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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 19:06

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 18:05

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:16

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http://www.lavoixdunord.fr/region/frederic-naveteur-nouvel-homme-fortdu-parti-communiste-ia32b0n1244523

 

Frédéric Naveteur connaît une ascension fulgurante au sein du Parti communiste français (PCF). Le 16 avril, ce franc-tireur a remplacé Annick Duhamel en tant que secrétaire de section du PCF de Bruay-La Buissière. Il est membre du parti depuis seulement une année.

 

 

Frédéric Naveteur n’est pas un apparatchik. Membre du Parti communiste français (PCF) depuis seulement un an, l’homme âgé de 47 ans est pourtant devenu, à la mi-avril 2013, le nouveau secrétaire de section de Bruay-La Buissière. Mais l’ingénieur en réseau informatique affirme avoir « toujours été communiste ». « J’ai grandi dans l’idéologie marxiste. Comme Obélix, je suis tombé dans la marmite étant petit », raconte-t-il sourire aux lèvres. En effet, ses deux parents sont des militants communistes. Son père, Jean-Claude, a même été maire sous la bannière du PCF à Avesnes-les-Aubert, près de Cambrais, de 1995 à 2008.

Lui n’a jamais voulu s’engager, ni se syndiquer de peur que « cela nuise à [sa] carrière professionnelle ». Jusqu’en 2007, il était responsable informatique dans un organisme lié à la médecine du travail à Lille. Ce père de famille de deux enfants est maintenant à la tête, avec sa compagne, de sa propre entreprise familiale d’informatique située dans la commune bruaysienne où il habite depuis 2006. Créée en 2008, son entreprise ne compte pas de salariés. Mais il s’en satisfait complètement : « Je voulais être mon propre patron. J’en avais plein le dos de toujours avoir un responsable au-dessus de moi. »

Aujourd’hui, le communiste n’a plus peur d’afficher ses opinions politiques. Mais avant de franchir le pas du militantisme, il a attendu les campagnes présidentielles et législatives de 2012 où il a collé et tracté pour le Front de gauche. « Le ras-le-bol de la politique néolibérale de Sarkozy, la campagne de Mélenchon et le retrait de mon père de la vie politique m’ont poussé à m’engager au PCF », explique-t-il.

L’ancien président défait, le militant n’est pourtant pas plus tendre avec François Hollande qu’il accuse de « salir » l’image de la gauche en « menant un politique dans la droite ligne des gouvernements précédents ». « Mis à part le mariage pour tous, qui a fait écran de fumée, le changement n’a pas eu lieu », déplore-t-il.

En bon sniper, le secrétaire de section ne rate pas non plus l’occasion d’épingler le maire socialiste de la ville, Alain Wacheux : « Il est complètement déconnecté de la vie réelle. Comment peut-il comprendre la vie de ses concitoyens qui gagnent pour la plupart 1 000 euros par mois alors que lui en gagne des milliers grâce au cumul de ses mandats ? »

Il affirme que les communistes n’excluent aucune option pour les municipales de 2014, avec notamment une possible liste avec le Parti socialiste (PS) comme en 2008. Malgré ses attaques virulentes contre les socialistes, il n’y voit aucune contradiction avec son discours. « Je veux faire barrage au Front national. Je préfère que le PCF s’unisse avec un parti républicain plutôt que de laisser gagner un parti extrémiste. »

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:13

sportisse.jpgENTRETIEN. C’est à Villejuif, où il vit avec son épouse depuis 1994, que William Sportisse a reçu la rédaction de l’Humanité, ce journal qu’il lit depuis sa jeunesse dans l’Algérie de l’époque du colonialisme. Le fascisme, le colonialisme, l’exploitation de l’homme par l’homme, l’islamisme, il les a combattus au prix de la clandestinité, de la prison, de la torture, au nom de convictions communistes inaltérables.


Votre enfance se déroule dans une famille juive de Constantine. 
Vous décrivez les liens entre les milieux populaires juifs et musulmans dans cette Algérie coloniale. 
Les antagonismes de classes sont-ils plus forts que les différences religieuses ?

William Sportisse. Dans certaines entreprises de Constantine, notamment dans l’ébénisterie, il y avait une majorité d’ouvriers juifs. J’ai connu ces ouvriers dans la période de la montée du fascisme. Ils se sentaient proches des ouvriers arabes. Tout ce contexte, marqué par un racisme particulièrement fort dans le Constantinois, m’a entraîné dans les luttes contre le fascisme et contre le système colonial. La grosse colonisation terrienne a toujours voulu exercer sur la minorité européenne une influence idéologique et politique pour la séparer des Algériens exploités et opprimés par le colonialisme. Son objectif était aussi de neutraliser la population juive, faute de pouvoir la ramener de son côté. Au sein des minorités juive et européenne, il y avait une opposition entre ceux qui avaient intérêt à se mettre du côté de la colonisation et ceux qui n’avaient aucun intérêt à la défendre et qui comprenaient de mieux en mieux qu’il leur fallait s’unir aux travailleurs algériens. La majorité des juifs de Constantine étaient d’origine autochtone judéo-berbère ou étaient les descendants de ceux qui avaient quitté l’Espagne pendant l’Inquisition. Peu nombreux étaient les juifs venus de France.

