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  94430 Chennevières-sur-marne
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 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 12:17

RECESSION POUR LES SALARIES

CHAMPAGNE POUR LES BANQUIERS?

ENSEMBLE RIPOSTER ET IMPOSER D'AUTRES CHOIX


Le capitalisme n'est pas la solution! C'est le problème.


Récession


Les experts du capitalisme diagnostiquaient des problèmes psychologiques et de
confiance qui nous empêchaient de sortir de la crise. L'INSEE vient de publier
sa note de conjoncture et annonce pour la première fois la récession.
Malgré les « plans » et les discours de Nicolas Sarkozy, malgré les milliers de
milliards d'argent public (le nôtre) investis en France, en Europe et dans le
monde, pour sauver les banques, cette annonce montre bien que la crise n'est
pas derrière nous. Elle contamine tous les secteurs de l'économie.
300000 emplois en moins?
Les annonces de plans de licenciements, de chômage partiels se multiplient.
125000 emplois ont été détruits lors des six derniers mois et 191000 sont
pronostiqués au premier semestre 2009. Le gouvernement et le MEDEF
conseillent aux salariés de renoncer à toute augmentation des salaires. Le projet
du travail du dimanche est toujours dans les tiroirs malgré le recul imposé par
les mobilisations.

Ils veulent nous faire payer leur crise.


Pendant ce temps là...
Les actionnaires vont bien, merci pour eux. Renault a versé 1 milliard de
dividendes en 2008 et met ses salariés en chômage partiel. La direction de
Valéo a prévu une augmentation de 241% des dividendes des actionnaires pour
le dernier trimestre et annonce un plan de suppression de 5000 postes. Pour
Arcelor-Mittal 4 milliards de dividendes cette année vont avec 9000
suppressions de postes. Le groupe américain Molex réserve 200 millions de
dividendes et programme la délocalisation de son usine de Haute-Garonne vers
la Slovaquie pour juin 2009. Les banques françaises se réjouissent : les 10,5
milliards d'euros reçus par l'Etat vont permettre de maintenir le niveau de
rétribution des actionnaires.
L'arnaque à 500 millions d'euros de Bernard Madoff, après l'affaire Kerviel, est
à la fois digne des plus grands escrocs et révélatrice de la folie financière.
EDF rachète Constellation, une entreprise américaine mouillée jusqu'au cou
dans la crise financière pour 4,5 milliards de dollars.
Les actionnaires se servent de la crise pour programmer de nouvelles économies
sur le « coût » du travail pour développer encore leurs dividendes.
C'est la nocivité du capitalisme qui se démontre jour après jour.
Augmenter les salaires, développer les services publics et la
protection sociale, ce n'est pas un problème! C'est la solution.

Le courage de faire du neuf


Commencer tout de suite à transformer le système qui nous mène au bord de la
catastrophe, c'est possible, urgent et nécessaire. Il faut des mesures pour reconstruire
une économie qui permette des conditions de vie digne pour chacun, où l'avenir ne
serait pas synonyme d'angoisse. Le Parti communiste français y a travaillé lors de son
dernier Congrès.

Parmi les propositions pour sortir de la crise:
  • Augmentation des salaires et des pensions seule solution pour faire
redémarrer l'économie
  • Plan de développement et de modernisation des services publics pour
écarter les biens communs de la voracité des actionnaires
  • Plan de relance et refonte des politiques industrielles au niveau européen
  • Créer un pôle public du crédit autour de la Banque des Dépôts etConsignations, des Caisses d'Epargne, d'Oseo et de la Banque Postale
pour impulser une politique de crédit aux entreprises favorisant,
l'investissement utile, l'emploi, la formation et l'augmentation des
rémunérations, pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative
Se rassembler pour débattre, riposter et imposer d'autres
solutions

Le Parti communiste va mettre toutes ses forces dans ce combat.
Les forces de gauche, les syndicats, les associations et les citoyens ont besoin
de se retrouver pour débattre des solutions pour sortir de la crise et tout de suite
riposter aux mesures Sarkozy qui aggravent la crise et envoie tout le monde,
sauf les actionnaires, dans le mur.


Le 29 janvier la manifestation unitaire pour la défense de l'emploi opublic et
privé, le pouvoir d'achat, la défense de la protection sociale et des services
publics de qualité comptera.


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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 13:07
Cher(e) Camarade,

Comme je vous l'indiquais dans ma lettre du 8 janvier, je vous propose que nous nous retrouvions pour une rencontre nationale des communistes de France :

Samedi 31 janvier 2009
De 9 h 30 à 17 heures


à l'école du Centre,
43, bd Laurent-Gerin -69200 Vénissieux

Le 34ème congrès du PCF a été marqué :

- par la volonté de plus en plus fortement affirmée des communistes de faire vivre un parti communiste de combat en France

- par un durcissement sectaire de la direction, arc boutée sur une ligne d'abandon de l'identité communiste.

La contradiction qui se tend entre les militants et les dirigeants porte en elle à la fois des dangers et des possibles. Notamment la préparation des élections européennes doit attirer toute notre attention.

Il est donc plus que jamais impératif que nous organisions pour rassembler les communistes de France.

L 'ordre du jour de notre réunion doit porter sur :

-Le bilan du congrès du PCF
-L'analyse des différentes luttes et mouvements dans le pays
-La définition d'une stratégie de reconquête du PCF d'ici le prochain congrès
-La mise sur pied d'une organisation et d'une coordination nationale
-La désignation d'un collectif de travail


Pour mener le combat contre le capitalisme et la droite, nous avons besoin de communistes motivés qui puissent s'appuyer sur un socle solide, durable, offensif.


Fraternellement.
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 12:24

Le plan d'urgence du PCF face à la crise

Pierre Laurent et Marie-George Buffet ont présenté, hier, un « plan d'urgence contre la crise » et annoncé trois journées nationales d'action, les 22, 23 et 24 janvier prochain.

