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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:49

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:38

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Une délégation du Parlement européen composée de députés de différents groupes parlementaires s'est rendue en Palestine, à Gaza et en Cisjordanie. Patrick le Hyaric, directeur de l'Humanité et vice président du groupe de la Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique était le seul député français de cette délégation.

 L’objet de ce déplacement visait à faire une évaluation de la situation en Palestine, rencontrer les parlementaires du Conseil législatif palestinien et de l’autorité palestinienne,  vérifier l’utilisation des fonds européens à la Palestine, en coopération avec l’ONU. Ils ont également rencontré les représentants du quartet à Jérusalem.

La délégation, choquée par la situation à Gaza, a fait aujourd’hui cette déclaration publique :

Une rencontre avec les représentants élus de tous les partis politiques dans le Conseil législatif palestinien (PLC) afin d’évaluer les conditions de vie à Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et par la même, de discuter de la question de la réconciliation ont été les principaux objectifs de la délégation du PE [1], dirigée par Proinsias de Rossa (S & D, IE), qui a visité les territoires palestiniens (Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est), du 27 Novembre au 1 Décembre 2010.

La délégation a été choquée par les privations  subies par le peuple à Gaza: 750.000 personnes continuent à avoir besoin d’aide alimentaire de l’UNRWA; 300.000 d’entre eux sont dans une pauvreté abjecte. Les écoles sont toujours privées de matériaux de construction.

Afin d’améliorer les conditions de vie des habitants de Gaza, le siège doit être levé. Les activités économiques normales et les entreprises doivent commencer à nouveau, sans aucune restriction sur les exportations et les importations.

A Naplouse, le problème de sécurité majeur est l’activité violente des colons, sur lesquels les services palestiniens n’ont pas le pouvoir. Les Forces de défense israéliennes, ont cependant une autorité, mais ne prennent aucune des mesures contre les auteurs de crimes: meurtres ou destruction de 3.700 oliviers.

L’activité violente des colons à Jérusalem-Est avec le soutien des autorités israéliennes se poursuit, ainsi que des colonies illégales, les expulsions de familles palestiniennes, la démolition de maisons et l’intimidation des enfants.

Au cours de réunions avec les homologues PLC, la question des 8.000 prisonniers palestiniens (y compris certains membres du PLC) a été soulevée.

Trois membres du CLP Jérusalem ont été sommées de quitter Jérusalem-Est. Ils ont refusé de le faire et ont trouvé refuge dans le bureau de la Croix-Rouge internationale.

[1] Membres de la délégation :

Proinsias de Rossa (S & D, IE) – président, Margrete Auken (Les Verts / ALE, DK), vice-président, Gaston Franco (PPE, FR), Niccolo Rinaldi (ALDE, IT), Nicole Kiil-Nielsen (Verts / EPT, F), Patrick Le Hyaric (GUE / NGL, FR) et Robert Atkins (ECR, UK).

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 19:17

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Interview de Leila Khaled, combattante historique de la cause palestinienne et dirigeante du FPLP, republiée à l'occasion de sa visite au Vénézuela


 

Traduction et introduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 



Leila Khaled, combattante historique de la lutte pour la cause palestinienne, militante et membre du Bureau politique du Front populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), se trouvait au Vénézuela dans la semaine du 15 novembre. Elle a notamment donné une conférence devant les militants communistes de Cantaclaro, où elle revenait sur l'histoire et l'actualité de la lutte de son peuple pour le droit à disposer de lui-même.



Pour les camarades qui ne connaîtraient que le nom ou l'icône de Leila Khaled, les communistes vénézueliens proposaient une interview accordée récemment par Leila Khaled (publiée dans un premier temps par Kaosenlared) et dans laquelle elle revenait sur son parcours, son engagement, sa lutte de toute une vie pour la liberté du peuple palestinien.



Q: Etes-vous une terroriste?



Leila Khaled: Les institutions, gouvernements et pays qui sont contre la paix ont toujours considéré la résistance comme un acte terroriste, mais en réalité, l'occupation c'est le terrorisme. Par conséquent, la base du terrorisme dans le monde, ce sont les Etats-unis et Israel. Je me considère comme faisant partie du peuple palestinien qui résiste à l'occupation, et la résistance est un droit qu'a tout peuple occupé.



Qu'est-ce que le terrorisme?



Le terrorisme se définit par l'occupation et par les institutions qui occupent les territoires par la force militaire. Emprisonner des personnes seulement parce qu'elles ont une idéologie différente de la votre, cela se définit également comme du terrorisme. Tout comme la destruction de maisons et d'arbres en Palestine, ainsi que la prise de possession des points d'eau. Toutes ces façons d'agir, qui violent les droits du peuple palestinien, c'est du terrorisme.



Durant les années 1940, la violence a secoué la Palestine, par l'activité de groupes armés tels que Irgun (Etzel). Le 22 juillet 1946, une centaine de personnes sont mortes à l'Hôtel du roi David à Jérusalem après une action de ce groupe mené par Menachem Begin, et qui sera plus tard premier ministre d'Israël et prix Nobel de la paix. En ce sens, dans le documentaire « Leila Khaled Hijacker » de Lina Makboul, on soulève une question: « Est-il juste d'être terroriste? Toujours quand vous gagnez... »



Nous n'acceptons jamais le terrorisme. Ce que l'on accepte, c'est la résistance; c'est ce que reconnaît tout le monde. Même dans la constitution de l'ONU, il y a un article qui reconnaît aux peuples occupés le droit à résister, y compris avec les armes. Les Etats-unis ont transformé le concept de terrorisme, en accusant des peuples comme ceux d'Irak, du Liban, de Palestine, d'Afghanistan, d'être des terroristes, simplement pour avoir résisté à l'occupation.



Pourquoi après la guerre des Six-jours, à 25 ans, avez-vous décider d'intégrer le FPLP et de prendre les armes?1



Simplement par le fait qu'il y avait une occupation et que j'étais une réfugiée au même titre que 8 autres millions qui se trouvaient hors de Palestine.



