la Russie.., les gouvernants étasuniens, entraînant dans leur sillage les Etats européens, sont prêts à déclencher des catastrophes planétaires. Ils parlent de conflits de civilisation, ce sont en fait des conflits pour le pétrole et les matières premières, des conflits pour préserver une domination qui leur échappe.

 

Oui, la politique des Etats-Unis et de leurs complices européens peut nous conduire à la pire catastrophe. A une guerre généralisée avec utilisation d’armes nucléaires. Ces armes qu’ils cherchent à miniaturiser pour les rendre utilisables comme des armes « classiques ».

 

Le problème palestinien est au centre de cette poudrière. Nous devons pour des raisons humaines être solidaires du peuple palestinien. Nous le devons aussi dans notre propre intérêt, pour sauver la paix, avant un conflit généralisé. Pour notre propre sécurité.

 

Que pouvons-nous faire ?

 

Comme citoyens français, comme habitants de ce pays, comme européens nous devons exiger que nos gouvernants, nos parlementaires, nos élus à tous les niveaux, les responsables politiques agissent enfin pour un retour à la raison.

 

Il faut que la France et l’Europe arrêtent de suivre la politique belliciste des Etats-Unis.

 

Il faut que la France et l’Europe agissent pour contraindre l’Etat d’Israël à appliquer le Droit international, par des pressions politiques, diplomatiques, économiques. C’est à dire :

  • lever le blocus de Gaza,

  • supprimer tous les check-points en Cisjordanie,

  • libérer les prisonniers politiques, évacuer les colonies en Territoire palestinien,

  • démolir le « mur » d’annexion et d’apartheid,

  • négocier avec les autorités palestiniennes l’application concrète du droit au retour des expulsés et réfugiés, le partage des ressources hydrauliques et toutes les questions d’intérêts communs.

  • faire tout le nécessaire pour qu’un Etat palestinien viable et souverain, puisse naître et vivre en paix aux côtés de l’Etat d’Israël.

 

Chacun de nous peut aussi, comme citoyen responsable, appliquer lui-même des sanctions à l’encontre de L’Etat d’Israël, en s’abstenant d’acheter des produits israéliens, qui de plus proviennent souvent de colonies en territoire palestinien, sans que cela soit précisé, ce qui est contraire au droit.

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 08:54

undefined1948 : la Palestine des archives aux cartes

lundi 18 février 2008, par Dominique Vidal

Auteur, avec Sébastien Boussois, de « Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) », publié aux Editions de l’Atelier et qui propose une synthèse de vingt ans de travaux des « nouveaux historiens israéliens », Dominique Vidal fait ici le lien entre les révélations de ces chercheurs et leur traduction cartographique.

De Gaza à Dimona, en passant par Bagdad et Beyrouth, le Proche-Orient subit aujourd’hui encore les conséquences des événements qui se sont déroulés il y a soixante ans. Inversement, le règlement de la question israélo-palestinienne, née avec la Nakba (catastrophe, en arabe), reste la condition nécessaire - même si elle n’est pas suffisante – d’un apaisement régional.

29 novembre 1947 : l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) partage la Palestine en un Etat juif, un Etat arabe et une zone internationale pour Jérusalem et les Lieux saints. 14 mai 1948 : Israël déclare son indépendance et, dès le lendemain, fait face aux armées des Etats arabes qui ont refusé le partage. 20 juillet 1949 : la signature du dernier armistice entre Tel-Aviv et ses voisins (en l’occurrence la Syrie) met fin à vingt mois de guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe.

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Cartographie de Philippe Rekacewicz.
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1948-1949 : les différents mouvements militaires de la première
guerre israélo-arabe
Ph. R.