Comme décidé au Conseil national du PCF réuni vendredi, sa direction exécutive a présenté, hier, les grands axes de son plan d'urgence économique et sociale. « Cela fait maintenant trois mois que Nicolas Sarkozy prétend combattre la crise, et cela fait trois mois que les conséquences de la crise s'aggravent, que les vagues de licenciement déferlent, que le pouvoir d'achat dégringole », a constaté Pierre Laurent lors d'une conférence de presse, hier, au côté de Marie- George Buffet, au siège du PCF.

ACTIONS DANS DES DIZAINES DE SITES

« Face à cet état d'urgence, les annonces gouvernementales ne sont susceptibles ni de prévenir les conséquences à venir de cette crise, ni de traiter ses racines », estime Pierre Laurent, pour qui les 428 milliards dégagés depuis l'automne réalimentent la pompe à spéculation. « Tous les experts reconnaissent que ce plan est l'un des moins ambitieux des pays capitalistes. Et surtout il ignore totalement la relance du pouvoir d'achat. » De surcroît, « le gouvernement poursuit une politique de "réformes" qui a des effets dépressifs extrêmement graves sur l'investissement et l'emploi public », notamment à l'hôpital, tandis que « les collectivités locales sont asphyxiées  ».
Pour lui, « ce n'est pas aux salariés de payer la crise des marchés financiers ». « En finir avec les politiques d'écrasement des dépenses publiques et sociales aurait le double mécriants et de créer les conditions d'une relance intérieure saine ». Le Parti communiste appelle donc « ses militants à être de toutes les ripostes, et à y porter des choix politiques alternatifs » pour « mettre à contribution les profits et les dividendes, et mettre sous protection les salaires et l'emploi » et « relancer l'investissement public et privé ». Pierre Laurent a annoncé « trois journées de mobilisation nationale les 22, 23 et 24 janvier, devant des dizaines de sites touchés par les suppressions d'emplois, devant des sièges de grandes banques, devant des grands centres commerciaux », pour « organiser l'action avec les salariés » et populariser ce plan d'urgence.

RENCONTRES À GAUCHE ET AVEC LES SYNDICATS

Mais le PCF ne compte pas s'arrêter là. « Ce constat qui est le nôtre est de plus en plus partagé dans le pays », analyse Pierre Laurent, soulignant « la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier » et « le ton plus combatif à gauche, après avoir été parfois bien seuls à appeler à la riposte ces derniers mois ».
Afin de « favoriser les convergences  », le PCF entend donc « rencontrer dans la prochaine période les formations politiques de gauche, les organisations syndicales, les associations  » pour échanger « sur la situation et les actions à envisager  ».
Par ailleurs, les communistes seront de toutes les luttes déjà décidées, avec le 24 janvier « un temps fort sur la question de la santé et de la situation hospitalière » pour exiger le retrait de la loi Bachelot. Un quatre-pages sera édité à cette occasion à plus d'un million d'exemplaires. Enfin, au lendemain de ces trois journées d'action, « nous poursuivrons notre mobilisation durant la semaine de la mobilisation syndicale unitaire du 29 janvier, à laquelle nous apporterons tout notre soutien ».

Sébastien Crépel

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 13:31
décidemment MGB pratique comme du bon vieux tmps des collectifs anti libéraux avec le succès que l'on connait !

PCF: l'opposition exclue de tous les postes de responsabilité !

Le 9 janvier 2009

Marie-george Buffet vient d'exclure l'opposition des postes de responsabilité nationale alors que celle-ci avait obtenu pas moins de 40% des votes des communistes au mois d'octobre ! Elle vient d'annoncer la création d'une direction collégiale on ne peut plus rabougrie. Cette direction, qui n'a d'ailleurs de collégial que le nom, entre en contradiction et en divorce avec la majorité des adhérents. Ayant rencontré à deux reprises en tête-à-tête Marie-George Buffet au mois de novembre et décembre, je lui ai proposé de prendre à tous les étages nos responsabilités.

Je suis bien obligé de constater que l'opposition est victime d'une purge et d'une mise à l'écart décidées lors du dernier congrès. Des communistes ne sont pas respectés dans leur souveraineté. Aujourd'hui, ils sont traités par le mépris et brutalement écartés sans
explication. Cette situation est de mauvais augure. Il est à craindre que la politique d'abandon, de dissolution du PCF continue, comme tend à le prouver la démarche des élections européennes.

Il est quand même incroyable que les refondateurs, les « Huistes » et l'équipe de Gayssot, qui sont minoritaires, soient présents aux postes de direction. Est-ce une nouvelle histoire sans parole ? Certainement le retour de pratiques d'une époque révolue après un mois
d'hibernation dans le débat public du pays.

André GERIN
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 22:04
Alain Bocquet veut mettre les dividendes à contribution La proposition de loi présentée par Alain Bocquet, député communiste du Nord, vient à peine d'être déposée à l'Assemblée nationale. Elle entend répondre à une situation d'"urgence" alors que des dizaines de milliers de salariés sont actuellement contraints à des périodes de chômage technique entraînant une diminution de leurs salaires. Elle consiste à affecter prioritairement les sommes distribuables en dividendes aux actionnaires à la garantie des rémunérations des salariés subissant une perte due à la réduction d'activité de l'entreprise.

"Il y a les fauteurs de crise et les profiteurs de la crise, et souvent ce sont les mêmes, s'insurge le maire de Saint-Amand-les-Eaux. Ce n'est pas au monde du travail de régler la facture de la faillite de ce système." Certes, la proposition, en l'état actuel des rapports de forces au Palais-Bourbon, n'a guère de chances d'être inscrite à l'ordre du jour prioritaire.
Encore moins d'être adoptée. Tout au plus le groupe de la Gauche démocrate et républicaine pourra-t-il l'inscrire dans une "niche" parlementaire à sa disposition et, après un tour de discussion générale, elle sera repoussée, la majorité considérant qu'il n'y a pas lieu à délibérer.