Comment a évolué le rapport des palestiniens à la Jordanie, après les événements de Septembre noir, en 1970, et au Liban, après les combats dans le camp de réfugiés de Nahr Al Bared, en 2007?



En 1948, un très grand nombre de palestiniens ont fui (après la fin du mandat britannique et le début de la Guerre de Palestine, ce qu'on appelle Nakba ou Désastre) et se sont réfugiés à Jordanie, au Liban et en Syrie, vivant dans des camps de réfugiés. Mais après plusieurs années, ils ont commencé à vivre dans les villes. En 1951, la Jordanie a intégré la Cisjordanie à son territoire, ce par quoi les palestiniens résident dans la région sont devenus citoyens jordaniens. Les palestiniens en Jordanie représentent plus de 75% de la population.



D'autre part, au Liban, il y a des palestiniens qui vivent en ville et il y a ceux qui vivent dans les camps de réfugiés, mais il leur est interdit de travailler dans le pays. Cela leur complique énormément la vie et facilite leur expulsion. De nombreux jeunes Palestiniens se sont vus contraints à aller travailler dans les pays du Golfe (Persique) pour pouvoir nourrir leurs familles. Néanmoins, il y a toujours une unité entre palestiniens et libanais pour s'opposer à l'occupation et aux agressions d'Israël.



Comment décririez-vous la situation des réfugiés, en particulier des femmes?



Il y a deux types de réfugiés: ceux qui vivent en Palestine même et ceux qui vivent en-dehors, en Jordanie, en Syrie etc. La situation de chaque réfugié dépend du pays. En Jordanie, ils sont citoyens avec égalité de droits. En Syrie aussi, mais ils ne peuvent pas être fonctionnaires ni voter, et ne peuvent pas non plus demander la nationalité; ils ont également une carte d'identité spécifique. Au Liban, comme je l'ai déjà dit, ils n'ont pas le droit de travailler, seule l'UNRWA (Agence des nations unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-orient) leur offre des postes de professeurs. Les femmes souffrent de la même façon, mais si nous disons qu'un homme ne peut pas arriver à trouver de travail, alors cela sera d'autant plus impossible pour une femme.



Quelle est la politique menée par Israël par rapport aux camps de réfugiés?



Israël tente de les éliminer. Même ceux qui se trouvent hors de Palestine. En 1982, ils ont commis un massacre horrible au Liban, aux camps de Sabra et Chatila. Les réfugiés palestiniens subissent des agressions continues. Les conditions de vie sont exécrables... les conditions sanitaires très mauvaises.



Le taux de chômage à Gaza et en Cisjordanie, selon des données de 2001 de l'Initiative Palestine pour la promotion du dialogue et de la démocratie dans le monde (MIFTAH), s'élève à 57%. Cela comprend non seulement ceux qui ont perdu leur emploi en Israël, mais aussi ceux qui ne peuvent pas sortir travailler à cause du blocage des routes...



Ce qui explique le fait que ce taux soit aussi élevé, c'est qu'il n'y a pas de base industrielle en Palestine. Les dernières statistiques indiquent que le taux de chômage atteint les 80% à Gaza et les 45% en Cisjordanie. La majorité des palestiniens dépend de l'agriculture; ils plantent principalement des oliviers, des amendiers, des orangers et également des légumes. Mais la situation empêche que ces produits puissent être commercialisés hors de Gaza, parce qu'elle est assiégée et que personne ne peut en sortir. En Cisjordanie, ils ont moins de difficultés. D'autre part, le gouvernement israélien a confisqué et continue de confisquer des terres, nombre d'entre elles pour construire ses colonies.



Laissant de côté le versant politique, quelle est l'attitude de l'Union Européenne envers la Palestine sur le plan économique?



La meilleure aide que puisse apporter l'UE aux palestiniens, au-delà de celle économique, est celle d'ordre politique. Toutefois, comme cela s'est vu en 2006, quand le Hamas a gagné les élections, l'UE a fermé le robinet. Ils donnent de l'argent au gouvernement palestinien en fonction de son orientation politique. De plus, toute aide doit passer par le contrôle des Etats-Unis. L'UE est sous forte influence des Etats-Unis.



Le 29 novembre dernier, le premier ministre Israélien, Ehud Olmert, a mis en garde dans une interview au quotidien Haaretz: « Soit on met en place deux Etats, soit Israel disparaîtra ».Il comparait la situation avec celle de l'Afrique du sud, quand la majorité noire a réussi à vaincre l'apartheid. La démographie est-elle l'arme la puissante des palestiniens?



Je n'ai pas entendu parler de cette nouvelle, mais ce que je peux te dire, c'est qu'Israël va toujours rester là pour des raisons militaires, économiques... C'est une réaction très naturelle de la part des palestiniens que d'avoir des enfants, voyant chaque jour tant d'entre eux mourir sous leurs yeux. Par ailleurs, traditionnellement, ils aiment avoir des familles nombreuses. Normalement, autour de sept et dans certains cas, douze ou treize.



Le FPLP a sollicité la communauté internationale pour qu'elle rompe les accords économiques avec le gouvernement Israélien, concrètement on demande « un boycott des produits israéliens, ainsi que l'annulation des accords militaires »



Nous avons espoir que les pays socialistes soutiendront d'une certaine façon les palestiniens. Nous leur demandons pas d'aller lutter en Palestine, mais simplement qu'ils ne fournissent pas l'armement des israéliens. Nous demandons également le boycott pour affaiblir leurs entreprises et que cela provoque des pertes pour l'économie d'Israël et, de cette façon, que cela facilite un peu la poursuite de la résistance contre l'occupation.



Et une fois venu le moment de négocier, le faire dans les conditions les plus équilibrées entre les deux parties.



Dans les négociations tenues jusqu'à présent, on n'a vu aucunement cette égalité. Ce sont des négociations sans but, car pour le moment elles ont toujours été favorables aux intérêts israéliens. C'est pour cela que nous, FPLP, rejetons les négociations. Nous sommes conscients que nous allons parvenir à aucun point d'accord entre les parties.