Quels sont les éléments déclencheurs de votre engagement communiste qui va déterminer toute votre vie ?

William Sportisse. Pour nous, le problème ne se posait pas en termes de judaïté ou non, mais en termes de classe. Nous étions communistes et la chose essentielle qui se posait, c’était d’en finir avec le système colonial et de lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Mon grand frère Lucien a été l’élément moteur de notre prise de conscience. Il était instituteur et il a mené des luttes qui lui ont valu la répression coloniale. Après avoir été révoqué de l’enseignement en 1934, il fut rétabli dans sa profession par le Front populaire, mais muté en France. Engagé dans la Résistance, il sera assassiné par la Gestapo à Lyon, en 1944.

Comment se forge le mouvement qui va conduire à la guerre de libération à partir 
du 1er novembre 1954 ?

William Sportisse. Sous des formes diverses, le mouvement d’émancipation en réalité n’a jamais cessé. Au début de la colonisation, après l’échec des révoltes armées, le peuple a cherché d’autres moyens de lutte. Le mouvement de libération moderne a commencé après la révolution soviétique d’Octobre 1917 et la naissance des premières organisations révolutionnaires, notamment l’Étoile nord-africaine (1). Puis ont été créées les premières organisations communistes affiliées au PCF. Jusqu’en 1936, il n’était en effet pas possible de créer un parti communiste algérien, car les Algériens n’avaient pas le droit de s’organiser en raison du Code de l’indigénat (2) et du décret Régnier (3). L’indépendance des colonies avait été posée dès 1920 comme principe par l’Internationale communiste, dont l’une des conditions d’adhésion pour tout parti communiste était la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

L’objectif de l’indépendance a pourtant été relégué au second plan pendant toute une période, jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale…

William Sportisse. Avec la montée du fascisme, les communistes ont édulcoré leur mot d’ordre. Ils parlaient de liberté, condamnaient le système colonial, mais la revendication de l’indépendance avait disparu du discours. À l’époque, la grosse colonisation terrienne était prête à se séparer de la France et à créer un État ségrégationniste, comme l’Afrique du Sud, et même à s’allier avec Hitler et Mussolini. En conséquence, devant cette perspective, le PCA a édulcoré le mot d’ordre d’indépendance. Mais ce n’était pas juste. Il aurait dû le maintenir tout en se différenciant des séparatistes colonialistes et lier l’indépendance à la lutte contre le fascisme. De son côté, le mouvement nationaliste algérien a sous-estimé l’importance de la lutte contre le fascisme. En 1946, le PCA fera son autocritique sur toute cette période.

Dès les premières années d’après-1945, la possibilité de devoir mener une lutte armée prend corps dans le peuple algérien. Comment cela se manifeste-t-il ?

William Sportisse. Après 1945, je deviens responsable de la Jeunesse communiste dans le Constantinois, puis dirigeant, dès sa création, de l’Union de la jeunesse démocratique algérienne. Au sein de l’organisation, on trouvait surtout des jeunes d’origine juive et musulmane, et peu d’Européens, contrairement à Alger et à Oran, où les jeunes d’origine européenne étaient plus nombreux. Le 1er Mai 1945, il y a eu une manifestation à Alger, puis il y eut le 8 mai et le massacre de Sétif. La grosse colonisation, avec l’aide de l’administration coloniale, a voulu écraser le mouvement de libération nationale. Mais, à partir de là, le mouvement a pris de l’extension. Les communistes s’y sont intégrés. Quand eurent lieu les premières arrestations dans les milieux nationalistes, les communistes ont créé les comités d’amnistie. Le mouvement pour l’amnistie, qui fut très fort en Algérie et fut soutenu en France par tout le mouvement démocratique, a permis la libération de centaines de militants nationalistes. Les luttes de libération nationale qui se développaient dans le monde, et notamment au Vietnam, ont encouragé le mouvement en Algérie. Les dockers qui refusaient de charger le matériel en partance pour l’Indochine témoignent de cette solidarité.

Les Algériens n’auraient-ils pas préféré faire l’économie d’une guerre ?

