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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 10:11

a-copie-16me réveiller d’un mauvais rêve...


J’ai lu la résolution et les débats de la conférence. J’ai parcouru les discours de Jacques Chabalier et de Pierre Laurent. J’ai scruté les détails du bulletin de vote qui nous est soumis. J’ai essayé de réfléchir. Ce travail m’a permis de mesurer les dégâts que l’âge a infligé à mes capacités de compréhension. Qu’est-ce que je vois ?


On nous demande de voter sur notre candidature à la présidence de la République. Fort bien. Nous devons choisir entre deux communistes dont les conceptions diffèrent. C’est de bonne démocratie. Nous pouvons même, si ça ne nous convient pas, voter blanc. Juste proposition. Mais, et là ma vieille connaissance d’un Parti auquel j’appartiens depuis près de 67 ans vacille, la direction appuyée par la majorité de la Conférence nationale, nous offre avec insistance, une alternative étrange.


Pour faire court : "Camarades, ne votez pas pour un communiste, même s’il s’inscrit dans la perspective du Front de gauche ! Apportez massivement vos voix et votre confiance à un ancien dirigeant socialiste, même si son programme diffère du notre !


Même s’il approuve la guerre coloniale en Lybie !


Même si son objectif est la substitution à son profit d’un vague mouvement d’une gauche imprécise à notre Parti ! "


A l’appui de cette thèse, on invoque des avantages tirés d’une négociation de bas niveau sur la répartition des sièges aux législatives. C’est de la politique, ça ?

 

J’espère bien, le matin du 19 juin, après le vote, me réveiller d’un mauvais rêve

. Les communistes auront voté communiste.

 

Jacques FRANCK Paris 17° Vétéran du PCF

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:16

a-copie-21.pngJe retranscris ici le contenu de mon intervention orale devant la Conférence nationale du Parti Communiste Français, samedi 4 juin.


  Durant cette conférence nationale, nos réflexions et nos choix doivent être conduits par trois exigences :

- Nous devons être utiles pour que Sarkozy soit battu et pour que soient mises en œuvre par la gauche des réponses nettes aux souffrances du peuple de France. Pour cela, soyons porteurs de l’indignation et les meilleurs relais des colères et des luttes.

- Nous voulons le succès du Front de gauche et son renforcement pour imposer à toute la gauche les exigences fortes de transformation sociale. Notre rassemblement doit être incontournable dans le paysage politique français et peser sur les choix politiques.

- Le Parti Communiste Français est un outil indispensable, avec ses valeurs propres, qu’il nous faut préserver et développer. La France a besoin d’un grand parti révolutionnaire. Ses analyses sont un rempart contre tous les opportunismes, de droite comme de gauche.



  C’est sur la base de ces trois exigences qu’il nous faut prendre nos décisions. Je vois pour ma part deux priorités que j’ai placées au cœur de ma candidature :

- Ne pas se limiter à la recherche d’un résultat électoral, aussi bon soit-il, comme expression d’un simple positionnement protestataire. Au-delà du rapport des forces issu des urnes, il faut dès aujourd’hui faire monter dans l’ensemble du peuple de gauche, et bien au-delà, l’exigence des mesures qui sont indispensables pour une changement réel dans notre pays et pour améliorer la vie du plus grand nombre. Je pense plus particulièrement à la maîtrise financière sans laquelle aucun changement n’est possible.

- Sortir du formatage stérile de la vie politique : la personnalisation extrême, par une médiatisation artificielle faite de buzz et coups de gueule, est illusoire. Elle sera balayée par le vote utile. Bien au contraire, la dynamique du Front de gauche doit s’appuyer sur l’implication du plus grand nombre, à l’opposé d’une politique spectacle aujourd’hui massivement rejetée. Soyons donc en rupture nette avec des pratiques politiques qui sont d’un autre temps en initiant une démarche complètement nouvelle et en la rendant visible.



  La Conférence nationale doit, selon moi, répondre à deux questions prioritaires :



1) Qu’est-ce que nous pouvons faire avancer, concrètement, précisément, dans toute la gauche, sans attendre le résultat du 1er tour des présidentielles ? Par nos initiatives, nos mobilisations, en étant acteurs des luttes, nous avons la grande responsabilité de faire bouger les consciences. C’est essentiel. Et, c’est indispensable pour arracher dès aujourd’hui l’engagement de toute la gauche sur des mesures fortes qui changeront réellement la vie des gens. Soyons les meilleurs artisans d’avancées concrètes. Faisons en sorte « que nos idées s’emparent des masses ».