Tu veux parler des pourparlers de Annapolis entre Mahmud Abbas et Ehud Olmert du mois de novembre dernier?



Je parle pour tous les pourparlers, de Oslo jusqu'à Annapolis.



Vous ne partagez pas ce qui a été signé à Oslo?



Lors de ces négociations, on a parlé de tout sauf de nos droits. On n'a pas parlé de retirer les troupes israéliennes du territoire palestinien, des frontières de 1967 (avant la guerre des Six-jours); on n'a pas parlé de Jérusalem, ni des installations illégales des colons; ni des réfugiés, ni de l'eau. Alors, qu'est-ce qu'on a réglé?



Israël a simplement rencontré des dirigeants palestiniens et ne s'est pas gêné pour se comporter comme une force occupante, leur déléguant toute la responsabilité de la situation. Le gouvernement de la Palestinienne n'a aucun pouvoir sur sa propre situation, ni sur l'eau, ni sur ses frontières. Si le président veut sortir du pays, il doit même demander la permission à Israël.



Toutefois, avec Oslo a été posé la reconnaissance mutuelle des deux Etats.



On n'a jamais rien reconnu concrètement dans le cadre de ces accords. Ainsi, les Etats-Unis on présenté une autre feuille de route pour résoudre le conflit. Ils ne sont parvenus à rien... avoir un État palestinien, si, mais dans la pratique il n'existe pas.



Quelles sont, pour vous, les principales erreurs et les principales réussites de Yasser Arafat?



Ce fut, principalement, celle d'avoir mené la résistance armée et d'avoir été le représentant également de l'Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP) et donc le représentant du peuple palestinien et de la révolution. L'erreur qu'il a commise fut de signer les accords d'Oslo avec Israël. Nous avons pu voir comment ils l'ont maintenu trois ans 'incarcérés' (reclus et bombardé dans la Muqtaa, siège de l'Autorité nationale palestinienne) jusqu'à sa mort. Dans les faits, on voit que Arafat a tenté de former un État palestinien à côté de celui Israélien, mais Israël ne veut pas de cela.



Quel serait pour le FPLP la carte rêvée de la région?



La meilleure solution serait que les réfugiés reviennent en Palestine, et qu'Israël l'accepte et travaille dans ce sens. Ainsi, nous pourrions vivre ensemble avec les Israéliens sur cette terre, avec les mêmes droits et avec la possibilité de prendre des décisions politiques en toute égalité. Nous croyons que former un État politique uni et démocratique peut résoudre le conflit.



Un État où vivraient palestiniens et israéliens, et non deux Etats?



Oui, absolument.



Quel rôle jouent les pays voisins de la Palestine, en particulier l'Iran, et les courants islamistes les plus extrémistes de ce pays, dans votre affrontement avec Israël?



Les pays les plus proches de la Palestine sont l'Égypte, la Syrie, le Liban et la Jordanie. L'Égypte et la Jordanie ont signé des accords de paix avec Israël. Israël a envahi le Liban quatre fois et a même occupé une partie de son territoire. Une grande partie de la Syrie a également été occupée. Par conséquent, palestiniens, syriens et libanais partagent la même souffrance.



La Syrie, en outre, est un des pays qui a rejeté le plan israélo-américain pour la région, et soutient la résistance du peuple palestinien; tout comme le font certains groupes religieux libanais. Et je ne connais aucun pays extrémiste islamiste, je ne connais que l'Iran, qui est un pays islamiste.



En Palestine, on constate une islamisation progressive des mouvements de résistance quand, traditionnellement, cette espace avait été occupé principalement par des formations laïques. A quoi cela est-il dû?



C'est vrai. Le mouvement nationaliste de Gamal Abdel Nasser (ancien président de l'Egypte et symbole de l'anti-colonialisme arabe) n'a pas réalisé ses objectifs. Les projets nationalistes des mouvements laïcs Palestiniens non plus. Cela a renforcé le pouvoir d'attraction des mouvements islamistes, et de plus en plus de gens se sont dirigés vers leur idéologie. Les croyances religieuses ont une forte influence sur le peuple palestinien; de nombreuses personnes croient que cela va les aider à conquérir la paix. D'autre part, les mouvements communistes ont fini par se désintégrer.



Le 11 avril 1944, deux jours après votre naissance, en pleine seconde guerre mondiale, Anna Frank écrivait dans son journal: « Qui a fait les juifs différents du reste des gens? Qui a permis que nous souffrions tant jusqu'à ce jour? C'est Dieu qui a fait cela, mais ce sera aussi lui qui nous relèvera encore et encore... »Considères-tu que la situation que vivent les palestiniens en Israël est similaire à celle qu'a vécu les juifs en Europe?



Tout d'abord, Dieu n'a rien à voir avec la création de gens différents. Nous sommes tous égaux. Tous les gens naissent égaux, en dépit des différences de couleur, de sang ou de tout autre type. C'est l'homme lui-même qui crée les différences. Le mouvement sioniste a utilisé ce type de raisonnement pour propager l'idée que le juif était différent du reste de l'humanité et, par conséquent, a justifié les souffrances d'aujourd'hui par la paix qui suivra.



Il est évident que les nazis ont mis l'Europe à feu et à sang et ont tué énormément de gens. Ils n'ont toutefois pas tué que les juifs, mais aussi d'autres personnes. De manière regrettable, nous voyons que des actes barbares qu'ont commis auparavant les nazis envers le peuple juif, sont aujourd'hui commis contre les palestiniens.

 

 

1En 1969, elle a détourné le vol TWA 840 Rome-Athènes et l'a dévié vers Damas; en 1970, elle a participé au détournement de quatre avions, dans le cadre de Septembre noir, et elle fut incarcérée – son camarade Patricio Arguello mourut – et libérée 28 jours plus tard dans le cadre d'un échange de prisonniers.

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 12:46

Quant aux représentants de l’UDC, ils ont toujours été les bienvenus en Israël. En avril dernier, une délégation parlementaire de ce parti avait d’ailleurs été chaudement reçue par l’Etat hébreu. Six mois plus tard, le conseiller fédéral Ueli Maurer avait lui aussi eu droit aux honneurs lors de sa rencontre avec le ministre de la Défense, Ehoud Barak, à Tel-Aviv.

