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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:01

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 19:13
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Un mouvement social qui s’essouffle, un Parlement qui procède à une adoption rapide et discrète de la loi, et l’attention des Français davantage tournée vers les campements de Roms qu’en direction des questions sociales : le beau scénario imaginé par l’Elysée pour imposer sans coup férir sa réforme des retraites est en train de prendre l’eau. Nul ne sait évidemment, à l’heure actuelle, si le pouvoir finira pas obtenir gain de cause où s’il sera contraint de faire machine arrière. Mais dans l’épreuve de force qui se joue, il est indéniable que le doute s’installe dans un camp et que l’espoir grandit dans l’autre. Principalement en raison de la mobilisation populaire, qui, quoi qu’en disent les comptages policiers, va grandissante. C’est que les Français ont compris dans leur majorité que la réforme n’est ni « juste » ni « indispensable » ainsi que le claironne le très peu crédible Eric Woerth. A vrai dire, l’objectif du recul de l’âge légal de la retraite à 62 ans et de celui permettant de percevoir une pension à taux plein à 67 ans est surtout de réduire la dette publique pour satisfaire les agences de notation, et répondre de la sorte aux exigences du MEDEF, plutôt que d’assurer un retour à l’équilibre des comptes sociaux ou de pérenniser le système de retraite par répartition. Quant à l’examen de la loi au Parlement, il vire au parcours du combattant pour la majorité. Si les débats ont été brutalement et autoritairement interrompus à l’Assemblée nationale, ils ont néanmoins permis à l’opposition de faire apparaître au grand jour toute l’injustice de la réforme. Au Sénat, où le texte est examiné à partir du 5 octobre en séance publique, le crédit-temps limitant le temps de parole des parlementaires n’a pas cours. La discussion s’y annonce plus longue, deux semaines, voire trois, et plus serrée, l’UMP ne disposant pas de la majorité absolue. Ce qui laisse tout le temps aux opposants à la réforme de poursuivre et d’amplifier leur mobilisation. C’est dans ce contexte que les élus du groupe CRC-SPG vont prendre le relais de leurs collègues, députés communistes et du Parti de gauche. Avec l’intention de « faire entendre au Sénat ces millions de voix que le Président, son gouvernement et ses parlementaires ignorent », en faisant « la démonstration qu’avec une autre et une meilleure répartition des richesses, il est possible de garantir pour tous, la retraite à taux plein dés 60 ans ».

 

Les questions d’actualité

Réforme des retraites

Par Guy Fischer / 30 septembre 2010

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

Votre réforme des retraites est massivement rejetée. 70 % des Français exige le maintien à 60 ans à taux plein, restent attachés à la répartition et disent NON à la capitalisation. 68 % ont soutenu la dernière journée de mobilisation. Votre électorat vous abandonne.

La tentative d’imposer la réforme dans les esprits durant l’été a échoué. C’est une bien mauvaise surprise pour Nicolas SARKOZY et l’UMP. Pressé par le temps, inquiet de la mobilisation croissante dans le pays, vous êtes passé en force à l’Assemblée nationale, aidé par un Président aux ordres de l’Elysée.

Monsieur le Ministre, le scénario ne sera pas le même au Sénat qui n’a pas adopté le règlement scélérat de l’Assemblée nationale qui bafoue les droits de l’opposition.

On ne le répétera jamais assez, cette réforme est injuste et inefficace, supportée à 85 % par les salariés et marginalement par les revenus du capital.

C’est cette injustice criante qui a fait basculer l’opinion publique. Notre peuple sait, en effet, que l’argent existe pour financer les retraites. Monsieur le Ministre, vous avez tenté jusqu’au bout de masquer cette évidence économique et financière, mais l’affaire Bettencourt ne vous a pas aidé : la volonté du gouvernement et de l’UMP de flatter et de protéger les plus riches est devenue une réalité palpable par nos compatriotes.

La collusion du pouvoir et de l’argent devient évidence. La jeunesse attend cette réforme ? Non, elle la rejette car cette réforme supprime, de fait, le droit à la retraite pour les plus jeunes. La démographie l’exige ? Non, car la France a un taux de natalité qui permet de voir l’avenir sereinement.

L’Europe nous a précédé ? C’est mal connaître la réalité car les conditions de travail et de départ à la retraite sont plus protectrices chez de nombreux voisins. Les caisses sont vides ? Non, celles du patronat et des banques sont pleines ! Vous voulez faire payer au peuple la cupidité des banques et d’un CAC 40 dont les profits explosent. Là est le cœur du problème : d’autres moyens existent, comme une cotisation efficace des revenus du capital pour financer les retraites à 60 ans à taux plein.

Nous avons déposé une proposition de loi en ce sens et nous invitons le gouvernement à en prendre connaissance.

Le gouvernement doit retirer son projet et ouvrir des négociations qui n’ont pas eu lieu !

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 19:09

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Mécanismes de péréquation et de répartition des ressources des collectivités locales

Par Marie-France Beaufils / 28 septembre 2010

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, le Sénat a inscrit à l’ordre du jour de cette session extraordinaire un débat sur la péréquation des ressources et des moyens des collectivités territoriales.

Ce débat constitue une sorte d’avant-première de la discussion du projet de loi de finances pour 2011, puisque nous n’avons pas débattu de la clause de revoyure. Avons-nous d’ailleurs plus d’éléments de réflexion aujourd’hui ? Les simulations ne nous permettent pas encore d’éclairer les choix qui pourraient être faits afin que les collectivités territoriales répondent véritablement aux besoins des populations.

À l’heure où nous discutons, l’intention du Gouvernement, une fois mise en œuvre la suppression de la taxe professionnelle, est de geler les dotations et les concours aux collectivités locales afin de faire contribuer ces dernières à la réduction du déficit de l’État. Or elles apportent déjà largement leur pierre à l’entreprise de résorption du déficit, ne serait-ce que parce qu’elles réalisent des investissements représentant 73 % des dépenses d’équipement de la nation.

En vingt-cinq ans, les multiples réformes engagées ont mis à mal l’équilibre des finances locales : allégements divers de taxe professionnelle avant que celle-ci ne soit supprimée, réformes de la DGF et des autres dotations.

À chaque fois, ces réformes se sont traduites par une inflexion à la baisse des concours de l’État aux collectivités locales, en valeur relative comme en capacité de pouvoir d’achat.

Le débat d’aujourd’hui pourrait être parfaitement intéressant s’il n’intervenait deux jours avant la présentation du projet de budget pour 2011, lequel gèlera les dotations accordées aux collectivités alors que ces dernières devront faire face à une augmentation annoncée de leurs charges – je pense en particulier à l’énergie – bien supérieure à l’inflation envisagée.

M. Jean Arthuis, président de la commission des finances. Eh oui !

Mme Marie-France Beaufils. Nous pouvons craindre également que de nouveaux transferts de charges et de compétences, plus ou moins officiels, ne viennent peser peu à peu sur les collectivités et grever leurs capacités.

Quant aux ajustements de la suppression de la taxe professionnelle, le débat qui s’est tenu lors du Comité des finances locales le 6 juillet dernier a montré que des inquiétudes persistaient à se faire jour chez les élus.