2) Comment les communistes seront-ils aussi les meilleurs artisans du succès électoral du Front de gauche ? Il faut tout faire pour que la mobilisation dans nos rangs soit la plus complète possible, et quel que soit le candidat choisi. Il existe chez les communistes un risque de rupture si on ne les laisse pas décider. Ils ne doivent pas se sentir frustrés de leur choix, infantilisés par une décision qui serait prise par les seuls délégués de la Conférence nationale. Mais c’est à la Conférence nationale d’en décider par le choix d’un bulletin de vote incluant ou pas les différents candidats à la candidature. Je n’ai jamais été dans le clivage et je me soumettrai à la décision majoritaire des délégués. C’est à eux de dire, en toute conscience, s’ils souhaitent le maintien de plusieurs candidats.



  En conclusion, j’affirme solennellement que je serai un artisan déterminé, actif, de la réussite du Front de gauche et de ses candidats communs aux élections présidentielle et législatives : bien évidemment dans le respect du choix majoritaire des communistes, mais aussi parce que je crois vraiment à l’utilité de notre rassemblement pour le peuple de France. La région Auvergne, où je suis élu, en a fait une démonstration éclatante aux élections régionales et cantonales dans le respect des différents partenaires. Je m’impliquerai donc totalement dans notre campagne collective, qui doit être citoyenne, large, à millions de voix. Je le ferai avec conviction, sans ambiguïté, en militant communiste actif, et en militant du Front de gauche.

Note Valinfo : le bulletin de vote avec les 3 candidats a été porté par 79,9% des délégués

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:14

a-copie-20.pngDans tous les déplacements que j’ai pu faire, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs, qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme. L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques est quelque chose de très fort. Ma candidature est une décision collective. Elle est le moyen de sortir de la fausse alternative: Front de gauche ou Front de gauche. 

 

Le débat est faussé depuis le départ. Tout est décidé « d’en haut ». Pierre Laurent a déjà proclamé que ce sera JL. Mélenchon dans tous les cas de figure. Comment parler de « nouvelle façon de faire de la politique » en entendant les marchandages interminables pour se répartir les circonscriptions aux législatives ! Le fait le plus grave, c’est l’annulation du congrès du Parti qui aurait dû définir nos objectifs politiques pour 2012 (et 2011).  

 

Nous avons décidé de maintenir ma candidature afin de poser les questions de fond, de démarche et de contenu. Il serait encore possible de permettre aux communistes de travailler à un programme communiste. C’est ce que je propose d’ici la fin octobre 2011.

 

Le Front de gauche n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société. C’est surtout la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF, rejetée par les communistes, de « métamorphose » en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, canalisant vers la social-démocratie, résigné à la logique réformiste de « l’Europe sociale ».


Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes.


Le PCF a la responsabilité de porter une perspective de rupture avec la politique au service du capital d’où qu’elle vienne. Le mouvement populaire, le discrédit du capitalisme attendent autre chose qu’une nouvelle « gauche plurielle » dans le cadre refermé de l’échéance de 2012. Nous ne devons semer aucune illusion sur une nouvelle alternance derrière la social-démocratie, exclure tout programme commun, toute participation à un gouvernement dirigé par elle. Ce qui ne change rien à la nécessité d’éliminer Sarkozy. Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997 : C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. On l’a vu sur les retraites.

Le consensus des partis de l’alternance se manifeste fondamentalement dans leur adhésion commune à l’UE du capital. Le mythe de l’Europe « sociale », propagée notamment par le Maastrichien Mélenchon ou la CES, fer de lance de Lisbonne, est le nouveau nom du réformisme. Ma candidature porte l’exigence que le PCF incarne à nouveau, comme il l’a fait historiquement seul, le rejet de l’UE du capital, le refus de l’application des traités et directives européens, la remise en cause de l’euro, et de façon indissociable l’échange et la coopération entre les peuples, l’internationalisme dans la résistance à l’UE, au FMI, à l’OTAN. Toutes nos batailles pour la protection sociale, les services publics, les (re)nationalisations, l’avenir de notre industrie et de notre agriculture en dépendent.

Après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, nous ne pouvons pas laisser le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE.

Ces axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, dans les quartiers populaires, pour transformer la colère en luttes. Là est la raison d’être de notre engagement de communistes, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme.


Dans la période qui s’ouvre, il faut que s’exprime le plus fortement le refus de l’effacement du PCF, de sa théorie et de sa forme d’organisation, la volonté des communistes de le faire vivre et de le renforcer.

C’est tout le sens de ma candidature.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:11

a-copie-19.pngL’enjeu pour cette période est, tout autant pour le PCF que le FDG de hisser la bataille politique à la hauteur des questions posées par la crise sans précédant du système capitaliste. C’est à mon sens la raison même de notre démarche de rassemblement et de fronts de lutte et de gauche. Il s’agit d’ouvrir une perspective politique dont on voit quel manque cruellement en France et en Europe.