Quoi qu’il en soit, les hôtes de «SOS Israël» ont participé mardi à une visite des implantations juives de Cisjordanie. Celle-ci a été suivie d’une cérémonie organisée dans le musée dédié au souvenir de Goush Katif, l’une des colonies de la bande de Gaza démantelée en août 2005 sur ordre d’Ariel Sharon.

Parallèlement aux parlementaires européens, le député islamophobe hollandais Geert Wilders se trouve également en Israël à l’invitation d’Arié Eldad. Il ne s’est d’ailleurs pas privé d’afficher son opposition à toute restitution de territoires palestiniens par l’Etat hébreu.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 14:27

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 14:20

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Chèr(e)s ami(e)s,
 
Veuillez trouver dans les fichiers attachés l'annonce pour la soirée "Tarabout" le 8 décembre, ainsi qu'un article paru dans la presse israélienne au sujet du racisme ambiant en Israël, traduit de l'hébreu par les soins de Michel Bilis, membre du Bureau francilien de l'UJFP. Il s'agit de l'histoire d'un Français installé dans la ville israélienne de Raanana. Cet article nous donne une idée de l'ampleur de la tâche des associations antiracistes comme Tarabout. Joyeuse Hanouka à tout le monde,
 
Richard Wagman
Président
UJFP Ile-de-France
 
Union juive française pour la paix (UJFP)
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
 
Tél. national : 06 68 12 78 21
Tél. Ile-de-France : 01 42 02 59 76
Site : www.ujfp.org
 

 

 

 

 

Raanana : la sortie anti-arabe du nouveau conseiller municipal

 

 

  «  Le grand nombre d’arabes en ville est une des choses qui suscite le plus ma colère. Nous laissons faire tandis qu’ils sont en train de prendre le dessus. Ils voudront bientôt une mosquée. » Le docteur Shlomo Lisha, premier français au conseil municipal de Raanana, dégaine tous azimuts.

 

 

Jeudi prochain, pour la première fois, un français fera son entrée au conseil municipal de Raanana. Il fera vraisemblablement, beaucoup parler de lui : il s’appelle Shlomo Lisha, dentiste de son métier, et il professe, c’est le moins qu’on puisse dire, une idéologie controversée.

 

Dans une première interview, il fait part de ses intentions révolutionnaires pour la ville, et pourquoi il se sent comme un citoyen de deuxième catégorie. Voici ce qu’il pense de la présence des arabes dans la ville : son principal sujet de mécontentement, selon ses dires. « Il nous faut nous réveiller, sinon il se passera ici la même chose qu’en France », déclare t’il de façon catégorique.

 

Nouvellement élu à Raanana, il n’a pas encore pris ses fonctions, mais il s’est déjà mis au travail. Il a de grands projets : il veut promouvoir la population française dans la ville, améliorer l’enseignement religieux, mais surtout, il veut s’attacher à tout faire pour préserver le caractère juif de l’Etat.

 

« Il faut se battre pour l’Etat », a déclaré Lisha, cette semaine. « Nous avons créé un mouvement local que nous avons intitulé : « Réveillez- vous », …. « Nous voulons, avec l’aide de Dieu, préserver le caractère juif et l’intégrité du pays. C’est mon Etat, Je suis né en Tunisie, et j’en suis parti. J’ai vécu en France, et je l’ai quittée. Maintenant, je suis ici et je ne veux pas partir ni partager l’Etat avec qui que ce soit. »

 

 

Le souci patriotique des frontières de l’Etat cède très vite la place aux idées extrémistes sur nos voisins arabes et sur la façon dont il conviendrait de les traiter. « Quand mon fils faisait son service militaire, il est entré, par erreur, à Hébron, en compagnie de quelques autres soldats, et ils ont failli se faire lyncher ». Il poursuit : « Deux soldats ont été blessés et Tsahal n’a même pas réagi. J’ai été très déçu. On ne les a pas punis, on ne les a pas enfermés dans la Casbah, on n’a pas dynamité des boutiques ». « La morale de cette histoire c’est qu’on peut s’en prendre aux soldats de Tsahal, et on donne à penser aux arabes qu’ils peuvent tout faire. On ne peut pas construire dans les territoires, mais eux, les arabes, peuvent construire tout ce qu’ils veulent. Il y a aussi beaucoup d’accidents de la circulation à cause d’eux : ils conduisent sans permis et sans plaque d’immatriculation ».

 

 

 

« J’aime les arabes »

 

Lisha n’hésite pas à dire très explicitement sa crainte de la présence d’arabes dans la ville.  « Il y a des choses dans la ville qui m’exaspèrent, et notamment, le nombre d’arabes à Raanana », dit-il. « J’aime les arabes, mais qu’ils restent chez eux ».

 

« Moi, je ne vais pas à Oum Al Fakhem, tandis qu’eux, ils viennent librement jusqu’ici. Je me retrouve avec eux dans l’ascenseur du bâtiment de mon dispensaire, et je me sens étranger dans mon propre pays. Je ne sais pas comment on pourrait les empêcher d’entrer à Raanana, mais il faut penser à des solutions, face à cette situation ».

 

 

« Il faut simplement leur expliquer que nous ne sommes pas des plaisantins. Ils ne connaissent pas l’hymne, il ne faut pas les encourager à rester ici, dans ce pays. Il faut leur rendre la vie dure, mais nous faisons tout le contraire. Nous leur rendons la vie facile, et la nôtre difficile. Si on est dur avec eux, on en recueillera les fruits ».

 

 

Lisha tente d’expliquer d’où il puise une telle inspiration. « Il faut se réveiller, autrement, il se produira exactement la même chose qu’en France. Au début, ils sont entrés pour travailler dans les usines, puis leurs femmes ont aussi commencé à travailler, et maintenant ce sont eux qui dominent ».

