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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:00

manif-JC-bastille.jpgSix jeunes communistes ont été agressés à Grenoble par des militants se revendiquant "sans ambiguïté possible de l'extrême droite", l'un d'eux souffrant "d'une fracture importante au nez", a annoncé lundi le parti communiste. Ces jeunes militants ont été victimes de deux agressions distinctes à 23H00 et 23H30 alors qu'ils sortaient du local du parti communiste de l'Isère, près de la gare de Grenoble, indique le communiqué en parlant de "traquenard" et de "piège".

"Une plainte a été déposée et nous espérons une réponse ferme de la part des pouvoirs publics pour condamner ces agissements", ont ajouté les Jeunes communistes dans un communiqué distinct.

La police n'a pu être jointe dans l'immédiat pour confirmer ces informations.
En soutien à ses jeunes militants, le parti communiste appelle à un "rassemblement pacifique" mardi 30 octobre à 18H00 à Grenoble.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 12:20

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Marie-Caroline Lopez | 17/10/2012, 16:29 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121017trib000725486/vers-une-modification-de-la-loi-sur-la-tarification-progressive-de-l-energie.html

Après le dépôt, mercredi, par les sénateurs communistes d'une motion d'irrecevabilité du texte PS sur les tarifs progressifs de l'énergie, le président de la commission des affaires économiques promet une modification du texte. Les élus UMP et centristes ont de leur côté claqué la porte de la réunion. Prochain rendez-vous au Sénat, le 23 octobre.

La fronde des sénateurs s'amplifie autour du texte adopté par l'Assemblée nationale début octobre et qui prévoit notamment de créer un bonus-malus sur la facture d'énergie des consommateurs. « Ce texte est un mauvais texte, cela va pénaliser les couches populaires, il y a tout à revoir", a déclaré à l'AFP Mireille Schurch, sénateur communiste de l'Allier, lors d'une suspension de séance. La commission des affaires économiques du Sénat examinait ce mercredi matin la proposition de loi du député PS François Brottes, dans un climat de contestation à droite comme à gauche.

"Une rupture du principe de l'égalité"
Les communistes, farouchement opposés à ce qu'ils considèrent comme "une rupture d'égalité devant l'accès à l'énergie, sur la base de critères contestables", ont déposé une motion d'irrecevabilité. Or, la gauche n'est majoritaire dans la Haute assemblée que de six voix. La droite étant également opposée à cette proposition de loi, la motion d'irrecevabilité a de grandes chances d'être adoptée si le PS n'accepte pas de revoir les dispositions contestées.

Les tarifs progressifs seront discutés le 23 octobre
Le président de la commission des Affaires économiques du Sénat, chargée de l'examen au fond de ce texte, Daniel Raoul, sénateur PS du Maine et Loire, a proposé mercredi à l'ouverture de la réunion de repousser à la semaine prochaine l'examen du titre premier du texte, qui concerne les tarifs progressifs. Cette proposition a provoqué le départ de la commission des sénateurs UMP et centristes. "Le titre 1 est le cœur du texte", a protesté Valérie Létard (Union centriste et républicaine, UCR). "Nous demandons l'examen de l'ensemble du texte, on rajoute de la confusion à la confusion", a renchéri Jean-Claude Lenoir (UMP).

Vers un texte "plus lisible, plus efficace, plus souple", promet Raoul

La commission a toutefois décidé qu'il n'y aurait aucun vote ce mercredi en commission, le reportant à la prochaine réunion, mardi 23 octobre. "Nous avons encore une semaine pour aboutir" a déclaré à l'AFP Daniel Raoul à l'issue de la commission. Il a fait part de la volonté des socialistes de modifier le titre premier. "Nous voulons le rendre plus lisible, plus efficace et plus souple", a-t-il dit.
Restera également à examiner la semaine prochaine l'autre mesure très contestée du texte, à savoir des dispositions favorisant l'énergie éolienne, introduites à la fin du débat à l'Assemblée nationale à la grande fureur des députés UMP, centristes mais aussi du Front de gauche qui avaient quitté l'hémicycle pour protester.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:09

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Valenton,

le 14/10/2012

 

 

Chers(es) camarades,

 

 

 

Je tiens, au nom des communistes valentonnais, à saluer votre progression lors des élections locales de ce jour. La Radio Télévision Belge titre : « Wallonie: percée spectaculaire du PTB+ en région liégeoise ». c'est un fait !

 

Ainsi la seule force de gauche, non compromise avec le capital, engrange les succès et devient une force qui compte dans l'ensemble du pays.

 

Cette force sera indispensable pour contrer les dépeceurs de la Belgique et l'extrême droite, qu'elle soit en Flandre ou en Wallonie.

 

Elle sera incontournable, nous en avons la certitude, dans le combat pour la défense de services publics et du monde du travail.

 

Elle comptera dans le rapport de force qui oppose le travail au capital.

 

Après le succès de Québec Solidaire (7 % des voix ), celui de notre Front de gauche en France, le vôtre désormais, ce n'est pas seulement les peuples d'Europe qui sont en résistance mais également ceux de notre planète.

Ajoutons à cela la victoire d'Hugo Chavez qui, de plus, a recueilli 500 000 voix venues du parti communiste vénézuélien (qui multiplie ses voix par 5), voilà la démonstration que présents partout, ne nous lâchons rien nulle part.

 

 

Notre fraternel salut aux militants(es) de la gauche de Belgique, de toute la Belgique et particulièrement aux cheminots de Liège, visiteurs de notre stand à la fête de l'Huma, si souvent, si fraternellement.

 

 

Alain Girard

Secrtétaire de la section PCF

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:00

photo_chassaigne_0.jpgMonsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Chers Collègues,


Lors des scrutins de ce printemps, les Français ont souhaité tourner la page de dix années de politique de droite. Ils ont sanctionné une méthode de gouvernement brutale et inconséquente. Ils ont aussi exprimé leur défiance à l’égard d’une politique économique incapable de juguler la hausse du chômage et de relancer l’économie. Une politique qui a aggravé les effets de la crise par la multiplication de mesures d’austérité.

L’échec est patent et le bilan du dernier quinquennat calamiteux.

La Cour des comptes soulignait, hier, que la dette a augmenté ces cinq dernières années de près de 600 milliards d’euros, soit une hausse de plus de 40%. La crise n’explique pas tout. Elle n’a pesé que pour un peu plus d’un tiers dans le déficit actuel. Le niveau des dépenses publiques n’est pas non plus en cause : leur part dans la richesse nationale n’a cessé de diminuer depuis quinze ans. Les causes des difficultés sont à chercher ailleurs, dans les choix politiques désastreux opérés en matière budgétaire et fiscale, l’allégement de la fiscalité des plus fortunés, les quelques 172 milliards d’euros de niches fiscales et d’exemptions sociales accordées aux entreprises, notamment les plus grandes d’entre elles, sans la moindre contrepartie en termes d’emplois…

Indépendamment de la détérioration des comptes publics, faut-il rappeler que le chômage touche aujourd’hui près de 5 millions de nos concitoyens ? Que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de plus de 20% depuis 2002, parmi lesquelles un nombre croissant de travailleurs pauvres ? Faut-il rappeler aussi que les plans sociaux se multiplient, tandis que notre balance commerciale affiche un déficit de quelques 70 milliards d’euros ?

C’est donc bien d’urgence économique et sociale dont il faut parler !