Au sortir du congrès de juin 2010 et de la fête de l’huma, nous avions les moyens de lancer en grand ce débat en articulant enjeux, démarche de rassemblement et candidatures. Le parti était rassemblé sur cette démarche (les cantonales l’ont montré mais notons que nous n’avons pas le fait le choix de dégommer les candidatures communistes et ca a bien marché). Nous avions une candidature crédible à faire connaître et valoriser.



La direction a pris la responsabilité de clore le débat avant même de le commencer, jugeant à priori que Mélenchon candidat aux présidentielles est la meilleure stratégie.



Il est clair que pour moi, ces questions devront être le cœur du prochain congrès avec au centre le renouvellement très large des directions et en premier lieu la direction nationale dont l’exécutif en liaison et cette fois, sans échappatoire, avec la rénovation en profondeur du parti en premier lieu sa démocratisation réelle.



Et maintenant, nous arrivons au constat que la proposition Mélenchon n’emballe ni les communistes ni les populations, (voir les sondages et nos propres expériences … Or aujourd’hui, de graves questions nationales ou internationales se posent et interrogent la société et le capitalisme.



Chaque communiste peut apprécier, combien au travail ou dans la cité, les gens aimeraient que ça change vraiment… mais ce désir est obéré par le sentiment que ce n’est pas possible notamment du fait de la mondialisation (voir le sondage IFOP) ….Cherchons à répondre à ces questions !! plutôt qu’une tambouille entre responsables d’appareils ….



Valoriser nos propositions comme la monnaie commune en Europe et au plan mondial, le crédit sélectif le financement des retraites y contribuent. Chercher à rassembler le salariat sur des axes transformateurs aussi, et le PCF est le contributeur décisif à cette question.



Le débat sur la candidature de Mélenchon recoupe tout ça… et il ne faut pas faire semblant de ne pas le comprendre…Toute notre démarche est en jeu dans ces questionnements. La responsabilité des communistes est de faire mesurer les objectifs à atteindre pour répondre à la crise et aux besoins et chercher à créer les conditions pour y parvenir…



Faire face aux marchés financiers est une bataille rude qui sollicite l’intervention des peuples et pas une délégation de pouvoir dans laquelle le plus souvent les politiques enferment les peuples. Donc la démocratie à l’entreprise, les pouvoirs nouveaux aux salariés, un nouveau management pour sortir de la logique des grands actionnaires voilà ce qui est en question dès aujourd’hui !!!



On ne peut pas répondre par des raccourcis parfois vraiment courts voire dangereux comme l’a fait Mélenchon à propos des médias publiques…D’ailleurs sa candidature est un contre sens vis à vis de nos ambitions. En effet, il fait et dit ce qu’il veut sans tenir compte de la réflexion collective, de notre opinion… N’est ce pas justement ce que vivent tous les jours les salariés dans les entreprises? Le changement doit être aussi porté par des hommes et des femmes qui cherchent à le mettre en pratique dans leurs actes….A.Chassaigne le fait en réalité !



Aussi, pour finir, j’insiste sur un point : la démocratie ne devrait pas nous faire peur, nous qui revendiquons une 6ème république… alors pourquoi refuser un bulletin de votre qui permet aux communistes de s’exprimer sur toutes les candidatures ?



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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:09

a-copie-16Mon propos vise à interpeller notre réflexion sur 4 points :



La période inédite.

Quel est l’élément déterminant de la situation ? Celui d’une formidable crise économique, sociale, politique, culturelle, de société et de civilisation. Mais toutes les politiques menées depuis 30 ansvisant à « sauver le système », au lieu de chercher à le dépasser, ont conduit à l'aggravation formidable de cette crise systémique avec le tournant de 2008-2011. Pourtant, de cette réalité, du neuf peut sortir pour les peuples. Le Parti communiste a, avec d’autres, une responsabilité déterminante par son analyse, son projet original, son action et sa démarche de rassemblement pour contribuer à sortir de la crise, à maitriser les marchés au service de l’émancipation, à dépasser le capitalisme.

Des atouts existent. Les révolutions conservatrices menées par les droites et l’extrême droite dans le monde prévalent mais on assiste aussi à des résistances et des expériences voient le jour (retraite, référendum sur le TCE, marche des précaires à Lisbonne, mobilisations de type nouveau en Espagne, révolutions dans le monde arabe et latino-américain…). Elles réactualisent les questions d'une transformation radicale et du rôle des forces qui y contribuent.

Le rôle d’une campagne des communistes avec la population et au sein du front de gauche.