Elle n'en répond pas moins à des interrogations croissantes chez les parlementaires, y compris dans la majorité. Comment admettre que soient mis en oeuvre des plans de soutien à des secteurs industriels, au premier rang desquels l'automobile, d'encouragement au chômage partiel, alors que, parallèlement, les "marges" des entreprises sont préservées, quand elles ne progressent pas ? Dans les milieux sociaux, et même dans les sphères gouvernementales, certains avouent redouter que le contexte de crise ne serve de prétexte à des opérations de restructuration afin de conserver les taux de rendement pour les actionnaires.

"Chômage partiel, (rémunération d')actions partielles", est un mot d'ordre qui se répand dans les entreprises en proie aux fermetures temporaires. M. Bocquet dit avoir reçu de nombreux "encouragements" de la part des salariés et de leurs représentants qu'il a rencontré, la région Nord-Pas-de-Calais étant fortement touchée en matière de licenciements et de chômage technique. Après quatre semaines de cessation d'activité, les salariés de Renault-Douai viennent à peine de reprendre le travail.

S'il revendique "une initiative personnelle", le député n'en nourrit pas moins l'espoir que cette proposition circule "pour en faire une sorte de référendum d'initiative populaire".
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 20:58

Nicolas Sarkozy en tournée au Proche-Orient : Ce qu'il doit dire et proposer


Mis en ligne : 5 janvier

La France doit exiger l'arrêt immédiat de l'offensive terrestre, le retrait des troupes israéliennes de Gaza et la cessation des bombardements. Il n'y a pas d'issue dans l'escalade militaire et dans la guerre.

Les autorités françaises ayant affirmé qu'il n'y a pas de solution militaire, Nicolas Sarkozy doit en tirer jusqu'au bout les conséquences en tenant un langage de fermeté et en s'appuyant avec détermination sur le droit international et en appelant le gouvernement israélien à abandonner la logique de force.

Nicolas Sarkozy doit montrer que la France est capable de choix politiques courageux, de prendre de la hauteur en appelant à traiter vraiment les causes réelles de la crise. C'est d' abord le blocus de Gaza qui a conduit 1,5 million de Palestiniens à vivre, ou survivre, depuis des mois, sans le minimum vital décent dans des conditions sociales insupportables. Ce blocus inhumain doit être levé sans condition. L'agression israélienne n'a fait qu'ajouter au désastre humanitaire.

C'est aussi, et surtout, depuis des années, le refus systématique d'Israël d'appliquer les résolutions de l' ONU, avec la poursuite sans relâche de la colonisation y compris à Jérusalem, avec la construction du mur d'annexion. C'est cette politique qui a provoqué l'impasse politique et sécuritaire, la situation de tensions et de violence. Nicolas Sarkozy doit exiger d'Israël le retour à la légalité internationale et à un processus politique.

Premièrement, en parlant avec le Hamas pour trouver avec lui les arrangements de sécurité nécessaires et les conditions d'une trêve permanente à Gaza. L' Union européenne doit obtenir l'ouverture des points de passage entre Gaza et l' Egypte. Elle doit prendre l' initiative de l'envoi, sous l' égide des Nations Unies, d'une force robuste pour la protection des Palestiniens et pour la sécurisation. Toutes les conditions de l' entrée l' aide humanitaire doivent être réunies immédiatement.

Deuxièmement, les autorités israéliennes doivent travailler avec l' Autorité palestinienne et l' ensemble des Palestiniens à enclencher de nouvelles négociations de paix crédibles, réellement encadrées par un mécanisme de surveillance international, dans le respect de la Charte et des résolutions des Nations-Unies, dans l'esprit de l'initiative de paix arabe qui propose une normalisation durable et la paix contre l'évacuation des territoires occupés depuis 1967.

Troisièmement, à défaut d'un engagement clair des autorités de Tel Aviv dans cette voie et dans celle d' une politique de démantèlement des colonies, la France et ses partenaires européens, s'engageront dans une politique de sanctions à l'égard d'Israël, notamment en application de la résolution du Parlement européen d'avril 2002, demandant la suspension de l'accord d'association UE/Israël tant qu' Israël ne respecte pas les Droits de l' Homme. Le rehaussement du statut d'Israël dans le cadre de cet accord, décidé récemment par la Présidence française de l' UE contre l'avis du Parlement européen, doit évidemment être abandonné immédiatement.

Parti communiste français

Paris, le 5 janvier 2009.

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 12:05

Tzipi Livni adoubée par Nicolas Sarkozy

PALESTINE . La ministre israélienne des Affaires étrangères, qui refuse tout cessez-le-feu, a été reçue hier en grande pompe à l'Élysée.

Nicolas Sarkozy, beaucoup plus prompt à intervenir dans le Caucase qu'au Proche-Orient, se rend lundi dans cette région, plus d'une semaine après le déclenchement de l'opération israélienne qui a déjà fait plus de 400 morts, pour « chercher les chemins de la paix ». Un chiffre dépassé à peine écrit et pulvérisé lorsque vous lirez ces lignes. C'est que les raids aériens ne connaissent pas de répit. Si, le premier jour, en déversant plus d'une centaine de tonnes de bombes sur la bande de Gaza, Tel-Aviv a expliqué qu'il ne visait que les infrastructures du Hamas, aujourd'hui plus rien ni personne n'est à l'abri de cette volonté de tuer et de détruire.

l'ONU parle de 25 % de pertes civiles

Tous les témoignages qui nous parviennent (la zone est bouclée et l'accès interdit aux journalistes, ce qui laisse présager le pire quant au véritable bilan humain et ne peut que faire trembler si une opération terrestre est lancée) montrent que les frappes visent maintenant les établissements religieux, les immeubles d'habitation et les centres d'enseignement. Israël peut bien se féliciter du « grand succès en matière d'objectifs atteints » surle plan militaire, l'ONU parle de 25 % de pertes civiles, soit plus de 100 personnes. Côté israélien, les tirs de roquettes ont fait trois morts civils. Même si un mort civil est un mort de trop, peut-on décemment faire la comparaison ?