Aussi, ce que les Français attendent de nous, ce n’est pas de nous engager dans la spirale de la rigueur, mais d’œuvrer au contraire à la relance de l’activité, de nous émanciper des approches comptables pour bâtir les instruments d’une nouvelle donne économique et sociale.

Ce qu’ils attendent, c’est que s’ouvrent des perspectives nouvelles, dans le souci de l’intérêt général et le respect des principes d’égalité et de justice.

Nous ne le dirons jamais assez : nous n’avons pas le droit de décevoir cette espérance de changement. Nous avons une obligation de résultat.

Et nous formulons pour cela des propositions de nature à sortir le pays de la crise et répondre aux attentes.

Parmi ces propositions figure bien entendu la réorientation promise de la politique européenne. A cet égard, les conclusions du sommet européen qui s’est tenu la semaine dernière ne sont guère encourageantes.

Ce sommet a certes permis la mise en place du pacte de croissance que le Chef de l'Etat appelait de ses vœux. Mais sa portée est trop modeste. Ce paquet de quelques 120 milliards d'euros, niché en annexe des conclusions du Conseil européen, n'aura pas la force juridique du pacte budgétaire. L’enveloppe, constituée pour moitié de fonds déjà votés, ne représente au total qu'1% du PIB européen. Cela ne suffira pas à exercer l’effet de levier attendu sur l’activité.

Cette maigre avancée se paie surtout de contreparties que nous jugeons dangereuses, disons même inacceptables. Le donnant-donnant conclu à Bruxelles laisse en effet en l’état le fameux Pacte budgétaire. Destiné avant tout à rassurer les marchés financiers, ce traité ne s’attaque à aucune des causes de la crise actuelle. Il en aggrave au contraire les conséquences en durcissant les politiques d’austérité et en consacrant la mise sous tutelle européenne des politiques économiques et budgétaires nationales. D’ores et déjà, Monsieur le Premier ministre, une grande partie de vos annonces d’aujourd’hui subiront le couperet de ce traité européen.

Nous n'avons, pour notre part, cessé de le dénoncer et continuerons à le faire. François Hollande avait lui-même souligné la nécessité de le renégocier afin de permettre à la BCE de financer directement les Etats et de mettre en place des instruments de coopération et de solidarité. Ces propositions allaient dans le bon sens. Il est indispensable en effet que la BCE fasse usage de son pouvoir de création monétaire pour refinancer les besoins d'emprunt des Etats européens, développer les services publics, favoriser le développement social et la transition écologique. Il n'est pas moins indispensable d’œuvrer à l’ harmonisation des normes sociales et fiscales, de mettre un terme à la concurrence fiscale et sociale, qui détruit des centaines de milliers d’emplois et s’attaque, au nom de la compétitivité, au cœur de notre modèle social.

Vous venez de confirmer, Monsieur le Premier ministre, la demande du Président de la République de faire ratifier « rapidement » par le Parlement le Pacte budgétaire. Nous estimons, quant à nous, qu’il est indispensable que les concitoyens soient consultés par référendum. Seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur la nécessité de nous conformer à un traité qui bafoue la souveraineté du peuple.

La vraie question qu'une majorité de nos concitoyens se pose est de savoir quelle politique mettre en œuvre au plan national et européen pour éviter que les marchés imposent leur loi aux Etats.

Le retour à l'équilibre budgétaire qui sert en ce moment à justifier dans l'Europe entière les politiques de réduction des dépenses publiques n’est qu’un leurre. On ne sortira pas de la spirale actuelle en enfonçant les économies dans la récession. Rien n'oblige, à part les exigences drastiques des marchés financiers, à revenir en quelques années à l'équilibre, alors que nous vivons dans des situations de déficit depuis des dizaines d'années.

La sagesse commande au contraire de réviser ce calendrier, de se doter d’un plan à moyen terme pour réduire le déficit public, d'étaler le redressement et le construire sur des bases saines. L’enjeu est de faire reposer ce redressement sur la croissance, l’investissement et l’emploi.

Vous avez dévoilé quelques-unes des lignes directrices de votre future politique de « rééquilibrage » fiscal. Le relèvement de la tranche supérieur de l’impôt sur le revenu, le rétablissement du barème de l’ISF, la disparition du dispositif d’exonération de charges sociales sur les heures supplémentaires pour les entreprises de plus de 20 salariés, l’imposition des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, l’instauration d’une taxe de 3% sur les dividendes distribués aux actionnaires… Autant de mesures qui vont dans le bon sens, comme la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Mais il est essentiel d’engager une réforme encore plus profonde et globale de la fiscalité afin de la rendre plus redistributrice, plus juste et plus efficace économiquement. Nous devons renverser la logique actuelle : rétablir la progressivité de l’impôt sur le revenu par une refonte du barème ; réduire l’influence des impôts proportionnels comme la TVA, impôt injuste par excellence ; supprimer la TVA sur les produits de première nécessité ; faire cesser ce scandale que 80 % des revenus du capital échappent aujourd’hui à l’impôt sur le revenu ?

Nous nous réjouissons de l'annonce de la suppression de la TVA dite «sociale», qui n'avait d’autre but que de permettre aux entreprises de se défausser de leur part de la solidarité nationale. Mais en ce domaine aussi, nous devons être porteurs d’une autre ambition. Les allégements de cotisations sociales atteignent aujourd'hui 30 milliards d’euros. La Cour des comptes estime que les trois quarts de ses exonérations de cotisations sociales ne bénéficient pas à l’emploi. Nous devons en tirer les conséquences.

Ce qui coûte à l'économie et ce qui plombe nos comptes sociaux, ce n'est pas le coût du travail, c'est la part croissante de la richesse produite versée en intérêts et dividendes. En quinze ans, la part des dividendes dans la valeur ajoutée des entreprises est passée de 24 % à 36 %. C’est la preuve qu’existe en France non pas un problème de coût salariaux mais un problème de coût financier. Comme le rappelait récemment l'économiste Jean-Marie Harribey, «un sixième de la rémunération du capital suffirait aujourd'hui à couvrir les besoins de financement de la sécurité sociale.»

Pour redresser nos comptes publics et sociaux, l'exigence est de mettre un terme à cette confiscation de la richesse nationale. Pourquoi ne pas moduler l’impôt des entreprises selon qu’elles investissent et créent des emplois ou bien au contraire versent des dividendes ? Pourquoi ne pas plafonner les salaires des dirigeants d’entreprises comme des opérateurs de marchés ?

Il ne s’agit pas de simplement moraliser le capitalisme mais de promouvoir une autre répartition des richesses entre capital et travail.

Nous avons bien entendu conscience que la mise en œuvre d’une fiscalité plus juste et plus efficace ne suffira pas à elle seule à résorber le déficit. Mais nous ne croyons pas aux vertus de la baisse des dépenses.

Dans votre lettre de cadrage adressée aux ministres, vous recommandez, Monsieur le Premier ministre, de « stabiliser en valeur les dépenses de personnel ». La Cour des comptes recommande quant à elle de faire reposer cette stabilité sur la réduction de 30000 postes et le gel du point d’indice.

Je le dis tranquillement : après l'annonce d'une hausse minimaliste du SMIC, c'est une seconde très mauvaise nouvelle.

Comment en effet prétendre relancer la croissance en éteignant tous les moteurs possibles de cette relance ? Où sont les perspectives sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel ?

A l’instar des économistes Paul Krugman et Richard Layard, qui ont publié dans le Financial Times un manifeste pour « le retour à la raison économique », nous pensons que d’autres choix sont possibles : renégocier, nous l’avons dit, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire avec la création d'un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l'argent nécessaire, engager une réforme fiscale très profonde.