Tout à leur volonté de supprimer rapidement la taxe professionnelle, répondant en cela à une revendication des milieux patronaux et du monde des affaires au moins aussi ancienne que la taxe professionnelle elle-même, le Gouvernement et le Président de la République ont oublié d’apprécier les conséquences d’une telle décision pour les collectivités territoriales. Le Président de la République, lors d’un déplacement dans le Loir-et-Cher, avait d’ailleurs affirmé que la priorité était d’abord accordée aux entreprises.

M. Jean Arthuis, président de la commission des finances. C’est pour l’emploi !

Mme Marie-France Beaufils. En effet, ce choix est positif pour les entreprises, …

Mme Nicole Bricq. Pas toujours !

Mme Marie-France Beaufils. … mais pas pour ceux qui sont chargés de faire vivre les services publics locaux !

M. Jean Arthuis, président de la commission des finances. C’est pour l’emploi et l’investissement !

Mme Marie-France Beaufils. J’y reviendrai, ne vous inquiétez pas !

M. Jean Arthuis, président de la commission des finances. Me voilà rassuré !

Mme Marie-France Beaufils. Nous vous avions alertés de cette difficulté dès l’examen du projet de loi de finances pour 2010. Les faits confirment nos analyses d’alors.

Tout d’abord, la suppression de la taxe professionnelle a été réalisée en sollicitant largement les deniers publics, puisque le Gouvernement transfèrera la charge de plus de 12,5 milliards d’euros de différentiel entre le montant du produit des nouvelles taxes acquittées par les entreprises et celui du produit de la taxe professionnelle perçu précédemment par les collectivités locales. De plus, les transferts d’imposition nécessaires au financement des services publics se reporteront sur les habitants, comme l’a rappelé Nicole Bricq tout à l’heure au sujet de la taxe d’habitation.

L’impact de la mesure, moins important à compter de 2011, participe d’ailleurs de la réduction optique du déficit que nous découvrirons dans deux jours.

Ensuite, la plus grande partie des simulations réalisées et publiées après la suppression de la taxe professionnelle se sont révélées largement erronées, notamment parce qu’elles utilisaient des données dépassées et que la plus grande circonspection doit présider à la définition de la valeur ajoutée au sens de la nouvelle cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.

Par ailleurs, fait incontestable lui aussi, en lieu et place d’une taxe professionnelle vilipendée pour ses défauts et dont la seule faiblesse, facilement rectifiable, était en fait un différentiel de cotisations très important entre le secteur industriel et les secteurs financier et des services, les élus locaux se retrouvent aujourd’hui à la tête d’une contribution foncière, qui rappelle furieusement la très antique patente, et d’une cotisation sur la valeur ajoutée, dont ils ne sont de toute manière pas maîtres, puisqu’elle découlera de la déclaration des entreprises assujetties. Nous savons qu’elle sera tout autant contestée.

Elle dépendra donc, dans certains cas, des choix stratégiques accomplis par les groupes, puisque les plus grandes entreprises seront concernées. Il suffira au moindre groupe à vocation internationale de domicilier à l’étranger une partie plus importante de ses bénéfices, …

M. Jean Arthuis, président de la commission des finances. C’est ce qu’ils font d’ailleurs !

Mme Marie-France Beaufils. … avec un bon trust aux Bahamas ou un fonds d’actifs à Jersey, ou de sa valeur ajoutée, et il pourra jouer à la fois sur le montant de la TVA collectée et sur sa CVAE.

M. Jean Arthuis, président de la commission des finances. Il faut donc supprimer cette cotisation !

Mme Marie-France Beaufils. Dans les faits, il n’y a plus de ressources pour les fonds départementaux de péréquation de la taxe professionnelle et il n’y en a quasiment plus pour le Fonds de solidarité des communes de la région d’Île-de-France, tout simplement parce qu’il n’y a plus de taxe professionnelle.

Pour ne citer qu’un exemple, dans le département de l’Isère de mon amie Annie David, un certain nombre d’établissements exceptionnels – barrages hydrauliques ou installations de production d’électricité – étaient jusqu’à aujourd’hui concernés par l’alimentation du fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle, ce qui représentait une aide pour 550 communes. Désormais, les ressources de ces communes sont écrêtées pour solder les comptes de la suppression de la taxe professionnelle. Que deviendront ces communes sans un tel apport ? Où retrouveront-elles les capacités pour faire face à leurs obligations ?

À la place d’une gestion de proximité, animée par le conseil général sur les treize territoires de l’Isère, est créé un outil de simple ajustement fiscal confié aux services du ministère des finances et à la direction générale des collectivités locales, la DGCL.

J’ai entendu tout à l’heure qu’il était proposé de faire de la péréquation par l’intermédiaire de l’intercommunalité. Permettez-moi d’émettre un certain nombre de doutes. L’expérience m’amène, en effet, aujourd’hui à être plus que réservée au sujet d’un tel projet. L’intercommunalité à TPU a permis d’intervenir sur des actions nouvelles dans les territoires concernés, mais elle a laissé aux communes le soin de poursuivre la gestion de leurs services avec des moyens de moins en moins dynamiques.

Pour ce qui concerne les dotations budgétaires, les données sont connues de longue date. Le pouvoir d’achat de la dotation globale de fonctionnement, principale dotation de l’État aux collectivités locales, n’a cessé de se réduire depuis 1990, année où elle fut déterminée pour la première fois, d’une autre manière que par la voie d’un prélèvement sur les recettes de TVA de l’État.

La réforme de 1993 n’a rien changé au problème. La tendance lourde s’est maintenue et la dotation d’aménagement, comme ses composantes – dotation d’intercommunalité, DSU et DSR –, ne joue depuis lors qu’un rôle mineur, celui de rendre un peu moins amère la pilule de la déperdition de la DGF dans son ensemble. D’après nos collègues de l’Observatoire des finances locales, 14 700 communes ont connu une réduction de leur DGF en 2010.

N’oublions pas que l’insertion de la DGF dans l’enveloppe fermée et contrainte des concours budgétaires lui a aussi fait jouer un rôle peu reluisant, celui d’évincer progressivement d’autres dotations en termes de montants versés aux collectivités.

La misère de la DGF depuis quinze ans n’est rien comparativement à la chute libre de la dotation de compensation de la taxe professionnelle !

Nous n’avons donc plus d’outils de péréquation opératoires, et cette péréquation de la misère risque fort de nous conduire très vite à la misère de la péréquation !

Sans taxe professionnelle et avec une DGF contrainte, que veut-on mettre en péréquation ? Souhaitez-vous faire du produit des amendes de police de la circulation le vecteur d’une péréquation nouvelle ? Soyons sérieux : que peut-on faire avec 1 milliard d’euros ?

Pour tout dire, il est plus que temps de nous poser deux vraies questions.

D’abord, on doit se demander s’il était opportun de supprimer la taxe professionnelle cette année ? Quel impact une telle décision a-t-elle pu avoir sur la situation réelle des contribuables ?

En vérité, le niveau des créations d’emplois en 2010 ne permet pas de justifier la mesure qui a été prise. Selon l’INSEE, seule la progression des emplois intérimaires permet cette année à la France d’enregistrer une hausse de l’emploi salarié total. Cela signifie que l’État a, pour l’heure, sacrifié 12,5 milliards d’euros pour voir se prolonger la disparition d’emplois industriels et exploser l’emploi précaire. On pourrait imaginer un meilleur résultat… C’est ce que l’on appelle jeter l’argent par les fenêtres ! Cela étant, cet argent ne sera pas perdu pour tout le monde : il est permis de penser que quelques dividendes seront, à terme, nourris par l’effort accompli par l’État.

