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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 14:08

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Le dernier rapport de Marie-George Buffet au Conseil National du 9 Janvier 2008, m’incite à intervenir sur l’importance des mots dans la lutte politique. Nous pensons à travers les mots et mal nommer les choses ajoute au malheur du monde, disait Albert Camus.

 

Parler de l’argent, en lieu et place du Capital est une erreur. L’argent est un moyen de circulation, le Capital est un rapport social. Je comprends bien l’esprit de : « une grande campagne sur l’argent », mais l’esprit n’est pas la lettre. Je propose « une campagne contre le grand capital ». Nous avons cédé sur des notions aussi basiques que : capital, lutte des classes, impérialisme, à quoi nous préférons ‘mondialisation’. Lénine a pourtant écrit : « L’impérialisme stade suprême du capitalisme », il montre le monstre naissant du capitalisme financier, celui qui dévaste aujourd’hui la planète, après deux guerres mondiales catastrophiques. Il faut appeler un chat un chat et ne pas avoir peur de ‘faire ringard’. Nous cédons à la pression dominante, au langage dominant. Le langage dominant est le langage de la classe dominante. La puissance médiatique est telle que le langage dominant s’est infiltré dans la pensée, voire la mentalité des dominés, du parti. Je l’ai déjà écrit : la lutte des classes se joue dans les mots qui (inter)-disent la lutte des classes, donc en chacun de nous, c’est en soi, nous pensons à travers les mots, et les mots pensent à travers nous. Le mot devient un rapport social. Le mot Capital, plus que tout autre. C’est le titre de l’œuvre essentielle de Marx, dans laquelle il dénonce le rôle de l’argent, non pas comme moyen de circulation, mais comme fétiche, de la marchandise, voire de la société de consommation.

Sur une autre registre, puisque cela a été dit, et écrit aussi par nos dirigeants, le mot réussite, individuelle et collective, est plombé. C’est un mot de la classe dirigeante, de la compétition, de la sortie, de l’issue individuelle, dans les critères dominants voire de la domination. A mon avis il est trop connoté de l’esprit de réalisation conformiste. Je préfère mille fois le mot d’émancipation (individuelle et collective), l’émancipation vers plus de liberté, de justice, d’épanouissement, de réalisation de soi, avec ou sans les autres, sur des critères beaucoup essentiels, qualitatifs, du côté de l’être, de l’être bien dans sa peau, dans le peau sociale d’une sortie solidaire, humanisante, pour soi et tous, dans le même geste. Je préfère une école de l’émancipation à une école de la réussite, non pas que je nie les modes de succès et de réalisation de chaque-un, mais cela me semble réducteur.

Les sociologues, Pierre Bourdieu, ont pointé, la violence symbolique qui asservit les dominés dans les parcours scolaires, de cette violence ils doivent s’émanciper, individuellement et collectivement. Pour que ça change pour un, il faut que ça change pour tous. Kenny Arkana chante « changer le monde, commence par se changer soi-même », c’est à l’intersection de ce double mouvement que nous devons réfléchir, penser, nos dires et nos actes.

En résumé : le Capital c’est mieux que l’argent, comme signifiant ; l’émancipation c’est mieux que la réussite. Emancipation et Capital, pointent dans leurs sens les rapports sociaux ; réussite et argent les effacent.

Jacques Broda

Par Broda Jacques
Sociologue
Membre du PCF
Fédération des Bouches du Rhône.
Le 11 janvier 2008

2 Réponses vers “Jacques Broda: mal nommer les choses ajoute du malheur au monde”


  1. 1 Caius 2008 février J à 10:07
  2. 2 Pierre M. Boriliens 2008 février J à 10:22

    Ça me paraît en effet fondamental, d’appeler chat un chat. Je crois même que lorsqu’on le fait, il faut parfois le dire et l’expliquer, pour dénoncer par la même occasion l’infâme et permanent bricolage de la langue.
    Il serait sans doute bon de relire par exemple
    Victor Klemperer, LTI, la langue du III Reich
    car je crois que nous baignons assez largement dans un paysage “intellectuel” de même nature, ou en tous cas qui utilise les mêmes procédés…

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Billets récents

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Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 13:12

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Publié 2008 février J Commentaire

Pourquoi  la gauche et les communistes (PCF comme LCR) ont renoncé à poser les problèmes qui ont des incidences sur la vie quotidienne, les problèmes auxquels sont confrontés n’importe quel gouvernement d’un pays, les problèmes sur lesquels on peut différencier socialisme et capitalisme, pourquoi ces problèmes  sont-ils  sytématiquement évacués ?

 

Pourquoi faut-il que nous soyons toujours dans le compassionnel, les moeurs, le médiatique ? Pourquoi les sujets qui nous intéressent sont ceux que l’on nous désigne comme par exemple l’insupportable discussion sur la gadgetisation de la shoa par le  président? Pourquoi nous refait-on systématiquement le truc du voile?

 

 Pourquoi quand on parle des partis communistes n’est-il JAMAIS question de cela ? Pourquoi devons-nous danser systématiquement sur l’air que nous chante l’adversaire et ici même? Pourquoi ne pas parler de l’expérience cubaine? pourquoi résumer l’interrogation sur la Chine à des impressions ? Pourquoi ne pas parler de planification, de propriété collective des moyens de production ?

 

De quoi parlons nous ?

 

danielle Bleitrach






Publié 2008 février J
 
 

Au sujet de «l’état réel de l’avancée de la liquidation du PCF », Danielle nous fournit une analyse pour l’essentielle très pertinente mais qui m’inspire quelques réflexions.
http://socio13.wordpress.com/2008/02/15/au-moins-que-les-choses-soient-claires-la-creation-dun-grand-parti-consacrant-lunite-de-la-gauche-est-dit-on-attendue-necessaire-et-possible/#more-1116

 

NOUS EN SOMMES ARRIVES LA !

 

- Je ne crois pas que le PCF ait fait le «choix » de revenir «avant le congrès de Tours » ; je crois plus simplement que ses membres dirigeants, que le courant Wurtz comme le courant Hue, ne croient plus à la propre légitimité de leur parti, ni à la valeur de son fondement marxiste. La stratégie mise actuellement en œuvre n’est que l’adaptation à un désarroi qui a ses fondements «objectifs » comme Danielle nous en rappelle quelques étapes.

 

 

 

- Mais je crois que c’est bien avant 1995 que le PCF avait inscrit dans sa pratique des renoncements significatifs qui pouvaient déjà alarmer ses militants. Danielle nous remémore «son » propre désenchantement et les conditions de sa démission du Comité National en 95 avant sa démission du parti en 2003. D’autres, nombreux, ont connu ce tournant, certains dés les années cinquante et nombreux dans les années soixante qui se voyaient refuser une expression incompatible avec le fonctionnement d’un appareil qui croyait devoir verrouiller tous les débats ainsi que le contenu éditorial de l’Humanité. Au cœur de ces renoncements successifs on observait de fait la fin de l’anticapitalisme de combat, l’ignorance presque totale de la dimension internationaliste active du projet communiste, la quasi-dissolution des cellules et des structures de formation préparant à l’adhésion à «l’hypothèse communiste » presque vidée de son contenu.

 

- Tout ceci est réel, mais je ne crois pas correct de prêter une «intentionnalité » aux hommes et aux femmes qui dirigeaient récemment le parti et que résumerait la phrase «le groupe de liquidateurs qui préside aux destinées du PCF autour de Marie Georges Buffet joue le rôle que le capital attend de lui » (!) Non seulement MG Buffet n’est pas une «taupe » du MEDEF, mais elle conserve un courage personnel que beaucoup ont reconnu durant sa dernière campagne ; ce sont ses analyses et celles de son entourage qui sont en cause, pas sa personne. Il existe bien un «abandon » des «couches populaires et de leurs espoirs », mais il serait sot, je crois, de dire que ce serait pour «assouvir des ambitions, ou des rancunes » ; au fond c’est bien plus grave que cela. Les renoncements observés ne sont pas de nature «tactique », ils sont effectivement «de conviction », bien résumés dans la formule citée «l’histoire a tranché ». Cette formule est l’image en miroir de la profession de foi de nos adversaires «there is no alternative » (TINA de Margaret Thatcher )ou de la «fin de l’histoire » annoncée après la chute du mur de Berlin par Francis Fukuyama.

 

- Le communisme, ce communisme là, ne dit pas avoir perdu une bataille il dit avoir perdu la guerre. Dés lors rien de plus naturel que son alliance avec les socialistes qui affirmaient eux depuis longtemps déjà que «le capitalisme a gagné » (Michel Rocard) ou même avec le MODEM qui représente la facette présumée plus «humaniste » (et elle l’est), philosophiquement plus «présentable » de la droite.