Face à la multiplication des plans sociaux (10 000 emplois directes ou indirects de PSA) l’érosion continue du pouvoir d’achat des français, la détresse et les espoirs de millions de nos concitoyens, nous ne pouvons se satisfaire de demi-mesure. Vous ne pouvez prendre le risque de la rigueur car ce n’est pas en recyclant les politiques conduites par nos adversaires que nous sortirons le pays de l’ornière.

J’évoquais à l’instant le SMIC. Permettez-moi de formuler des vœux à quelques jours de la conférence sociale. Nous souhaitons que le Gouvernement ne ferme pas la porte aux revendications exprimées par les partenaires sociaux. Que cette conférence ne se résume pas à l’élaboration d’un simple agenda social, mais débouche très rapidement sur des engagements concrets, notamment en matière de réduction des inégalités !

La première des exigences, d’ordre constitutionnelle, est de rendre effective l’égalité salariale entre hommes et femmes. Une autre porte sur le SMIC et avec lui sur l’ensemble des rémunérations. Après plus d’une décennie de stagnation et de recul du pouvoir d’achat, il est temps de nous attaquer au mode de revalorisation des revenus du travail. Il est temps de pénaliser les entreprises qui privilégient l’emploi précaire à l’origine du développement de la pauvreté laborieuse, d’interdire les licenciements boursiers et de la rupture conventionnelle ; d’augmenter des minimas sociaux et la prorogation des droits des chômeurs en fin de droit. Enfin, il est temps de revenir à la retraite à 60 ans pour tous !

Sur le terrain social, les chantiers, on le voit, sont nombreux, de même que sur le terrain de la protection sociale et de son financement. Il nous faut ainsi avancer sur la question, de plus en plus préoccupante, des inégalités d’accès aux soins, dans toute leur diversité : désertification médicale ; taux de remboursement ; suppression des franchises médicales ; interdiction des dépassements d’honoraires…

Notre inquiétude porte également sur la mise en concurrence des territoires. Elle s’est fortement accrue durant ces dix années de politiques libérales. La RGPP menace les emplois et les budgets de nos collectivités. Le gel des dotations, s’il devait se poursuivre, ne permettrait pas à nos territoires ruraux et à nos quartiers populaires de relever la tête. Dix années de démantèlement des services publics locaux ont accentué les disparités en matière de transport, de logement, d’emploi, d’accès au soin. Partout a été organisé le recul de la République pour laisser la place au marché et donc aux profits.

Pour faire vivre nos territoires et enclencher une nouvelle dynamique, la suppression du conseiller territorial, si elle est indispensable, ne saurait suffire. C’est la relocalisation de la production et de l’investissement public qui viendra à bout des crises qui touchent nos agriculteurs comme notre industrie, nos quartiers comme nos villages. Sur ce chantier, des convergences sont possibles pour les différentes composantes de la majorité de gauche. Les député-e-s que je représente entendent y promouvoir une ligne d’audace et de volontarisme.

Parmi ces combats que nous pouvons mener de front, dans la diversité de nos objectifs et de nos ambitions, d’autres propositions communes sont apparues au cours de ces derniers mois. Je voudrais d’abord citer la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, promise par la Garde des Sceaux et très attendue par les magistrats. La suppression du mot « race » de notre Constitution, que nous demandons depuis la XIIème législature, peut être concrétisée rapidement, tout comme l’ouverture du mariage à tous les couples ou encore celle du droit de vote aux étrangers.

En développant nos priorités, avec une approche que nous voulons dynamique au cœur de la gauche, nous nous posons ici en constructeurs. En constructeur du changement tant attendu. En force de propositions.

Parce que nous voulons que la gauche réussisse. Nous le voulons vraiment. Avec des résultats concrets qui puissent changer la vie du plus grand nombre.

Mais nous craignons vraiment que vos orientations, Monsieur le Premier ministre, conduisent à l’opposé du résultat escompté et nous le craignons d’autant plus que vous ne desserrez par l’étau de la contrainte extérieure.

Voilà pourquoi les députés Front de gauche s’abstiendront aujourd’hui sur ce vote de confiance.

Quant aux députés d’Outre-Mer qui constituent avec nous le groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine, ils assumeront leur pleine liberté de vote, en toute autonomie, comme c’est la règle dans notre groupe parlementaire.

Aucun ne mêlera sa voix à celle de la droite, attachés qu’ils sont tous les cinq à la réussite du changement.

Réussir le changement : n’est-ce pas une volonté partagée de tous les vrais progressistes de cette assemblée.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:21

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:42

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Quelle est donc la perpective d'un Front de gauche, tel qu'il vit, se développe aujourd'hui.

La question est née dans le même temps des premiers balbutiements du Front lui-même. De quelle nature allait se révèler le nouveau né, héritier du Front populaire pour les uns, prolongement et étape décisive de la dilution de l'idée communiste dans un magma dont Die Link incarne la quintescence au plan européen.

 

D'abord un peu de rétropédalage.

 

Les collectifs anti libéraux sont, d'évidence, la matrice du Front de gauche, celui qui aura pour statut premier d'effacer le calamiteux 2% de Marie George Buffet, candidate de tout le monde, du parti, de collectifs, candidate de l'échec tant les circonvolutions auront étouffé toute idée même de place au peuple.

 

Echec patent, les collectifs anti libéraux voleront en éclat dans l'affrontement des diverses lignes de forces qui les traversaient.

Partisans du nucléaire, adeptes de la bougie, militants de la décroissance, militants de croissance planifiée, socialisée.

Le fourre tout de l'attrape tout, l'échec cuisant et patant avec son lot de renoncement, le cocktail de l'échec, ainsi le rassemblement anti libéral finira tel qu'il vécut, dans un murmure.

 

Sonnée, la direction du Pcf engagera alors la mère de toutes les batailles et ce fut l'assemblée des secrétaires de section à la Défense. Le maître mot, le leimotiv de ce qui devait être un enterrement sur les dalles d'un super marché se transformera en bataille d 'un niveau innatendue par la direction, habituée à l'obéissance, parfois et souvent aveugle. Le Non prit les mêmes proportions que le vote sur la constitution Giscard, massif et déterminé.

En y regardant de plus près, cela relevait presque du sacrifice, le parti de toutes ses fibres, les plus saines, se raidissait et se relevait dans la douleur quitte à en crever mais debout et il a tenu bon.

Le non massif des sections communistes, à bien y regarder, annonçait un non porteur de Résistance, le non des communistes prolongeait le non du peuple de France, de Maastricht à Giscard.

 

La problématique posée semblait d'évidence, nombre d'élus s'étaient ralliés à cette idée dominante de l'appareil dominant : le parti est mort, sauve qui peut, surtout moi, pour d'autres la frayeur était sincère, ils ne voyaient plus d'issues, plus de visibilité, ils cédaient sous les coups de boutoir du réformisme, de l'idéologie dominante, celle du renoncement.

 

Si le mauvais coup des collectifs anti libéraux devait devenir l'apogée du coup tordu cela ne saurait masquer, la nette dérive, avec ses accélarations huesques, dans un parti sclérosé, qui en arrivait à se présenter comme un parti comme les autres, un parti au financement public, avec des reversements d'élus masquant la perte de centaines de milliers de membres, des élus qui en échange de bons procédés obtiendront la liberté , celle de bafouer, de brader, de s'auto proclamer cause du peuple et de revenir à la vieille farce du parti socialiste défait en 1920, le parti du parlementarisme, en rupture avec la classe ouvrière et ses alliés, en rupture avec la solidarité de classe à tous les échelons.