William Sportisse. Les Algériens ont recherché pendant longtemps une issue pacifique. Mais les gouvernements français se sont pliés aux volontés de la grosse colonisation et ont toujours refusé de discuter. Dès lors, le recours à la lutte armée s’est imposé. Je me souviens être allé dans le sud du Constantinois, chez des paysans, des planteurs de tabac. Dans un discours en langue arabe, j’avais dit qu’il faut utiliser toutes les formes de luttes, y compris « les formes supérieures de lutte », ce que les militants avaient interprété fort justement comme une référence à la lutte armée, pour laquelle, disaient-ils, ils étaient prêts. J’étais allé dans les Aurès rencontrer les jeunes communistes. Ils m’ont accueilli en rang, chantant des chants patriotiques. Les paysans des Aurès venaient aux meetings armés pour se défendre d’éventuelles provocations de l’administration coloniale. Tout cela se passait dans les années de l’immédiat après-guerre. Dès cette période, il apparaissait que l’administration coloniale et les gouvernements n’étaient pas prêts à céder. Ils ont négocié au Maroc et en Tunisie, mais en Algérie, ils ont fait sept années de guerre.

Quel poids pesait le Parti communiste algérien au moment où débute la guerre d’Algérie ?

William Sportisse. Le PCA, créé en 1936, arrivait en tête aux élections dans certaines villes. Il y a eu des grèves ouvrières et les communistes ont apporté une grande contribution à ces luttes. Beaucoup de militants ouvriers nationalistes ont adhéré au PCA. Le PCA travaillait parmi les ouvriers les plus exploités : les mineurs, les dockers, les liégeurs. En même temps, il travaillait chez les paysans pauvres et les ouvriers agricoles.

Les contradictions entre les communistes et d’autres composantes du mouvement 
de libération étaient réelles. Ne les avez-vous pas vécues ?

William Sportisse. Les projets des communistes entraient en contradiction avec ceux qui voulaient faire de l’Algérie un pays capitaliste. Je me souviens d’un député nationaliste qui est venu à Constantine en 1948. Au cours d’un meeting, il a dit : « Cela ne nous intéresse pas de savoir quel sera le devenir de l’Algérie, si elle sera capitaliste ou socialiste. Ce qui compte, c’est l’indépendance. » Nous ne nous posions pas seulement le problème de l’indépendance. Nous voulions construire une société socialiste. Nous ne voulions pas passer de l’exploitation coloniale à l’exploitation capitaliste. C’est une bataille idéologique. Il y a eu des courants anticommunistes et aussi des courants qui se rapprochaient de nous. Mais certains nous ont combattus jusqu’à nous liquider physiquement, comme ils ont liquidé aussi des nationalistes qui n’étaient pas d’accord avec leurs orientations procapitalistes. Si la contradiction principale pendant la guerre de libération opposa le peuple opprimé au colonialisme, cela ne signifiait pas que disparaissait la contradiction secondaire à l’intérieur de ce mouvement sur l’orientation ultérieure du pays une fois libéré.

Le départ massif des Européens et des juifs d’Algérie aurait-il pu être évité après l’indépendance ?

William Sportisse. Le départ massif des juifs et des Européens est le résultat de la politique de la terre brûlée des ultracolonialistes de l’OAS. La minorité a cédé à la peur que lui a inculquée la grosse colonisation terrienne. Le colonialisme avait commis tellement de crimes que les Européens redoutaient une revanche. Elle n’a pas eu lieu. Ceux qui sont restés ou qui sont venus en Algérie après l’indépendance ont été bien accueillis. La situation a été maîtrisée par le FLN pour éviter les représailles à la suite des exactions de l’OAS. Il y a eu des répliques à l’OAS, mais elles furent peu nombreuses.

Au lendemain de l’indépendance, pourquoi le gouvernement a-t-il dissous le Parti communiste ?

William Sportisse. Pour certains nationalistes favorables à la voie capitaliste, c’était tout à fait naturel. D’autres avaient peur d’une influence très forte des communistes. Ils ont argumenté ainsi : si nous laissons les communistes s’organiser, nous serons obligés de laisser la bourgeoisie s’organiser également, et nous risquons de ne pas avancer. C’était une idée fausse, car la bourgeoisie était présente au sein du FLN et de l’administration. Pendant la guerre de libération, nous avions envisagé une telle évolution. Nous ne fûmes pas étonnés de cette pression exercée pour dissoudre le PCA. Mais, au sortir d’une guerre de sept ans, il nous était difficile de nous opposer frontalement. Tout en condamnant cette décision et en maintenant notre parti dans la clandestinité, nous avons travaillé à l’union des Algériens pour l’édification du pays pour empêcher que le néocolonialisme ne prenne le relais du colonialisme. Cette volonté de nous voir disparaître s’était déjà manifestée pendant la guerre de libération. Nous avions déjà refusé de nous dissoudre et de nous fondre dans le mouvement nationaliste. Nous avions cependant accepté d’intégrer nos groupes armés dans l’armée de libération nationale (ALN). Nous avons pris position contre le coup d’État de 1965. Nous avons constitué avec des militants de la gauche du FLN une organisation de la résistance. J’étais à la direction, et c’est ainsi que j’ai été arrêté, torturé. J’ai été jeté en prison pendant trois ans, puis assigné à résidence à Tiaret jusqu’en 1975. Je suis retourné ensuite à Alger pour travailler comme cadre financier dans une société publique. En 1966, nous avions créé le Parti de l’avant-garde socialiste (Pags) qui agit dans la clandestinité jusqu’à sa légalisation, en 1989. Quant au journal historique des communistes algérien, Alger républicain, il fut interdit en 1965.