Par ailleurs, la péréquation ne peut répondre à des objectifs précis, notamment la prise en compte des situations souvent complexes de certaines collectivités locales, si l’on ne se dote pas rapidement d’un nouvel outil de péréquation.

Mme la présidente. Veuillez conclure.

Mme Marie-France Beaufils. C’est pourquoi nous réclamons depuis plusieurs années la taxation des actifs financiers détenus par les banques, les assurances et les entreprises en général. La financiarisation de l’économie a tellement pollué le champ des activités de production qu’il est plus que jamais à l’ordre du jour de mettre en œuvre une telle mesure. Parce que l’acquisition, la détention, la rémunération de ces actifs participe de comportements prédateurs à l’égard de la richesse créée par toute entreprise produisant des biens ou des services, il convient de freiner ces activités en les assujettissant, dans un premier temps, à une cotisation à assiette large mais à taux réduit, qui pourrait être fixé à 0,5 %, et à rendement élevé.

La philosophie de cette flat tax puissamment incitative entend amener les entreprises à privilégier, pour assurer leur développement, l’investissement dans les processus de production comme dans les capacités humaines.

Les sommes en jeu seraient importantes – 30 milliards d’euros environ – et permettraient de redonner du souffle à nos collectivités locales, afin de porter remède à la réduction de leur capacité d’investissement que nous constatons aujourd’hui et qui pourrait avoir des conséquences lourdes sur le secteur du bâtiment et des travaux publics.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:34
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http://poptronics.fr/Politique-fait-du-PC-le-siege-d?id_forum=4337
« Politique 0 » fait du PC le siège d’une autre façon de penser le politique

(pop’sur’le’feu) Ce qui est sans doute le plus réussi dans Politique 0, l’événement du week-end à Paris (et sur le Net, grâce à Selfworld qui retransmet les conférences et les performances), c’est l’endroit où se passe cette auscultation de la propagande et du marketing en politique : l’incroyable siège du parti communiste français à Paris. Sous l’étrange coupole rétrofuturiste de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer sont réunis cinquante activistes, artistes, chercheurs et théoriciens de vingt pays, sur un programme pointu, exigeant et intrigant à la fois.

Et si on la joue pop’sur’le’feu, c’est parce qu’il y a une forme d’urgence à aller écouter, échanger, et fouler la moquette verte en pente de la place du colonel Fabien. Pour une fois que le PC n’a pas bradé son espace au marché… La politique est au plus bas, dans le moral des Français mais aussi en Europe (montée des droites extrêmes, désengagement des rendez-vous démocratiques…). La crise est-elle simplement financière, ou bien démocratique ? La politique est-elle parvenue au niveau zéro (comme pour l’avaient en 2008 suggéré les mêmes organisateurs pour l’économie, avec « Economie 0 ») ? Hier vendredi, le Canadien Dominic Gagnon présentait son film réalisé en 2008 à partir de séquences piochées sur Youtube (et aussitôt censurées par le géant des plateformes de partage) où des Américains un tantinet à la dérive annoncent l’imminence d’une reprise en main martiale du pays. Théorie du complot, Armageddon, on connaît la musique… Mais quand le réalisateur, après la projection, expliquait que lui aussi avait ressenti cette même peur (et s’était par conséquent équipé en arme et réserves maison), l’impression désagréable d’un décrochage avec le réel faisait jour. « R.I.P. in Pieces America » fait immanquablement penser aux torrents de haine qui ont suivi l’élection d’Obama (et dont poptronics a rendu compte).

Ce footage de citoyens perdus s’adressant à la planète du fond de leur garage a quelque chose de puissamment déprimant sur l’avenir de la politique. Et ce n’est pas Ubermorgen, qui tenait conférence hier soir, qui dissipe cette impression désagréable. Le collectif autrichien s’est fait connaître en hackant le système de représentation politique avec « Vote Auction » (un site de vente aux enchères des bulletins de vote pour la présidentielle US en 2000), s’est attaqué à la toute puissance de Google (« Google will eat itself »), d’Amazon (« Amazon noir ») ou d’Ebay. Ses projets plus récents, comme sa compil « Torture Classics » (un pastiche des best-of des maisons de disque, reprenant les bandes-son utilisées par les militaires américains à Guantanamo) ou sa mise en abîme des slogans les plus idiots de la marque Diesel, n’ont de fait pas la puissance déstabilisatrice des premiers projets. S’ils s’inscrivent dans une tradition du hoax à la Yesmen, Hans Bernhard pour Ubermorgen se défendait d’avoir un agenda politique : « Nous ne sommes pas des activistes, nous sommes des actionnistes au sens de la tradition expérimentale viennoise. » Grinçant et cynique comme l’étaient les actionnistes viennois. La provocation des années soixante n’a pourtant plus la même saveur à l’ère informationnelle...

Dénoncer les déviances des systèmes de représentation politique, les artistes le font merveilleusement bien, comme le tour des installations et vidéos présentées à l’espace Niemeyer le confirme, à l’instar de « Political Advertisement VI », d’Antoni Muntadas et Mashall Reese (1952-2008) ou de « Tribute to Courbet » de Société réaliste (qui se propose de racheter la dette de Courbet pour la reconstruction de la colonne Vendôme détruite pendant la Commune). En sous-sol, des projections de vidéos et films télescopent les regards et les manières d’envisager l’engagement, la participation, la propagande et le désenchantement. « Vidéogrammes d’une révolution » d’Harun Farocki et Andrei Ujica sur la révolution roumaine sont présentés après ou avant « Le triomphe de la volonté » de Leni Riefenstahl, de « La Bombe » de Peter Watkins ou encore de « Pas vu, pas pris » de Pierre Carles. Chez pop, on a évidemment un gros faible pour « Le fond de l’air est rouge », de Chris Marker. Qui montrait sans aucun cynisme, mais avec sa si particulière empathie cinématographique 1968 et après, période de croyances et de mystifications, ce que le cinéaste appelle « notre refoulé en images ».

Entre deux projections, Samon Takahashi évoquera « Révolutions Per Minute » (« résistance, lutte des classes et contestation dans les musiques expérimentales des années 60 aux années 80 »), le sociologue Luc Boltanski autour de « La réalité et son double (polar, sociologie, paranoïa) ». Avant de se faire peur avec Jean-Luc Manach, membre des Big Brother Awards, qui causera « police de la pensée ». Et de s’achever à la cafèt’ du PC, lieu plus que désenchanté de la politique. Pour s’interroger sur le but de la manœuvre, telle que formulée par les organisateurs : « Il s’agit d’un processus aux implications multiples, un ensemble d’espaces qui cohabitent et se parasitent, et où différents acteurs de la scène artistique, de la recherche, des sciences, se rencontrent. Conçu comme une plateforme de réflexion et d’échange, cet espace critique modulaire et chaotique accepte et alimente ses contradictions. » Et si cela réactivait l’envie de politique ?

annick rivoire 
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 19:04

 

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Le PCF fait dans l’écologisme ! Les débats à la fête de l’Huma laissent pantois quant à l’absence de toute analyse critique de cette idéologie et des organisations qui la véhiculent par le PCF et le journal l’Humanité.