 

Le proverbe mérite que l'on s'y arrête, « qui paie la musique, choisit les musiciens » et c'est de cette manière, sans nul doute efficace, que la social démocratie choisit la partition. A chaque ministre communiste, le monde du travail se repliait sur lui-même, perdait son parti du travail, son idéologie de classe, son sens du combat. A chaque adjoint d'un maire social démocrate, ses couleuvres, le sens d'une bonne, saine et rigoureuse gestion, celle qui offre un horizon des plus obscurs, celui de la perte de perspective politique.

 

Il fallait ensuite choisir les musiciens, choisir ceux qui aboieraient aux basques d'un Sarkozy, d'une Merkel, d'on Medef mais nulle morsure, des effets de manches... et il y eut Mélenchon.

 

Avec en toile de fond le parti de gauche européenne, parti qui perçoit également le financement public de par son ralliement à cette Europe là, il est indispensable de s'interroger sur la logique même qui impulse les actes de Jean Luc Mélenchon et du président du parti de gauche, Pierre Laurent.

 

L'évidence de rabatteurs pour conforter la social démocratie européenne est de fait, au prétexte de peser sur la social démocratie, Die Link en Allemagne a cru prospérer. Ce 18 juin Jean Luc Mélenchon attirait le regard sur les élections allemandes à venir, il n'est guère garanti que le résultat conforte l'option de la cause commune qui tire l'ensemble des organisations vers la collaboration de classe au niveau européen, le tout relayé par le parti de gauche de Pierre Laurent.

 

La crise mondialisée du capitalisme, l'Europe de la CECA, de Maastricht, l'Europe du capital connaissaient de ces accélérations en vue de la guerre ultime contre les peuples d'Europe certes mais du monde, car la naissance d'un nouveau bloc impérialiste résonne au son des tambours.

 

Les communistes français, orphelins des nations socialistes, à la peine dans la définition de leur propre projet de société socialiste glisseront alors vers l'acceptation de la pensée dominante, celle de la bourgeoisie monopoliste, mais cela ne saurait une nouvelle fois masquer que ce glissement remonte à plus tôt et que, chose incroyable pour le militant lambda, il y a, il avait toujours eu une droite dans la direction du parti, parti emberlifiquoté dans un centralisme anti démocratique qui maintiendra une discipline politique censée représenter la pensée, l 'analyse marxiste résumée à , le parti va mal, tu te tais, il va bien, la direction avait raison donc tu te tais aussi.

 

 

Il est ardu de situer à quel moment précis la tendace droitière alliée à la centriste, la direction du parti, ont pu prendre la main, à quel moment furent conclues des ententes pour accélérer le processus de casse de l'outil politique de la classe ouvrière cependant c'est sous la direction de Georges Marchais que le parti renonce au poing levé, à la dictature du prolétariat puis au rôle dirigeant de la classe ouvrière. De la balle dans le pied cela devient rapidement la rafale et le Front National, celui-là est en embuscade...

 

Georges Marchais était vraisemblablement déjà battu au sein de la direction, le Comité central n'est qu'une chambre d'enregistrement et cela tombe bien pour les nouveaux musiciens.

Robert Hue est sacré, il fait illusion, séduit dans les salons, il en finira en redingote et queue de pie.

 

A la recherche d'une troisième voie la direction du Pcf renoue avec l'embourgeoisement, il remet à l'ordre du jour les inquiètudes de Lénine quand à une direction de parti dont de nombreux cadres avaient conservé la méthode, le mode de fonctionnement et essentiellement le projet réformiste du moindre mal et de l'entente avec le capital.

 

Il est à peine croyable de retrouver les mêmes forces à l'affrontement interne 92 années plus tard et pourtant.

 

L'idée première de ce texte, décrypter le Front de gauche nous renvoie, bien modestement sur la lutte idéologique d'une rare intensité qui se livre au sein du parti.

 

Il s'agit selon moi de bien ancrer cette réalité, la lutte interne au sein du parti est vivace, elle trouve des formes nouvelles, selon les échéances électorales et leurs résultats. La stratégie électorale, électoraliste pour aller au vrai, nous rappelle encore une fois aux fondamenatux de la social démocratie, cette société est démocratique et nécessite quelques aménagement à la marge et cela...

 

Et cela nous ramène au Front de Gauche et à Jean Luc Mélenchon. Révolution citoyenne et civique, la ligne de front est tracée, tout par les urnes car chacun le concédera, la presse est neutre et d'une objectivité sans égale , la télévision distrayante, le patron courtois et il appartient à chacun de se forger ses propres convcitions dans ce monde où la pensée unique ne serait plus.

 

Bien plus important et accessoirement terrible pour ceux qui ne s'étaient pas aperçu de ce bonheur inavoué d'une société structurée autour de l'exploitation de la force du travail, il y a le ralliement à la berceuse de la CES, l'Europe sociale de tous et en même temps si vous le voulez bien.

La casse des services publics, des statuts nationaux, des cadres nationaux constituent une étape décisive à qui entend libérer le capital de l'oppression du monde du travail.

 

Changer pour une Europe sociale, faut oser, de Chypre à Prague, niveler par le haut les acquis sociaux et démocratiques et le tout avec nos petits bras, l'effort est louable tout comme le résultat est éphémère et confine au ridicule.

 

Il est difficile pour un militant syndical et communiste comme je le suis de saisir le pourquoi de cet alignement, de ces renoncements, une forme de lutte de classes au sein du parti avec une petite bourgeoisie enkystée, sclérosée, qui a glissé de la Révolution à l'édredon, allez savoir.

 

Tout est foutu comme vous le disent nos anciens amis, ceux là qui désabusés, découragés ont quitté, ont tenté ailleurs comme d'autres sont passés à l'ennemi , tels les rats, de babord à tribord.

 

Tout est mal barré comme le suggèrent d'autres, noyés dans leurs certitudes tout autant que coupés des masses populaires qu'ils entendent représenter du haut de leurs brevets , de leur savoirs, coupés du peuple, de leur propre peuple.

 

Tout fout le camp comme dit mon camarade qui gentiment me montre le portrait du petit Père des peuples qu'il conserve pieusement.

 

Hé bien non et j'en suis le premier surpris, certes, ne nous y trompons pas un instant si le candidat du Front de gauche fait un carton, nous sommes bons pour un nouveau coup de boule de la direction en vue du parti unique qui, en ce sens, pourraient comme en italie, prendre le nom d'un bidule, d'une chose, par exemple 'l'aiguillon de gôche ».

 

Si le Front de Gauche se fait cartonner, là on est bons pour, on vous l'avait dit, on a tenté un dernier truc mais là franchement camarades ça va plus l'faire !

 

Donc on a le Front de Gauche et bien difficile de passer à côté.

 

Alors je tente la lucidité, on en est on au pas de côté, à trois pas en avant, ou bien plus en arrière....Bien compliqué.

 

Il est tentant de simplifier ce qui peut l'être, à quoi bon s'user le mental cependant dans la bataille de classe actuelle il est indispensable de s'user le cervelet et sans autre prétention, se poser la question d'Illitch : Que faire.

 

Ce qu'il faut démontrer et clarifier tout d'abord.

 

L'idée de la pesée sur la social démocratie pour la tirer à gauche et agitant la vieille formule du patronat « on en fait pas la même politique avec un Pcf fort ou faible », merci ça on connait, suffit de mater le taulier pour savoir si il craint ou pas, lui il compte et connaît ses valets, il écrit la partition et joue du bâton, du pipeau à l'occasion.