 

 

« Nous assistons à cela dans l’indifférence ; déjà deux pharmaciens arabes travaillent avec mon épouse. Bientôt, les arabes diront qu’ils travaillent dans la zone industrielle et qu’ils veulent une mosquée sur place. Ils vont librement dans notre pays, ils parlent arabe, ils rient au centre commercial, et un peu partout. Tu vas les voir et tu leur dis : « Attendez, c’est mon Etat ou c’est le vôtre ? », dit-il en colère.

 

 

Lisha est né en Tunisie où il a vécu jusqu’à l’âge de 18 ans. Il est ensuite parti en France où il a fait des études d’odontologie. Il a rencontré Olivia, son épouse, lors d’une visite en Israël pour un stage volontaire dans l’armée. « Nous habitions dans la banlieue au sud de Paris. Nous nous étions installés dans un endroit pas très confortable, car il était clair que nous allions émigrer en Israël. Nous pensions que si nous habitions dans Paris, nous n’aurions peut-être plus envie de partir. Nous avons donné à nos enfants des prénoms hébreux, sachant que nous ne resterions pas en France. Nous avons émigré en Israël en 1998, moi-même, ma famille et mes parents, et j’ai une fille âgée de 7 ans, « sabra » née ici.

 

« Nous sommes arrivés au centre d’intégration, et, au début, on était déçu. On ne se sentait pas au pays, il n’y avait pas de marché, il n’y avait même pas un endroit où acheter un fallafel. Nous recherchions avant tout, des lieux israéliens authentiques, mais il était difficile d’en trouver à Raanana ».

 

Avec le temps, et bien que ce n’ait pas été simple, ma femme et moi, nous nous sommes intégrés à la ville. Mon épouse, qui est pharmacienne de métier, et moi-même, nous avons dû passer à nouveau toutes les épreuves pour faire reconnaître nos diplômes professionnels. C’était humiliant, mais nous l’avons accepté, car nous aimons Israël. Le travail ici est à peu près le même qu’en France, mais les revenus sont le tiers ou le quart de ce que nous gagnions là-bas.

 

 

Selon Lisha, il y a à Raanana, environ 2000 familles françaises, soit quelques 8000 habitants, qui représentent à peu près 10% de la population locale. Lisha, on l’a vu, sera le premier représentant politique local de cette population.

Lisha raconte que, si lui-même et son épouse se sont acclimatés dans cette communauté, il n’en n’a pas été de même pour tous les français : « Les obstacles de la langue sont importants, et beaucoup de français continuent de travailler avec la France, ou même en France, car ils n’assimilent pas l’hébreu. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai accepté d’aller au conseil municipal ; cela ne faisait pas partie de mes projets ».

 

 

Article de Nathalie Bienstock

Publié le 19.11. 2010 sur Ynet (édition électronique de Yéddiot Akhraronot)

 

 

Traduit de l’hébreu par Michel Bilis

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 10:55

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http://www.millebabords.org/spip.php?article15912

 

 

 

 

 

 

Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, est entré le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention. Il est emprisonné au centre pénitentiaire de Lannemezan.


(rendez-vous à 14 heures devant la gare de Lannemezan)

 

 

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Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, est entré le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention. Il est emprisonné au centre pénitentiaire de Lannemezan.


 

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Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, est entré le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention. Il est emprisonné au centre pénitentiaire de Lannemezan.


 

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Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, est entré le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention. Il est emprisonné au centre pénitentiaire de Lannemezan.


 

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Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, est entré le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention. Il est emprisonné au centre pénitentiaire de Lannemezan.


 


QUI EST GEORGES IBRAHIM ABDALLAH ?


Georges Ibrahim Abdallah est né à Kobayath – Akkar, dans le Nord du Liban, le 2 avril 1951. Il a suivi ses études à l’Ecole Nornale à Achrafieh, et en est sorti diplômé en 1970.

Il commença son engagement politique dans les rangs du Parti National Social Syrien (PNSS) pour adhérer ensuite à la résistance palestinienne, au Front Populaire de la Libération de la Palestine (FPLP). Il fut blessé lors de la résistance à l’invasion israélienne du sud Liban en 1978.

Le 6 juin 1982, après des mois d’agressions en tout genre (bombardements aériens et navals, raids héliportés, attaques menées par l’intermédiaire de supplétifs mercenaires comme l’Armée du Liban Sud), l’armée israélienne envahit le Liban. Le bilan de l’opération “Paix pour la Galilée” est éloquent : 25.000 morts, 45.000 blessés, Beyrouth dévasté par des semaines de siège et de bombardements, des centaines de civils palestiniens et libanais froidement assassinés par les milices fascistes libanaises (les Phalangistes) aux ordres d’Israël à Sabra et Chatila, des centaines de militants arabes capturés et “disparus” dans les camps d’Ansar et de Khiam.

Cette invasion fut perpétrée avec la complicité générale des puissances occidentales. En réaction, des combattants libanais et arabes allèrent porter la guerre contre le sionisme et l’impérialisme dans le monde entier en frappant les intérêts impérialistes et sionistes. Ce fut le cas des Fraction Armées Révolutionnaires Libanaises qui entrèrent en action en Europe, et dont les principales actions, extrêmement ciblées et précises, furent la tentative d’attentat contre Christian Edison Chapman, le responsable en second à l’ambassade américaine en France (12 novembre 1981) ; l’exécution du colonel Charles Ray, l’attaché militaire à l’ambassade américaine en France (18 janvier 1982) ; l’exécution de Yakov Barsimantov, le secrétaire en second à l’ambassade israélienne en France et, surtout, responsable du Mossad en France (3 avril 1982) ; la tentative d’attentat contre Rodrigue Grant, l’attaché commercial à l’ambassade américaine en France, qui se solda par la mort de deux artificiers de la police française qui tentaient de désamorcer la bombe placée sous la voiture du diplomate (22 août 1982) ; la tentative d’attentat de Robert Onan Home, le Consul Général des Etats-Unis à Strasbourg, qui échappa de peu aux balles tirées contre lui le 26 mars 1984.