Les années 1990 furent marquées par une montée de l’islamisme en Algérie, avec son cortège de terrorisme. Quelle est votre analyse de ce phénomène islamiste qui continue de jouer un rôle important dans le monde arabe ?

William Sportisse. La montée de l’islamisme a correspondu avec la disparition de l’Union soviétique. Que défendaient les dirigeants islamistes ? Ils étaient pour le libéralisme. Certains étaient liés à des courants de la bourgeoisie du commerce informel. Parmi eux, il y avait d’anciens propriétaires fonciers touchés par la réforme agraire, des gens qui s’étaient emparés de denrées de première nécessité et du cheptel, qui avaient été soutenus par le gouvernement et les revendaient dans les pays limitrophes (Tunisie et Maroc) à des prix un peu plus élevés C’est ainsi qu’ils construisirent leurs fortunes sur le dos de l’Algérie et des pauvres gens. Leur priorité était de supprimer le monopole de l’État sur le commerce extérieur et de récupérer les terres remises aux paysans pauvres qui en étaient démunis par la réforme agraire des années 1970. Cette conversion au libéralisme, on la constate aujourd’hui en Tunisie avec Ennahdha et en Égypte avec les Frères musulmans.

Enfant du camp des oliviers. Toute la vie de William Sportisse est marquée par l’engagement. Jeune juif du Maghreb, né à Constantine en 1923, tout le rapproche des autres Algériens arabes et musulmans exploités par la colonisation. Devenu communiste dès l’adolescence, il connaîtra les rigueurs de la lutte clandestine contre le fascisme, participera aux combats de la libération de la France, avant 
de s’engager avec le Parti communiste algérien 
dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. 
Son rêve, une Algérie libre et socialiste, lui vaudra 
la prison et la torture après le coup d’État de 1965. Dans des conditions difficiles, avec ses camarades, 
il lutte pour une orientation progressiste de son pays. La montée de l’islamisme et la décennie de plomb des années 1990 marquent un coup d’arrêt au projet porté par la lutte d’indépendance. Mais ce communiste algérien refuse de céder à la désespérance. Son livre le Camp des Oliviers, écrit avec l’historien Pierre-Jean Le Foll-Luciani, en est un passionnant témoignage.

(1) L’Étoile nord-africaine, créée dans les années 1920 en France, fut la première organisation se prononçant pour l’indépendance des pays du Maghreb.

(2) Le Code de l’indigénat fut adopté le 28 juin 1881. Puis c’est en 1887 que le gouvernement français l’imposa à l’ensemble de ses colonies. En général, ce code assujettissait les autochtones et les travailleurs immigrés aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, 
aux réquisitions, aux impôts de capitation (taxes) 
sur les réserves et à un ensemble d’autres mesures tout aussi dégradantes.

(3) Le décret Régnier 1935 visait à réprimer toute initiative remettant en cause la souveraineté française en Algérie.

  • Lire aussi :

"Faire le procès de la colonisation" par Élisa Pradel, présidente, et Allain Lopez, secrétaire de l’Association Nationale des Pieds-noirs Progressistes et leurs amis (ANPNPA).
Hollande en Algérie, la page est loin d’être tournée ? (Analyse)

L’hommage rendu à Maurice Audin

Entretien réalisé par 
Jean-Paul Piérot

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 20:58

 

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Samedi 12 janvier

 

 

à partir de 11h00

 

 

 

 

Ferme de l'Hôpital

 


avenue Julien Duranton




VOEUX DE LA SECTION PCF


DE VALENTON



EN PRÉSENCE DE L'AMBASSADEUR DE CUBA SOCIALISTE

DES JEUNES CGT D'ARCELOR MITTAL FLORANGE

DE WILLIAM SPORTISSE
QUI DEDICACERA  "LE CAMP DES OLIVIERS"
INITNÉRAIRE D'UN COMMUNISTE ALGÉRIEN

DE VERONIQUE LECLERCQ
PEINTRE ET COMMUNISTE PICARDE

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 21:00

 

 

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Valenton

le 14 décembre 2012

 

 

 


Monsieur Jean Marc Ayrault

Premier Ministre

Hôtel de Matignon

57 rue de Varenne

75700 PARIS

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

M. Lakshmi Mittal est connu du monde du travail, de celui des sidérurgistes, de leurs familles, des élus locaux lorrains qui ne le croient plus.