 

Le capitalisme contre la planète !

1°) Tel était le titre d’un débat dont le contenu est retranscrit dans le N° du 17 septembre du quotidien.

Participaient à ce débat.

Danielle Mitterrand,

Représentante de l’Association France Libertés dont elle est la présidente. Notons au passage que le ministère de l’Intérieur, celui des affaires étrangères et celui des finances sont représentés au CA de l’association !

 

Yannick Jadot.

Ancien président de Greenpeace France, député européen d’Europe Ecologie (Le Modem peint en vert !). Greenpeace dont les positions anti-nucléaire civil sont connues se livre régulièrement à des tentatives d’intrusion sur les sites des centrales d’EDF. Greenpeace s’est félicité avec d’autres associations écologistes de l’ouverture à la concurrence du marché de la distribution de l’électricité. Y Jadot fut un partisan de la taxe carbone, reprochant au gouvernement son abandon. Concernant le réchauffement climatique, le même Y Jadot ne fait pas dans la dentelle « Les scientifiques disent qu'il y a aujourd'hui 300 000 morts par an à cause du réchauffement climatique ». Ce nombre étayé par aucune étude scientifique né d’un rapport du Forum humanitaire mondial (une fondation humanitaire) est largement repris par les ONG, les médias alarmistes. Le financement de cette multinationale environnementaliste dont l’organisation interne est très autoritaire, est très opaque. Concernant Greenpeace USA, les fonds proviennent notamment des pétroliers via diverses fondations.

 

Corinne Lepage.

Ancienne du Modem passée très rapidement à Europe Ecologie après le score calamiteux de Bayrou aux européennes. Dirige avec son mari un cabinet d’avocats spécialisé dans les affaires d’environnement, est présidente du parti politique CAP21 (Citoyenneté Action Participation pour le 21e siècle), présidente du CRIIGEN (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique) dont 95% du financement est assuré par Carrefour. Les trois raisons sociales sont à la même adresse. Elle est aussi fondatrice de l’Association Intelligence verte (http://www.intelligenceverte.org/Fondateurs.asp) organisatrice des entretiens de Millançay, la Mecque du bio, de la promotion de la traction animale qui n’hésitent pas suivant les années à flirter avec les médecines alternatives et l’ésotérisme.

Elle a récemment écrit un livre intitulé « Sans le nucléaire on s’éclairerait à la bougie, et autres tartes à lacrème du discours technoscientifique » afin de dénoncer « les dérives de la technoscience » !

 

Elisabeth Peredo

Présidente de la Fondation Walter-Solon, membre du Comité pour le tribunal de justice climatique, Bolivie. Sur son site internet la Fondation se définit comme “A space for art and free thinking against existing dogmas.” Un espace pour l’art et le libre pensée contre les dogmes existants”. On peut y lire que « La Fondation Walter Solon est un espace qui vise à mettre en question le système économique et politique à partir de différentes perspectives et de différents fronts : art, vidéo, recherche, promotion des droits de l’Homme, de droits des femmes, la lutte contre l’injustice » !

Le texte du Comité pour le tribunal de justice climatique est disponible sur le site http://www.e-joussour.net/fr/node/5725. Je ne ferai pas de commentaire sur ce texte, qui nous ramène aux bouillies de José Bové faisant l’apologie d’un avant pré-moderne.

 

Accompagnant ces intervenants aussi bigarrés le député communiste André Chassaigne.

La discussion fut bon chic bon genre faite de monologues parallèles, de truismes, et de déclarations généralistes convenues, tout ce qui pouvait lézarder le consensus de façade sur le capitalisme fut évité. Le nucléaire ne fut pas mentionné. L’environnement c’est bien connu est une cause non seulement nationale mais planétaire qui transcende les clivages politiques, surtout dans la perspective de 2012.

Ce qui est particulièrement inquiétant c’est la teneur des propos d’André Chassaigne qui mettent en cause le productivisme qui ferait partie de l’héritage du PCF. « Notre culture et notre pensée ont été influencées par l’idée que le progrès scientifique et technique engendre mécaniquement le progrès humain ». « Nous avons raison de dénoncer et de vouloir dépasser le capitalisme. Mais il faut aussi s’interroger sans à priori sur la nature du mode de production que nous voulons construire ». « On peut être communiste et antiproductiviste.  On peut être communiste et se poser la question de la décroissance » « Les questions de la biodiversité ou de la gestion des ressources naturelles sont à reconsidérer sur la base de cycle long du renouvellement de la nature. Le capitalisme fonctionne en cycle courts » « dans mon livre je m’attelle à démystifier le capitalisme vert. Il faut démystifier le discours moral sur la responsabilité individuelle vis-à-vis de l’environnement » « Le discours sur la responsabilité individuelle vise avant tout à camoufler la responsabilité du système ».

Reprenons tout cela dans l’ordre !

Apparu au début du XXe siècle, le productivisme se définit selon le Dictionnaire historique de la langue française comme « un système d'organisation de la vie économique dans lequel la production est donnée comme objectif premier ». Le capitalisme n’a pas pour objectif premier de produire, mais de faire du profit à travers la production. Ce qui n’est pas la même chose. Le profit se créé par la transformation de la plus value, produite par le surtravail, en valeur réelle par la vente des marchandises produites. La réalisation du profit passe par la vente. Le capitaliste qui produit pour produire sans se soucier de la valeur d’usage de ce qu’il produit se retrouve avec ses marchandises sur les bras sans pouvoir transformer la plus value, produite par ses salariés, en profit. Il est immédiatement dégagé par ses concurrents. La production ne peut s’écouler que si elle répond à des besoins. La satisfaction de ces besoins n’est pas un but mais un moyen de réaliser le profit. Le marché qui est la mise en concurrence des marchandises et des services suivant leur valeur d’usage et leur coût de production est structuré par les stratégies de profits du patronat. Ce qui signifie que si le patronat considère le taux de profit t insuffisant (rapport entre profit réalisé et capital avancé), il n’investira pas dans telle branche. La recherche du taux de profit maximum surtout dans la phase actuelle de suraccumulation limite les capacités du capitalisme à affronter les enjeux du développement.

Adoptant le terme productivisme c’est fort logiquement qu’A Chassaigne adopte le terme de décroissance. Même s’il y met les formes « On peut être communiste et se poser la question de la décroissance », (notons au passage le procédé qui consiste à poser une question sans avancer de réponse) le député communise s’est engagé dans un terrain très glissant. Engagé sur le terrain de l’écologisme, c’est tout naturellement qu’André Chassaigne renie l’histoire et la nature du mouvement révolutionnaire en mettant en cause le progrès scientifique et technique. J Bové et les dirigeants d’Attac dont le journal l’Humanité est devenu quasiment le quotidien ont fait un émule !

L’altermondialisme dont le PCF n’a cessé d’être le propagandiste est l’expression protestataire de couches sociales qui subissent la prolétarisation et salariales qui voient leur rôle social remis en cause par l’accroissement de leur exploitation (je pense notamment aux enseignants). Au lieu de s’en prendre à la nature de classe de la société, elles s’en prennent à ce qui leur apparaît la cause de leur abaissement social ; la technologie. Cette dernière est rendue responsable de l’ordre des multinationales. Il ne s’agit pas de combattre l’ordre capitaliste mais de revenir à une situation antérieure à la mondialisation voire à des formes précapitalistes de production et d’organisation sociale. L’altermondialisme dans son combat contre la technologie rejoint l’écologisme dans sa déification de la nature défigurée par l’activité humaine.