 

Mias là n'est pas le fond du problème.

 

La social démocratie bascule à gauche à partir de quelle gite ?

 

Avec la candidature de Jacques Duclos c'est un quart des voix, avec Georges marchais c'est 16%, entre deux la société a changé certes mais et surtout est passé le Programme Commun, sans doute le signe le plus formel que loin d'avoir tiré la social démocratie sur la gauche, s'y allier n'a qu'affaiblit, obscurcit le champ de la transformation sociale et des moyens à mettre en œuvre pour le socialisme.

 

Donc l'expérience de la pesée nous amène à démontrer que c'est l'idologie dominante, celle du renoncement qui finit par peser le plus lourd.

 

Un Front de Gauche avec cette visée est condamné, dans un premier temps, aiguillon, dans le second absorbtion. Cela ne garantit que peu d'emplois et moins encore dans la durée.

 

La formule de la troisième voie, celle qu'aurait quitté la social démocratie, la laissant vacante et suceptible d'une reprise à bon prix.

Potentillement dangereuse l'idée plait mais porte un tel héritage qu'en matière de séduction la mémoire collective fait que...

 

Alors un Front de gauche fourre tout, un bric à brac d'organisations, d'individus,certainement, cependant à force de proclamer place au peuple, il finit par entendre et ce qui vient de prendre force à la Bastille ressemble bien à ce que Jean Luc Mélenchon nomme le volcan français, volcan aux éruptions libératrices et salvatrices.

 

Jean Luc Mélenchon est un compromis, ancien trotskyste, toujours socialiste, ancien ministre, totalement mitterrandiste, se contenter de l'anathème est, peut-être soulageant mais ensuite. Qui n'est pas un ex de … Qui n'a jamais voté socialiste...

 

Cet homme est sincère au milieu d'un océan de contradictions et cela a son importance.

 

le 18 mars au matin sur le marché de Valenton passe un vieux militant socialiste, un fidèle, il parlotte avec ses camarades, passe à notre hauteur, s'arrête, prend le stylo et appelle à voter Jean Luc Mélenchon... L'après-midi, un autre militant socialiste et sa fille montent dans le car pour la Bastille .


Quand même, le camarade Mitterrand nous en a pris trois millions de voix, il est temps de se les récupérer non ! Pour commencer.

 

C'est alors que grincheux murmurât, comment on peut accepter ces voix là, ben on choisit pas et si quelqu'un a l'idée sur la méthode pour gagner des voix s'en en prendre ailleurs, merci de donner la formule.

 

Ces socialistes là ne me gênent pas du tout, nous étions ensemble contre la constitution Giscard car notons le : le Non massif a été un vote de classe mais en aucun cas un vote massif au profit du Parti Communiste Français, alors moi quand je suis en grève, en lutte je ne choisis pas ceux qui luttent, on y va ensemble, tous ensemble dès lors que c'est dans le même sens.

 

Et voilà le Front de gauche conçu pour éclater le Pcf pourrait bien en être le renouveau, ah bon et le programme alors.

 

L'Humain d'abord, effectivement c'est pas la révolution tout de suite et même pas du tout hormis dans les urnes de la bourgeoisie mais, mais...

 

Le programme pas pire que celui de Marie George puisqu'elle en avait pas et les précédents pas mieux.

 

Jean Luc Mélenchon, ne l'oublions pas, a du tenir compte d'un nombre de militants communistes qui l'avaient mis sous cloche, l'homme a grandi, ce n'est pas se rallier que de le constater.

Lorsqu'il s'écrit à Rouen « vive le socialisme » je l'avoue il me scotche, non pas que j'ai l'intime conviction que nous y mettions le même contenu mais..

Mais , Mais oser le mot tabou, tabou chez nous , depuis la victoire de la contre révolution à l'Est, oser évoquer ce mot de planification même écologique, ça fait un bien fou.

 

Cette idée de 6me République, il faut entendre cette jeunesse qui n'en veut plus de cette truie vérolé, avec ces Woerth, ces Tapie, avec ces ors et ces palais, j'ai comtemplé ces jeunes qui écoutaient avec une telle attention, un tel désir de vivre ce 18 mars.

 

Ouais cette campagne n'est pas mortelle, ni morbide, et qui pour écrire que le Smic, la retraite à 60 ans à taux plein c'est du réformisme, moi j'en veux du réformisme à 60 ans et à taux plein.

 

Jean Luc Mélenchon concède que se développe quelque chose qui désormais le dépasse et la direction du parti également, mais là il en faut pas beaucoup.

 

Quand j'entends trois délégués syndicaux me dirent qu'il parle d'eux, qu'enfin il y a une porte, un espoir que le combat syndical connaisse son pendant, son portant politiques.

 

Cà fait drôle d'entendre ces gars là dire » avec ça, on relève la tête », il y a un espoir fou mes camarades, ils rêvent de Front Populaire, un vrai, un bon.

 

Alors Jean Luc Mélenchon est un socialiste, y'en a de pire... Il soutient Chavez, il y a pire, il vote la guerre en Libye, il y a mieux, il soutient Cuba, il y a pire, il soutient Die Link, il y a mieux.

C'est cela la réalité car Jean Luc Mélenchon et avant tout, la direction du PCF sont sensibles aux vents, bons ou mauvais.

 

Le Front de Gauche a pris une dimension politique et comment dire, une dimension idéologique et morale, il rassemble celles et ceux qui ne croyaient plus à rien ou si peu, pour avancer il faut un parti de classe couplé à l'Espoir, à l'envi de remonter au combat, ce qui est en train, non de naître, mais de se réveiller c'est bien ce volcan, celui des sans culottes, des Communards, celui de la Résistance. La mémoire ouvrière et collective s'éveille, enfin et s'ouvre sur la lutte, la Résistance face à une droite et un patronat durs, violents , cyniques, sans aucun cadeau. Il fallait oser, notre peuple reprend Espoir et c'est à gauche et c'est tant mieux.

 

Les communistes , si ils le veulent, doivent être comme des poissons dans l'eau dans ce front là , porteurs des idées et des luttes émancipatrices en son sein.

 

Il n'est pas un militant qui n'évoque cette multitude d'inorganisés qui investissent le Front de gauche, bien peu le conçoivent comme un parti mais bien plus comme une référence politique, un cadre de rassemblement populaire, dans tous les axes.

 

Les « sans parti » ne sont pas pour nous effrayer, ils n'effrayaient pas Lénine, au contraire celui-ci aimait à les respecter, à le considérer non comme force d'appoint mais comme une force saine, libre d'observer, de juger et enfin d'établir un choix politique.

 

Les « sans parti » sont très nombreux dans le Front de Gauche, vers qui se tourneront ils pour porter politiquement leurs luttes et leurs aspirations, vers ceux qu'ils cotoient ou ceux qui resteront sur le bord du trottoir par pureté révolutionnaitre en admettant qu'il ne s'agisse pas d'autres calculs.

 

Les militants syndicaux sont très nombreux dans le Front de Gauche, vers qui iront leurs regards et leurs adhésions, vers celui qui saura ouvrir les portes d'un parti de classe, de transformation sociale.

 

Les membres du parti sont très nombreux dans le Front de Gauche, vers qui se tourneront-ils, convaincus qu'enfin l'Histoire reprend sa route...

 

La question vitale, celle qui va conditionner notre avenir demeure présente depuis le congrès de Tours en 1920.