 

- Comment en sommes nous arrivés là ? Il ne s’agit pas d’un simple revers électoral qu’une meilleure organisation pourrait renverser demain. La victoire idéologique de la droite est sérieuse. Elle comporte le fait d’avoir su occuper le terrain de notre «subjectivité » après en avoir écarté l’idéal socialiste, tellement déprécié par la gauche elle-même, toute la gauche qui fut pour ce désastre «plurielle ». C’est tout le discours de Marx et de Lukacs aussi qui a été «délégitimé », celui qui décrivait de façon si limpide les conditions de «l’aliénation » objective. Bourdieu, Boltanski et d’autres nous avaient mis en garde contre la perversion à notre insu de la dimension «subjective » de notre perception de l’aliénation. Il nous avait été démontré que celle ci ne peut se réduire à sa dimension économique et de rapport social, mais aussi à une dimension symbolique forte que nous ne songions pas à maîtriser. La droite a pu faire que «l’exploité », «l’aliéné » devienne convaincu qu’il était seul responsable de sa condition et de la «gestion de son capital humain », de son «employabilité », de son «capital humain » ultime et dérisoire épargne des précaires. La droite a su non seulement affaiblir mais aussi délégitimer toute forme de solidarité collective, qui pour l’idéologie libérale était une forme d’assistance au moins méritant. La droite a su encourager en la valorisant symboliquement la compétition de chacun contre tous, les «maillons faibles » doivent désormais accepter leur élimination…La téléréalité fut un véritable laboratoire du formatage au changement social, imprégnant déjà deux générations de jeunes confrontés à la «vraie vie » qui n’est plus celle de leurs aînés. Même les perdants, qui sont de très loin les plus nombreux, ne forment plus le terreau naturel de la révolte et du socialisme, ils subissent une «dévalorisation de soi » bien peu propice à l’engagement politique ; nous y reviendrons plus loin…

 

L’ HISTOIRE N’A PAS TRANCHE !

 

Je crois profondément, comme Danielle, que «l’histoire n’a pas tranché » et que les soubresauts du monde et l’accélération de l’histoire ouvrent un champ des «possibles » qui peut encore nous surprendre dans une conjoncture mondialisée inédite. Dans ce champ des possibles, l »hypothèse communiste » est bien la seule qui se puisse imaginer capable d’éviter le chaos, la guerre, la misère et la barbarie.

 

Je crois comme elle que le pire ennemi de ce «possible » est représenté autant par la tentation groupusculaire que par la désintégration de l’action collective qui ferait confiance au génie inné de la «multitude » pour une improbable révolution globale à partir de réseaux aussi multiformes que vulnérables à la répression. Je crois donc comme elle à la place centrale et incontournable d’une organisation «partii » qui vise justement à éviter les «stérilisations des luttes » par leur émiettement. Même une «petite victoire » catégorielle, si elle ne s’inscrit pas dans le renforcement de solidarités plus globales, n’est pas une victoire communiste mais seulement un épisode réversible des relations tumultueuses entre le capital et le travail.

 

LE PROJET «GAUCHE AVENIR »

 

Ce projet de «gauche avenir » est désespérant, même son succès ne garantirait que la reproduction du vide. Prétendre à un rassemblement «le plus large possible » mais qui hésiterait entre «alternance ou alternative », c’est comme distribuer un tract avec deux faces, l’une rose et bleue et l’autre rouge et noire. Ratisser «large » sur la seule ambition d’une gauche «enfin décomplexée » peut fournir la joie électorale d’un soir, certainement as fonder un «changement de société ».

 

Je suis stupéfait de lire ce début de manifeste devant préparer une «charte » mais ne parler ni du capitalisme, ni de l’internationalisme. Si les «héritages de chacun » sont évoqués comme compatible avec le ralliement, c’est pour dire pourtant que «l’histoire a tranché » et que cet héritage n’est plus que baliverne. Ce déni fonde le possible de la reproduction du pire bureaucratisme autoritaire, faisant table rase des erreurs passées jamais analysées pour s’apprêter peut-être à les reproduire. Le déni même de l’existence de «deux gauches » réfutant l’idée d’un parti «à gauche de la gauche » révèle bien la nature du projet qui vise à effacer les erreurs les plus récentes de la dérive social-démocrate.

 

Il est stupéfiant aussi de constater que si à plusieurs reprises sont évoquées les institutions défavorables à l’entreprise de «gauche avenir » (présidentialisation, absence de proportionnelle…) ; a aucun moment n’est ébauchée une réflexion sur la définition de l’état et sur la modalité d’exercice d’un pouvoir populaire…Rien non plus, évidemment sur l’appropriation collective des moyens de production…Il semble clair déjà que la «charte de l’unité » en préparation ne sera pas communiste et que ceux qui s’y rallieraient ne seraient que les faire-valoir d’un nouvel avatar de la dérobade social-démocrate.

 

SORTIR DE L’IMPASSE :

 

Au travers de ces constats, je souhaite au moins que tous ceux qui pensent que «l’histoire n’a pas tranché » acceptent de s’écouter, se reconnaître et peut-être demain marcher ensemble. Il est pour cela nécessaire de ne pas étendre les procès d’intention à d’autres que ceux qui démontrent déjà leurs erreurs ou leur duplicité, comme chez certains cadres du PCF. Mais les militants et organisations communistes dans leur diversité et entourés de leurs sympathisants proches méritent mieux que des luttes fratricides en amont même de toute tentative de réflexion commune. Partout ou persiste une pensée critique d’inspiration marxiste et tenant compte des expériences que nous ne souhaiterions pas reproduire, existe un «possible » de «l’hypothèse communiste » dont nul ne peut se prétendre le dépositaire légitime ou le prédicateur éclairé.

 

Nous connaissons le champ de nos incertitudes, mais aussi le sens que nous voudrions donner à nos actions et certains événements nous aident à franchir le pas :

 

- Lorsque le PCF dans son Conseil National du 8 février 2008 voit 80% des membres présents entériner la possibilité de partager des listes électorales avec le MODEM, ils disent non seulement que le PS a eu selon eux raison de faire la même démarche, mais aussi que plus rien ne les distingue de ceux-là. L’idée même de socialisme est devenu ridicule ou honteux dans ce contexte.

 

- Ce qui se joue désormais pour ceux-là n’est que le sauvetage de quelques strapontins municipaux, sans égard pour l’étiquette adoptée. Même dans la plus distordue des lectures des idées bolcheviques ou léninistes il n’a jamais été envisagé de telles compromissions avec la droite ; seul un programme de transition avec alliance temporaire avec les sociaux-démocrates était envisageable (et fut réalisé). Cela n’a rien à voir avec les «fronts sociaux » constitués au temps des luttes, cela «l’idée même du politique » telle que nous prétendons la réhabiliter, pour susciter demain confiance, reconnaissance et adhésion, pour un «changement de société » qui ne soit pas rénovation de façade.

 

- Chasser la droite au pouvoir n’est pas «la » fin même si l’étape est nécessaire. L’objectif est de faire renaître l’espoir et un projet crédible. Ce projet ne peut se définir dans un cadre national étriqué et doit nécessairement accepter la confrontation globale avec le capitalisme et la diversité des contestations observées à l’échelle mondiale ; il ne peut être national ni même européocentré. A cette dimension il n’est pas faux de dire que «l’hypothèse communiste » conserve toute sa fraîcheur et sa pertinence dans un monde au bord de l’abîme. Je ne sais pas comment se dit dans toutes les langues «el pueblo unido jamas sera vincido » mais c’est bien la clameur planétaire de ce début de siècle.

 

Enfin nous parlions plus haut de la victoire idéologique de la droite qui a su imposer une «aliénation subjective » écrasant toutes les victimes du capitalisme. Tous ceux qui n’ont pas pu réaliser ce dont ils se croyaient pourtant capables «subissentt cette aliénation subjective » qui paralyse la révolte contre un ordre social pourtant perçu comme injuste. Stéphane Haber a bien décrit cela (L’aliénation- Vie Sociale et expérience de la dépossession- PUF 2007 ). Il est expliqué comment plus encore que la dépossession économique (celle décrite par Marx), intervient une «dépossession de la puissance d’agir » qui est de l’ordre du vécu symbolique. Il en résulte que nos luttes sociales et politiques ne peuvent sans doute se limiter à leur dimension économique. Elles doivent, parce que c’est juste et parce que c’est stratégiquement indispensable, se consacrer aussi au «démontage » de ce processus qui altère notre subjectivité. Cette compréhension par chacun et par tous de ce qui nous «dépossède » est le temps premier de la réappropriation de soi, d’un retour en «dignité » qui rende enfin possible un « tous ensemble » qui ne soit pas que défensif mais révolutionnaire. Les «dépossédés » sont les maîtres de leur avenir, mais ils ne le savent pas tous encore.
De ce point de vue par exemple toute campagne pour «l’amélioration du pouvoir d’achat » qui n’est pas assortie d’une dénonciation du caractère aliénant du processus de production et de l’illégitimité de la propriété privée de ses moyens, n’est pas une campagne «révolutionnaire », c’est un simple accompagnement des tensions sociales dont on renonce à considérer les bases fondamentales.

 

« Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent » disait Talleyrand. « Rendez les précaires, vous les rendrez dociles » résumait Bourdieu. « L’aliénation subjective » est bien au cœur du processus de la dépossession et son renversement doit être au centre de nos préoccupations. La bataille idéologique est aussi une bataille symbolique.
Jacques Richaud 19 février 2008

 

 

3 Réponses vers “PCF : LIQUIDATION…OU ALIENATION ? par Jacques Richaud”


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Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 08:47

Pourquoi la gauche française ne parle plus des nationalisations et se réserve les moeurs? Pourquoi ne sommes-nous plus capables que de véhiculer des cancans en laissant le capital en paix ?