Nicolas Sarkozy, bien silencieux jusque-là, lui qui se sent habituellement obligé d'intervenir sur tous les fronts, cherchait sans doute le moyen d'apparaître sur la scène sans porter préjudice à ses amis israéliens. La chose n'était pas aisée si l'on considère le mépris avec lequel Tel-Aviv a répondu aux « propositions » des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE), et particulièrement au ministre français Bernard Kouchner, qui osait parler de « cessez-le-feu humanitaire » de 48 heures. Rien de bien terrible en termes politiques. Mais même cela va trop loin. La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a vertement répondu aux impertinents. « Il n'y a pas de crise humanitaire dans la bande, et par conséquent pas besoin de trêve humanitaire », a-

t-elle déclaré dans un communiqué diffusé par son ministère alors qu'elle se trouvait en France. « Israël apporte une aide humanitaire globale à la bande de Gaza (...) et l'a même accrue aujourd'hui. » Fermez le ban. Peu importe que 46 % des enfants de la bande de Gaza souffrent d'anémie et que 80 % des Palestiniens de cette zone vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Dans le même temps, soucieuses de préserver ses appuis et consciente du fait que, dans les pays d'Europe, les manifestations contre l'opération israélienne rassemblent de plus en plus de monde mettant les gouvernements en porte-à-faux, Tzipi Livni est venue au-devant de Sarkozy. Elle était reçue hier à l'Élysée. « Je pense que la France, avec le rôle que joue son président dans la lutte contre le terrorisme, pourra apporter quelque chose », a-t-elle lancé avec condescendance, tout en plaçant son pays dans la « lutte contre le terrorisme » si chère à Paris et à Washington. « Le président Sarkozy connaît bien la situation et la complexité dans notre région, il comprend la nature de la menace à laquelle Israël est confronté », a ajouté la ministre des Affaires étrangères israéliennes à sa sortie de l'Élysée.

Peu à peu se dessine un scénario comme on l'a connu au moment de l'agression contre le Liban, à l'été 2006. L'argument invoqué d'abord, qui est toujours celui d'Israël agressé. Occupation des territoires palestiniens, occupation des fermes de Chebaa en territoire libanais, occupation du Golan syrien, rien ne compte visiblement. La réminiscence de l'été 2006 n'est pas déplacée. Le feu roulant qui est déclenché au mépris des populations civiles est bien une marque israélienne. Au sein de l'état-major, certaines déclarations ne laissent pas place au doute :

il s'agit pour les militaires d'effacer la défaite de l'été 2006 et de redonner à l'armée israélienne tout son panache et de montrer que sa puissance est intacte.

un projet

de résolution

Enfin, le scénario se répète aux Nations unies. Mercredi soir, la Libye a déposé devant le Conseil de sécurité un projet de résolution. Le document appelle à « un cessez-le-feu immédiat et à son respect absolu par les deux camps » et demande la protection des civils palestiniens, l'ouverture des points de passage de la bande de Gaza et « la pleine restauration du calme ». Il dénonce en outre « le recours excessif, disproportionné et indiscriminé à la force par Israël », mais ne fait allusion aux tirs de roquette des activistes palestiniens que par une référence à la « détérioration de la situation dans le sud d'Israël ». C'est ce dernier point qu'ont utilisé les pays occidentaux pour refuser le projet, estimant qu'il fallait parler explicitement des tirs de roquettes. Ce faisant, le Conseil de sécurité s'est terminé sans aucun vote, permettant ainsi à Israël de poursuivre son offensive. Gageons que les États-Unis et les Européens accepteront un vote lorsque le signal leur sera donné par Israël. Au moment où le (sale) travail sera terminé.

Pierre Barbancey

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 14:51
Le 29 décembre 2008

Cher(e) Camarade,

Avec qui mener le combat après le 34ème congrès du PCF ?

Avec tous ceux qui veulent que le PCF demeure une force politique nationale capable de rompre avec le modèle de société capitaliste, une force politique capable de diriger la France pour construire un autre modèle de société : le communisme du 21ème siècle. Il y a des attentes fortes dans de nombreux milieux sociaux, syndicaux et intellectuels.

Les forces existent pour régénérer le PCF. Des dizaines de milliers de communistes pourront ré-adhérer. Des dizaines de milliers d'hommes et de femmes des classes populaires ont plus que jamais leur place comme adhérents. La préparation du congrès a mis en lumière des potentialités immenses. Il nous faut tendre la main à tous les communistes, sans a priori, en prenant appui sur le fait majoritaire, en menant avec conviction le débat et le combat politique et idéologique, en prise avec les réalités de la vie.

Il est important de préciser un certain nombre de choses qui sont liées au
congrès.


- Les refondateurs qui s'appellent maintenant « communistes unitaires » ont décidé d'avoir un pied dedans et un pied dehors. Organisés depuis octobre 1989, avec Charles Fiterman, ils mènent le combat depuis 20 ans pour réduire le PCF à une organisation politique de second plan. Ils se sont mis à découvert en annonçant leur vrai objectif : créer une autre force politique. Mais ils n'ont surtout pas pris le risque de se compter lors des votes des 29 et 30 octobre. L'initiative du 13 décembre, à la Défense met à jour leur méthode : créer des fractures pour handicaper au maximum le PCF. Il faut également se rappeler que les refondateurs ont toujours été partie prenante des choix stratégiques et associés aux postes à responsabilités depuis le congrès de Martigues, en 2000. Il y a une continuité, malgré les déclarations et les apparences, de leur engagement au 30ème, 31ème, 32ème, 33ème et peut-être même indirectement au 34ème congrès.

- Robert Hue dit que la mutation s'est heurtée « à une culture communiste enfermée, consciemment ou inconsciemment dans un modèle politique inadapté et conservateur ». Il annonce son départ du conseil national en confirmant qu'il met en cause la forme « parti » et en dénonçant le fétichisme du mot communisme. Il va jusqu'à nous sermonner en assurant que la gauche plurielle ce n'était pas si mal que cela ! Avec ce que dit Robert Hue, nous ne sommes pas loin du grand parti unique de la gauche dont rêve le Parti socialiste.