Entre ces trois dates, que s’est-il vraiment passé ? C’est ce que les « nouveaux historiens » israéliens, en trente ans de recherches dans les archives ouvertes à partir de 1978, ont largement contribué à expliquer, confirmant d’ailleurs, pour l’essentiel, les thèses de leurs confrères palestiniens. Chacun à sa manière, avec des convictions et une méthodologie différentes, Benny Morris, Ilan Pappé et Avi Shlaïm – entre autres – ont ébranlé les principaux mythes de l’historiographie israélienne traditionnelle :

- Contrairement à la légende dépeignant un frêle Etat juif à peine né et déjà confronté aux redoutables armées d’un puissant monde arabe, les « nouveaux historiens » établissent la supériorité croissante des forces juives (en effectifs, armement, entraînement, coordination, motivation...). Israël domine aussi stratégiquement, bénéficiant du soutien politique, diplomatique et militaire des Etats-Unis comme de l’Union soviétique. A quoi s’ajoute l’accord passé le 17 novembre 1947 par Golda Meïr avec le roi Abdallah de Transjordanie : la Légion de ce dernier, seule armée arabe digne ce nom, s’engageait à ne pas franchir les frontières du territoire alloué à l’Etat juif en échange de la possibilité d’annexer celui prévu pour l’Etat arabe ;

- Contrairement à la vision d’un Etat juif recherchant, après la guerre, la paix avec ses voisins, les « nouveaux historiens » montrent qu’Israël accepte, dans un premier temps, un protocole reprenant le droit onusien - plan de partage et droit au retour des réfugiés – afin de devenir membre de l’ONU. Mais ses dirigeants saboteront ensuite systématiquement la conférence de Lausanne, comme Walter Eytan, codirecteur général du ministère israélien des Affaires étrangères, le reconnaîtra : « Mon principal objectif était de commencer à saper le protocole du 12 mai, que nous avions été contraints de signer dans le cadre de notre bataille pour être admis aux Nations unies » [1].

- Contrairement à la thèse expliquant le départ des Palestiniens par un appel de leurs dirigeants, les « nouveaux historiens » prouvent que, dans l’immense majorité des cas, il s’est agi d’une expulsion. Ni les archives ni les programmes des radios arabes – enregistrés par la BBC – ne recèlent d’appel national à la fuite. En revanche, les services de renseignement de la Hagana, l’armée clandestine juive, évaluent à près de 400 000 les départs survenus dans la première phase de l’exode (novembre 1947-juin 1948), qu’ils attribuent aux quatre cinquièmes à l’action des armées et milices juives. Et, dans la seconde phase, à partir de juillet 1948, le processus d’expulsion ne fait plus le moindre doute. Un symbole : le transfert forcé, à la mi-juillet 1948, de 70 000 Palestiniens de Lydda et de Ramla - près d’un dixième de l’exode total ! - à la demande de David Ben Gourion par Igal Alon et... Itzhak Rabin...

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Un exode massif forcé
Ph. R. Source : Palestine Land Society (PLS), d’après une carte de Salman Abou-Sitta élaborée principalement à partir des travaux de Benny Morris, Walid Khalidi, Basheer Nijim, B. Mouammer et Mustapha Al-Dabbagh.

Si certains historiens israéliens défendent encore la version officielle de cette tragédie, pour la plupart des chercheurs le débat ne porte plus sur la question « fuite ou expulsion ? », mais sur le caractère planifié, ou non, de cette dernière. Benny Morris s’est récemment rallié à la nécessité du « nettoyage ethnique » [2], contredisant du coup sa thèse de toujours, selon laquelle « le problème palestinien est né de la guerre, et non d’une intention, juive ou arabe » [3]. Celle-ci ne l’empêche toutefois pas d’insister sur l’importance de ce qu’il appelle le « facteur atrocité », précisant même, dans la seconde version de son maître-livre [4] : « Ce que montrent les nouveaux matériaux, c’est que les Israéliens ont commis bien plus de massacres que je ne l’avais pensé auparavant. » Pour sa part, Ilan Pappé consacre tout son dernier livre, le plus convainquant de tous, à « défendre le paradigme du nettoyage ethnique et le substituer à celui de guerre », en recourant aussi bien aux archives qu’aux témoignages oraux [5]. Après une étude sur la place du « transfert » [6] dans la pensée sioniste, il travaille à démontrer dans le détail comment, dès le début des années 1940, la direction du Yichouv, la communauté juive de Palestine, a préparé puis mis en œuvre, étape après étape, l’expulsion des Palestiniens.