Souvenez-vous, en septembre 1999, Michelin annonçait simultanément une hausse de 20% de ses profits et la suppression de 7500 emplois, le résultat ne se faisait pas attendre, le titre gagnait en bourse 12%. C’était le bon temps !!! Le premier ministre de l’époque, un socialiste du nom de Jospin ne déclarait-il pas que l’Etat ne saurait se mêler de tout, si mes souvenirs sont bons, il y avait même des ministres dits communistes au gouvernement. Le bon peuple ingrat flanqua la raclée de sa vie au dit jospin qui n’arriva même pas au second tour et en fit une jaunisse comme un vulgaire ouvrier licencié. Aujourd’hui dix ans après le leader mondial du pneu affiche une progression de 31%  et un bénéfice annuel de 772 millions d’euros et une marge de 9,8%. Il annonce la fermeture de son usine de Toul (826 salariés)… Et pourtant l’action continue à chuter, elle a perdu 4% de sa valeur en 4 mois. Où va-t-on si les investisseurs boudent même les suppressions d’emplois…

Nous sommes dans une crise de grande ampleur et au lieu d’éclairer le débat, de faire de nous des citoyens à part entière, la gauche continue à affirmer comme du temps de Jospin que l’Etat n’a pas à intervenir, elle nous amuse avec des questions de moeurs, avec le leurre laïque, elle nous interdit même de nous situer dans le contexte européen. Toous ces thèmes sur les moeurs, la religion non seulement nous écartent de la gestion du pays que nous laissons au patronat mais divisent les travailleurs entre eux.
Danielle bleitrach

 

 En France c’est la politique de l’autruche

Les industriels renouvellent les bonnes vieilles méthodes, pour doper les actions, Arc International dans le Pas de Calais annonce la disparition de 560 emplois, fermeture d’Arcelor Mittal de Gandrage et l’usine Kodack de Chalon sur saone, Miko à saint Dizier, Ford de balanquefort en Gironde, des vagues de licenciements massifs se succèdent alors même que comme pour Michelin les résultats sont excellents. L’an passé 48.900 emplois industriels ont été détruits par délocalisation et externalisations alors même que le déficit commercial témoigne des effets de cette disparition du tissu industriel, désormais il est nécessaire d’importer. La main mise par de grands trusts comme unilever ou Mittal est souvent le prélude à des fermetures pour assurer des positions dominantes à des productions que l’on délocalise.

Quand  Nicolas Sarkozy déclare le 4 février que “l’Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires” pour maintenir en activité l’aciérie de Gandrage, la porte-parole du PS à l’Assemblée le dénonce: “Nous refusons que se répète à nouveau dans la sidérurgie française cette logique choquante de privatisation des bénéfices et de nationalisation des pertes“. La porte-parole du groupe PS Aurelie Filipetti se conduit comme une irresponsable mais à sa décharge on peut dire qu’elle sait de quoi elle parle puisque ce sont les socialistes qui ont procédé ainsi, rachetant les entreprises, les assainissant sur le plan financier, jetant des salariés à la rue et après les revendant pour rien à leurs copains, une vague de milliardaire en est issue, celle qui entoure Sarkozy.

le paradoxe de la situation  c’est que François Fillon intervient pour rappeler que “tous les grands pays libéraux autour de nous ont une politique d’intervention massive de l’Etat“.

En effet, la stupidité -mais est-ce bien le mot?- de la gauche française est d’autant plus évidente que nous sommes dans une situation internationale marquée par la flambée des prix dans la sidérurugie. Le cas de la fermeture de la sidérurgie Arcelor Mittal devrait  être analysé non seulement parce que les travailleurs en font les frais mais en tenant compte des  conséquences qui ne vont pas manquer d’intervenir pour d’autres branches de l’industrie, l’automobile en particulier. Si malgré ses profits et les vagues de licenciements annoncés, l’action Michelin ne se redresse pas, c’est à cause du pessimisme généralisé sur les matières premières.

 En ce qui concerne la sidérurgie, les géants des mines font flamber les prix, et si le gouvernement chinois comme nous l’avons vu ici même se positionne pour limiter les dégâts, nous en sommes loin en France. le véritable déclin du pays est là alors qu’on nous raconte que ce seraient les 35 heures et les acquis sociaux. (1)

 Voilà de quoi il est réellement question pendant qu’on nous amuse avec les provocations de Nicolas Sarkozy… Non seulement, nous assistons à une vague de licenciement parfaitement injustifiée mais cela ne va pas s’arrêter si on ne prend pas un cap différent. Aucune force politique ne paraît en situation en France de défendre le pays, ni même de nous situer dans un contexte européen à défaut de celui de la mondialisation.

Ce qu’il faut bien voir c’est que partout, à cause de l’effet domino de la crise des subprimes, alors même que le patronat continue à s’attribuer d’énormes sommes, on découvre à quel point le dit patronat ignore même l’idée de légalité, agit sans contrôle.  Et partout la gauche européenne se garde bien de poser la question de lma nationalisation du crédit au profit du pays et de l’immense majortié de la population.

En Angleterre c’est la nationalisation  de Northern Rock

Comme nous l’avions prévu ici même le gouvernement britannique a annoncé  la nationalisation de la banque britannique en difficulté Northern Rock. La crise Northern Rock avait provoqué une véritable panique chez les clients de la banque comme on n’en avait plus vue depuis plus de 140 ans en Grande-Bretagne. L’établissement vaut aujourd’hui en Bourse autour de 380 millions de livres.  le projet doit être présenté au parlement ce 18 février.  le ministre des Finances, Alistair Darling, déjà très contesté ces derniers temps. “De chancelier de fer à chancelier de l’hésitation, Alistair Darling s’est écroulé suite à une série d’incroyables contorsions”, a dénoncé The Guardian, parlant d’un “moment de honte pour le gouvernement, qui a tenté pendant six mois d’éviter l’inévitable”.

S’il critique le temps pris pour décider cette nationalisation, le quotidien de la City, The Financial Times, s’est lui montré plus compréhensif, en jugeant que le gouvernement a pris une décision “délicate, difficile et non-idéologique”. Evidemment la nationalisation envisagée est non seulement temporaire, le temps pour le contribuable d’assainir, mais elle a tout chance à terme de déboucher sur de gros profits pour le privé. D’ailleurs le futur patron de Northern Rock Ron Sandler est l’ancien dirigeant du groupement d’assureurs Lloyd’s, et il prépare en ce sens la nationalisation, la city ne peut que se réjouir. Il y a quelques déçus des candidats à la reprise immédiate, leur humeur était bien entendu sombre. Virgin Group et la direction de Northern Rock, qui avaient tous les deux déposé un plan de reprise, ont fait part de leur déception. “Nous pensons que la nationalisation n’est pas la bonne réponse et qu’une solution commerciale aurait été la meilleure voie”, a ainsi déclaré Richard Branson, le patron de Virgin. Certainement puisque Virgin récupérait pour une somme minimale une banque renflouée massivement depuis des mois par le gouvernement. Les actionnaires de Northern Rock, qui craignent pour le rendement de leur investissement, ont eux dénoncé une décision “brusque”.

Dans la classe politique, ce fut un simple baroud d’honneur : le spécialiste des questions économiques du parti conservateur, George Osborne, a dénoncé un retour aux années 1970, époque où la dernière nationalisation d’une entreprise, en l’occurrence Rolls-Royce, avait eu lieu.

De son côté, le Premier ministre, Gordon Brown, a affirmé que son gouvernement avait pris “les bonnes décisions”, notamment en attendant cinq mois pour trancher afin d’éviter toute décision précipitée.  Durant ces cinq mois l’argent du contribuable avait coulé à flot. Dimanche, Londres avait justifié la nationalisation en affirmant que l’intérêt du contribuable n’était pas dans une vente de l’établissement de crédit immobilier au secteur privé dans l’immédiat, et que l’établissement reviendrait dans le privé lorsque les marchés financiers se seraient stabilisés.
Alistair Darling, le ministre des finances, lui, a essayé de rassurer l’Union européenne en affirmant, lundi, que Northern Rock devrait assurer son activité de banque conformément aux normes édictées par l’Union européenne pour faire respecter le libre jeu de la concurrence. La banque a normalement jusqu’au 17 mars pour rembourser quelque 26 milliards de livres (35 milliards d’euros) d’aides d’urgence autorisées par la Commission européenne pour un délai ne devant pas dépasser six mois. Au-delà, Londres devra demander l’autorisation d’accorder des aides à la restructuration, sujet sur lequel Bruxelles se montre très strict. Or, le futur patron de Northern Rock Ron Sandler,l’ancien dirigeant du groupement d’assureurs Lloyd’s,  a réagi lundi 18 février , en estimant que le remboursement de l’établissement à la Bank of England nécessitera des années. Le délai de remboursement “n’est pas une question de mois, mais plutôt d’années”. Il a refusé de chiffrer les éventuelles suppressions d’emplois à venir.

On mesure bien à la lecture de cette opération que ce qui manque est une intervention des citoyens britanniques sur le contrôle du crédit, sur la nature même de cette nationalisation “temporaire”.  Et c’est pareil dans toute l’Europe, partout les citoyens sont laissés à leur ignorance, ils subissent.