 

M. Laskhmi Mittal est connu, de Monsieur Arnaud Montebourg, qui s'est fait remettre,

le 27 juillet dernier, un rapport sur « la filière acier en France et l'avenir du site de Florange ». Il y est d'ailleurs souligné combien les hauts fourneaux, l'usine d'agglomération et la cokerie d'Arcelor-Mittal à Florange s'insèrent de façon cohérente, avantageuse et efficace dans le « cluster lorrain » de ce groupe. Ce rapport ajoute que « ce patrimoine de compétences est aujourd'hui menacé » par la fuite en avant financière et spéculative de M. Mittal.

 

M. Laskhmi Mittal est connu des banques où il n'a pas hésité à transférer 37 milliards de dollars vers le Luxembourg par « optimisation fiscale ».

 

M. Laskhmi Mittal, c'est moins connu, coûte très cher aux français mais le rendement pour la famille Mittal est considérable. Le groupe présentait un excédent brut d'exploitation de 10,1 milliards de dollars en 2011 et de 4,4 milliards de dollars encore au premier semestre 2012. Cela a permis à la famille d'encaisser quelques 40 % des 1,19 milliard de dollars de dividendes versés en 2011 et des 598 millions de dollars versés au premier semestre 2012.

 

M. Laskhmi Mittal est connu des salariés de Belgique où sa stratégie du tout financier le conduit et ce dans la précipitation, à  fermer des sites, comme récemment à Liège.

 

M. Laskhmi Mittal est bien connu pour sa stratégie de gestion essentiellement financière et spéculative, achetant, débitant et revendant à la découpe des unités de production et des potentiels de savoir-faire, au gré de la conjoncture des marchés financiers.

Il est donc de la plus haute importance d'entreprendre très vite une véritable action de redressement productif à Florange, contre les prédations de la finance que le candidat François Hollande avait dénoncé le dimanche 22 janvier au parc des Expositions du Bourget et qui, là, a bien un visage, celui de M. Lakshmi Mittal.


En 2006, nos échanges extérieurs d'acier en volume présentaient encore un solde positif de 1, 7 million de tonnes. Il est tombé à 82 000 tonnes en 2011. Le commerce avec les pays membres de l'Union européenne est au coeur de ce déclin. Toute reprise de la croissance, éminemment souhaitable, sera très consommatrice d'acier alors que la tendance est, malgré quelques écarts, à la hausse des prix depuis début 2002. C'est dire, si on laisse faire, les prélèvements extérieurs croissants que pourraient subir les industries consommatrices d'acier : construction automobile, ferroviaire, électroménager, agroalimentaire, construction navale et  transport maritime et fluvial, production d'électricité, industrie pétrolière, bâtiments et travaux publics, emballage, outillage.


En France, ce sont donc des millions d'emplois industriels, et de services associés, qui dépendent peu ou prou de la compétence et du savoir-faire des 45 000 salariés directs et des 30 000 salariés indirects de la filière sidérurgique.

 

L'ensemble des faits et méfaits de cet homme, de son groupe témoignent de l'urgence de procéder à la nationalisation immédiate d'Arcelor-Mittal.

 

Au nom des communistes Valentonnais, nous vous demandons, de procéder selon les souhaits de la population du bassin de Fench, des élus locaux dans toutes leurs diversités, des organisations syndicales, tous rassemblés autour de la nécessité de rendre à la nation ce qui lui appartient.

 

 

C'est également au nom des communistes Valentonnais que je vous demande de mettre en œuvre une véritable politique de redressement industriel et écologique, par et pour la population. Il est véritablement temps que la gauche relève le véritable, le seul défi qui ne saurait être le coût du travail mais bel et bien le coût du profit capitaliste.

 

Au nom des communistes de Valenton qui n'ont pas ménagé leur peine pour battre Sarkozy et ainsi contribuer à l’élection du président de la République, nous vous rappelons que quand les valeurs de gauche sont bafouées, cela conduit au retour de la droite et de sa politique revancharde.

 

Le temps est venu, Monsieur le Premier Ministre, d'agir dans le sens de l'Histoire, du progrès social et humain.

 

Au nom des communistes Valentonnais nous vous invitons à un signal fort : nationalisez Arcelor-Mittal et rouvrez le dossier immédiatement.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma haute considération.