- Il faut regarder de près les propositions faites au conseil national par Marie-George Buffet et la direction sortante. Avec les élus de la liste conduite par Marie-Pierre Vieu, ceux qui sont favorables à la poursuite de la mutation et à la création d'une autre force politique sont toujours majoritaires à la direction nationale alors qu'ils sont minoritaires dans le parti.

- Nous étions en droit d'attendre de la part de Marie-George Buffet des explications, des mises au point, voire des prises de distance avec les refondateurs et ceux qui veulent poursuivre la mutation. Il n'en est rien. C'est le silence dans lequel on ressent une certaine gêne et la marque d'un mépris pour les représentants des deux textes alternatifs qui ont obtenu 40 %. La logique du tri sélectif pour la désignation des délégués au congrès a servi la soupe aux refondateurs et aux huistes, gayssotisés. On l'a vu à la commission des candidatures et dans les votes des listes pour marginaliser ceux qui refusent les abandons, les reniements opérés depuis 15 années.

J'ai dit que nous étions au milieu du gué (endroit d'une rivière où l'on peut passer sans perdre pied).

A la fois, il y a le chemin parcouru depuis Martigues. N'oublions pas le rôle pionnier de la fédération du Pas-de-Calais pour mettre les pieds dans le plat, avec à sa tête, pour commencer, Rémy Auchedé et surtout, ensuite, Jean-Claude Danglot.

A la fois, il reste énormément à faire. Nous devons examiner de manière précise et détaillée, département par département, au vu des résultats d'octobre, comment engager à la base, dans les fédérations, une stratégie de reconquête, pour que le PCF revive et retrouve ses couleurs. Nous avons à réfléchir à des initiatives publiques interdépartementales.

A l'impossible nul n'est tenu. Le chemin à parcourir devient plus exposé mais peut-être plus productif. La question n'est pas de savoir si nous avions raison. La question clé, c'est le  respect de la souveraineté des communistes. Nous devons tenir notre ligne de conduite, sans naïveté, avec lucidité devant toutes les chausses trappes qui seront sur notre route. Ce congrès a redonné l'espoir. Ne boudons pas notre plaisir. En même temps nous sommes mieux en mesure d'apprécier la situation, les rapports de forces et les enjeux liés à l'appareil et à l'équipe dirigeante. Notre potentiel est immense. Faisons-le fructifier avec soin dans le respect de la diversité territoriale et personnelle. Les communistes doivent être unis dans l'action mais pas dans l'abstraction, avec comme objectif central, l'engagement militant pour un parti communiste de combat.

Comment mener le combat


Ne nous laissons pas voler les votes des 29 et 30 octobre. Notre socle, notre ligne de mire, notre crédibilité, notre légitimité : c'est d'exiger en permanence le respect de la souveraineté des communistes. Nous devons renforcer notre cohésion issue de l'épreuve du congrès. La vie nous donne raison. Poursuivons, en appréciant que le temps peut nous être compté, en étant mobilisés dans les mois qui viennent, pour la préparation du prochain congrès afin d'atteindre l'objectif que les communistes reconquièrent leur parti jusqu'à la direction nationale.

Nous devons battre dans la vie, dans les luttes, la ligne réformiste d'abandon et de reniement en travaillant d'arrache-pied les idées neuves d'un projet révolutionnaire pour la France du 21ème siècle. Dans notre démarche nous portons la modernité. A nous de surprendre toujours avec l'objectif d'unir les communistes dans l'action avec la passion du débat.

Ce chantier commence dès maintenant. Je vais faire au début de l'année des propositions dans ce sens. Il serait bien d'en parler, d'échanger pour les suites à donner.

Reçois, Cher(e) Camarade, mes fraternelles salutations.

André GERIN
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 12:11
La CFDT contre les intermittents lundi 15 décembre 2008
par Aline Pailler
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Décidément la CFDT a décidé de faire dans le juridique !
Non pour s'attaquer au MEDEF mais aux militants qui ne demandent qu'à mieux vivre, tout simplement !
En attendant le procès des militants CFDT de Lenoir et Mernier dans les Ardennes, avait lieu ce jeudi celui de Ludovic Prieur de la coordination des précaires d'Ile de France et de Michel Roger de Jolie Môme, (qu'on ne présente plus ici), tous deux en lutte contre la précarité et qui étaient venus demander à la CFDT les raisons de sa signature d'un accord dans une profession où elle représente au maximum 3% des salariés...
Au vu de ce que nous en raconte Aline, il en est qui ne craignent ni le ridicule, ni l'incohérence...ni même l'indéfendable...

Le résultat du procès intenté par la CFDT à Michel Roger et Ludovic Prieur est un enjeu politique considérable. En ce sens, je préfère me concentrer sur les plaidoiries des avocats et la réquisition du procureur, plutôt que de détailler les faits reprochés ou les interventions des témoins de la CFDT.
J'ai peut-être aussi envie d'être charitable avec les trois quarts des témoins de la CFDT qui s'embourbaient dans des réponses floues (pour ne prendre qu'un exemple, alors que l'on est salarié de la CFDT, on semble ne pas se souvenir de la manière dont est faite la porte, si elle est large ou pas, si elle s'ouvre à la demande ou s'il y a un système électronique etc...). Je veux entendre dans cette gêne visible des témoins, ce qui s'apparente plus au malaise des lâches qu'a de la peur (la honte ?) des traîtres. Quel aveu que cette présence musclée et arrogante du service d'ordre de la CFDT devant les portes de la salle d'audience ! Quel réconfort pour les intermittents et précaires que cette longue file chaleureuse d'amis venus les soutenir !

Revenons donc aux enjeux d'un verdict qui sera prononcé le 22 janvier 2009 à 13h30.