En Allemagne:

La classe politique allemande est en pleine crise et chacun s’insulte sur la complaisance manifestée face aux fraudes fiscales massives du patronat, en particulier celui de la Deutsch bank.  Les verts allemands vont à la rescousse du patronat en s’interessant seulement au viol de la légalité qu’aurait accompli les enquêteurs. Voici comment le correspondant à Berlin des Echos décrit la situation.

Le BND a acheté à un mystérieux informateur, semble-t-il pour plusieurs millions d’euros, les données qui l’ont mis sur la piste du millier de contribuables ayant organisé leur évasion fiscale via des fondations au Liechtenstein. L’investissement sera très rentable, puisque le fisc compte récupérer au moins 300 à 400 millions d’euros. Mais, pour Volcker Beck, un des Verts les plus en vue, « il faut éclaircir si le BND n’a été qu’un intermédiaire, auquel cas c’est en ordre, ou s’il a joué un rôle d’enquêteur en matière fiscale, ce qui n’entre pas dans ses attributions ». Une commission du Bundestag doit débattre du sujet dès cette semaine. Le ministre des Finances, le social-démocrate Peer Steinbrück, a donné son feu vert à la transaction. Il a été soutenu, avant-hier, par le ministre de l’Intérieur Wolfgang Schäuble (CDU).

Les principaux leaders politiques se montrent particulièrement nerveux, car l’affaire leur semble susceptible de renforcer encore le parti contestataire de la gauche radicale. Die Linke est parvenu à entrer aux Parlements régionaux de Hesse et de Basse-Saxe, fin janvier, compliquant dans le premier la formation d’une coalition de gouvernement. Le parti d’Oskar Lafontaine pourrait aussi faire son entrée au Parlement de Hambourg, où l’on vote ce dimanche.

La fraude fiscale a en effet relancé le débat sur la justice sociale qui agite l’opinion depuis des mois. Une étude publiée hier par le cabinet de conseil Kienbaum conclut que la rémunération moyenne des dirigeants d’entreprise a progressé en 2007 de quelque 17,5 %. Pour les patrons du DAX, l’indice phare de la place de Francfort, la hausse est même supérieure à 23 %. Le syndicat Ver.di, qui négocie en ce moment les revalorisations salariales de la fonction publique, a annoncé pour cette semaine une intensification des débrayages entamés la semaine dernière. De nouvelles discussions avec le gouvernement et les communes doivent débuter lundi, mais semblent d’ores et déjà très mal parties. ”

 Conclusion: pourquoi toutes ces questions ne sont-elles jamais en débat ?

On le voit un climat de contestation de l’injustice, de la toute puissance patronale est en train de se développer en Europe, et partout le patronat peut compter sur “la gauche” pour développer des “leurres”, pour proner le libre renard dans le libre poulailler …

Y a-t-il une seule force politique capable de dire “Chiche” à la nationalisation? “Chiche” à une grande politique industrielle ? Des forces politiques capables de poser la question du contrôle national et ouvrier de l’entreprise et du crédit ?

Si la gauche, socialistes et communistes français de toutes obédiences ont tant de mal à suggérer l’idée même de nationalisation, cela n’est pas dû aux échecs de l’Union soviétique mais bien à l’expérience de leur passage au gouvernement dans les années quatre vingt et quatre vingt dix.

Que peut-on espérer d’une gauche qui renonce à toute intervention de l’Etat et semble ne vouloir faire la différence que sur des questions de moeurs? Toute sa vision du politique en devient politicien, on laisse passer la destruction du tissu industriel, les licenciements massifs, et on pousse des cris d’offraie sur la laicité, sur la dernière intervention de sarkozy au CRIF, sur “le chanoine du Latran”, sur sarkozy nouveau napoléon III. Et après tout le débat porte pour les communistes sur la question de savoir si on doit participer à des listes municipales avec le Modem.

Une telle gauche non seulement n’a plus le socialisme comme horizon mais elle laisse effectivement la droite et les tenants du capitalisme utiliser les nationalisation à leur gré. 

Pourquoi cette gauche qui affirme sa vocation européenne, soit pour rêver d’une autre Europe comme les communistes, soit pour l’accepter jusqu’à la forfaiture comme on vient de le voir à Versailles ne tient-elle pas compte du contexte européen, de la montée des luttes en Allemagne, de la nationalisation bancaire en Angleterre? Pourquoi cette gauche là accepte-t-elle de nous réduire le cerveau sur des cancans ? pourquoi accepte-t-elle de nous transformer en ragoteurs, de nous priver de tous débat politique sur les grandes orientations du pays?

Ne s’agit-il pas à travers ces thèmes d’isoler un peu plus les couches moyennes de la grande masse des salariés ? La droite n’est pas la plus bête du monde, ce qui a porté Nicolas Sarkozy au pouvoir est l’absence de politique de la gauche sur des questions centrales comme l’emploi et le pouvoir d’achat. Et la gauche du Ps à la LCr enpassant par le PCF et les verts continue sur sa lancée.

 Partout le politico médiatique s’emploie à nous faire papoter sur des leurres et à diviser les salariés, à empêcher que montent les luttes, que se rassemblent les fonctionnaires mécontents et les ouvriers, employés.

Danielle Bleitrach

(1) Le numéro un mondial du minerai de fer augmente ses prix de 65 % en Asie • Les accords devraient faire tache d’huile dans le reste du monde • Les aciéristes tentent de répercuter la hausse. Le groupe minier brésilien Vale, numéro un mondial du minerai de fer, a obtenu de cinq sidérurgistes japonais, dont le leader Nippon Steel, et du coréen Posco une augmentation des prix annuels de 65 %. Cette hausse est la deuxième plus importante de l’histoire, après celle de 71,5 % intervenue en 2005. Comme de coutume, ces accords ont toutes les chances de servir en référence dans les négociations encore en cours avec les sidérurgistes chinois et européens. Dans l’ensemble, le secteur tablait sur une hausse supérieure à 50 %, mais certains acteurs redoutaient un doublement pur et simple de la facture. Les sidérurgistes estiment que, dans ces conditions, ils devront à nouveau augmenter leurs prix. En Europe, la plupart d’entre eux ont déjà annoncé des augmentations au 1er avril prochain, qui atteignent déjà parfois 20 %. L’industrie automobile sera parmi les premières touchées : le surcoût pourrait atteindre 1,3 milliard d’euros pour les constructeurs nippons cette année.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 15:42

INDUSTRIE : ASSEZ DE LARMES DE CROCODILE

Guy Poussy

 

Sarkozy redécouvre l’importance de l’industrie, des usines et des « gars ». A Mittal Gandrange il déclare » Un pays qui n’a plus d’usines est un pays qui n’a plus d’économie ». Il s’engage à sauver le site sidérurgique. A l’usine Alstom de la Rochelle, là ou l’automotrice à grande vitesse (AGV) est fabriquée il déclare « Les usines et les gars c’est mon truc ».

S’agissant de Mittal Gandrange la ministre de l’économie et des finances a mis les choses au point » l’état ne peut forcer un industriel à investir, et il ne va pas subventionner Mittal qui annonce un plan de restructuration »

 

Qui est responsable de la désindustrialisation du pays génératrice de chômage de masse ? Ce n’est pas un effet de la mondialisation, comme on veut le faire croire aux français, mais plutôt des choix politiques des gouvernements, de droite et de gauche, qui se sont succédés depuis 25 ans. Tous ont apporté leur contribution à la destruction de la sidérurgie, de la construction navale, de l’industrie de la machine outil, du textile, de l’informatique. Tous ont sacrifié la recherche développement. Le secteur tertiaire a été privilégié au détriment de l’industrie présentée comme ringarde. A la différence de l’Allemagne, les banques et compagnies d’assurance ne se sont pas investies pour sauvegarder, et développer, l’industrie. Aujourd’hui les fonds étrangers de plus en plus gourmands et agressifs, rachètent la « Maison France ». Ils contrôlent pas loin de la majorité du capital des grandes sociétés industrielles et financières. Tout commence au milieu des années 80 quand sous l’impulsion des gouvernements socialistes, la France se convertit aux privatisations, à la vente « des bijoux de famille ». Les actionnaires exigent des taux de rentabilité formidable, et la rigueur salariale. Ce sont les « licenciements boursiers » dans des entreprises pourtant profitables. En 12 ans, notamment avec Jospin premier ministre, la proportion du CAC 40 détenus par les fonds étrangers a grimpé de 27 points (*). Les 10 années suivantes, ils prendront encore 10 points. Au premier semestre 2007, 783 entreprises avaient été rachetées par des fonds étrangers pour un montant record de 6,4 milliards d’euros, une progression de 56% sur le premier semestre 2006.

Sarkozy ministre du budget en 1993, de l’économie et des finances en 2003/2004 a piloté cette politique. L’emploi, y compris les services, est tributaire de la production. Une grande politique industrielle signifie, la volonté, et la mobilisation de tous les moyens, en particulier financiers. Les banques, les compagnies d’assurance doivent être mises au service de cette politique, y compris au moyen de la nationalisation. Tout les reste n’est que bavardage.

 

(*) Marianne 1e février 2008 page 68

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 19:37

Vente de HLM : attention danger ! Demandons aux (futurs) élus de s’y opposer !

 Une aberration !

 

Notre pays connaît une pénurie sans précédent de logements sociaux. 1,3 millions de demandes (110000 à Paris) restent en souffrance. Mais le gouvernement veut développer la vente des HLM, c'est-à-dire la diminution du parc locatif social.