 

 

Alain Girard

Secrétaire de la section PCF

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 20:18

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William Sportisse

 

Le Camp des oliviers. Parcours d’un communiste algérien
Entretiens avec Pierre-Jean Le Foll-Luciani

 


William Sportisse, né en 1923 à Constantine, grandit dans le Camp des oliviers, quartier populaire et mixte d’une ville profondément divisée par les barrières coloniales. Élevé dans une famille juive autochtone, française par le droit mais de culture judéo-arabe, et guidé par la trajectoire de son frère aîné, Lucien, pionnier des luttes anticoloniales assassiné par la Gestapo à Lyon en 1944, il choisit très tôt le camp d’une Algérie décolonisée et socialiste.

D’une guerre à l’autre, ce camp le mène de l’action souterraine antifasciste sous Vichy à la coordination des réseaux clandestins du Parti communiste algérien à Constantine durant sept années de la guerre d’indépendance, en passant par la direction d’une émission de radio en langue arabe à Budapest, considérée dès novembre 1954 par le gouvernement français comme l’une des responsables du déclenchement de l’insurrection algérienne. Devenu citoyen de l’Algérie indépendante, il connaît à partir de 1965, comme nombre de ses camarades, les tortures et prisons d’un régime autoritaire dont les communistes tentent avec difficultés de réorienter la marche, avant que l’explosion des années 1990 ne le contraigne à l’exil.

À travers le prisme d’une personnalité militante confrontée à des documents d’archives jusqu’ici inexplorées, ce livre d’entretiens déploie autour d’un parcours minoritaire des pans méconnus de l’histoire sociale et politique de l’Algérie (post)coloniale.

Pierre-Jean Le Foll-Luciani est doctorant en histoire contemporaine à l’université Rennes 2.
Sa thèse porte sur les militants anticolonialistes juifs algériens (de l’entre-deux-guerres aux premières années de l’indépendance de l’Algérie).


Presses universitaires de Rennes


En librairie depuis le 9 novembre 2012

337 pages / cahier photos 16 pages / 18 €

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:40

th.jpgLe 30/10/2012 à 10:39


Le PCF a exhorté mardi le Premier ministre à "assumer d'être de gauche au lieu de multiplier les clins d'oeil au patronat", tout en pointant un "formidable rétropédalage" de Jean-Marc Ayrault sur les 35H.

"Ce matin, le Premier ministre s'est adonné à un formidable rétropédalage sur les 35 heures", écrit le Parti communiste dans un communiqué. "Dans Le Parisien d'abord, il juge que le débat sur les 35 heures doit être sans tabou, pour quelques heures plus tard sur France info, dire sa ferme opposition au retour aux 39 heures".

"Au-delà du rectificatif bienvenu de Jean-Marc Ayrault, force est de constater que la propension du gouvernement à devancer le moindre desiderata du patronat fait frémir", accusent les communistes.

"Le Premier ministre veut des débats sans tabou ? Fort bien, le Front de gauche en a plein sa besace. Taxation des méga-profits, hausse des salaires, interdiction des licenciements boursiers, développement des services publics ou planification écologique... une série de thématiques qu'il ne faut surtout pas s'interdire de mettre en débat", détaille le PCF.

"A condition bien sûr d'assumer d'être un gouvernement de gauche, au lieu de multiplier les clins d'oeil au patronat", insiste le parti, membre du Front de Gauche.

 


http://www.daily-bourse.fr/35H-39H-arreter-les-clins-d-oeil-au-patronat-demande-le-PCF-Feed-AFP121030103924.kd16gzpr.php

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 13:03

ericjalade.jpgQuelques remarques critiques sur le projet de base commune.


Intervention d’Éric Jalade (Fédération du Tarn) lors du Conseil National du PCF.


13 octobre 2012. 


Je dis cela, en découvrant le texte depuis hier1, avec une première lecture attentive depuis lors.

Je partage évidemment, comme vous, l'ambition initiale, à la fois d'avoir un texte qui fasse événement – sous forme pourquoi pas d'un manifeste – et qui parle à notre peuple et aux communistes, au vu des enjeux.

Il y a, heureusement, des paragraphes et des idées dont les développements me semblent utiles, pertinents et nous rassemblent, nous sommes tous adhérents au PCF …

J'ai entendu quelques camarades, ce matin parler d'un « texte qui a du souffle » … Je ne partage pas cet avis, je vais essayer de m'en expliquer. Il y manque, selon moi, un souffle révolutionnaire, à la hauteur des souffrances de notre peuple qui est écrasé par le capitalisme.

 

D'abord quelques mots sur le style.