Ces enjeux sont présents dans les nombreux témoignages des chômeurs, précaires et intermittents. Je citerai plus longuement deux témoins dits de « moralité ».
En premier lieu, le syndicaliste CGT, Charles Hoareau : « Je connais la Compagnie « Jolie Môme » depuis longtemps par leurs spectacles. Ce sont des artistes qui défendent leurs convictions avec sérénité et force.(...) La loi du 4 août 2008 donne raison a posteriori à ceux qui sont aujourd'hui accusés puisque, depuis cette loi, la CFDT ultra minoritaire dans ce secteur ne pourrait plus signer les accords que les intermittents, chômeurs et précaires dénoncent ! (...) Je ne comprends pas l'attitude de la CFDT. Elle-même avait occupé Carrefour à Marseille pendant 14 jours. Peu après, F. Chérèque en personne est venu au magasin pour donner raison aux grévistes !(...) Si, chaque fois qu'il y a 2 heures d'occupation, on devait venir devant les tribunaux, ils seraient encore plus encombrés qu'aujourd'hui ! ».

André Chassaigne, député- maire de Saint-Amant-Roche-Savine, a rappelé ses liens avec la Compagnie « Jolie Môme » qui est en résidence depuis treize étés dans sa commune. « Les comédiens ont établi un contact chaleureux, respectueux et solidaire avec les habitants (des vieux, des montagnards, des paysans peu politisés, des jeunes qui ont choisi les voix artistiques grâce au travail de la compagnie avec les habitants etc...). J'ai été époustouflé en apprenant que le metteur en scène était poursuivi devant les tribunaux par la CFDT, alors même que la compagnie soutient très souvent les actions de la CFDT dans le département ! » André Chassaigne sort alors un document dont il va lire de larges extraits et provoquer ainsi applaudissements et rires, partagés par la présidente qui acceptera le document dans les pièces du dossier.

« Ce 8 pages en quadrichromie de la CFDT relate la lutte de DAFTA en 2006 : 4 occupations menées par la CFDT dont 24 heures de retenue du Conseil de direction ! J'étais à leur côté, je suis là sur la photo ! S'il y avait une sanction, ce serait grave ! On doit respecter ces formes de lutte. Si l'entreprise EURODEC avait traîné la CFDT devant les tribunaux, j'aurais été à ses côtés. Je suis profondément désolé de devoir témoigner aujourd'hui contre un syndicat que je respecte par ailleurs ! »

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Avant l'audience une partie de la foule qui se presse devant la porte

Maintenant les plaidoiries et d'abord le petit doigt qui pourrait changer la face du monde !

L'avocat de la CFDT a bien du mal à plaider « l'affaire » . Hormis ce petit doigt de la main gauche cassé qui a occasionné 55 jours d'ITT, il n'a rien ! Ce petit doigt pourrait nous dire peut-être combien coûte à la Sécurité sociale 55 jours d'ITT et combien les « partenaires sociaux responsables qui gèrent nos deniers » ont dû souffrir de voir dilapidé « l'argent des contribuables » puisque c'est ainsi qu'ils jugent souvent les indemnisations ou pensions des caisses de solidarité de notre système !
Bref, l'avocat a ramené à plusieurs reprises le petit doigt sur le devant de la scène pour justifier un flot de paroles paternalistes, méprisantes et revanchardes sur le statut des intermittents : « Ces gens qui ont un art consommé de la dissimulation », qui « ne déclarent même pas leurs associations ou coordinations en préfecture », qui ne savent pas « demander poliment un rendez-vous aux dirigeants de la CFDT », qui « n'ont pas de leader apparent car ils se dissimulent dans la masse indistincte » et qui « ne prennent aucun risque puisqu'ils n'envahissent pas les locaux de leurs employeurs ». Là, la salle comble du tribunal proteste en choeur en rappelant que l'on envahit aussi des plateaux de TV et autres lieux institutionnels ou patronaux, dans un éclat de rire général qui arrache un sourire à la présidente elle-même. Hargneux et méprisant, l'avocat rappelle « le milliard de déficit » et interpelle la présidente pour lui rappeler que « ce déficit est payé entre autres par votre bonne et par la caissière du supermarché » !

De peur sans doute que cela ne suffise pas il en rajoute : « des gens qui n'ont que le sarcasme aux lèvres », « des vrais et des faux, mais (paternaliste) ce n'est pas de leur faute tout à fait puisque leurs employeurs en profitent aussi » , « pour être intermittent point de sélection, pas de qualification requise »... Paternaliste encore, il précise que s'il n'y avait pas eu le petit doigt cassé, la CFDT n'aurait pas porté plainte et que, clémente (oserais-je miséricordieuse pour ce syndicat aux racines chrétiennes ?), elle ne souhaite qu'un rappel de la loi et pas d'inscription au casier judiciaire ! Puis, geignard, « la CFDT ne doit pas être un souffre douleur parce qu'elle signe des accords avec le MEDEF » !

Enfin il fait mine de s'interroger sur les conséquences d'une non condamnation sur les moyens dont devraient se doter la CFDT pour se protéger et émet l'hypothèse d'être obligé de faire comme « le PCF », « la CGT » et « même FO », à savoir avoir un service d'ordre constitué de « gros bras » munis de « manches de pioches »... (sic)

On le voit dans ce résumé, le fond de la plaidoirie n'est qu'un argumentaire justifiant la casse du statut d'intermittent, une tentative de faire peur par un amalgame à peine voilé entre les groupes dits de « l'ultragauche » et autres « comités invisibles » pourchassés depuis quelques semaines comme des terroristes. Va-t-il falloir déclarer en préfecture tout groupe informel, toute AG, tout citoyen qui réfléchit, proteste ou manifeste ?

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Le ministère public ne s'y trompe pas lorsque, magnanime, il demande, dans le droit-fil de ce que l'avocat de la CFDT proposait, une « application modérée de la loi » : « Coupables, pas d'amendes, car ils ont peu de moyens, mais une peine de prison avec sursis pour les empêcher de recommencer et leur faire comprendre que l'occupation n'est pas un outil et qu'il y a d'autres moyens pour se faire entendre. Je ne verrais aucun inconvénient si les juges proposaient de ne pas faire mention au casier n°2 car les prévenus peuvent avoir des contrats avec des organismes publics » ».