 

A la suite de son prédécesseur Borloo, la ministre Boutin a repris l’objectif de 40000 logements vendus par an, c'est-à-dire presque autant que de nouvelles constructions. Avec son objectif de démolitions au nom de la « rénovation urbaine », on arrive même à un solde négatif.

 

Le scandale de la politique du logement n’en finit plus d’éclater.

 

Quelles sont les motivations du pouvoir ? D’abord de continuer à assécher et détourner le financement du logement social, en premier lieu l’épargne populaire avec le Livret A, dont il veut permettre aux banques (ex : la Société Générale !) de s’emparer. Il pousse ainsi les organismes HLM à trouver d’autres ressources, notamment à monter les loyers et vendre leur patrimoine (pourtant leur raison d’être).

 

Deuxième objectif du gouvernement : soutenir le marché immobilier spéculatif en restreignant au maximum l’offre de logements accessibles. On est arrivé à la situation incroyable, au fil des politiques des gouvernements successifs, que davantage d’aides publiques, notamment fiscales, sont attribuées à des logements destinés à rentrer dans le parc privé marchand qu’à des logements sociaux (dispositifs Robien/Borloo…).

 

Malgré le désastre américain, Sarkozy a choisi d’encourager l’endettement immobilier en défiscalisant les intérêts d’emprunt. Ce ne sont pas les particuliers qui en profitent mais les spéculateurs et les banques à travers la hausse des taux et le soutien aux prix du foncier que représente cette mesure.

 

la vente des HLM : contre l’intérêt de quasiment tous les salariés!

 

Injustifiable en terme de politique du logement, la vente des HLM est défavorable aussi bien au demandeurs de logement, qu’aux locataires en place et même aux acheteurs aux revenus modestes ou moyens.

 

Les offices et sociétés HLM, à l’exemple des précédents étrangers (Grande-Bretagne…) sont tentés de vendre deux catégories de logements. Dans le premier cas, il s’agit d’ensembles mal situés et/ou exigeant d’importants travaux de rénovation. Les prix de vente ont l’air attractif mais cachent d’importantes charges aboutissant rapidement à des « copropriétés dégradées » invivables avec des logements impossibles à revendre. Dans le deuxième cas, ils cherchent à vendre les plus beaux logements, les mieux situés pour profiter des prix du marché. Là, bien souvent, les locataires sont dans l’impossibilité d’acheter et même s’ils le peuvent d’assumer ensuite les charges.

 

La baisse de l’offre de HLM, avec les ventes, contribue enfin à la hausse des loyers de l’ensemble du parc et est défavorable à tous les locataires.

 

intervenir dès à présent ! Le danger se précise.

 

Le 18 décembre, le gouvernement a signé un accord avec l’Union sociale de l’habitat (USH), présidée par l’ancien ministre PS Delebarre, qui regroupe les offices et sociétés HLM. Pour la 1ère fois, l’USH accepte l’objectif de 40000 ventes d’ici 2010. Une disposition menace particulièrement les locataires en place : si leur logement est mis en vente et qu’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas acheter, ils ne seront plus nécessairement maintenus dans les lieux mais pourront être relogés dans un appartement « équivalent », qui pourra être situé ailleurs.

 

Les garde-fous tombent même dans les villes n’atteignant pas l’objectif de 20% de logements sociaux comme Paris. Les sociétés pourront vendre la moitié du nombre des
appartements qu’ils
construisent ou financent.

 

Dans le cadre de la
campagne des municipales, des candidats reprennent les objectifs de vente du gouvernement. C’est notamment le cas de Panafieu à Paris qui veut supprimer 2500 HLM par vente par an.

 

Locataires, habitants, défenseurs du droit au logement, agissons dès à présent :

 

- dénonçons la politique de vente des HLM ! Soyons vigilants et
surveillons l’évolution de chaque ensemble de logements sociaux !

 

- exigeons des futurs élus municipaux qu’ils
s’engagent contre les ventes de HLM !

 

-combattons les
opérations de spéculation immobilière.

 
Les communistes du 14ème seront avec vous, comme toujours dans ce combat pour le droit fondamental au logement.

 

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 18:40

Le gouvernement prêt à expédier de nouvelles troupes en Afghanistan

Retrait des troupes françaises d’Afghanistan !
Retrait unilatéral de la France de l’OTAN !

 

Les 7 et 8 février se tenait à Vilnius un sommet informel des ministres de la défense de l’OTAN, suivi à Munich d’une conférence sur la « sécurité ».

Les Etats-Unis, relayés pour la circonstance par le Canada, ont fortement insisté pour obtenir un renforcement de la présence militaire des nations européennes à leurs côtés en Afghanistan, en particulier de l’Allemagne et de la France.

Hervé Morin, ministre français des affaires étrangères, a donné selon tous les observateurs, les signes de l’obéissance à ces injonctions US, au nom des responsabilités particulières de l’UE dans la politique de sécurité commune. L’envoi de renforts français atteindrait 200 à 700 hommes.

L’annonce officielle devrait avoir lieu au sommet de l’OTAN de Bucarest, des 2 au 4 avril. Ce serait, selon le ministre français à Munich, « le moment où les Européens décident d’assumer leur part du fardeau ». Dans le même discours, il a affirmé les objectifs de la présidence française de l’UE au second semestre 2008 en matière de politique extérieure : « comme le rappelait récemment encore le Président de la République, l’OTAN et l’UE sont pour nous les deux volets d’une même politique de sécurité et de défense. Nous pouvons – et je dirais même nous devons – agir de front vers le renforcement de l'Europe de la Défense et vers la mise en place d’une OTAN plus réactive et plus flexible. » Tout cela en se saisissant de « toutes les opportunités et les instruments qui nous sont offerts par le traité de Lisbonne », c'est-à-dire notamment de l’augmentation des crédits militaires de chaque pays.

Parallèlement, il y a quelques semaines, Sarkozy annonçait l’implantation d’une base militaire à Abu Dhabi.

 

Afghanistan, Irak, demain Iran : notre pays n’a rien à y faire ! L’opinion publique s’oppose massivement à la participation française aux opérations militaires impérialistes, horriblement meurtrières sur place et déstabilisatrices de la paix mondiale. Elle a raison. Militants communistes, nous invitons à ne surtout pas sous-estimer cet aspect de la politique du pouvoir. Comme en République tchèque et en Italie contre l’installation de bases militaires US, comme en 2004 contre la participation française à la guerre d’Irak, nous appelons à la mobilisation sur des mots d’ordre de bon sens pour la paix:

-         retrait des troupes françaises en Afghanistan

-         maintien de la France hors du commandement militaire intégré de l’OTAN

-         sortie unilatérale de la France de l’OTAN et de la Politique européenne extérieure et de sécurité commune PESC.

 

Les dates du sommet de Bucarest devraient donner l’occasion d’une manifestation rassembleuse.

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 21:54

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Une partie des communistes et non des moindres a clairement pris position pour un retour à une situation avant le congrès de Tours. La direction du parti a obtenu du temps pour mener à bien l’opération, les municipales étant destinées à accélérer le mouvement.

 Le drame dans cette affaire ne me parait pas être que les dirigeants en soient là   mais que cela se fasse en masquant la réalité aux communistes pour mieux les déposséder, pour empêcher qu’ils réagissent, en tablant sur leur “légitimisme” qui devient du pur crétinisme. 

Pour le moment il s’agit de clubs, “gauche avenir” chère à Wurtz, “fondation Gabriel Peri” de robert Hue désormais rejoint par des gens comme Gayssot. Il faut bien mesurer le rôle joué par l’Europe véritable machine à fabriquer du consensus, les liens dans le contexte européen avec les directions syndicales en particulier celles de la CGT. C’est un fourmillement de clubs bénéficiant de moyens pour mener à bien l’opération. Il fallait que le PCf ait une direction d’accord avec les objectifs et réduisant de plus en plus les scores électoraux, le groupe de liquidateur qui préside aux destinées du PCF autour de Marie Georges Buffet joue le rôle que le Capital attend de lui.

Voici donc leur charte, exposée au grand jour par des socialistes.  l’ensemble pouvant être consulté sur

le Parti de la Gauche

 

 Ce n’est pas leur coup d’essai

Il faut bien mesurer comment les mêmes ont imposé au parti qui alors était en discussion officielle avec la direction du PS sur les condition de l’Union (cela se passait en 1995) un ralliment sans condition et sans prévenir les militants au futur gouvernement. Je m’en souviens d’autant mieux que j’ai voulu à la tribune du Comité national poser le problème, exiger que les militants sachent ce qui se préparait dans leur dos, c’était à la veille du congrès préparé par  des liquidateurs comme Cohen Seat en sous main sur “l’intervention citoyenne”. Tout le monde y compris Robert hue est venu me dire que j’avais posé les vraies questions, mais il n’y a pas eu UN SEUL dirigeant pour reprendre mes propos. Voyant que je ne pouvais rien j’ai démissionné du Comite national. Parce qu’à cette époque là quand on était seul on respectait la discipline de parti. Il a fallu la forfaiture de la liste “bouge l’Europe” alors même que le gouvernement bombardait la Yougoslavie derrière l’OTAN sous des prétextes fallacieux, pour que je manifeste mon opposition. Puis alors que nous étions allés au gouvernement pour “développer l’initiative populaire” l’inertie organisée du parti en particulier devant la politique de privatisation et la perte par le PCF de 35 municipalités très importantes.