Revenons à A Chassaigne. Comment l’Humanité peut elle se développer si ce n’est par le progrès scientifique et technique ? Au cours du 20e siècle ce dernier fut considérable dans tous les domaines de l’activité humaine. Les peuples des pays en voie de développement veulent atteindre notre niveau de développement et au nom de la conservation d’une nature déifiée, ils n’y auraient pas droit. La terminologie du développement durable fut inventée dans la lignée du rapport « Halte à la croissance » du club de Rome pour limiter la croissance des pays en voie de développement. A Chassaigne nous fait retourner « aux Luddites ». Parler de productivisme et de décroissance quand on est communiste est particulièrement scandaleux quand près de 8 millions de nos concitoyens essayent de survivre avec moins de 950 euros/mois.

Concernant la biodiversité, sujet à la mode, il faut remettre les choses à leur juste place. Dans la pensée écologiste la biodiversité évoluerait favorablement sans les hommes. La nature qui nous entoure, est artificielle, elle est le fruit de l’activité humaine. En fonction de ses besoins l’homme introduit sélectionne et privilégie la diffusion de certaines espèces suivant des critères qualitatifs. Il modifie son environnement en fonction des espèces qui lui sont utiles. La biodiversité est construite orientée et entretenue par l’Homme. L’agriculture est la source infinie de biodiversité. Les espèces domestiquées ont donné lieu à une diversité variétale quasiment infinie. Combien d’espèces de choux de formes, de saveurs différentes sont cultivées en Europe alors qu’elles proviennent toutes d’une même espèce sauvage (brassica oleracea). L’homme crée et entretient la biodiversité. Cette conception est à l’opposée de la pensée catastrophique dominante. Toutes les sociétés modifient leurs écosystèmes en fonction de leur développement technique, économique et social et de leurs besoins du moment. Ainsi, le manioc, le manguier, le maïs, le cocotier, la jacynthe d’eau, l’avocatier, l’eucalyptus etc, qui appartiennent aux paysages africains n’en sont pas originaires. L’état zéro de la biodiversité n’existe pas. Beaucoup de milieux considérés comme naturels sont le produit d’une longue histoire entre les hommes et leur cadre de vie.

A Chassaigne veut déconstruire le capitalisme vert et refuse le discours sur la responsabilité individuelle dans la conservation de la planète. Fort bien, mais c’est un peu court. Il ne fallait pas alors approuver le Grenelle de l’environnement dont le seul but était d’introniser en France le capitalisme vert et il faut aussi cesser d’être le porte parole des idées des Greenpeace, WWF, FNE, etc.

Tout cela sent l’opportunisme, si ce n’est le populisme.

2°) Un second débat était organisé à la fête de l’Huma avec un membre du GIEC.

Le GIEC n’est pas une institution scientifique. C’est une création politique mêlant des scientifiques et des politiques tous nommés par les Etats. Il s’agit d’une instrumentalisation par le politique de scientifiques qui ont une démarche militante. Le GIEC a été pris en flagrant délit de falsification pour son quatrième rapport avec la courbe des températures en crosse de hockey et très récemment mis en cause dans les prévisions fantaisistes de disparition des glaciers himalayens copier coller d’un rapport fantaisiste de WWF, d’autres « erreurs » ont été soulevées qui toutes vont dans le même sens celui du catastrophisme. Jean Jouzel son vice président, si souvent interviewé par l’Huma, a été nommé par Sarkozy à la présidence du Haut Conseil national pour la Science. Le pouvoir sait récompenser ceux qui le servent. Le GIEC comme la plupart des multinationales environnementalistes annonce un réchauffement climatique aux effets désastreux. Il en rend responsable l’Homme et sa consommation de combustible fossile. Il demande à l’humanité de limiter de façon drastique sa consommation d’énergie quitte à limiter sa croissance. Ce discours qui est celui du développement durable s’adresse bien entendu essentiellement aux pays en voie de développement.

Pourquoi le PCF cherche-t-il à mettre en valeur une institution dont les méthodes de travail viennent d’être sévèrement critiquées par l’Inter Academy Council (institution qui regroupe les académies des sciences de nombreux pays) qui a été chargée par l’ONU d’expertiser le GIEC ?

 

3°) Un troisième débat était organisé intitulé Développement ou environnement, faut-il choisir ?

Etaient invités notamment l’inévitable représentante de l’association bon chic bon genre Attac, le président de WWF-France et Francis Wurtz, ce dernier étant là pour leur passer les plats,.

L’Altermondialisme étant mort, le PCF fait maintenant dans l’écologisme. Il n’est pas très regardant sur les organisations dont il ne cesse de reproduire l’idéologie. Libre à lui, mais alors qu’il ne parle de capitalisme. WWF (World Wide Fund For Nature ou Fonds mondial pour la nature) est la plus grande organisation de protection de la nature au monde. Elle intervient dans plus de 100 pays, emploie près de 4000 personnes, dispose d’un budget de 320 millions de dollars et finance environ 2000 projets de conservation de la nature. A la différence d’organisations comme Greenpeace ou les Amis de la Terre, engagées dans des actions spectaculaires et des campagnes assez agressives, le WWF a toujours privilégié les négociations et les partenariats, que ce soit avec les institutions comme l’ONU, la Banque mondiale ou l’Union européenne, et les entreprises, comme Coca-Cola, Carrefour ou Lafarge. Il est vrai que quand on regarde la liste des responsables du WWF, on trouve des anciens PDG de multinationales, des hommes d’affaires, des diplomates et des personnalités du bottin mondain. Parmi les présidents successifs du WWW-International, nous trouvons le prince Bernhard des Pays Bas, actionnaire de référence de la Royal Dutch Shell, le prince Philip, duc d’Edimbourg, John H Loudon ancien président de la Royal Dutch Shell et de la Fondation Ford. Aux Etats-Unis, Kathryn Fuller, directrice d’Alcoa, deuxième plus grand producteur mondial d’aluminium, a présidé le WWF pendant quinze ans. En Belgique, le président du WWF est Ronald Biegs, ancien directeur général de Coca-Cola en France et en Allemagne. Le précédent président du WWF-France est Daniel Richard, ancien PDG des Trois Suisses et de Sephora (groupe LVMH), lequel a succédé à Luc Hoffmann, ancien vice-président du groupe pharmaceutique Hoffmann-Laroche. Bref, que du beau linge. Sans doute, pour faire moins aristo WWF-France a nommé à sa tête Serge Orru, venant du milieu associatif. Pourtant le milieu des affaires ne lui est pas indifférent. Le 24 octobre 2008 le groupe boursier New York Stock Exchange Euronext (NYSE Euronext) a lancé un nouvel indice européen baptisé « Low Carbon 100 Europe », présenté dans les médias comme un « indice vert ». Loin de représenter des sociétés à activités « écologiques », cet indice mesure la performance des 100 plus grandes sociétés européennes émettant le plus faible niveau de CO2 dans les secteurs ou sous-secteurs auxquels elles appartiennent. Dans le même temps, BNP Asset Management a adossé à cet indice un fonds d’actions qui donne aux particuliers comme aux professionnels la possibilité d’investir dans ces sociétés. Selon un article du Figaro (30 octobre 2008), ce fonds (ainsi que l’indice) « est né des volontés de trois militants du développement durable : Yann Arthus Bertrand, le photographe et président de GoodPlanet.org, Robert Lion, le président d’Agrisud International et ancien directeur général de la Caisse des dépôts et Consignations, et Serge Orru, directeur général de WWF France». Ce même Robert Lion a été élu quelques semaines plus tard président de Greenpeace France qui a désormais à sa tête un des gestionnaires de ce fonds financier.