Le mouvement ouvrier, le salariat et la classe ouvrière sauront-ils et pourront ils s'emparer du Front de gauche pour relancer et développer une forme d'expérience qui, puisant dans le plus profond de l'histoire, de notre histoire, préservera et posera de nouveaux jalons à l'émancipation humaine.

En bref, un mouvement de classe, indépendant de la bourgeoisie, de la social démocratie, avec un programme de rupture avec le capital et les moyens politiques d'y parvenir.

S'emparer du Front de gauche n'est nullement tenter le coup d'Etat, il s'agit de se frotter quotidiennement à celles et ceux qui se sont mis en mouvement, il y a l'urgente nécessité de poser ces questions qui conditionnent tout le reste :

s'agit-il d'en finir avec le capital ou de l'accompagner ?

 

Le socialisme est-il, de nouveau à l'ordre du jour du peuple de France ?

 

Et c'est à quelle heure ?

 

 

Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire écrivait Lénine alors soyons en pleinement conscients, sans militants communistes actifs en son sein , le Front de Gauche nous perdra.

 

Il appartient à chaque communiste d'éveiller, de réaliser la tâche politique qui est la sienne, aller aux masses.

 

Il appartient à chacun d'entre nous d'apporter au Front de Gauche un contenu de classe, un contenu transformateur et authentiquement révolutionnaire.

 

Alors la chaise vide, certainement pas quand souffle un tel vent, non cela est folie !

 

Et franchement, quitte à oser l'impossible, cela fait combien d'années que l'autre Front, celui des patrons et de la haine est devant et si cette dynamique naissante balayait l'ordure...

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 08:53

45706948.gifRencontrés dans le foyer de jeunes travailleurs de la Fruitaie à Nogent-sur-Oise (Picardie), et à quelques mois des élections présidentielles, Alexander, Miguel, Caroline et Ahmed témoignent d’un sentiment général de colère contre une politique antisociale et stigmatisante à l’égard des jeunes. Formation, logement, travail… Trois piliers pour lesquels il leur faut durement batailler. Trois conditions pour un avenir moins désenchanté.

 

En colère. Alexander (1) pique un coup de sang lorsqu’on l’interroge sur ce que les gouvernants proposent à la jeunesse. Qu’on n’aille pas lui parler de mesures, de réformes ou de lois, lui n’en a vu aucune de bien. Ce jeune homme de vingt-six ans est en CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi) à la mairie de Creil. Il est arrivé au foyer de jeunes travailleurs de Nogent-sur-Oise (Oise) il y a tout juste un an, passant brutalement de sa voiture à une chambre chauffée. « Je m’en souviendrai toute ma vie : une douche chaude et un lit. Cette nuit-là, j’ai dormi comme un bébé !» À l’époque, Alexander travaillait dans le bâtiment, près de Senlis. Il gagnait sa vie mais pas assez pour qu’une agence ou un propriétaire accepte de lui louer un appartement. Un logement social ? Il a fait une demande. Réponse : pas prioritaire. «J’ai fini dans mon AX. On m’a proposé le 115 mais j’avoue que ma fierté a pris le dessus. Je n’ai pas pu.» Son travail dans le bâtiment, il le regrette. « Si ma voiture n’avait pas été en panne, à l’heure qu’il est j’aurais un CDI », lâche-t-il amèrement.

Les foyers de jeunes travailleurs ont été créés dans la vague des grands mouvements d’éducation populaire qui se sont développés dans les conditions difficiles de l’après-guerre. À l’instar des années 1950, fortement marquées par la crise du logement et l’exode rural, les années 2000 sont le théâtre d’une crise qui touche à nouveau les jeunes de plein fouet. Baisse des financements publics, retards pris dans les programmes de logements sociaux et hausse considérable des prix sur le marché de l’immobilier… En 2009, 22,5 % des jeunes de dix-huit à vingt-quatre ans forment la catégorie de la population qui concentre le taux de pauvreté le plus élevé. Dans le foyer de la Fruitaie, à Nogent-sur-Oise, qui propose 77 chambres aux jeunes de seize à trente ans, le loyer moyen s’élève à 120 euros par mois. La majorité des jeunes viennent de l’agglomération creilloise. « Notre but, c’est de faciliter la mobilité et d’aider les jeunes à se stabiliser. Mais le fait que 80 % viennent du coin montre bien qu’on pallie les carences en matière de logement pour les jeunes », analyse Michel Fernandes, directeur de l’Association départementale de l’Oise pour l’habitat des jeunes (Adohj).

 

"Les politiques ne nous aident pas"

 

Caroline est apprentie assistante de gestion dans le foyer. Elle a obtenu une formation en alternance. Âgée de vingt-cinq ans, cette jeune femme y vit depuis 2006. Après un BTS mode stoppé net par manque de «contacts et de pistons», c’est par le foyer qu’elle a entamé sa reconversion. Elle dit sa chance d’avoir été aidée : «Moi, ça va, mais je trouve qu’en général, on n’aide pas assez les jeunes qui veulent s’en sortir. On préfère donner plus aux retraités. On est considérés par les politiques comme des moins-que-rien. À croire qu’ils n’ont jamais été jeunes. Leur crise, c’est nous qui la payons avec nos salaires de base.» Et de se faire la porte-voix d’une génération dite sacrifiée : «Je connais beaucoup de jeunes qui ne s’épanouissent pas. Ils cherchent des petits boulots, ils vivent au jour le jour. Des fois, je me dis qu’au chômage, je pourrais toucher plus d’aides et peut-être que je me porterais mieux.» Alexander, habitué des familles d’accueil, ne voulait pas du foyer. Mais il a vite changé d’avis : « Depuis un an, on m’a aidé à me reconstruire, les choses avancent peu à peu.» Décrocheur précoce, il se retrouve à l’âge de quatorze ans dans un centre de formation professionnelle dans les métiers du BTP. Entre dix-huit et vingt-quatre ans, c’est le trou noir coincé entre le «bizness» et l’alcool. Puis repêché grâce à de belles rencontres. S’il avance doucement dans ses projets, il semble éminemment révolté sur la marche politique du siècle : « La TVA sociale, c’est vraiment nous prendre pour des cons. Quand on vous parle de fermeture d’usines, d’emplois supprimés et que Total fait 7 milliards de bénéfices, c’est écœurant. Les politiques ne nous aideront jamais. Pourquoi j’irais voter ? » Même si les jeunes avaient massivement voté en 2007, ils faisaient déjà partie de la catégorie des abstentionnistes : 22 % contre 15 % du reste de la population. Ils ont aussi boudé les législatives de 2007 à 52 % ainsi que les européennes à 70 %.