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Massacres et annexions (1948-1949)
Ph. R.

Quoiqu’il en soit, la nouvelle carte du Proche-Orient issue de la guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe ne ressemble guère à celle qu’avait tracée la jeune ONU. L’Etat juif est né, mais il a augmenté son territoire d’un tiers et en a chassé les quatre cinquièmes des Arabes palestiniens qui y vivaient. L’Etat arabe, lui, est mort-né : s’en partagent la dépouille Israël, qui en a conquis une partie, la Transjordanie, qui annexera ce qui reste de la Cisjordanie, et l’Egypte, qui occupe la bande de Gaza. Quant à Jérusalem, elle est coupée en deux pour près de vingt ans : Israël installe bientôt sa capitale à l’ouest, l’est – dont la vieille ville, quartier juif et mur des Lamentations compris – étant aux mains des Jordaniens.

On ne saurait donc comprendre ce premier grand conflit proche-oriental de la seconde moitié du XXe siècle sans avoir recours aux cartes : celle du plan de partage, celle des armistices de 1949, mais aussi, entre les deux, celles des combats et des massacres de la guerre. Indispensable, ce passage par la cartographie l’est d’autant plus qu’une partie des frontières ainsi définies a été effacée par les auteurs et les descendants des faits accomplis à l’époque. Faut-il préciser que rarissimes sont les cartes israéliennes contemporaines à rappeler, par exemple, que la Galilée, la plaine côtière entre Ashdod et la bande de Gaza ainsi qu’une partie du Néguev faisaient partie intégrante de l’Etat arabe ? A l’heure où même la Ligne verte, frontière internationalement reconnue de l’Etat d’Israël avant le 5 juin 1967, disparaît des Atlas, il devient presque subversif de ressusciter les tracés issus du droit international, les différentes phases de son affirmation – et de sa violation… Paradoxalement, la seule frontière vraiment visible, sur le terrain comme sur les cartes, c’est désormais le mur, que pourtant la Cour internationale de justice de La Haye a déclaré illégale et dont elle a exigé, suivie par l’Assemblée générale de l’ONU, la destruction.

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La région vue d’Israël
La flèche précise « Israël était une partie du Proche-Orient ». Source : livre scolaire, Center for Educational Training (CET), 2000.
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Dans les livres scolaires israéliens, pas l’ombre d’une Ligne verte...
Source : livre scolaire, Center for Educational Training (CET), 2000.
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La Cisjordanie, un territoire morcelé :
situation en janvier 2008
Ph. R.

Une dernière remarque, au-delà de la seule période de la naissance d’Israël et du problème des réfugiés palestiniens. L’ensemble des cartes que nous publierons, le 14 mars prochain, dans le numéro 98 de Manière de voir, intitulé « Histoires d’Israël », et que nous reprenons partiellement ici, illustrent une période qui s’étend de l’implantation juive en 1920 à la Palestine morcelée de 2008.

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1920 : la Palestine à la veille du mandat britannique
Ph. R.

Elles soulignent la continuité du projet conçu par Theodor Herzl, réalisé au fil des décennies par ses héritiers. Elles ne montrent cependant pas – car elle n’est pas aisément cartographiable - la rupture intervenue du fait de la seconde guerre mondiale.

Le passage du Yichouv à l’Etat d’Israël doit en effet beaucoup à la situation qui prévaut après 1945 : le génocide a donné une légitimation tragique à la revendication sioniste d’un Etat, incité les Alliés à la soutenir, et travaillé la mauvaise conscience des opinions dans les pays complices de l’entreprise nazie. Sans oublier les centaines de milliers de personnes déplacées qui, ne pouvant pas rentrer dans leur pays ni émigrer en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, n’ont d’autre choix que l’émigration vers la Palestine. Autant de facteurs qui participent au « lien entre l’Holocauste et Israël » souligné par le grand intellectuel palestinien Edward Saïd…

Bibliographie :

- Mohammed Al-Asaad, Mémoires d’un village palestinien disparu, Albin Michel, Paris, 2002.