L’écologie est la clef de voute de l’organisation sociale aussi pour Serge Orru « Vivre et construire ensemble une écocitoyenneté peut-être un remède à la violence de ces derniers jours » Les Echos 30 mars 2007 Voilà ce qui manque aux grandes cités frappés par le chômage et la désertification des services publics !

Ce monsieur est bien inquiétant, on le retrouve souvent dans des réunions du genre « Terre de ciel » ou les entretiens de Millancay.

Concernant ses sources de financement WWF-Europe a reçu en 2009, 662 000 euros de subvention de l’Europe. En 2008, Lafarge avait renouvelé son contrat de financement avec l’association. En 2005, Lafarge versait 1 million d’euro/an. Lafarge a n’en pas douter n’est pas aussi généreux envers ses salariés.

 

Les campagnes de WWF interrogent sur la philosophie de cette organisation.

Elle a mené campagne avec un charlatan le Dr David Servan-Schreiber, promoteur des médecines alternatives ! contre l’eau du robinet. Cette campagne a obligé la direction générale de la santé, les Académies de médecine et de pharmacie et l’Académie de l’eau à se lever contre le WWF.

WWF et Greenpeace, en partenariat avec le MDGRF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures), ont lancé en 2008 une grande campagne de sensibilisation intitulée « Anti moustique : je dis non » dont l’objectif était de réduire de manière drastique l’utilisation des produits anti moustique qui présenteraient, selon ces associations, un risque (non prouvé par une quelconque étude) pour la santé humaine. A la place des produits anti moustique, il était conseillé de s’enduire le corps d’huile d’ortie.

Le DTT est la seule molécule de lutte efficace contre les moustiques. Les autres produits n’ont pas la même efficacité et développement des résistances. L’OMS a recommandé de le pulvériser à l’intérieur des habitations (convention de Stockolm de mai 2004). Chaque année 3 millions d’être humains meurent de la malaria. Greenpeace WWF n’ont pas cessé de mener campagne pour son interdiction et la fermeture des usines le produisant. Il s’agit sous prétexte de la protection de l’environnement pour ces multinationales écologistes de limiter et le développement des PVD, de contrôler la gestion de leurs ressources.

Inviter de telles personnes pour avoir avec elles un discours convenu est proprement scandaleux ! Ou les journalistes de l’Huma sont incompétents ou il s’agit d’une orientation politique.

Au cours de ces débats, le PCF n’a cessé de servir la soupe à des associations et à des personnalités œuvrant à la pérennité de l’ordre capitaliste occidental. Le développement durable auquel le PCF adhère n’a pas d’autre ambition.

 

Gilles Mercier

Chargé de recherche Inserm

Syndiqué CGT

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 18:50

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Monsieur le Maire, chers collègues,

Introduction

Il fut une époque à Paris, il n’y a pas si longtemps, où la conduite des affaires publiques passait par des zones d’ombres et de profit, et ne répugnait pas aux petits arrangements et au mensonge. Incarnées par Jacques Chirac, ces années ont pris fin en 2001 avec l’élection d’une nouvelle majorité et un changement radical de comportement des élus. L’actuelle municipalité a soutenu la procédure judiciaire visant l’ancien maire, et s’est tout de suite constituée partie civile. Malgré les reports et les délais, la ville a tenu bon, considérant que les Parisiens avaient été lésés et qu’ils entendaient que justice soit faite. Parce que cette époque, où le flou des convictions morales et l’à peu près réglementaire étaient tressés ensemble, est révolue. Ce débat en est à la fois la preuve et la conclusion.

Les tours de passe-passe

Cependant, j’entends certains dans cette assemblée, des partenaires, des amis, qui soutiennent que l’enjeu de ce protocole d’indemnisation dépasse largement la réparation matérielle d’un préjudice fait aux Parisiens par leur ancien maire. Qu’il s’agit d’éthique, de morale et de politique. Qu’il s’agit de justice. Et je crois que c’est en effet ce dont il s’agit. Je crois qu’il est bel et bien question de politique, de morale et d’éthique. Et je suis d’accord avec ceux qui nous rappellent que les électeurs se détournent de leurs élus et se méfient d’eux, aujourd’hui. Je suis d’accord avec ceux qui disent que l’exemple donné aujourd’hui au sommet de l’Etat les incite plus que jamais à la défiance, voire à la colère. Tout cela est vrai et indubitable. Les errements des ministres, la rhétorique contradictoire, pour ne pas dire plus, d’un Président de la République plus partial que jamais, tout cela aura des conséquences importances, et creuse un fossé toujours plus profond entre le peuple et ses représentants. Le déficit de crédibilité est terrible et sans appel. Ce n’est pas un hasard si le protocole d’indemnisation dont nous parlons a fait tant parler de lui dans la presse – et interroge un certain nombre de Parisiens. L’ère est au soupçon, et cela n’a rien d’anormal car les blessures de la confiance sont à peines refermées dans notre ville.

Depuis plusieurs semaines cependant, c’est un tintamarre de déclarations définitives et d’exclamations outragées que nous entendons. Alors que, et je veux le rappeler ici, ce protocole d’indemnisation n’a rien d’illégal et rien d’illégitime. Il est tout à fait courant dans les affaires de ce type, et la ville y a déjà eu recours pour d’autres affaires. Il ne représente en aucun cas un arrangement avec Jacques Chirac puisque la principale conséquence de ce que certains appellent à tort un « accord » est d’affirmer pour la première fois la culpabilité de l’ancien maire. Car payer, c’est avouer. Grâce à ce protocole, la ville obtient ses aveux. C’est un pas considérable. C’est un pas en direction de la justice. C’est la victoire de tous ceux qui se battent depuis des années pour atteindre cet objectif.

Ce tintamarre est en réalité un tour de passe-passe. Tout d’abord, il veut faire croire que les vessies sont des lanternes, et que les aveux sont un arrangement. Il trace un signe d’égalité grotesque et risible entre un maire et un autre, entre Jacques Chirac et Bertrand Delanoë. Celui qui s’est constitué partie civile, celui qui mit fin, avec sa majorité, au système des passe-droits, des prébendes et des avantages de toute nature est quasiment au banc des accusés. Que certains à gauche tentent ainsi de faire passer Bertrand Delanoë et Jacques Chirac pour larrons en foire, c’est aussi faux que ridicule et absurde. Mais le tour de passe ne s’arrête pas là.