Malgré son refus de voter, Alexander pointe clairement la responsabilité du gouvernement dans les dégâts provoqués par la crise. Très informé, lecteur assidu de la presse, Alexander ne comprend pas la stratégie des privatisations : « Les autoroutes, EDF, La Poste, l’école… Les autoroutes sont des mannes incroyables. On pourrait construire avec cet argent plus de logements sociaux. On devrait arrêter de supprimer des postes de profs. Si mon prof avait pu s’occuper de moi, au lieu de gérer une classe de 35 élèves, j’aurais peut-être continué les études. On devrait aussi encourager les entreprises, les petites et les moyennes, à s’installer dans des bassins désindustrialisés. Nous, la seule chose qu’on veut, c’est des emplois corrects. Bien sûr que je suis en colère puisqu’on nous met des bâtons dans les roues. » Alexander gagne 600 euros par mois. Dans le bâtiment, il touchait le double mais dormait dans sa voiture. À quoi bon dès lors être salarié ? « C’est le monde à l’envers. Il faut être au chômage, malade, à l’agonie pour avoir des aides. Si vous travaillez et que vous gagnez un peu, c’est fini, on ne vous aide plus. C’est presque moins intéressant de travailler. »

 

Des incertitudes trop fortes

 

Un avis partagé par Miguel Cariedo-Villa. Ce jeune homme de vingt-cinq ans vient de Jeumont, petite ville frontalière du nord de la France. Il vit au foyer depuis 2009. Intérimaire, il travaille comme contrôleur visuel à l’usine Montupet de Laigneville. Les bons mois, son salaire tourne autour de 1 500 euros. Bénéficiaire d’un appartement géré par l’Association départementale de l’Oise pour l’habitat des jeunes (Adohj) à Montataire, commune voisine de Nogent, son loyer engloutit 500 euros sans compter les frais de voiture et l’alimentaire. « Pendant un an et demi, j’ai fait du travail de rénovation en contrat d’insertion pour le foyer puis j’ai trouvé du travail à l’usine. Avec le salaire qui varie en fonction des commandes dans l’automobile, j’ai du mal à mettre de l’argent de côté. Des fois, je suis à découvert.» De politique, d’élection présidentielle, Miguel ne veut pas en entendre parler. Son impression générale : « Les politiques ne font rien pour nous, les jeunes. Je n’ai jamais voté, je ne me suis jamais intéressé à la politique mais une chose est sûre, je ne porte pas Sarkozy dans mon cœur. »

Ce jour-là, Miguel accueille au foyer un ami d’enfance de Jeumont. Ahmed Boudjemil, vingt-quatre ans, intérimaire dans les centrales nucléaires thermiques. De passage à Nogent, où vit également son frère, il raconte : « Six mois de l’année au chômage et six mois comme électro-bobinier dans les centrales en France. Franchement, je ne me plains pas. Je gagne plus de 4 000 euros par mois.» S’il s’estime bien loti, son chômage a nettement baissé : « Il y a deux ans, je touchais 1 400 euros par mois de chômage. Aujourd’hui, c’est 500 euros. C’est Sarkozy qui nous vole notre argent.» Ahmed s’interrompt net. Et poursuit : « Moi, mon problème, ce n’est pas le travail mais plutôt la police, dit-il sans transition. Je paye mes impôts, je travaille, je fais mon possible pour vivre, je ne suis pas un délinquant. Mais à Jeumont, dans ma ville, je me fais contrôler tout le temps. Parfois, jusqu’à trois fois en deux jours ! Pourquoi  ? » Résultat : Ahmed ne se sent pas un citoyen français. « La police m’a dégoûté de cette France. Je pense de plus en plus à partir d’ici.» Il votera tout de même parce qu’il ne voudrait pas voir passer Sarkozy une deuxième fois.

Envisager une famille, une maison, des enfants. Tout cela semble bien loin pour les jeunes rencontrés au foyer de Nogent-sur-Oise. L’avenir est flou, parfois sombre. Miguel, l’intérimaire de Montupet, ne voit pas comment il arriverait à «se poser». Trop d’incertitudes. « Voilà deux ans que je suis dans l’Oise. Ça me fatigue un peu de ne pas savoir pour le travail. Je pense peut-être partir dans les usines suisses. Dans l’horlogerie, ils cherchent des gens avec des petites mains, dit-il en souriant. Il y a plus de travail que pour les ingénieurs et les diplômés. J’en connais trop qui sont au chômage…» Et Alexander de conclure, entre amertume et détermination : « On met nos droits à l’envers, s’emporte-t-il. On n’y voit pas clair, je ne vois pas d’avenir. Pourtant j’essaie d’y croire. Je m’installe bientôt avec ma copine dans un appartement du foyer. Mais quand on vous dit que des emplois sont supprimés à longueur de journée, que les usines partent au Maroc, on est en droit de se demander s’il restera du travail en France. Je ne sais pas si je veux avoir des enfants. Est-ce qu’ils auront du travail ? Je ne veux pas qu’ils subissent les mêmes galères que moi. »


Ixchel Delaporte
(1) Le prénom a été changé par souci d'anonymat
http://quartierspop.over-blog.fr/article-jeunes-travailleurs-la-precarite-en-bandouliere-100457232.html
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 22:13
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 21:46

humadimanche.jpgSept dangereux activistes du Parti communiste français ont été neutralisés par la police alors qu’ils vendaient L’Humanité dimanche en pleine rue. Grâce à la vidéosurveillance. 

Le 21 décembre, le Premier ministre François Fillon inaugurait la première tranche du nouveau plan de vidéosurveillance de la capitale. A cette occasion, le préfet de police Michel Gaudin se réjouissait d’un dispositif qui permettrait de "diriger les patrouilles de police avec intelligence".

Illustration de cette intelligence, la mésaventure arrivée à sept militants du Parti communiste français, dimanche midi. Comme toutes les semaines, ils vendent L’Humanité dimanche à la criée, au coin de la rue Rambuteau et de la rue Beaubourg, à Paris. Ce jour-là, ils distribuent aussi des tracts contre la TVA sociale.

Mais leur point de ralliement fait face à une caméra de surveillance. Ils le comprennent en voyant trois policiers sortir d’une voiture et se diriger vers eux. Evelyne Zarka, élue communiste du 4e arrondissement, raconte :

“Ils nous ont dit 'contrôle d’identité' et ont parlé de 'trouble à l’ordre public'. Je me suis mise très en colère, nous sommes là chaque dimanche, on discute en vendant l’Huma. C’est un poste historique, tenu depuis cinquante ans par un vieux militant mort l’an dernier.”

Les policiers n’entendent pas lâcher l’affaire et disent avoir été alertés d'un attroupement par le centre de vidéosurveillance. Seule Evelyne Zarka accepte de fournir sa pièce d’identité pour mettre un terme à l’altercation, alors que les passants s’agglutinent.

Les policiers troublaient l’ordre public bien plus que nous ne l’avons jamais fait”, rigole Nicolas Dutent, un autre des militants présents. Ils repartent finalement bredouille, après avoir arraché l’affiche scotchée sur une banque le temps de la vente, pour la forme.

Ce lundi matin, Ian Brossat, président du groupe Front de gauche au Conseil de Paris, a envoyé un communiqué appelant à un rassemblement au même endroit dimanche prochain.

"D'après les premiers éléments" dont elle dispose, la préfecture de police explique que l'intervention des policiers a été motivée par un appel au commissariat, "corroboré par les images de vidéosurveillance montrant un attroupement devant un établissement bancaire".

Constatant qu'aucune manifestation n'avait été déclarée dans cette zone, les policiers sont intervenus et ont retiré l'affiche "sauvage", qui constitue "en elle-même une contravention". Notre interlocuteur rappelle toutefois que les policiers sont appelés à faire preuve "de discernement" et qu'une telle situation s'est déjà produite.

L’histoire rappelle en effet, à une échelle moindre, les déconvenues d’un militant communiste, Lounis Ibadioune, verbalisé en 2007 pour “vente à la sauvette” de l'Humanité. Après avoir refusé de payer son amende, il a été relaxé au tribunal.