Les autorités françaises arrêtèrent Georges Ibrahim Abdallah le 24 octobre 1984, après qu’un groupe du Mossad et quelques-uns de ses agents libanais l’eurent suivi à Lyon. L’incarcération n’était motivée que par la détention de vrais-faux papiers d’identité : un passeport délivré légalement (avec une identité fictive) par les autorités algériennes. Dans le journal-mémoire qu’il a fait éditer, Jacques Attali, le conseiller du président français François Mitterand, écrivait : « Mercredi 6 mars 1985… il n’est inculpé que de faux et usage de faux. Il dispose d’un “vrai-faux” passeport algérien. » (1)

Les autorités françaises avaient promis au gouvernement algérien la mise en liberté de Georges Ibrahim Abdallah. Dans ce but, elles avaient envoyé le chef du département des services secrets français (DST) en Algérie pour en informer le gouvernement algérien. Attali : « Jeudi 28 mars 1985. Ive Bonnet, patron de la DST, envoyé à Alger, explique qu’Abdallah, arrêté à Lyon, sera libéré pendant l’été en raison des faibles charges qui pèsent contre lui. Les Algériens lui répondent que le Français enlevé au Liban, Pyrroles (2), sera relâché si Abdallah l’est aussi. On obtient que celui-là précède celui-ci. » (3). Jacques Attali toujours : « lundi 24 mars 1986. Réunion chez le Président [Mitterrand] avec Ulrich (représentant Jacques Chirac), Giraud, Raimond, le général Forey et Jean-Louis Bianco. Le Président : “… la DST avait été autorisée à dire aux Algériens (qui servaient d’intermédiaires) que la libération d’Ibrahim Abdallah était envisageable dans le cadre de la loi française. La DST a sans doute dit aux Algériens : on va le libérer tout de suite…” » (4)

Mais les autorités françaises ne respectèrent pas cet engagement. Georges Ibrahim Abdallah fut traduit devant le tribunal le 10 juillet 1986 pour détention d’armes et d’explosifs ; une sentence de quatre années d’incarcération fut prononcée. Il refusa le procès mais n’objecta pas. Les Français manquaient à leur promesse.

Les autorités françaises étaient alors soumises à une pression directe des États-Unis. Le président américain Reagan lui-même aborda le sujet du procès de Georges Ibrahim Abdallah lors d’une rencontre avec le président français Mitterrand. De nombreuses immixtions américaines s’étaient exercées pour pousser les autorités françaises à ne pas relâcher Georges Ibrahim Abdallah. Les États-Unis s’étaient constitués partie civile dans le procès. Les pressions sionistes ne manquaient pas non plus.

Attali : « vendredi 27 juin 1986. A l’ambassade de France à La Hayes, petit déjeuner traditionnel entre François Mitterrand et Helmut Kohl… François Mitterrand : ” … Le conseiller pour la Sécurité de Ronald Reagan, John Pointdexter, nous télégraphie pour nous mettre en garde contre une éventuelle libération d ‘Ibrahim Abdallah avant son procès et avant que les autorités américaines n’aient toutes les preuves relatives aux charges contre lui. Son gouvernement, rappelle-t-il, s’est porté partie civile dans ce procès, et le Président américain y voit une occasion de démontrer la capacité et la volonté des sociétés démocratiques de faire pleinement justice contre ceux qui sont accusés de commettre des actes de terrorisme. Pourquoi nous écrit-on cela ? Nous ne savons rien de ce dont il retourne. Les Américains sont-ils au courant des tractations engagées à ce sujet par le gouvernement à l’insu de l’Elysée ? (5)” »(6).

A ce moment, la France était sous l’effet d’une série d’attentats aveugles que Paris vit entre 1986 et 1987, et qui avaient fait de nombreuses victimes françaises innocentes (13 morts et plus de 300 blessés). Ces attentats étaient revendiqués par le CSPPA (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes) qui exigeait la libération de Georges Ibrahim Abdallah, du Libanais lié aux services secrets iraniens Anis Naccache et de Varoudjian Garbidjian, un militant de l’Armée Secrète Arménienne pour la Libération de l’Arménie (ASALA). En fait, ces attentats étaient commis par un réseau proche de l’Iran, dirigé par le Tunisien Fouad Ali Salah, qui entendait faire payer à la France son soutien à l’Irak dans la guerre contre l’Iran.

Il est apparu par la suite que les services français savaient (sans en avoir identifier précisément les auteurs) de quel côté venaient ces attentats massacres. Mais à ce moment, les autorités françaises négociaient et débattaient avec les commanditaires du CSPPA (négociations secrètes qui d’ailleurs aboutirent et virent la libération des agents iraniens détenus en France). Pour couvrir ces négociations secrètes et rassurer l’opinion publique française (en la désinformant), les services secrets français accusèrent les frères de Georges Ibrahim Abdallah de ces attentats.

Les autorités françaises offrirent des sommes d’argent pour tout renseignement concernant les frères Abdallah. Elles diffusèrent les noms des frères dans le monde entier pour qu’ils soient poursuivis, et firent afficher leurs photos dans tous les postes frontières et dans les lieux publics en France. Les frères Abdallah nièrent immédiatement ces accusations calomnieuses à travers des conférences de presse. Les “informations” sur lesquelles les services secrets français prétendaient s’appuyer provenaient des rapports du Mossad et de ceux de l’avocat de Georges Ibrahim Abdallah, Jean-Paul Mazurier, qui était devenu toxicomane et que les services secrets utilisaient comme informateur et comme agent. Cet avocat inventait les preuves sur ordre des services secrets. Le syndicat des avocats le chassera plus tard de ses rangs, lorsque cette affaire fut rendue publique (7).

C’est à ce moment que les services secrets français annoncèrent la découverte d’une arme dans un appartement loué au nom de Georges Ibrahim Abdallah, et prétendirent que cette arme avait été utilisée dans l’attentat contre le colonel Charles Ray et l’a gent Yakov Barsimantov.