Je me suis battue pied à pied, mais en 2003 à la suite d’aggressions verbales et physiques subies j’ai du quitter le PCF. Il y avait eu également les attaques contre Cuba, le refus de mener campagne contre l’intervention étasunienne en Iraq et le refus de préparer ce qui s’annonçait pourtant la remise en cause des retraites. Face à tout cela je n’avais cessé de réclamer une mobilisation du parti, le droit de publication dans l’huma. Ce fut en vain, il ne fallait pas gêner le travail de sape…

Donc je sais par expérience ce qui se prépare et comment cela se prépare, je connais l’hypocrisie de ces gens là et la naiveté (cela porte un autre nom) des militants qui se laissent faire, jusqu’où accepteront-ils d’être les complices de la fin du PCF? Cela fait au minimum quinze ans que cela dure.

Le dernier épisode a été l’opération menée au nom des “collectifs anti-libéraux”, il a fallu paralyser le parti jusqu’à la dernière minute et déboucher non sur un élargissement mais sur une division interne préparée de longue date. un petit groupe a mené la danse accusant la direction du PCF, dont on peut penser qu’une partie sinon la totalité était  complice, de sectarisme parce que les militants ne voulaient pas se ranger derrière José Bové. Les mêmes menaient en sous main comme à Marseille la campagne pour la candidate socialiste tout en continuant à diviser, à faire s’agiter des gens qui s’estimaient légitimement trompés. La direction du pcf, flanquée de ses complices refondateurs n’a eu de cesse d’affaiblir, de diviser jusqu’au score désastreux des présidentielles. Aujourd’hui ils tombent le masque en livrant leurs sièges parfois historiques au PS comme le fait frederic Dutoit à Marseille. Ce qui est complètement oublié dans ces manoeuvres politiciennes, ces ambitions dévorantes et ces rancunes claniques, c’est le fait que la majorité de notre peuple souffre, que la colère monte. L’opération qui se prépare est de même nature destinée à assouvir ces ambitions, ces rancunes, en ignorant les couches populaires et leur desespoir. Leur faire oublier l’expérience historique de l’utilité d’un parti communiste.

L’histoire n’a pas tranché

L’extraordinaire est que la “bête communiste” à laquelle ils ne cessent de porter des coups vive encore.  Vous remarquerez dans l’extrait de texte suivant la manière dont ses auteurs pensent que “l’histoire a tranché”.

Ce qui fonde ma conviction est que justement l’histoire n’a pas tranché, que nous ne sommes pas devant “la fin de l’histoire” mais que celle-ci se poursuit, gagne en ampleur et que se joue le destin de l’humanité, tout ce que je ne cesse de vous exposer ici. Nous avons un capitalisme aux abois. Ce qui nous manque c’est une organisation et ils tentent de stériliser nos luttes comme aux Etats-Unis, dans un barnum démocratique qui ne mène à rien, aucun changement de véritable ampleur.

Il reste encore à poser une question : pourquoi devant une telle opération, un tel assassinat, pourquoi est-ce que je ne me résigne pas à me rallier à l’opération de Besancenot ? Parce qu’elle me paraît de même nature, lancée dans le même temps avec un but essentiel en finir avec le PCf, sur le fond elle aussi avec des accents d’extrême-gauche affirme que “l’histoire a tranché”.

Ce qu’ont en commun toutes ces opérations c’est la fin d’une perspective à laquelle non seulement je tiens (la nostalgie n’est pas une voie politique) mais qui me paraît indispensable, nécessaire, vus les problèmes auxquels sont confrontés notre pays et les couches populaires, l’état du monde avec la montée de luttes: je suis convaincue qu’il faut construire le socialisme du XXI e siècle.

Aucune de ces médiocres manoeuvres d’appareils et d’ambitions sur le cadavre du PCf ne me parait correspondre à cette exigence. Et je voudrais pour finir ajouter ce qu’il me paraît urgent de dépasser: une vision groupusculaire où chacun vient défendre sa chapelle, sa petite organisation, ne songe qu’à recruter. Un pas a commencé à être franchi avec les rencontres de Venissieux mais il est encore insuffisant parce que ce n’est pas encore l’ensemble du parti, ceux qui y sont, ceux qui l’ont quitté, ceux qui devraient y être qui s’est mis en mouvement. J’ai dit que pour ma part j’appuierai toutes les initiatives de tous ces camarades mais que tant que le rassemblement ne sera pas le plus large possible, le plus ouvert, et dans le même temps clair sur le contenu je n’adhererai à rien.

Mais mes camarades, sans adhérer, je vous le dis il est temps de se rassembler, de surmonter les divisions et de reconquérir une organisation digne de ce nom. parce que si nous les laissons faire, il n’y aura plus rien.

Mais jugez plutôt des objectifs de “gauche avenir”.

II-La création d’un grand parti consacrant l’Unité de la gauche est attendue, nécessaire et possible       
L’Unité est attendue
L’unité de la gauche a toujours été un talisman pour la victoire électorale et les avancées sociales. Seul l’effort d’unité créera une nouvelle dynamique en engageant le dépassement des partis existants, tous plus où moins à bout de souffle. C’est une condition déterminante pour que la gauche soit offensive et décomplexée.
Il est de plus en plus évident qu’aucun des partis de gauche ne peut seul assumer sa propre mutation pour répondre à ces enjeux et aux attentes du peuple de gauche qui aspire à cette unité et à davantage de clarté, de force. On constate d’ailleurs que la plupart des vraies rénovations ou refondations (1905, 1971) n’ont pu se réaliser que dans un nouveau rassemblement.
L’unité au sein d’une même organisation permettra l’émergence d’une culture politique capable de concilier gestion et contestation, transformation à la fois par l’action gouvernementale et par les mouvements sociaux ou l’implication militante et citoyenne. Elle permettra d’être plus en phase avec le peuple de gauche et l’électorat populaire. En élargissant, en diversifiant, en renouvelant la base militante, elle captera toutes les énergies aujourd’hui démobilisées, notamment celles des militants associatifs ou syndicaux insuffisamment pris en compte par les partis politiques.
L’Unité est nécessaire
Il faut répondre aux contraintes imposées par le système électoral de la Vème République et qui se sont accentuées depuis 2000 avec l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier.
D’autres réponses que l’unité sont périodiquement évoquées, mais elles sont vouées à l’échec :

Un parti « démocrate » : le mythe de la démocratie à l’américaine.
Le basculement vers un système à l’américaine avec des partis de supporters aurait du mal à s’imposer durablement en France (et en Europe), où les valeurs républicaines confèrent une fonction majeure au politique et un intérêt supérieur au débat d’idées, aux choix de société. Plus encore qu’en période de croissance, la dureté des temps imposera une politisation accrue, pour proposer des voies nouvelles permettant de sortir de la crise profonde de la société française. La démocratie à l’américaine est d’autant moins transposable en France que les enjeux politiques ne pourront être réduits au jeu d’une simple alternance. Celle-ci devra être porteuse de véritables alternatives. En tout cas, le retour de la gauche au pouvoir est à ce prix.

Les pseudos rénovations, chacun de son coté, sont vouées à l’échec.
Les opérations de « rénovation», en particulier après chaque défaite électorale, n’ont permis, ni à chaque parti, ni à l’ensemble de la gauche d’accroître leur influence électorale, de renforcer leurs structures et leur rayonnement militant. Force est de constater qu’elles ont accéléré la présidentialisation des partis, la survalorisation du choix des personnes par rapport aux orientations de fond et qu’elles ont contribué à affaiblir le niveau des débats et de la politisation. Elles n’ont réglé aucun problème majeur et n’ont convaincu ni les forces militantes, ni les couches populaires, ni d’ailleurs les électeurs.
Ces « rénovations » n’ont été en fait que des adaptations aux thèses dominantes, qui, sous prétexte de modernisation, n’en restent qu’à la surface des choses et négligent l’exigence de l’anticipation, indispensable à la définition d’une stratégie.
Hier, cette méthode n’a pas réussi. Ressentie comme répondant à des logiques d’appareil en l’absence de projets mobilisateurs, elle n’enthousiasme plus grand monde et ne peut réussira davantage aujourd’hui.
Un parti « à la gauche de la gauche »
Certains plaident pour la constitution de deux partis, l’un dit social- démocrate (en fait de centre gauche) et de l’autre un parti à la gauche de cette gauche, un peu à l’image du parti allemand « die Linke ». Ils jugent que la situation serait plus « claire » et que chacun y gagnerait en homogénéité.
Cette situation de division risque cependant de garantir le maintien durable de la droite au pouvoir. En France, c’est en effet le camp le plus uni et le plus mobilisé qui gagne une élection et entraîne autour de lui. On ne peut comparer notre situation avec celle de l’Allemagne, dont le régime est parlementaire, avec un mode de scrutin comportant une forte dose de proportionnelle. Les partis de gauche peuvent ajouter leur influence et conclure des accords tenant compte du rapport de force entre eux et constituer une majorité pour gouverner ….même si ce n’est pas le choix opéré par le SPD, qui a préféré la « grande coalition » avec les conservateurs.
En France, avec l’hyper- présidentialisation actuelle, l’essentiel se joue lors de l’élection présidentielle, où le parti le plus fort voit son (sa) candidat(e) arriver en première place à gauche. Il fait alors prévaloir l’essentiel de ses choix, tant humains que programmatiques. Les autres sont amenés à respecter la discipline républicaine au second tour, sans pour autant obtenir un meilleur rapport de force qui leur permettrait de faire prendre en considération leurs thèses. En fin de compte, c’est une politique plus modérée que celle attendue qui s’impose et qui peut même encourager le tropisme des alliances au centre, présentées comme une possibilité « raisonnable ».
Le débat au sein de la gauche devient alors rude, en particulier sur le manque de réalisme de la « gauche de la gauche » et il ne peut que rendre difficile un accord pour gouverner !
Seule l’unité peut assurer l’émergence d’une nouvelle synthèse qui ne soit pas un affadissement, voire une édulcoration des idées de gauche.