A l’époque, j’avais interpellé le préfet de police en séance du conseil de Paris”, se souvient Ian Brossat. Le 13 février 2009, Michel Gaudin - préfet à l’époque, toujours en exercice - lui répondait :

“Sur le fond, la Préfecture de police n'a rien à redire sur la vente de l'Humanité à la criée qui se pratique depuis des décennies et se dit même prête à la protéger. Le régime des colporteurs de presse qui existait jusqu'il y a quatre ans supposait une autorisation. Il y a eu probablement un excès de zèle. L'orateur prend l'engagement que l'Humanité pourra être vendu de manière très libre.”

Ironie de l’histoire, les élus communistes s'étaient opposés au plan de vidéosurveillance de la préfecture, adopté avec l’assentiment du maire de Paris. 


Camille Polloni

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/75808/date/2012-01-09/article/huma-dimanche-controle-didentite-videosurveillance/

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:37

arton15498-abddd.jpgA la suite de la chute du « socialisme réel » en URSS et dans les pays de l’est, les porte-parole du capitalisme ont clamé aux quatre vents que c’était la fin du communisme, des utopies et jusqu’à celle de l’Histoire. La Révolution d’Octobre 1917 a été une tentative pour établir une société égalitaire et auto-déterminée, une organisation socialiste des rapports humains et de l’économie, ambassadrice de la société communiste du futur.



A la suite de la chute du « socialisme réel » en URSS et dans les pays de l’est, les porte-parole du capitalisme ont clamé aux quatre vents que c’était la fin du communisme, des utopies et jusqu’à celle de l’Histoire. La Révolution d’Octobre 1917 a été une tentative pour établir une société égalitaire et auto-déterminée, une organisation socialiste des rapports humains et de l’économie, ambassadrice de la société communiste du futur.

Les difficultés externes rencontrées par une pareille gageure sont bien connues : agressions militaires, blocus, harcèlement matériel et spirituel, etc. Avec cet effondrement s’est écroulée aussi l’expérience consistant à répartir le travail, l’éducation, la santé, l’alimentation et le logement entre tous.

Cependant, il n’a pas été capable de surmonter ses difficultés internes, c’est-à-dire, le socialisme d’entregent mis en place par une bureaucratie plus intéressée par son propre pouvoir que par le bien-être et l’auto-détermination des populations, par leur émancipation matérielle et spirituelle.

Il semble que Karl Marx ait prévu ce genre de difficultés. Sans presque d’expérience pratique, si ce n’est la brève tentative de La Commune de Paris (18 mars au 18 mai 1871) il écrivait ce qui suit en 1842 : « Nous avons la ferme conviction que ce n’est pas dans l’instauration pratique mais dans le développement théorique des idées communistes qu’est le véritable danger, car les instaurations pratiques, bien qu’elles soient le fait des masses et soient périlleuses, peuvent être contestées par les idées en place [con los cañones ?], mais les idées qui se sont emparées de notre esprit, qui ont conquis notre conviction et en lesquelles notre intellect a forgé notre conscience sont des chaînes auxquelles il n’est pas possible de se soustraire sans avoir le cœur déchiré. » (MEW, I, p ; 108. Souligné par Marx)

Alfonso Sastre, expert en expérimentation du socialisme bureaucratique du XX° siècle s’est heurté au pessimisme et à l’abandon dominants. Ce n’est pas possible, proclamaient de toutes part et dans tous les médias les porte-parole « bien-pensants », et abondamment nourris, du capitalisme. « Abandonnez toute espoir ! » affirmaient-ils en citant Dante (« Lasciate ogni speranz »). Mais Sastre défend l’utopie communiste, c’est-à-dire l’utopie d’une société égalitaire et auto-déterminée. Ce n’est pas qu’elle soit impossible, comme le clament les voix du capital, mais que les uns ou les autres la rendent impossible. Ce n’est pas la même chose une auto-détermination impossible en soi et une impossibilité due aux difficultés rencontrées par les entraves imposées par l’hétéro-détermination.

Tout mouvement d’émancipation, d’auto-détermination économique, politique et culturel qui a eu lieu dans l’Histoire a connu ces difficultés et a été combattu à mort. C’est pour cela que, pour Sartre, le communisme contient « une puissance de libération énorme ».

Hermann Kant, un autre excellent écrivain Allemand, a pris lui aussi une part active dans la construction du socialisme en RDA. Quand il parle des difficultés impliquées par ce projet, il fait référence, par dessus tout, aux difficultés internes. Dans son allocution aux jeunes « Kommen und Gehen » il les prévient que la tâche n’a rien de facile. Ici, il n’y rien, c’est toute une société qui est à transformer ! Avec tout son appareillage matériel et mental : ses moyens de production, de transport, sa nourriture, sa façon de vivre, ses comportements, ses façons de penser et ses habits. Et c’est précisément ce qui est le plus difficile. Entre autre, par exemple, l’habitude de catégoriser et juger les personnes en fonction de leur manière de s’habiller. Ou celle d’adapter l’épaisseur de son porte-documents à celle de ses pairs. Ou bien l’habitude de jouer des coudes pour se frayer un passage. Le petit exploit constitué par l’abandon d’habitudes appelées « jalousie », « indifférence », « goût du pouvoir », « servilité », etc.

Oui, le communisme est bien hors des sentiers battus du système. Il s’intéresse à des choses qui lui sont étrangères. Et toutes ses solutions comportent du travail. Les valeurs qu’il défend sont le contrepoint de celles qui sont en vigueur. Face à l’individualisme régnant, il défend le fait que le bonheur est dans la coopération et la solidarité. Pour lui, le pire des malheurs est la solitude. Il est convaincu que l’autodétermination commence avec la reconnaissance de l’hétéro-détermination. C’est pour cela qu’il appelle voleurs les maires vénaux, blasphémateurs les curés, pyromanes les propriétaires terriens, plaisantins les universitaires qui répriment la pensée critique et qu’il empêche leur accès aux écoles.

Il a subi tout ce qui peut l’être, de la marginalisation et l’humiliation au harcèlement au travail et dans la société. Il a été reconnu comme cause du mal. Et c’est pour cela qu’il vaut mieux ne pas s’en approcher. Certains « bien-pensants », c’est-à-dire bien placés, ont essayé de le convaincre que ses idées sont dépassées, que les inégalités et l’exploitation de l’homme par l’homme font partie de la condition humaine, que c’est quelque chose de naturel. Mais les communistes savent que cette résignation n’est pas satisfaisante, que la vie stimulante est diverse, belle, fraîche… C’est pour cela qu’il ne reconnaît pas comme naturel tout ce qui se présente comme tel, en particulier le bien et le mal. La phrase qui dit que les choses sont et ont toujours été comme ça vient des temps où les êtres humains étaient obligés de dire des bêtises pour sauver leur peau.

Ce que le communiste authentique défend c’est une vie pleine d’aventures, un travail que personne ne voudrait échanger contre un autre, un école dont la fin n’est pas considérée comme un prix à payer. Il souhaite tendre l’oreille aux chuchotements infimes qui annoncent la transformation. Et tremper les nerfs les plus forts pour qu’ils ne se brisent pas quand la terre hurle. Il est capable de dire la vérité à ses amis et a le courage de la dire aussi à ses ennemis ou, si cela arrive, de ne pas dire un seul mot. Par-dessus tout, il est capable de penser.

Oui, loin du caractère totalitaire et oppresseur que lui attribuent de manière intéressée ses détracteurs, le communisme authentique est l’expression maximale de la liberté et de la dignité humaines. C’est l’utopie possible, si facile à comprendre mais si difficile à réaliser.

 

Vicente Romano

17/12/ 2011

Source : http://insurgente.org/index.php?option=com_content&view=...

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Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
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