Le premier mars 1987, les autorités françaises jugèrent une deuxième fois Georges Ibrahim Abdallah sur base de cette “découverte” miraculeuse. Il fut accusé de conspiration dans des actes terroristes (d’avoir fondé les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises et d’en avoir planifier les opérations). Un verdict de condamnation à perpétuité fut prononcé. Pour ce procès, les autorités françaises avait constitué une tribunal spécial antiterroriste pouvant prononcer ses verdicts sur base des données fournies par les services secrets, sans avoir recours aux preuves juridiques ou aux témoins, contrairement aux codes de procédure. Absolument personne ne s’était présenté en témoignage de l’implication de Georges Abdallah dans tout ce qu’on lui attribuait comme charges.

La condamnation à perpétuité de Georges Abdallah et l’accusation lancée contre ses frères servirent à désinformer le peuple français sous le choc des attentats-massacres du CSPPA, à satisfaire les Américains et les sionistes, et à faire apparaître la France comme un pays pouvant combattre le terrorisme.

En prison, comme en témoignent les textes que nous publions dans cette brochure, Georges Ibrahim Abdallah a continué a défendre la cause des peuples. C’est ainsi qu’il a adhéré à la Plate-forme du 19 juin 1999 qui a réuni dans une communauté de lutte une centaine de prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes, et qu’il a participé aux grèves de la faim de solidarité avec les prisonniers révolutionnaires en Turquie. En août 2002, en solidarité avec les prisonnières palestiniennes détenues à Neve Tirza (Israël) en grève de la faim pour dénoncer les humiliations quotidiennes dont elles font l’objet dans les geôles sionistes, Georges Ibrahim Abdallah et plusieurs dizaines de prisonniers détenus à Moulins (en fait, presque tous les prisonniers de la centrale) ont refusé le repas de l’administration pénitentiaire. Cette initiative lui a valu d’être, en compagnie de deux autres prétendus « meneurs » placé pendant plusieurs mois à l’isolement, à la prison de Fresnes.

Aujourd’hui, Georges Ibrahim Abdallah, qui est âgé de 52 ans, a commencé sa vingt-septième année de prison. Sa libération ne requiert pas de recours en grâce particulier, elle est possible juste par un simple arrêté administratif du Ministère de la Justice, conformément au code pénal français qui rend cette libération possible après quinze années d’incarcération.

En novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de Pau avait autorisé la libération de Georges Ibrahim Abdallah à condition qu’il quitte la France immédiatement. Sur ordre du ministre de la Justice Dominique Perben, le procureur général de Pau avait aussitôt fait appel de cette décision, saisissant de facto la juridiction nationale. La juridiction nationale de libération conditionnelle a rendu son verdict le 15 janvier 2004, en décidant le maintien le prison de Georges Ibrahim Abdallah, décision conforme aux conclusions de l’avocat général et au souhait du ministre…

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 12:27

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Des documents révèlent comment les Israéliens ont déterminé les quantités de nourriture, de combustible et d’autres biens quotidiens nécessaires admis à Gaza.

Au moment où Barack Obama s’apprête à troquer 3,5 milliards de dollars d’aide militaire à Israël en échange d’un illusoire « gel » de seulement trois mois des constructions dans ses colonies de Cisjordanie, des documents officiels ont démontré qu’une politique israélienne délibérée a mis la population de Gaza au bord de la famine.

Les trois documents, obtenus par l’association israélienne des droits de l’homme GISHA, qui est financée, entre autres, par l’Union Européenne, les ministères des Affaires étrangères de Norvège et des Pays-Bas, et l’Open Society Institute du milliardaire George Soros, ont été divulgués par le gouvernement israélien fin octobre, après une longue bataille juridique au nom du Freedom of Information Act israélien. Mais depuis, ces documents accablants ont été ignorés des grands médias occidentaux (le texte intégral de ces documents est disponible sur le site de GISHA).

Quand Israël a imposé un blocus draconien à Gaza il y a trois ans, Dov Weisglass, le conseiller du Premier ministre israélien d’alors, Ehud Olmert, a déclaré : « L’idée est de mettre les Palestiniens au régime, mais de ne pas les faire mourir de faim. »

Les documents révèlent les équations utilisées par les Israéliens pour déterminer les quantités de nourriture, de combustible et d’autres biens nécessaires au quotidien admis à Gaza. Et chaque article qui n’est pas explicitement approuvé par Israël n’a pas le droit d’y entrer. Ainsi les tomates, les pommes de terre, les laitues, les jus de fruits, et bien d’autres aliments sont bannis. Tout comme les chaussures ou les jouets. Autant de menaces à la sécurité d’Israël, sans doute….

Le contenu de ces documents est d’autant plus ignoble si on prend en compte le fait que près de la moitié de la population de Gaza a moins de 18 ans. Ce qui veut dire qu’Israël a délibérément opté pour la malnutrition de centaines de milliers d’enfants, en violation directe de la loi internationale et de la Quatrième Convention de Genève. « L’assouplissement » du blocus de Gaza annoncé par Israël en juin a été dénoncé comme « insatisfaisant » la semaine dernière par la patronne des affaires étrangères de l’UE Lady Catherine Ashton, tout comme par l’envoyé international pour le Moyen Orient Tony Blair le 28 novembre.

Mais il n’y a eu aucune protestation semblable de la part d’Obama, dont l’offre de 3,5 milliards de dollars double l’aide militaire américaine à Israël. Et comme l’a si bien écrit James Zogby, président de l’Arab-American Institute, dans le Huffington Post cette semaine, « ce n’est pas comme ca que [George H.W.] Bush et [le Secrétaire d’État James] Baker ont traité Shamir en 1991-1992, ou comme Clinton a traité Netanyahu en 1998. Dans ces deux cas, des pressions importantes ont amené un changement chez les Israéliens. Aujourd’hui nous récompensons Netanyahu pour son intransigeance ; un précédent dangereux… » Et c’est une honte.