La lancinante question des moyens pour répondre aux urgences sociales, nous l'avons affrontée durant la campagne des cantonales. Elle se pose encore plus fortement pour les élections nationales de 2012. La contestation est plus indispensable que jamais. Mais nous avons aussi à développer, de façon originale à gauche, un débat sur le choix de société.

Le champ du rassemblement est considérable: l’ensemble du salariat, des plus précaires aux plus qualifiés exploités, toutes générations confondues, et tous les autres dominés, femmes, jeunes, personnes âgées, populations issues de l’immigration !

Le but de notre campagne pour la présidentielle, c’est la progression de nos idées alternatives et son impact sur la gauche, et pour la suite, bien au-delà d'une amélioration limitée du pourcentage électoral.

Une répartition des richesses et un étatisme correcteur du marché n’ont pas suffi hier. Ils sont inefficaces aujourd'hui si l’on ne s’attaque pas à la façon de produire les richesses et au crédit. C’est pourtant le cœur du projet de Jean-Luc Mélenchon et de ce qu’il retient du programme partagé. C’est une différence majeure entre nous, avec aussi le suivisme de l’OTAN en Libye, le nucléaire, l’Europe, le rôle de la monnaie et des banques…

Ces contradictions sur le fond comme sur la forme du rassemblement concernent le Front de gauche comme l’ensemble de la gauche. Elles supposent, pour être surmontées, l’intervention des luttes, le refus de toutes formes de ralliement, la main tendue à toute la gauche dans le débat critique. Tout cela doit se traduire dans la campagne sous peine de se couper de l’électorat de gauche dans son ensemble.

 

Le défi démocratique.

La candidature d’André Chassaigne est porteuse de cette visée rassembleuse, avec ce contenu et une nouvelle pratique politique. Elle permet ce débat.

Elle doit pouvoir être choisie par les communistes avec un bulletin de vote sur toutes les candidatures et non bloqué sur une seule, ce qui reviendrait à un plébiscite. La démocratie l’exigerait.

 

C’est mon dernier point.

Rarement nous aurons eu à un tel niveau d’i nconsidération pour le débat, la vie démocratique qui lie si fragilement les communistes.

A mesure que la société toute entière rejette la main mise des institutions, le black out des idées, que s’aiguise les contradictions entre les moyens qu’ont les peuples de se libérer et la réalité des faits, notre parti se meure de pratiques tournant chaque fois plus le dos à cette aspiration qui devrait être la notre de libérer la parole et les espaces.

Le peu de cas qui a été fait de la candidature Chassaigne en témoigne, le rejet d’un congrès, les tribunes publiées au bon vouloir de je ne sais qui, les accords de mini sommets dans un mini débat sont un poison pour le parti, le front de gauche et la crédibilité devant notre peuple.

Contester la méthode et combattre le recul des pratiques démocratiques semblent devenir malheureusement un des points de rassemblement de tous les communistes. Le congrès des communistes devra enfin s’attaquer sur le fond et en pratique aux chantiers :

*objectifs partagés

*règle vivifiante de la construction commune, règles démocratiques, primauté de l’adhérent

*direction responsable devant les adhérents.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:03

a-copie-17.pngIl y a sans doute deux manières de mener une campagne électorale et peut-être même trois.

 

La première consiste en petites phrases, en agressions de journalistes pour faire peuple, comme si le peuple se devait à s'abaisser...

 

La seconde manière en dehors des caméras et des Moi-Je que malheureusement nos médias aux ordres de la classe au pouvoir musèle et interdit de tout et qui ne doit son salut qu'à la mobilisation de ses militants.

 

Dans cette seconde manière il existe la troisième, celle qu est en campagne toute l'année, qui se bat pour tout, sur tout, pour tous, celle qui considère les élections comme points d'appuis et points d'étapes pour construire et résister à la droite et au patronat.

 

Cette gauche, celle de la transformation sociale refuse de se couler dans des modèles et schémas éculés, tu veux combien de sièges, combien de ministres... Cette gauche là qui, au quotidien, pour l'Ecole publique, les services publics, l'emploi, les salaires, les pensions et contre la misère, les expulsions, la sauvagerie d'un capitalisme débridé, oppose la force de la détermination populaire, la force et l'intelligence du nombre et de la richesse de l'individu, de celles et ceux qui savent un autre monde accessible.