- Alain Gresh, Israël, Palestine. Vérités sur un conflit, Fayard, Paris, 2001.

- Ilan Halevi, Question juive, Les Editions de Minuit, Paris, 1981.

- Shlomo Sand, Les mots et la terre, Fayard, Paris, 2006.

- Michel Warchawski, Sur la frontière, Hachette, Paris, 2004.

Sauf mention contraire, les sources des cartes sont : Howard M. Sachar, History of Israel, Knopf, New York, 1979 ; Palestinian Academic Society for the Study of International Affairs (Passia) ; Before Their Diaspora, Institute for Palestine Studies, 1984 ; Nations unies, New York ; Alain Gresh et Dominique Vidal, Les 100 clés du Proche-Orient, Hachette, Paris, 2006 ; La Maison de l’Orient, Jérusalem.

Notes

[1] Ilan Pappé, The Making of the Arab-Israeli Conflict, 1947-1951, I. B. Tauris, New York, 1992, p. 212.

[2] Cf. son interview au quotidien Haaretz, Tel-Aviv, 8 janvier 2004.

[3] Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949, Cambridge University Press, Cambridge, 1987, p. 286.

[4] The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, Cambridge, 2004.

[5] Ilan Pappé, The Ethnic cleansing of Palestine, One World, Oxford, 2006. Il vient de paraître en français chez Fayard, sous le titre Le Nettoyage ethnique de la Palestine.

[6] Sur la question du « transfert », voir Amira Hass, Ces Israëliens qui rêvent de « transfert », le Monde Diplomatique, 2003.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 08:46

undefinedParution. Israël, la paix impossible

Programmer le désastre. La politique israélienne à l’oeuvre, de Michel Warschawski, Éditions La Fabrique, 76 pages, 9 euros.

Court, incisif, féroce même. Tel est le dernier pamphlet que vient de publier Michel Warchawski. L’infatigable militant d’une paix juste entre Israéliens et Palestiniens ne baisse pas les bras. Il constate le désastre actuel, l’accélération de la colonisation, le mur qui ronge un futur État palestinien de plus en plus improbable. Mais il affirme en conclusion qu’il n’y a rien là d’irréversible et cherche dans l’histoire des raisons d’espérer.

Pourtant, tout le livre n’est qu’accumulation de désastres.

Il décrit dès l’introduction ce qu’il appelle la « Reconquista » : entreprise de destruction généralisée des droits acquis par les peuples au XXe siècle, menée par ces mêmes néoconservateurs qui ont « programmé le désastre palestinien » parce que la Palestine reste le lieu emblématique de la lutte anti-impérialiste. Ce désastre-là, explique-t-il, n’est qu’une étape vers celui, prévisible, du projet sioniste lui-même, d’un Israël rongé par sa propre violence et ses peurs. Et pour montrer qu’il n’est pas seul à le dire, il cite le livre à paraître d’Abraham Burg, ancien président de la Knesset et sioniste historique, l’un des hommes les plus respectés d’Israël. Ce livre, Vaincre Hitler, il voulait l’intituler Hitler a vaincu, c’est tout dire. « Israël est devenu une société effrayante », dit Abraham Burg qui vient de se résoudre à quitter son pays. Tout le monde en prend pour son grade avec Warchawski. Il a la dent dure pour les travaillistes, pour « La Paix maintenant », accusée d’être rentrée dans le rang en 2000, après avoir avalé les mensonges et la forfaiture d’Ehud Barak à Camp David. Il n’est pas tendre non plus pour l’OLP et impitoyable pour Mahmoud Abbas, choisi selon lui par Israël et les États-Unis pour sa mollesse et son insignifiance. En revanche, l’auteur ne tarit pas d’éloges à l’égard du Hamas. Il va même jusqu’à absoudre le mouvement islamique de toute responsabilité dans la situation de quasi-guerre civile qui prévaut à Gaza et en Cisjordanie. Un point de vue parfaitement partial, bien dans la manière d’un intellectuel qui continue de cultiver l’art du contre-courant et de jouer les poils à gratter de la gauche israélienne.

F. G.-R.

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