Maître Irène Terrel plaide alors le droit, l'affaire : « L'avocat de la CFDT reconnaît lui-même qu'on entre comme dans un moulin au siège de la CFDT ». Dès lors comment caractériser l'entrée, certes nombreuse, mais calme et sans violence, de « violation de domicile » ? _ Elle demande ensuite comment on pourrait se servir de « cette fable d'un homme jeté à terre, alors que plusieurs personnes sont tombées dans le mouvement de foule ». « On entre sans ruse, sans dégradation, naturellement, sans manœuvre ». La police, elle-même, a désavoué tout caractère de violence dans ses rapports : « Aucun coup n'a été porté et la blessure du petit doigt n'est due qu'à un mouvement de foule (...) Les locaux ont été évacués après concertation entre la CFDT et les manifestants, les intermittents quittent calmement les locaux, personne n'est interpellé ».
« Voilà la vérité des faits ! Pas d'élément matériel constitué concernant la violation car il ne suffit pas de pénétrer, mais encore faut-il démontrer que les moyens pour y pénétrer s 'apparentent à la violence ; d'ailleurs le juge d'instruction n'a pas poursuivi en la matière. Pas de saccage, pas de vol, personne n'est masqué, les forces de police n'ont pas à intervenir ! Quant au maintien sur place, il ne s'agit rien d'autre que d'attendre de pouvoir dialoguer avec des responsables, on discute, on attend une entrevue. Enfin, des gens de la CFDT apportent la réponse : ils ne seront pas reçus ! Alors, tout le monde repart tranquillement ! »
« Maintenant, l'élément intentionnel, je ne parle pas de mobile, car il s'agit d'une infraction intentionnelle. Le but était de rencontrer des responsables, de dialoguer, de demander des comptes sur les accords. »

Elle dénonce ensuite « l'acharnement judiciaire stupéfiant de la CFDT », elle regrette « ce triste procès, cette procédure choquante qui témoigne du mépris de la CFDT pour les demandes légitimes de dialogue, d'explication sur les accords signés sur le chômage, les retraites, le statut des intermittents. Ce refus de dialogue qui dure depuis tant d'années et maintenant cette plainte incroyable ! On traîne devant la justice des gens qui viennent pacifiquement demander des comptes. »

Maître Terrel alerte sur « la tentative de dévoiement du droit, une volonté de judiciariser, de diaboliser, de criminaliser les questions sociales, les rapports sociaux. Mais la question la plus grave est sans doute la question politique. Symboliquement votre décision sera, Madame la présidente, considérable. Les chômeurs n'ont pas le droit de grève et la CFDT se tire une balle dans le pied car, si votre décision dit que de telles actions non violentes, sans délit, sans séquestration, sans saccage sont un délit, alors on ôte un moyen de s'exprimer à tous ceux-là. Ne nous y trompons pas, si on criminalise, on ne fera pas peur, mais on durcira les rapports sociaux par cette judiciarisation.

Symboliquement, c'est grave, car on attend de vous quelque chose qui n'est pas de votre responsabilité : votre rôle est de sanctionner des délits, pas de réguler des tensions, des rapports sociaux ! Surtout en l'espèce, avec une affaire irrecevable en droit ! Car je le répète, il n'y a pas d'infraction pénale.(...) Il est important que, dans un temps de misère et de revendication, on ne se laisse pas aller à une sanction qui serait lourde de conséquences. Car vous êtes garant des libertés individuelles ». Irène Terrel lit alors un article de la Déclaration universelle des droits de l'homme avant de conclure : « Nous devons protéger les faibles qui n'ont rien fait. Vous ne pouvez pas les condamner. Quelle que soit votre décision, il y aura d'autres faits de ce genre. J'espère donc un jugement de droit ».

Ces cinq heures de procès ont permis un débat sur la question majeure de la liberté et de la nécessité, de s'organiser, de protester, de revendiquer, d'unir les luttes et de ne pas s'en tenir à une démocratie de plus en plus formelle qui ne nous représente plus. Une démocratie soumise aux seuls intérêts du capital. À ce titre, cela faisait sens d'être si nombreux à soutenir Michel et Ludovic et les copains qui s'étaient réunis sur le parvis du tribunal malgré le froid et la longueur des débats faisaient chaud au cœur. N'oublions pas que c'est une condition essentielle que de s'encourager, de se réunir et d'affirmer, de s'exprimer haut et fort sur ce que nous voulons tout autant que sur ce que nous refusons.

Il nous faudra être tout aussi nombreux pour regarder la justice dans les yeux lorsqu'elle prononcera son verdict le 22 janvier.

  Post Scriptum :

En médaillon, avant l'audience, André Chassaigne montre à Michel, coiffé de son sempiternel chapeau, le 8 pages de la CFDT

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 00:21
La grève au fond du puits
24-11-2008

 


1948, la grande grève des mineurs de France.(Photo Illustration / Frédéric Pauvarel / Pôle historique minier Gréasque)1948, la grande grève des mineurs de France.(Photo Illustration / Frédéric Pauvarel / Pôle historique minier Gréasque)Social. Le 4 octobre 1948, les mineurs de France cessent le travail. Ce mouvement d'ampleur nationale et durement réprimé par des violences policières, va durer neuf semaines.

1948. Depuis le 4 octobre, les mineurs de tous les bassins miniers de France sont en grève. Le 17 novembre, Gabriel Roucaute, député du Gard, monte à la tribune de l'Assemblée Nationale où se déroule un débat sur les mouvements revendicatifs du moment. "Mesdames et Messieurs mon intention, en interpellant le gouvernement, est de démontrer, d'une part, que M. le ministre de l'Intérieur a pris quelques licences avec les faits réels quand il a parlé de soi-disant intervention étrangère dans la grève des mineurs et d'autre part qu'il a de lourdes responsabilités dans les tragiques évènement du mardi 26 octobre à Alès".
    A la tribune du conseil national de son parti, M.Jules Moch avait en effet déclaré "la grève des mineurs a été décidée hors de France, elle est d'origine étrangère et des millions de francs vont à la CGT et au Parti Communiste pour l'entretenir et fomenter des troubles sociaux".
    Cette     dernière affirmation reprise dès le lendemain par une presse aux ordres, n'avait pas d'autre but que de cacher aux Français le sens de la lutte des mineurs et de jeter un voile sur la dureté de leurs conditions de travail. Elle devait également justifier les expéditions punitives, la mise en état de siège des localités minières... ainsi que les fusillades qui coûtèrent la vie à trois ouvriers à Merlebach, à Firminy et à Alès. Alors, comment et pourquoi le gouvernement français s'acharnait-il ainsi sur les mineurs alors que trois ans auparavant il les encensait ?