 

Cette gauche là donne des sueurs froides à Parisot et Sarkozy et pas seulement, elle fait la nique à celles et ceux qui rêvent d'un Parti Communiste affaibli, effacé devant de grands hommes aux petits moyens, au programme étriqué qui accompagne la crise d'un système mortifère et de ces hommes qui se sont couchés à Maastricht quand le monde du travail relevait la tête face à une Europe dont aujourd'hui les peuples subissent de plein fouet les politiques les plus rétrogrades, les plus racistes et discriminantes qu'ils soient. Pour certain il faudra 20 ans pour regretter le choix du OUI à Maastricht, d'avoir mêlé leur voix au patronat, à la droite , c'est long 20 ans de réflexion et cela n'empêche pas de soutenir la guerre en Libye aujourd'hui. 

Entre temps le peuple de France aura payé et paie le prix fort de ces vilénies.

 

Cette gauche là peut avoir connu des échecs, des erreurs, mais elle demeure fidèle à l'esprit de ce congrès de Tours en 1920 qui vit la naissance du parti Communiste Français.

 

Cela pour vous dire que ce mercredi soir se tenait une initiative à la Lutèce, les communistes se rencontraient et rencontraient les habitants. Rien que du normal hormis que cette fois ci près de 20 camarades de la cité sont passés, des équipes ont tourné, 33 cartes ont été remises et pour le bien commun, elles sont deux femmes à avoir rejoint leur parti, portant ainsi le nombre d'adhésions depuis le premier janvier à 79. Deux femmes, l'une retraitée et la seconde de 20 ans et c'est son père, complètement anéanti par le chômage qui aura fait adhéré sa fille, pour qu'elle vive une vraie vie, pour qu'elle se batte.

 

Des militantes et des militants accrochés(es), têtus(es), déterminés(es) ont fait de ce mercredi un jour où tout paraît moins gris.

 

Bien sûr et c'est sans doute nouveau tout ce plein air, les communistes ont trinqué en public dans la cité, ils ont fait signer la pétition pour augmenter les salaires et Valenton la rebelle qui génétiquement communiste, oui j'exagère mais si peu, qui depuis si longtemps continue à appliquer sa recette : un parti communiste organisé, qui ose et qui n'oublie pas qu'une élection se gagne toute l'année, tout le temps en démontrant simplement que l'on est utile, que ça gagne et pour cela quoi de mieux que de s'inspirer d'un Maurice Thorez qui conseillait  « aux masses camarades, aux masses ! »

 

Alors camarades il nous reste des cartes à remettre et nous continuons, comme l'ont fait celles et ceux d'avant et le feront celles et ceux d'après et nous allons choisir notre candidat pour l'élection présidentielle en confirmant massivement notre vote émis lors de notre dernière assemblée générale en faveur de notre camarade communiste A Chassaigne et nous franchirons cette année l'étape des 500 communistes à Valenton.

 

2011 l'année où on ne lâche rien !

 

Alain GIRARD

secrétaire de la section PCF de Valenton 94

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:00

 

a-copie-16.pngSi j’en crois l’Huma du 30 mai dernier, qui reprend les propos d’un camarade de Marseille et en fait un titre, André Chassaigne serait le candidat du cœur, et J-L Mélenchon celui de la raison, sous-entendu le bon. Cela me conduit à quelques remarques

Une première d’ordre général : l’opposition entre le cœur et la raison.Cette opposition me semble factice. Pour avancer et agir, les humains et en particulier les militants, ont besoin du cœur ET de la raison. Les deux sont nécessaires, c’est ainsi que naît la conviction. Et pour plagier Robespierre, dans un important discours sur la Terreur et la Vertu, j’estime que sans la raison le cœur est impuissant, sans le cœur la raison est funeste.

Donc J-L Mélenchon serait le « candidat de la raison ». Pour moi (comme pour tout le monde d’après l’Huma) il n’est pas le candidat du cœur, mais il n’est pas non plus le candidat de la raison,il est même celui de la déraison. Ensuite, quatre remarques plus spécifiques.

1er aspect : que signifie être le « candidat de la raison » ?

Ne s’agit-il pas, pour ceux qui le soutiennent, de celui qui serait apte à obtenir le meilleur résultat électoral immédiat ? J’ai le sentiment que les tenants de la candidature de J-L Mélenchon, considèrent comme une évidence, que dans le cadre du système électoral que nous subissons, un candidat communiste, (celui du cœur), ne peut, par principe, obtenir un bon résultat et qu’il doit donc laisser la place à un non communiste (candidat de la raison). Pour seuls arguments, ils citent à l’envie les 3,3 % de Robert Hue et les 1,8 % de M-G Buffet. A l’encontre de ces chiffres on peut choisir les 22 % de J. Duclos en 1969 (le PS obtenait lui 5 %) ou même les 16 % de G. Marchais, ou les presque 10 % de R. Hue en 1995. Je constate simplement que la participation, de 1997 à 2002, au gouvernement Jospin (qui n’a pas répondu aux attentes des Français), n’a jamais fait l’objet d’une véritable analyse. N’a pas été faite, non plus, l’analyse du fonctionnement des CUAL, et des conditions dans lesquelles le choix de M-G Buffet, pourtant soutenu par la majorité des participants aux CUAL, a été ensuite refusé au nom du principe du double consensus. Sa candidature, au titre du parti, a été décidée, très tardivement, presque à contrecœur.