La suite est plus impressionnante encore. Alors que le printemps bruissait de mille révélations consternantes concernant les intérêts très particuliers de certains ministres et responsables de l’UMP, les uns et les autres ont connu un spectaculaire répit à la fin de l’été. Ce gouvernement s’apprêtait à brader les retraites des Français, à remettre en cause les acquis de dizaines d’années de luttes sociales. Et voilà que pour une petite semaine d’exposition médiatique, certains n’ont pas hésité à bien étrangement employer leur énergie de retour de vacances.

Nous aurions pu, nous aurions dû marcher côte à côte, unis et à l’unisson, à l’avant des cortèges, les jours de grèves. Mais non, nous n’étions pas ensemble, car certains avaient mieux à faire. Ils avaient d’autres revendications, à porter sur du vide. Je le regrette. Nous ne sommes jamais trop nombreux pour mener ces combats.

Nous avons même entendu une femme de gauche, paraît-il, que certains voient déjà comme candidate à l’élection présidentielle, s’inquiéter des contributions des adhérents de l’UMP. Ceux-ci, selon elle, auraient été victimes d’un abus de confiance. Défendre l’argent de Liliane Bettencourt. Est-il bien utilisé ? Ce tour de passe-passe n’est pas non plus le moins spectaculaire. On attend toujours, d’ailleurs, que la même future candidate à l’élection présidentielle, qui ne rate jamais l’occasion de faire la leçon aux uns et aux autres, bouge le petit orteil pour défendre les retraites des salariés de notre pays. Mais il est vrai que chacun occupe son temps comme il l’entend et choisit ses priorités comme bon lui semble.

Le populisme et la démagogie

Et pourtant, malgré l’évidence de ces tours de passe-passe, un certain nombre de voix s’élèvent toujours pour contester la valeur et l’opportunité de ce protocole d’indemnisation. A la fin de l’été, ces voix se sont faites insistantes.

Dans ce moment qui est le nôtre, un moment de défiance populaire, parfois de dégoût, je veux mettre en garde certains de nos amis contre le risque qu’ils prennent. Un risque qui nous menace tous et qu’il nous faudrait affronter ensemble. Un risque qui porte un nom : le poujadisme. Entonner ce refrain du « tous pourris », c’est offrir à la droite, aujourd’hui empêtrée dans les affaires, le plus beau cadeau qu’elle puisse imaginer. Cette droite qui ne rêve même plus de faire croire qu’elle est honnête. Cette droite qui ne cherche même plus à faire croire qu’elle est plus honnête que la gauche. Cette droite qui rêve seulement de faire croire que la gauche est aussi malhonnête qu’elle. Rendre ce service à la droite aujourd’hui, c’est non seulement marquer un but contre son camp, mais c’est surtout faire insulte à la vérité.

C’est la même logique qui conduit certains de nos collègues de la majorité à faire croire que tous ceux qui comptent voter en faveur de ce protocole seraient contaminés. Jacques Chirac serait le Diable, et ce protocole d’indemnisation serait son pacte. Il n’y a rien de plus faux et il n’y a rien de plus dangereux.

Rappelons le une bonne fois pour toutes : le procès de l’ancien Maire de Paris aura bien lieu. Le fait que la ville se constitue ou pas, demeure ou pas partie civile, n’a rien à voir. En droit français, la partie civile est subordonnée à l’action du parquet. La partie civile se constitue au regard d’un préjudice et d’une indemnisation qu’elle demande. Ce n’est pas elle qui conduit un procès. Ce n’est pas elle non plus qui argumente un réquisitoire. Elle n’argumente que son préjudice.

Non seulement la municipalité obtient la somme qu’il convient de rendre aux Parisiens, mais en plus elle leur offre des aveux, une justice, une vérité. Et c’est bien là l’essentiel.

En votant ce protocole d’indemnisation, notre groupe sait pertinemment où il va. Il sait ce qu’il est, quels sont ses adversaires et qui sont ses alliés. Il dit que justice doit être rendue et sera rendue. Et pour conclure, puisqu’il est question d’éthique et que certains n’ont que ce mot à la bouche, je me dis que l’éthique en politique, c’est peut-être de considérer que tous les coups ne sont pas permis.

Je vous remercie. 

Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de paris

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 12:26

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http://www.maliweb.net/category.php?NID=65322&intr=

Devant sanctionner la clôture du colloque international co-organisé par l'UM-RDA Faso Jigi et le PCF, " l'Appel de Bamako", n'a pu qu'être ébauché dans ses premières lignes à l'état brut. Faute de temps, pour l'élaborer, ce document se voulant " un acte politique majeur" à soumettre aux plus hautes autorités de nos pays, est attendu pour le 22 octobre prochain. Parmi ses points saillants se trouve la formation d'un front contre l'impérialisme, la proscription de la dévolution monarchique du pouvoir politique… 

Le Colloque " Bamako 2010 " a joué aux prolongations, mais il n'a pu rendre public le document dit l'Appel de Bamako. A la clôture de ses travaux de deux jours, le dimanche 26 septembre au CICB, les président Bocar Moussa Diarra de l'Union Malienne du Rassemblement Démocratique Africain (UM-RDA Faso Jigi) et Pierre Laurent du Parti Communiste Français(PCF) ont salué la co-organisation de la rencontre. Ce qui scelle, ont-ils indiqué, un partenariat fécond entre les deux partis et annonce une nouvelle dynamique des forces progressistes du continent africain voire du monde entier.

Pour Jacques Fath (PCF), Oumar Maïga et Bassirou Diarra (UM-RDA), l'appel de Bamako sera rédigé dans les semaines à venir du fait de l'insuffisance du temps imparti. Les grandes lignes de cet appel seront focalisées autour des idées forces développées par les participants ou des panelistes au cours des débats. Il s'agit de la formation d'un front contre l'impérialisme, la proscription de la dévolution monarchique du pouvoir politique, la revalorisation de l'histoire du continent, le traitement équitable, voire l'annulation systématique de la dette du continent, la réaffirmation du rôle monétaire de la diaspora africaine, la formation des jeunes Africains dans leurs pays grâce à l'appui de la diaspora.

Plusieurs participants ont également demandé de revisiter les accords de partenariat ACP-UE, la promotion de la politique énergétique par le développement des sources d'énergies renouvelables, la construction d'un «Etat social», l'arrêt des expulsions des Africains sur le continent (une pique à l'endroit de la Libye de Mouammar Khadafi…). A cela s’ajoutent la promotion de la liberté de circulation des personnes et des biens, la redéfinition sur des bases plus saines de l'intégration africaine, etc.

Bruno SEGBEDJI

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 11:47


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A la guerre sociale menée contre nos droits, le peuple a répondu par une gigantesque mobilisation fraternelle et solidaire. La rue a parlé et elle est unanime : le rejet du projet gouvernement est clair, net et massif. Le peuple français doit être entendu et la démocratie respectée !



 

Fillon oppose un « non ferme et tranquille » aux manifestants. Le mépris, le manque de respect du premier ministre cache mal la fébrilité du gouvernement, alors que 3 millions de personnes sont descendues dire leur refus de cette réforme et leur obstination à ne rien lâcher. En réalité, le pouvoir a perdu la bataille de l’opinion publique !

A la suite de la rencontre intersyndicale qui a eu lieu ce matin au siège de la CGT, deux nouvelles journées de mobilisation et de manifestation ont été décidées le samedi 2 octobre et le mardi 12 octobre.