Ce texte me donne trop souvent l'impression d'une écriture ampoulée, parfois confuse ou redondante, émaillée de références dont on pourrait se dispenser et qui n'apportent rien à la cohérence et à la précision du propos (« quelle humanité voulons-nous être ? », p.12 - « le tranquille autochtone seul face aux barbaresques menaçants » ; un « lieu essentiel du faire peuple » p.10 ; « nous voulons écrire la saison deux » , p.28 ...).

Évidemment, ces remarques ne sont pas exhaustives.

Je centrerai l'essentiel de mes remarques sur le fond.

On relève une prédominance des thématiques idéologiques issues de la mutation, impulsée par Robert Hue il y a déjà une quinzaine d'années, avec le succès que l'on connaît... Ces thématiques font une part prédominante, me semble-t-il, aux questions sociétales, au détriment des questions sociales, en s'éloignant du marxisme, alors que nous vivons une crise terrible du capitalisme, en France comme en Europe : 9 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs, travail partiel, bas salaires, retraités dans des situations de grande détresse et de grande pauvreté ...

Ce sont ces questions là qui préoccupent notre peuple, pas les « faux débats » montés et agités par les médias dominants comme autant de contre-feux pour masquer la dureté de la situation sociale et détourner l'attention des questions fondamentales et de la lutte des classes.

Je ne prendrai qu'un exemple, la mise sur le même plan du « patriarcat » et de la domination capitaliste dans la société française du début du XXIe siècle m'interroge vivement.

Selon moi, ce texte ne parle pas suffisamment aux classes populaires, en raison de son approche et de sa cohérence (ou plutôt de sa confusion) idéologique.

Ce discours peut peut-être concurrencer le PS ou EELV pour tenter de séduire la petite et moyenne bourgeoisie (pour ne pas dire les « bobos »), mais il ne me semble pas forcément de nature à convaincre ou à (re)conquérir les classes populaires, ce qui est notre fonction historique. Nous sommes historiquement le « parti de la classe ouvrière » – et nous devons viser des alliances de classes - évitant ainsi le « solo funèbre » (pour reprendre la formule de Marx).

Comme cela a été dit, le mouvement des retraites de 2010 est absent du texte, alors que cela a été une lutte d'ampleur historique, certes conclue par une défaite, mais encore faut-il tenter d'en tirer les enseignements et en faire l'analyse.

Je veux bien admettre que ce type de texte ne vise pas à l'exhaustivité et n'a pas la dimension d'un programme. Néanmoins, il manque des axes programmatiques et des batailles - avec des mots d'ordres rassembleurs - nous permettant de mettre notre parti en mouvement et par là même d'entraîner notre peuple dans de grandes luttes.

Il manque, dans la philosophie du texte, nombre de fondements théoriques qui aident à la compréhension du réel, du monde tel qu'il est – la référence au marxisme, la perspective du socialisme, notre rapport à la classe ouvrière et plus largement au monde du travail, pas seulement aux « individus ».

Pour prendre un exemple simple, Bernard Arnault ou les prétendus « pigeons » sont autant des individus que les travailleurs victimes des plans de licenciements - dans le privé comme dans le privé - ou les salariés qui subissent la répression patronale.

L'antagonisme entre les forces du capital et du travail est extrêmement violent et avec la crise, il s'accentue terriblement dans cette période.

 

Sur les nationalisations, je relève, qu'il y a à nouveau, très timidement, le mot, mais comment pourrait-on ignorer ce qui est en train de devenir une aspiration populaire et une revendication syndicale. Cette question mériterait que nous impulsions de grandes batailles politiques dans la durée, elles correspondraient évidemment à la nécessité de reconstruire un appareil productif que la grande bourgeoisie démantèle aujourd'hui sur le territoire national.

Ainsi, nous pourrions agir, en défendant constamment les services publics qui continuent d'être attaqués (voir Budget 2013) et les statuts des personnels, pour des avancées progressistes et des nationalisations démocratiques dans les secteurs de l'eau, de l'énergie (EDF-GDF), l'industrie automobile (PSA, Renault), dans l'agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique ...

Par ailleurs, je voudrais indiquer mon désaccord sur l'articulation entre les batailles nationales et la dimension européenne.

L'Union Européenne n'est pas définie comme ce qu'elle est, c'est à dire un outil au service du capital avec des institutions qui corsètent les peuples, laminent les droits des travailleurs et empêchent l'expression démocratique.

L'outil qu'est le PGE, complètement intégré à l'appareil de l'Union Européenne, ne permet pas de se défendre – et pour cause ! - face aux attaques que l'UE porte aux acquis sociaux et aux droits des peuples.