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 19:16

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Priorité au soutien au peuple palestinien

 
Les initiatives unitaires de soutien au peuple palestinien se multiplient actuellement dans la région Nord-Pas de Calais. La réunion sur le tribunal Russel à Villeneuve d’Ascq a été une réussite quantita-tive et qualitative, mais il est à noter que les rencontres, conférences sont nombreuses, dont fait état l’agenda de l’association. Ceci est en liaison avec la journée internationale de soutien au peuple pa-lestinien. L’idée, comme la pratique d’un Boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël s’impose progressivement.
C’est dans ce contexte d’une offensive des soutiens régionaux au peuple palestinien que sont interve-nus les propos de Martine Aubry, maire de Lille, mais qui a parlé au dîner du CRIF le 8 novembre comme dirigeante du PS. L’émotion est profonde et légitime : la dirigeante politique condamne un appel au boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël venu de la société palestinienne même. Pire dans un droit de réponse elle confirme sa condamnation et, concernant la solution politique en Palestine elle ressert le plat connu des plans de « paix » que l’on trouve chez les dirigeants occiden-taux qu’ils s’appellent Blair, Bush, Kouchner, Obama ou Sarkozy. L’impasse est faite sur les droits nationaux du peuple palestinien, comme sur la nécessité de leur application, afin d’aboutir à la paix. La paix ce n’est pas un produit frelaté. Dans le contexte de colonisation, de massacre, d’oppression sur le peuple palestinien, de destruction de la Palestine, il n’y a pas de paix sans résistance et sans jus-tice.
Ce n’est pas du côté des gouvernements occidentaux, ou de ceux qui les appuient que le peuple pales-tinien peut trouver ses soutiens. Ce qui s’est dégagé du débat du 17 novembre sur le tribunal Russel sur la Palestine, c’est que c’est du côté du mouvement des peuples que se trouve la force en mesure de porter, d’imposer un droit international reconnaissant les droits nationaux du peupla palestinien, victime d’une oppression de plus de 60 ans.
Notre association porte à ce sujet une responsabilité importante, non pas toute seule, mais tout au con-traire avec la volonté de rassembler largement, dans la construction d’un vaste mouvement populaire de soutien au peuple palestinien. Notre priorité est là. C’est la meilleure réponse aux soutiens d’Israël. C’est le peuple de France et de la région qu’il faut mobiliser pour la Palestine. Avec dans la période à venir : Les actions de soutien aux prisonnier(es) La campagne pour briser le blocus de Gaza avec un bateau français La campagne BDS : nous aurons l’occasion d’en discuter le 12 janvier 2011 à Lille avec Michel Warschawski.


Jean-François LAROSIERE, Président de l’AFPS Nord – Pas-de-Calais

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 13:12

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http://www.aloufok.net/spip.php?article2813

 

 

Il entrait ce dimanche 24 octobre dans sa 27e année d’incarcération ! Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique de l’Etat français. Désormais, une banderole exigeant sa libération flotte sur le front de l’hôtel de ville à l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62).

 

Déployée depuis le samedi 23 octobre, elle le sera jusqu’au samedi 4 décembre, date de la manifestation internationale de solidarité, qui se déroulera à Lannemezan (Pyrénées) où Georges Ibrahim Abdallah est détenu pour complicité dans la mise hors d’état de nuire « d’un représentant des services secrets israéliens et d’un attaché militaire américain » à l’époque de la colonisation du Liban par Israël. « Militant communiste libanais, Georges Ibrahim Abdallah demeure une figure emblématique de la lutte contre l’impérialisme et le sionisme au Proche-Orient. Aussi, Israël et les Etats-Unis font pression sur l’Etat français pour empêcher sa libération. Ces puissances l’appréhendent comme une menace pour leurs intérêts impérialistes dans la région » rappelle le comité « Libérez-les ! » au cours de la réception qui fait suite au déploiement de la banderole. Il rajoute que ce militant de la cause palestinienne était libérable depuis… 1999 et que sept de ses demandes de libération conditionnelle avaient été rejetées depuis. Ignoble persévérance ! Il est aussi question des « mesures répressives répétées et des condamnations toujours plus longues qui frappent d’autres militants, les Basques notamment, en France comme en Espagne ». « Les prisonniers politiques, encore emprisonnés en Europe, ne sortent plus de prison », révèle le comité « Libérez-les ! » qui s’offusque du véritable acharnement « pour l’exemple » ! Enfin, il dénonce les opérations « anti-terroristes de propagande » comme celle qui envoya en prison les militants de Tarnac ou encore, dressant un judicieux parallèle avec l’actualité, « la répression, la criminalisation et les violences perpétrées à l’encontre de militants engagés en Europe dans des mouvements sociaux ».

Engagements anti-impérialistes
« S’il avait commis un délit de droit commun, il y a longtemps que Georges Ibrahim Abdallah aurait été libéré », fait remarquer André Delcourt, le maire et conseiller général communiste visiblement heureux de soutenir cette initiative au nom de la municipalité et de la section PCF de Calonne-Ricouart. « L’Etat français lui fait payer sa fidélité à son engagement anti-impérialiste et antisioniste », poursuit le comité « Libérez-les ! » . Ici, ni reniement, ni repentir ! « Georges Ibrahim est marxiste et internationaliste », souligne pour sa part le représentant du Secours rouge, à la tête d’une délégation venue spécialement de Bruxelles pour l’occasion. Sa lecture de classe des évènements lui interdit ainsi le soutien d’associations « comme Amnesty International ou de la mouvance islamiste ». Pour la même raison, son cas est largement censuré par les médias. Pourtant, « en dépit des années d’emprisonnement et de la distance, sa popularité reste forte dans les quartiers populaires de Beyrouth », se félicite toutefois le comité « Libérez-les ! ».

Livre d’or en mairie
Un livre d’or où chacun pourra poser un mot de solidarité est actuellement disponible en mairie. Ce document sera transmis à Georges Ibrahim Abdallah le jour du rassemblement du 4 décembre. Quant à la banderole, elle « partira ensuite colorer d’autres édifices publiques du Bassin minier. Des contacts seront pris avec les municipalités communistes », précise encore le comité « Libérez-les ! ». Ce dernier ne manque pas de féliciter André Delcourt et les militants communistes de Calonne-Ricouart pour « le courage politique dont ils font preuve, s’inscrivant ainsi dans la longue tradition de solidarité internationaliste du mouvement ouvrier ».

Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 
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