Un scénario à l’italienne :
Outre la différence de mode de scrutin, qui change tout, la situation italienne est marquée par un émiettement considérable de la gauche. Le système dit des « primaires à l’italienne » est au fond l’acceptation de cet état de fait, l’unité ne s’effectuant qu’au moment de la désignation du chef du gouvernement. On voit la limite de cette dynamique, bien illustrée par les récents évènements (chute du gouvernement Prodi).
Ce scénario semble rencontrer depuis quelque temps les faveurs de certains cadres socialistes français. Ils oublient pourtant de souligner que le premier ministre n’est pas issu de la gauche mais du centre, voire de la démocratie chrétienne (lorsqu’il était président de la Commission Européenne, R. Prodi était affilié au groupe PPE de droite !). Ils oublient aussi de signaler que, si la coalition de l’Olivier a gagné, et de peu, face à Berlusconi, c’est parce que les formations les plus à gauche ont progressé, tandis que les plus modérées baissaient ou stagnaient. Bilan : c’est la gauche qui a fait la victoire, c’est le centre qui dirige.
En France, les institutions de la Vème République et notamment notre mode de scrutin, imposent une unité plus structurelle.
Un parti de l’unité aurait aussi le grand intérêt de permettre un rééquilibrage à gauche et d’affirmer une gauche enfin décomplexée, devenant un parti populaire, à la fois parti d’alternance et d’alternative.
L’Unité est possible
La gauche n’a jamais été forte qu’unie.
Cette constatation inspira le grand combat de Jean Jaurès et conduisit au Congrès du Globe en 1905. La fracture du Congrès de Tours a pu être dépassée, au moins en partie, avec le Front populaire autour d’une plateforme programmatique et d’accords de désistement. Il a fallu attendre l’Union de la Gauche, avec le programme commun, pour permettre la victoire de 1981. Enfin, sans la « gauche plurielle », il eut été sans doute difficile d’obtenir une majorité parlementaire de gauche en 1997, même si l’accord qui l’a rendue possible a été insuffisamment porté par l’ensemble des militants des partis qui la composaient, dans la mesure où il a été conclu entre le PS et chacun de ses partenaires.
Toutes ces formules ont atteint leur limite et ne sont plus susceptibles aujourd’hui de créer l’élan collectif nécessaire au sursaut et à la victoire.
Un cycle historique s’achève et il faut aller maintenant plus loin et à nouveau, comme en 1905, engager la réunification de toutes les composantes de la gauche. Ces composantes incluent désormais le parti Vert, dont la fonction d’alerte, de réflexion et de rénovation de notre pensée a été essentielle dans le la prise de conscience écologique des Français et de la gauche. Désormais, c’est une vision intégrée de l’impératif écologique, présent dans toutes les politiques, qui doit être adoptée. Cette nouvelle étape du combat écologique donne tout son sens à la participation des écologistes au mouvement d’unité et de création d’une nouvelle organisation commune.
L’unité est désormais possible, une unité qui ne saurait se bâtir sur la base de l’uniformité, de l’abandon des héritages de chacun, de l’écrasement d’un courant minoritaire, de la discipline imposée sans juste représentation des différentes composantes. Si l’union a dû se construire sur des accords gouvernementaux, c’est que perduraient de profondes divergences idéologiques et politiques. On le voit aujourd’hui, l’histoire et l’évolution du monde ont réglé la plupart de ces désaccords. Quant aux différences de point de vue, elles traversent largement chaque organisation, mais il existe des valeurs communes à une grande partie de la gauche. C’est à cette tâche que s’est attelé le club Gauche Avenir, en préparant la « Charte de l’unité ».
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 13:25
mardi 12 février 2008

Au nom de notre NON piétiné à VERSAILLES !

Au nom de l’UNION POPULAIRE à CONSTRUIRE ,

NON à la participation du PCF à des listes PS-MODEM !

Ils ont osé !
Versaillais unis dans la forfaiture, ils ont défait ensemble, sans vergogne, ce vote d’insurrection qui avait, le 29 mai 2005, donné espoir aux autres peuples d’Europe privés de ce pouvoir de rejeter un texte, pièce mortifère d’un édifice européen construit contre les besoins de démocratie, de progrès social, de paix , de souveraineté nationale.

Jamais dans l’histoire de la République, moins de mille citoyens, au prétexte d’un mandat électif, n’avaient pris la responsabilité écrasante de déclarer nul et non advenu le verdict souverain d’une consultation par référendum. « Seul ce que peuple a fait peut être défait par le peuple », voilà un des fondamentaux de la République.

C’est , unis, complices , qu’ensemble , députés et sénateurs de droite et du Parti socialiste ont accompli en catimini cette agression .Pour une raison simple : ces formations politiques sont , à quelques exceptions près , fondamentalement d’accord, depuis des décennies, sur cette construction d’un Etat européen qui, mettant les peuples à l’écart des processus d’« Union » et d’« élargissement » , ne répond qu’à une volonté : affaiblir, démanteler, ligoter la Nation française, son histoire unique de luttes et de conquêtes de droits sans égal sur ce continent, pour la noyer dans un ensemble dominé par les capitalistes décideurs d’« harmonisations » par le bas de la vie sociale . Il s’agit d’enfermer dans un carcan supranational cette France rebelle du Front populaire, du programme social et démocratique avancé de la Libération, cette France de mai 68, cette France de la formidable lutte victorieuse de notre jeunesse contre la précarisation par C.P.E. , bref cette France qui sans cesse remet en cause la domination du capital .

Alors, au diable les promesses de campagne électorale d’un Parti socialiste qui , pour ratisser les voix populaires tout en « draguant » les pro-européens du marais centriste , jurait de faire respecter les décisions souveraines des Français ! A Versailles, on s’allie sur l’essentiel ! On garde les soi-disant divisions subalternes pour les proches élections !

C’est scandaleux, c’est un déni de démocratie, c’est l’expression d’un profond mépris pour le peuple français. Car le Parti Socialiste et les Verts pouvaient permettre d’envisager de mettre Sarkozy en échec à Versailles. Le résultat du vote le prouve ; Il aurait manqué 12 VOIX à SARKOZY pour obtenir une majorité nécessaire à ce DENI de démocratie si ces Partis s’étaient opposés à ce coup de force.

Dans notre département qui a voté NON majoritairement[[il s’agit ici de la Gironde mais le propos pourrait être le même ailleurs, seuls les noms changent, les députés et sénateurs socialistes ont, à l’exception notable et courageuse de Mesdames Faure et Lacuey ((Socialistes) , déroulé un tapis rose sous les pieds de Sarkozy. C’est leur abstention qui a mis en pièces notre NON de mai2005

Ce sont : Mmes Delaunay(PS), Pascale GOT(PS) , MM.Noël Mamère( Verts), Michel Sainte Marie (PS) , Alain Rousset(PS) , Philippe Plisson (PS) , Philippe Madrelle (PS), Bernard Dussaut(PS) .

Ils ont préféré capituler à Versailles devant les prétentions du capitalisme qu’écouter, qu’ entendre , que respecter ceux qui leur avaient fait confiance !

Le texte du « Traité » dit simplifié entend s’en prendre à nos structures institutionnelles que sont les communes et les départements pour préparer des espaces semblables aux « landers » allemands, où l’on élaborera , en éloignant encore plus le « citoyen » des lieux de décision , les politiques de chômage, de précarité, de mal vivre . Nous voici depuis ce quatre février de lâche renoncement, à cause de la droite et de l’immense majorité des dirigeants et élus socialistes, devant un obstacle de taille pour empêcher encore plus de desserrer l’étau de la politique des puissances de l’argent et du gouvernement qui les sert.

Rien à voir ce calendrier de capitulation et de collaboration avec les votes en mars prochain ?

Allons donc ! Au contraire, voilà qui explique les convergences qui transforment les prochaines élections municipales et cantonales en grande foire de l’ouverture, du partage entre les listes dites de « gauche » ou de « droite » des militants du MODEM…Comme à Bordeaux et Mérignac, les deux plus importantes villes où les deux candidats socialistes ont voté avec leurs collègues centristes ou UMP lorsqu’ils se sont retrouvés loin des Bordelais et des Mérignacais ...

Nous comprenons , nous partageons la colère de milliers de girondins, exaspérés de voir la direction du parti communiste français se prêter localement à des pratiques qui ne sont pas de nature à aider à ce que s’organisent , s’amplifient les luttes face au déferlement de mauvais coup de ce gouvernement .