Le bilan de la construction européenne est largement vécu négativement par l'électorat populaire, tout comme la mondialisation et ses corollaires. L'expérience concrète de notre peuple - austérité, casse, depuis des décennies, de pans entiers de notre industrie - se traduit par un rejet croissant de l'intégration européenne. Peut-on faire comme si cela n'existait pas? Nous ne pouvons pas continuer dans ce déni. Ce serait en outre courir le risque que cette colère populaire soit plus encore récupérée et détournée par les fascistes et l'extrême droite xénophobe.

Sur le plan international, il manque là encore des axes d'intervention et de mobilisations concrètes en faveur de la paix et contre l'impérialisme et notamment l'OTAN – Proche-Orient, Syrie, Iran, Israël, Afrique ... - comme notre parti a pu l'impulser de manière remarquable tout au long de son histoire. Nous devrions agir pour la sortie de la France de l'OTAN, en faveur du désarmement (y compris unilatéral) ce qui serait là, pour le coup, un vrai changement en matière de politique de défense. Il y a, sur l'état du monde, une vision idéaliste et qui n'analyse pas correctement les rapports de force actuels, les rivalités inter-impérialistes, et surtout la politique de l'impérialisme américain et ses responsabilités actuelles dans les conflits et les guerres.

Sur la question du parti et du Front de gauche.

Il manque un vrai bilan sur la dernière période. Je voudrais me faire l'écho d'une inquiétude qui existe, celle de l'effacement du parti, au profit d'un « Front de gauche » qui se transformerait peu à peu en parti.

La question de la visibilité de notre parti dans la vie publique, dans les médias est une question qui est largement posée. D'autres composantes du front de gauche avancent nettement dans le sens de la transformation de celui-ci en parti ...La poursuite du front de gauche, sous sa forme actuelle risque d'aboutir à la constitution d'un parti, subornant le PCF à celui-ci, de surcroît dans le cadre institutionnel du Parti de la Gauche Européenne.

 

Notre parti doit donc impulser des batailles avec l'ambition d'avancer vers des ruptures décisives, d'abord à l'échelle de notre pays. Le cadre national demeure un cadre pertinent d'intervention car, c'est, je crois d'abord à l'échelle nationale que les ruptures révolutionnaires peuvent s'opérer (toute l'histoire depuis l'époque moderne le démontre, notamment celle de notre pays, ou si l'on regarde aujourd'hui du côté de l'Amérique Latine). 

Enfin, le texte fait référence à la figure de Jaurès, à juste titre. En revanche, il ne fait nullement référence à celle de Lénine …

Donc, Jaurès, oui, bien sûr, mais sans oublier Lénine ! 

 

1 Il s'agit de la version initiale (avant amendements) que nous avons eu à disposition avant le CN. A noter, également, que la discussion sur les amendements n'a eu lieu que dimanche matin, de 10 heures à 12 heures …

2Il s'agit des numéros de pages issus de la version initiale.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:03

4-copie-1.jpg  

 

A l'attention de :

la section PCF

et de la Jeunesse Communiste

20 rue emile gueymard

38000 Grenoble

 

 

Valenton,

LE 21/10/2012

 

 

 

La section du Parti Communiste Français de Valenton (94), condamne avec la plus grande fermeté, l'agression dont ont été victimes 6 militants de la Jeunesse Communiste à Grenoble et ce de la part d'un groupe fascisant.

 

Nous souhaitons à nos jeunes camarades blessés, un prompt rétablissement et les assurons de notre entière solidarité.

 

Alors que l'extrême-droite tente, avec un certain succès du côté de l'Ump, de stigmatiser des pans entiers de la population,

 

Alors que le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, tergiverse quand à interdire les groupuscules de nazillons qui paradent dans les rue de Lyon et d'ailleurs, préférant l'exclusion des Roms à celle des barbares,

 

Alors que les gestes doivent , très rapidement, se joindre aux promesses électorales de François Hollande pour un véritable changement à gauche,

 

Alors qu'agir contre l'austérité qui affaiblit et affaiblira la France et son peuple et portera des coups terribles aux solidarités, est un devoir de citoyenneté,

 

Alors que les capitulations face au Medef, à l'ensemble du patronat tendent à désarmer le mouvement populaire, ravivant ainsi les espérances des Le Pen, père et fille, nièce et consorts.

 

Alors que pour riposter à la peste brune, il faut rompre avec le capital et ses serviteurs les déterminés que sont, partout, les milices d'extrême-droite.

 

Alors ce n'est certainement pas un hasard, ces agressions qui se multiplient autour de la date de la mise à mort des héros de Châteaubriand, et parmi eux, Guy Môquet.

 

C'est en même temps, la reconnaissance que les communistes et, notamment les plus jeunes d'entre eux, ont été, sont et seront toujours présents pour la défense des libertés démocratiques, car « le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde ». 

 

La section du PCF et le groupe communiste et Républicain

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