Je ne tirerai pas de conclusion définitive de ces résultats très divers.Cette diversité prouve simplement que l’essentiel n’est pas dans le système électoral, mais dans la capacité à développer des idées de rupture avec le capitalisme, à être compris des citoyens, à les aider à entrer dans l’action et dans le vote pour un vrai changement.

Mais je m’interroge : nos dirigeants ont-ils encore confiance dans l’avenir d’un parti communiste en France ?… Je crains fort que la réponse soit négative.

2ème aspect : sur le programme.

Nous avons avec J-L Mélenchon des différends très sérieux, très lourds : deux exemples parmi d’autres.

Sur l’énergie. Cette question mérite un débat serein et approfondi. Or, avant tout débat, J- M Mélenchon se place immédiatement aux côtés des ayatollahs de l’antinucléaire.

Sur la question, véritablement fondatrice du parti communiste, de la lutte pour la paix.

Au Conseil de l’Europe, J-L Mélenchon, a voté la guerre néocoloniale en Libye, avec toutes les droites et la social-démocratie, à la différence d’autres membres du groupe GUE/NGL. La décision préalable de l’ONU de déclencher cette guerre, les pratiques politiques insupportables de Kadhafi n’y changent rien, sauf à considérer que Saddam Hussein était lui un personnage très recommandable, ou bien que nous avons eu tort de nous opposer à la guerre du Golfe en 1991.

3ème aspect : sur les institutions.

Depuis 1958, nous n’avons cesse de combattre un régime ultra présidentiel, presque monarchique, Nous n’avons cesse de combattre la personnalisation du pouvoir. Or là aussi, J-L Mélenchon, en contradiction avec ses déclarations sur une 6ème République,utilise à fond la personnalisation, et sa présence dans les médias apparaît chez certains camarades comme l’argument décisif en sa faveur. Allons-nous laisser les médias nous imposer le candidat de leur choix ?

4ème et dernier aspect : rassembler les communistes.

Au-delà des divergences d’analyse sur tel ou tel point, sur telle ou telle prise de position, il est important de rassembler les communistes autant que faire se peut. Dans ces conditions, qui peut rassembler ? La candidature de Dang-Tran ne le permet pas. Celle d’André Gérin ne le permettait pas non plus. A ce propos, il faut noter la décision hautement responsable d’André Gérin qui a retiré sa candidature au profit d’André Chassaigne. Quant à la candidature de J-L Mélenchon, elle divise profondément.

Un seul choix rassemble, celui d’André Chassaigne. Il a toutes les compétences pour conduire une campagne sans effets de manches, sans effets de tribune, une campagne ancrée dans le peuple, proche de ceux qui souffrent.

Je fais le choix de soutenir cette candidature qui seule peut motiver et mobiliser l’immense majorité des camarades. J’appelle à faire de même toutes celles et tous ceux qui pensent que l’option communiste n’est pas morte, que le peuple de France à besoin d’un parti communiste. Après des années de renoncements et de reculs idéologiques, cette candidature marquera un vrai début de redressement.

Robert Malclès Cellule Fora Tristan, Section de Nimes, Fédération

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 20:10

annuaire crop-159594Pourquoi nous allons voter et faire voter pour André Chassaigne !


Le 4 décembre 2010, nous lancions l’ appel pour " Une candidature communiste pour les élections présidentielles 2012 !" qui a été signé à ce jour par 1163 communistes.


Notre objectif était que les communistes puissent choisir un candidat communiste à l’élection présidentielle de 2012.


Après la Conférence nationale des 3, 4 et 5 juin, nous pensons que l’option d’un candidat communiste peut rassembler largement dans le parti voire l’emporter sur la proposition de Jean-luc Mélenchon.


En effet, les communistes ont fait de la Conférence nationales des 3, 4 et 5 juin un grand moment de débat pour l’avenir du PCF et la perspective de changement révolutionnaire dans notre pays.


Le filtre des délégations, le rapport introductif tentant le passage en force de la candidature de Jean-luc Mélenchon, l’engagement du secrétaire national du PCF dans ce sens n’ont pas empêché que s’expriment fortement le refus de la candidature Mélenchon, le choix d’un candidat communiste, le refus de l’effacement du PCF, la volonté d’être souverain pour le choix du candidat.