J’appelle les citoyen-ne-s et l’ensemble du peuple français à amplifier le mouvement engagé, jusqu’à la victoire contre le projet gouvernemental. Samedi 2 et mardi 12 octobre, soyons tous dans la rue, derrière les syndicats, pour opposer un « non ferme » au gouvernement !

Le PCF soutiendra toutes les actions de lutte décidées par les salariés et leurs syndicats dans l’unité. Jour après jour et dès le 5 octobre au Sénat, les initiatives doivent se multiplier : carte postale à envoyer massivement à l’Élysée ; signature de la pétition autour du projet de loi alternatif élaboré par les parlementaires communistes et du Parti de Gauche qui a déjà recueilli plus de 150.000 signatures...

Une autre réforme des retraites est possible, qui garantisse pour toutes et tous, un véritable droit à la retraite à 60 ans, avec une pension décente. Les parlementaires communistes, au Sénat après l’Assemblée, restent entièrement mobilisés aux côtés des salariés. Ils prendront toutes les initiatives nécessaires pour continuer à porter la voix du mouvement engagé dans le pays.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Paris, le 24 septembre 2010.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 12:13

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Saisi à travers la sphère idéologique bourgeoise, le communisme se confond avec une doctrine de renoncement et un égalitarisme grossier. Le socialiste passe pour un être primitif dépourvu de tout sens gustatif ou esthétique. Le communisme prend, selon cette interprétation triviale, la forme d’un principe de contrainte absolu menant à la standardisation des esprits alors que le capitalisme est présenté comme un principe de jouissance infini.

L’argent, dans la société capitaliste, est la mesure de toutes choses devant lequel tous les hommes s’inclinent, ceux qui en manquent comme ceux qui en abondent. L’argent, principe de puissance, est devenu sa propre norme.

Le renoncement est le substrat du capitalisme et non du socialisme comme l’écrit Karl Marx dans ses Manuscrits de 1844 : « le renoncement à soi-même, le renoncement à la vie et à tous les besoins humains est sa thèse principale. Moins tu manges, tu bois, tu achètes des livres, moins tu vas au théâtre, au bal, au cabaret, moins tu penses, tu aimes, tu fais de la théorie, moins tu chantes, tu parles, tu fais de l’escrime, etc., plus tu épargnes, plus tu augmentes ton trésor que ne mangeront ni les mites ni la poussière, ton capital. Moins tu es, moins tu manifestes ta vie, plus tu possèdes, plus ta vie aliénée grandit, plus tu accumules de ton être aliéné. Tout ce que l’économiste te prend de vie et d’humanité, il te le remplace en argent et en richesse et tout ce que tu ne peux pas, ton argent le peut : il peut manger, boire, aller au bal, au théâtre ; il connaît l’art, l’érudition, les curiosités historiques, la puissance politique ; il peut voyager ; il peut t’attribuer tout cela ; il peut acheter tout cela ; il est la vraie capacité. Mais lui qui est tout cela, il n’a d’autre possibilité que de se créer lui-même, de s’acheter lui-même, car tout le reste est son valet et si je possède l’homme, je possède aussi le valet et je n’ai pas besoin de son valet. Toutes les passions et toute activité doivent donc sombrer dans la soif de richesse. L’ouvrier doit avoir juste assez pour vouloir vivre et ne doit vouloir vivre que pour posséder ».

L’ouvrier est asservi par la force des choses à ce culte de l’argent et de la possession. C’est le capitalisme qui en a fait ce qu’il est aujourd’hui. Le marxisme n’absolutise en rien cette tragique condition et il souhaite encore moins la généraliser en tant que norme universelle. Au contraire, cette condition, perçue par Marx comme la négation même de la condition humaine, ne pourra être dépassée que par une révolution sociale qui supprimera le paradigme salariat-patronat, prolétariat-bourgeoisie.

Le communisme se distingue tout autant de l’indéterminisme et de la fuite dans l’intériorité du stoïcisme que de la libération transcendante et abstraite du judéo-christianisme qui exclut les plaisirs prosaïques et érige la pauvreté en idéal. La pensée religieuse accorde à la souffrance et au dénuement une vertu salvatrice.

Friedrich Nietzsche, dans Généalogie de la morale, critiquait vigoureusement la posture ascétique comme principe contraire à la vie. Il ne s’agit pas de s’abstraire de la réalité par la force de l’imagination mais de s’y projeter corps et âme pour la transformer, pour devenir partie prenante de sa propre existence.

La servitude consumériste est l’aliénation du sujet aux choses c’est-à-dire le fait d’accorder aux objets des puissances magiques, de les personnifier : la possession de tel produit vous rendra heureux, plus libre, plus intelligent, respecté ; telle marque vous correspond parfaitement,…

Le caractère bourgeois d’un produit ou d’une activité est attaché plus à son sens social qu’à son essence. Dépossédé de cette valeur distinctive ou élitiste, celui-ci perd pour la bourgeoisie son attrait. La chasse (ou l’équitation) n’est pas en soi un passe-temps bourgeois mais elle en prend la forme dans un contexte défini.

La quête ininterrompue de plaisirs immédiats, consumés dans l’acte de consommation même, ne peut que déchoir en un hédonisme nihiliste. Un désir assouvi cède ipso facto sa place à un désir inassouvi.

L’égoïsme, la fièvre acquisitive, et l’individualisme acharné ont une base matérielle ; ils sont le reflet des conditions concrètes d’une matrice économico-culturelle qui prescrit, au bénéfice de sa propre rationalité, des conduites de consommation préfigurées.

Un homme est libre s’il est souverain de ses choix non pas dans leur détermination libre mais dans la compréhension de leurs causes efficientes. Une passion cesse d’être une passion sitôt qu’elle devient intelligible et transparente. Pour être à proprement parler libre, il ne s’agit pas de faire ce qu’on veut mais de gouverner sa volonté.

Pour le communiste, l’existence ne se réduit pas à l’addition de plaisirs disloqués. Les besoins et les plaisirs sont modulés par un principe d’unité et de continuité : la manifestation croissante des virtualités humaines, l’expansion des forces vitales, que seule l’émancipation collective potentialise. Marx n’a cessé de mettre l’émancipation individuelle au cœur de son projet, au point qu’il le concevait comme une association où "le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous". Autrement dit, le Je et le Nous s’engendrent dans une union dialectique. L’être s’engage dans un mouvement fédératif avec tout le dynamisme de sa subjectivité, sans renoncer à ce qui le caractérise. Le dirigisme étatique, la subordination de la créativité, la coercition intellectuelle sont donc absolument étrangers au projet marxiste.

Les valeurs éthiques du socialisme -la solidarité, le désintéressement, l’engagement, etc.- constituent la voie d’accès à une société fondée sur de nouvelles relations humaines. La vertu du prolétariat ne réside pas dans sa condition miséreuse et dans son impuissance présumée mais dans la prise de conscience collective de son dessein historique. Le prolétariat est une classe condamnée à s’émanciper par ses seules forces.

Le socialisme est l’affirmation exaltante de la vie, affirmation déconstructrice et créatrice. Il revient à l’homme de se définir et de définir un horizon de sens en construisant son avenir. De tous les biens, notre destin est certainement la chose la plus importante à s’approprier.

Emrah Kaynak

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 07:57

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