Le mode de scrutin à deux tours permet, au premier , la constitution d’une liste de large rassemblement unitaire initiée par le Parti Communiste . Ce qui, à St Médard-en-Jalles, Parempuyre, St-Louis-de-Monferrand (Gironde) , à Mantes-la-Jolie, Angers ou Dijon par exemple , évite à l’électorat populaire , aux militants communistes , de vivre la pitoyable situation d’alliances politiciennes où les travailleurs , les familles dans la souffrance , sont privés d’une possibilité d’expression claire , d’un vote de résistance et d’espoir.

Nous partageons leur exigence de construction d’une réelle alternative d’union populaire. Nous les appelons à le faire savoir par tous moyens à ceux qui tous les cinq ou six ans viennent chercher les voix qu’ils n’écoutent jamais, ou pire encore, qu’ils étouffent en duo avec la droite ! Ce peuple, notamment celui qui souffre le plus durement, ne veut plus être considéré comme les « supporters » que l’on déplace un ou deux dimanches de temps à autre pour départager ceux qui occuperont des places et qui , ensuite , mettront en œuvre les politiques dont les axes principaux sont décidés à Bruxelles, « grâce » à la forfaiture de Versailles ! Il faut en finir avec ce mépris des citoyens si l’on ne veut pas que s’élargisse davantage encore le fossé entre les « décideurs » et un peuple que l’on entend tenir à l’écart de ce qui détermine l’essentiel de sa vie , de son avenir et celui de ses enfants .

Michel PEYRET, ancien député communiste de la GIRONDE , ancien conseiller à la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) .

Paul LAGOURGUE, ancien conseiller municipal communiste de Bordeaux et conseiller à la C.U.B .

Alain CHANCOGNE, ancien conseiller municipal communiste de Mérignac et conseiller à la C.U.B.

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 12:37
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Le PCF veut construire avec les Roubaisiens

La section de Roubaix du Parti communiste aurait préféré « Roubaix ensemble » sans Le MoDem, mais le PC est bel et bien présent sur la liste du maire sortant.

A Roubaix,le PCF a fait le choix de s'inclure dès le premier tour dans une liste d'union qui, outre les socialistes et les radicaux de gauche, comprend le MoDem.
Baptisée « Roubaix ensemble », la liste du maire sortant, René Vandierendonck, se répartit comme suit : candidats PS 40%, MoDem 30%, PCF 6%, PRG 6 %, société civile 18%.

La deuxième place de la liste.est occupée par une autre socialiste, Fanny Bullaert, la troisième revenant au centriste Arnaud Verspieren, conseiller municipal sortant, lequel, en 2001, au second tour des municipales, avait mené une des trois listes présentes face à celle deVandierendonck Les Verts ne sont pas représentés sur la liste Vandierendonck. Slimane Tir a donc annoncé officiellement sa candidature le week-end dernier, cependant qu'un collectif antilibéral sans le PCF se construit actuellement.

La décision de l'alliance d'une majorité de communistes à un groupe comprenant les centristes n'a pas été facile, mais, en y regardant de plus près, elle constitue, comme l'explique Jean-Marie Duriez, conseiller municipal délégué, une option « de bon sens». Elle a été arrêtée lors d'une assemblée générale. Deux tiers des communistes roubaisiens ont voté pour ce choix, et le débat « a été vif» avec les partisans du troisième tiers.

La section locale du parti estime que, face à Nicolas Sarkozy, il s'agit de rassembler le plus possible à gauche. « Les communistes ne baissent pas les bras », résume Jean-Marie Duriez. Ils souhaitent donc contribuer à une municipalité qui s'inscrive dans l'opposition à la politique gouvernementale. Fabrice Belin, secrétaire de la section de Roubaix du PCF, présent sur la liste avec Marie-Jeanne Legrand et Christiane Fonfroide, explique leur démarche : « Notre volonté est de travailler avec les Roubaisiens. Il nous a paru plus utile de participer à l'équipe de gauche que de faire liste à part. Nous avons négocié des engagements. Pas des places».

Le risque du basculement à droite …,

Autre argument qui a pesé dans le vote de l’assemblée générale : l’engagement du maire de bien figurer à gauche à Lille Métropole Communauté urbaine. Jean-Marie Duriez, lui, évoque l'importance de « l'identité du PCF» au sein de cette municipalité. Le ralliement n'a rien d'un blanc-seing : rien n'empêcherait une résiliation si le contrat de gauche n'était pas respecté.

Bien sûr, Jean-Marie Duriez et ses camarades auraient préféré « une liste sans le MoDem ». Mais le réalisme a primé : il ne fallait surtout pas aggraver le risque - bien réel - que la ville bascule à droite.

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Regroupant la LCR, Rouge vif et Alternances solidaires, Yann Merlevede, qui conduira la liste (en cours de composition) nommée «Vraiment à gauche », n'appellera pas à voter pour le PS au second tour du scrutin. Les communistes roubaisiens n'ont pas accepté cette stratégie, même si Fabrice Belin déclare «comprendre» le vote du tiers minoritaire.

Si le PCF revendique sa participation au mandat écoulé et prend ses responsabilités dans la gestion des affaires roubaisiennes, ce n'est pas uniquement pour l'échéance électorale. Contrairement à certains commentateurs qui n'hésitent pas, à l'occasion de ce scrutin, de faire de Roubaix une sorte de laboratoire, Jean-Marie Duriez souligne : «On n'est pas dans le débat de la recomposition nationale. On est dans une réalité locale de militantisme».

Lors des élections municipales de 2001, la liste Vandierendonck l' avait emporté au deuxième tour avec 43,21% des voix, contre 34% à la liste d'union de la droite menée par Arnaud Verspieren, 14,42% pour la liste Front national et 8,33% pour une liste «divers droite». Celle qu'il présente en 2008 est marquée par un renouvellement (35 nouveaux noms) et aussi un rajeunissement, 28 % des candidats n'ayant pas quarante ans.

Albert LAMMERTYN
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 14:48

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Conseil national du PCF du 8 février 2008, intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Pour les communistes, un premier enjeu des élections municipales doit être de consolider le rapport de forces qui existe dans le pays pour mettre en échec la politique de Sarkozy dès le printemps.

Au-delà de la baisse de popularité de Sarkozy dans les sondages, mesurons l’intensification des luttes dont ont témoigné les manifestations des 22 et 24 janvier. Pour la grande bataille des retraites qui s’annonce, malgré les manœuvres de décembre, la forte capacité de mobilisation des salariés des entreprises publiques pour défendre leurs régimes spéciaux reste un atout que nous devons conforter.

A cet objectif doit être lié, sinon subordonné, le deuxième, bien sûr essentiel : défendre et gagner des municipalités communistes, des conseillers généraux, des élus en général. Je suis heureux d’entendre ici maintenant que nous devons montrer que notre parti est bien vivant alors que tant imaginaient déjà sa disparition il y a peu.

Mais ce ne sera possible que sur une position de lutte, sans ambiguïté sur la perspective politique nationale.

Aux cantonales, partout doit être donnée la possibilité du vote communiste.

Aux municipales, la diversité des situations locales doit prévaloir pour les stratégies d’alliances, à défaut d’une perspective nationale acceptable.

Ce n’est pas la même chose de prolonger des municipalités progressistes d’union dans des listes communes et de cautionner une orientation social-libérale du PS comme c’est le cas, par exemple, à Paris.

Aussi, je suis en désaccord avec le mot d’ordre de rechercher dans tous les cas, sans contenu, le « rassemblement de toute la gauche ». Pour construire la riposte nationale à la droite, l’alignement sur le PS est une aberration, dangereuse pour le mouvement comme pour l’avenir du Parti. Cette semaine même, le PS vient de participer au coup de force de Sarkozy, à l’adoption du nouveau Traité de l’UE ! Sans parler de ses positions sur les retraites, l’université… contradictoires avec les luttes.

C’est pour cela que la question du Modem n’est pas du tout secondaire! La main tendue par le PS au Modem, à Grenoble, à Roubaix, Delanoë à Paris, est le révélateur de choix « sociaux-libéraux » et d’une recomposition politique où le PCF ne doit avoir aucune place.

Je demande que le CN se prononce clairement pour désapprouver toute présence de candidats du PCF au 1er comme au 2ème tour sur des listes PS-Modem.

Ne laissons pas l’idée que nos élus sortants sont prêts à toutes les compromissions pour sauver des places ! Arrêtons de laisser de l’espace à ceux qui veulent plumer la volaille communiste !

Notre priorité dans la campagne est de mettre en avant nos positions et propositions de lutte, sans concession.

Par exemple pour la défense et la reconquête de services publics municipalisés ou nationalisés. L’eau mais aussi des transports urbains dans toutes les villes. En Ile-de-France, combattons le choix du Syndicat des transports, STIF, dirigé par des élus PS, de préparer la mise en concurrence des réseaux RATP et SNCF, la privatisation.

Sur la question du logement, combattons de même, ville par ville, tout projet de vente de HLM tel que le gouvernement veut l’imposer mais aussi tel qu’il a été dangereusement accepté dans l’accord entre la ministre et l’USH, Union sociale de l’habitat, présidée par l’ancien ministre Delebarre.

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