Les délégués ont aussi fait part de leur refus d’accepter un certain nombre de conditions venues du PG qui pourraient se révéler mortifères pour le PCF : exigences de circonscriptions où le PCF est sortant ou bien placé pour l’emporter, mise en place d’une association de financement commune, primauté du logo Front de Gauche sur le logo PCF dans la présentation du candidat.


Dans ces conditions, André Chassaigne a décidé de maintenir sa candidature et la direction a du accepter un bulletin de vote permettant aux communistes de choisir entre les différents candidats et les options ainsi représentées.


André Gerin, partisan d’une candidature du PCF s’est finalement retiré dans un souci d’ unité des communistes autour de la candidature d’André Chassaigne qui peut l’emporter.


Quelque soit l’opinion des uns et des autres sur le bien fondé ou pas du Front de gauche ou sur sa conception, la candidature d’André Chassaigne est devenue un point d’unité pour tous les communistes qui refusent l’effacement du PCF et pensent que notre parti doit au contraire jouer une rôle essentiel dans la période pour permettre le rassemblement populaire autour d’un projet de rupture avec le capitalisme.


Pour une candidature communiste en 2012, nous appelons donc à voter les 16, 17 et 18 juin pour André Chassaigne et à créer partout les conditions d’une très large mobilisation des communistes dans le vote.


Caroline ANDRÉANI (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;

Paul BARBAZANGE (membre du Conseil National, fédération de l’Hérault) ;

Floriane BENOIT (membre du Conseil National, fédération de l’Isère) ;

Marie-Christine BURRICAND (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;

Alain DE POILLY (membre du Conseil National, fédération du Val-de-Marne) ;

André GERIN (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;

Jean-Jacques KARMAN (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;

Jean Claude KORDE (fédération du Bas-Rhin) ;

Jean-Pierre MEYER (membre du Conseil National, fédération du Var) ;

Pascale NOIZET (membre du Conseil National, fédération de Paris) ;

Hervé POLY (membre du Conseil National, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais) ;

Laurent SANTOIRE (fédération de Seine-Saint-Denis).



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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 18:51

emmanueldangtranDans tous les déplacements que j’ai pu faire, j’ai rencontré des communistes, des salariés, des agriculteurs, qui sont à l’avant-garde des luttes, des jeunes qui aspirent à combattre le capitalisme. L’attente est immense d’un Parti communiste qui parle clair, qui soit offensif, sans compromis. Ce qu’a représenté historiquement notre parti, à qui notre pays doit toutes ses avancées sociales et démocratiques est quelque chose de très fort. Ma candidature est une décision collective. Elle est le moyen de sortir de la fausse alternative: Front de gauche ou Front de gauche. 

 

Le débat est faussé depuis le départ. Tout est décidé « d’en haut ». Pierre Laurent a déjà proclamé que ce sera JL. Mélenchon dans tous les cas de figure. Comment parler de « nouvelle façon de faire de la politique » en entendant les marchandages interminables pour se répartir les circonscriptions aux législatives ! Le fait le plus grave, c’est l’annulation du congrès du Parti qui aurait dû définir nos objectifs politiques pour 2012 (et 2011).  

 

Nous avons décidé de maintenir ma candidature afin de poser les questions de fond, de démarche et de contenu. Il serait encore possible de permettre aux communistes de travailler à un programme communiste. C’est ce que je propose d’ici la fin octobre 2011.

 

Le Front de gauche n’a rien de rassembleur. La méthode Coué pour gonfler les résultats électoraux n’y change rien. C’est une alliance étriquée avec des partis qui ne représentent rien dans la société. C’est surtout la poursuite de la stratégie d’effacement du PCF, rejetée par les communistes, de « métamorphose » en un parti comme les autres, enfermé dans les institutions, canalisant vers la social-démocratie, résigné à la logique réformiste de « l’Europe sociale ».


Des milliers de communistes, des dirigeants d’organisation du PCF ont la volonté de se battre, de faire vivre et de renforcer leur parti dans la lutte des classes.


Le PCF a la responsabilité de porter une perspective de rupture avec la politique au service du capital d’où qu’elle vienne. Le mouvement populaire, le discrédit du capitalisme attendent autre chose qu’une nouvelle « gauche plurielle » dans le cadre refermé de l’échéance de 2012. Nous ne devons semer aucune illusion sur une nouvelle alternance derrière la social-démocratie, exclure tout programme commun, toute participation à un gouvernement dirigé par elle. Ce qui ne change rien à la nécessité d’éliminer Sarkozy. Espérer « tirer à gauche le PS », on a déjà donné après 1981 et 1997 : C’est renier nos positions, affaiblir le mouvement social. On l’a vu sur les retraites.

Le consensus des partis de l’alternance se manifeste fondamentalement dans leur adhésion commune à l’UE du capital. Le mythe de l’Europe « sociale », propagée notamment par le Maastrichien Mélenchon ou la CES, fer de lance de Lisbonne, est le nouveau nom du réformisme. Ma candidature porte l’exigence que le PCF incarne à nouveau, comme il l’a fait historiquement seul, le rejet de l’UE du capital, le refus de l’application des traités et directives européens, la remise en cause de l’euro, et de façon indissociable l’échange et la coopération entre les peuples, l’internationalisme dans la résistance à l’UE, au FMI, à l’OTAN. Toutes nos batailles pour la protection sociale, les services publics, les (re)nationalisations, l’avenir de notre industrie et de notre agriculture en dépendent. Après le vote de classe à 55% contre la Constitution européenne, nous ne pouvons pas laisser le système recycler et dénaturer, avec le FN, l’opposition à l’UE.

Ces axes politiques clairs sont nécessaires pour renforcer le Parti, pour retourner à la porte des entreprises, dans les quartiers populaires, pour transformer la colère en luttes. Là est la raison d’être de notre engagement de communiste, liée à notre perspective de changement de société, le socialisme.


Dans la période qui s’ouvre, il faut que s’exprime le plus fortement le refus de l’effacement du PCF, de sa théorie et de sa forme d’organisation, la volonté des communistes de le faire vivre et de le renforcer. C’est tout le sens de ma candidature.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 18:59

Les questions sont du journaliste. On remarquera quelques différences avec le retraitement final en article dans l'Humanité datée du 3 juin 2011.

 

Question n°1 : Si votre candidature est retenue, quelle campagne pensez-vous mener ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Ne soyons pas naïfs ! La décision est prise depuis longtemps par la direction du PCF : en 2012, ce sera le Front de gauche et par conséquent Mélenchon.

Pierre Laurent l’a annoncé lui-même. Les marchandages avec le Pg ont lieu en dehors du Parti, même du CN.  Les communistes ne disposent pas des éléments du débat dans une consultation ficelée d’avance. Le congrès a été reporté et aucun programme communiste n’a été élaboré. Comme « nouvelle façon de faire de la politique », le Front de gauche, c’est d’abord la négation du point de vue communiste et de la démocratie !

Mais, visiblement, la direction du Parti se défie de l’avis des communistes. S’effacer derrière le Mitterrandien, le Maastrichien, le politicien Mélenchon serait le choix de la raison ? En effet, nous avons déjà donné !

Ma candidature, présentée collectivement, qui sera maintenue jusqu’au vote interne, entend montrer aux communistes, mais aussi aux travailleurs qui sont à l’avant-garde des luttes, aux jeunes à la recherche d’une alternative anticapitaliste, que des forces existent pour faire vivre leur parti, le PCF, suivant sa raison d’être dans la lutte des classe. L’attente est forte d’un langage clair et offensif: je l’ai constaté dans tous mes déplacements. La référence à Georges Marchais revient souvent. 

 

Question n°2 : Si votre candidature n’est pas retenue, quelle attitude allez-vous observer ?

 

Emmanuel Dang Tran.

Il ne sera pas question pour nous de nous intégrer dans le dispositif de campagne de Mélenchon, de nous fondre dans les structures électorales du Front de gauche, constituées pour supplanter le PCF. Pas question non plus de suivre tel ou tel autre aventuriste. Mélenchon, c’est du « gauchisme institutionnel », du « réformisme radical » : rien qui permette de faire vraiment reculer la politique au service du capital.

Dès 2011, avant 2012, la priorité pour les communistes est de faire progresser des propositions de rupture pour transformer le rapport de force qui existe dans le pays et dans les luttes.

On l’a vu pour la défense de la retraite à 60 ans, s’enfermer avec le Front de gauche dans la perspective de l’alternance, d’une nouvelle gauche plurielle « tirée à gauche », bloque le rassemblement populaire. Pour les salaires, pour la réponse aux besoins, pour les services publics, il faut briser le consensus Droite/Ps, tel qu’il se manifeste pour l’UE du capital. Nos propositions, nos actions doivent fondamentalement la remettre en cause, remettre en cause l’euro, la PAC… et non s’y résigner avec le PGE et la CES.

Les communistes, malgré le choix imposé du Front de gauche, doivent pouvoir travailler à un programme communiste partant des luttes.

Faire vivre le parti historique des travailleurs en France, sa théorie, sa forme d’organisation révolutionnaires: c’est une nécessité d’aujourd’hui. Donc, d’ici 2012, notre choix, c’est de renforcer le PCF.

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