Les mineurs "au secours" de la France


    Retour en 1945. Cet hiver là, les Français risquent d'avoir froid, les trains de la SNCF de ne plus pouvoir circuler, l'industrie de ne plus fonctionner... Car malgré le dur labeur des mineurs le charbon manque déjà. Alors, dès le 17 mai, Robert Lacoste, ministre de la production industrielle demande aux salariés des bassins miniers d'augmenter encore la production sans quoi il prévient : "nous allons, au chômage généralisé et aux pires épreuves pour les malades, les enfants, les vieillards. Mineurs de France, on a besoin de vous pour que vive la France".
    Les mineurs redoublent donc d'effort. Le gouvernement, dans lequel figuraient des ministres communistes, leur accorde d'importants avantages matériels et institue le "Statut du mineur " et nationalise les mines.
    Mais au printemps suivant, la question du pouvoir d'achat se pose cruellement. L'augmentation des prix a largement dépassé les hausses de salaires. La CGT revendique une augmentation de 25% des revenus et dénonce les profits illicites. La colère gronde et le mouvement s'amplifie. Le 13 novembre 1947, la grève  touche la quasi-totalité des corporations. Plus de trois millions de travailleurs sont en lutte. La France et l'Europe, ruinées par la guerre et l'occupation nazie reçoivent alors l'aide américaine. Le plan Marshall est mis en œuvre de 1948 à 1952. Cette aide se fera moyennant des conditions politiques et des contre-parties économiques. "La guerre froide ayant commencée, la proposition américaine revient à demander à chacun de choisir son camp avec une carotte à l'appui" (1) "L'hégémonie des Etats Unis... qui s'exerça en faveur de la constitution d'un bloc" occidental anti soviétique vise à contenir, voire à "refouler" la contagion révolutionnaire en Europe... Le Plan Marshall encourage la création d'un marché unique du charbon et de l'acier (CECA). Ouvrant ainsi le marché français aux grands cartels monopolistes de l'Allemagne de l'Ouest et à l'importation massive des hydrocarbures qui aboutit à la fermeture de mines françaises. 


Contre la violation des lois
sociales


    Le 4 mai 1947, le socialiste Paul Ramadier, Président du Conseil, exclut du gouvernement, les ministres communistes qui défendent les revendications des travailleurs. Le 19 décembre, Léon Jouhaux quitte la CGT et créer Force Ouvrière. Pendant ce temps, le coût de la vie ne cesse d'augmenter : électricité + 19,5%, gaz +25%, charbon +22,5%... Et cela malgré les promesses faites par le gouvernement de stabiliser les prix. Comptant profiter de la division ouvrière, les gouvernements qui se succèdent, tentent  en vain, d'enrayer le mécontentement populaire. Les luttes des travailleurs gagnent en ampleur tout au long de l'année 1948  jusqu'à la grève nationale des mineurs, des mois d'octobre et novembre.
    La CGT demande alors l'ouverture de négociations. Le ton monte et l'union se réalise à la base. Les responsables syndicaux CGT, FO, CFDT et CGT du bassin houlier de l'Aveyron envisagent tous les moyens d'action "même de la grève générale pour faire aboutir ces légitimes revendications". Mais, le gouvernement se livre à une véritable provocation en prenant des décrets qui portent gravement atteinte au "statut du mineur". Les responsables syndicaux CGT, CFDT et FO de Molières sur Cèze publient alors un document s'élevant contre ces décrets qui constituent "une violation des lois sociales en vigueur (statut du mineur, droit syndical, sécurité sociale,  nationalisations des mines" et demandent l'annulation immédiate. Dans leur ouvrage "Ladrech", Claude Mazauric et Jacques Dartigue, considèrent que ces décrets furent "la première mise en forme de la politique anti-ouvrière qui suivit 1947".
    Au mois de septembre, la CGT lance une consultation nationale des mineurs qui votent à 89%, pour la grève. Le 1er octobre le conseil national de la Fédération Nationale des Travailleurs du Sous Sol, de la CGT, appellent tous les mineurs et similaires à  cesser le travail le lundi 4 octobre. La grève va durer jusqu'au 29 novembre. 


Georges Doumenc

Soixante ans après...
Soixante ans après avoir été licenciés manu militari par leur employeur après des mouvements de grèves massifs, d'anciens employés des Houillères du Nord-Pas-de-Calais s'en sont remis à la justice la semaine dernière  pour obtenir réparation.
Les dix-sept requérants, dont certains, décédés, sont représentés par leur famille, ont demandé au Conseil des prud'hommes de Nanterre de reconnaître le caractère abusif de leur licenciement, intervenu à une époque où le droit de grève était déjà inscrit dans la Constitution. A l'automne 1948, quelque 3.000 licenciements furent prononcés.
Conséquence immédiate pour les ouvriers: la privation de leurs indemnités de logement et de chauffage, alors prévues par la loi. Aujourd'hui, les  requérants, demandent pour chacun 60.000 euros de dommages et intérêts.
Le Conseil des prud'hommes rendra sa décision le 15 décembre prochain.


(1)Le dictionnaire historique et géopolitique du XXe siècle.





   



Après 60 ans, les mineurs au tribunal



Photo : DR

Les anciens mineurs des houillères du Nord-Pas-de-Calais licenciés pour faits de grève en 1948 et 1952 de­vront attendre pour obtenir une éventuelle réparation.

Le conseil des prud'hom­mes de Nanterre a préféré renvoyer au 26 juin 2009, après avoir constaté un désaccord entre ses membres. Un magistrat professionnel sera chargé d'intervenir pour mettre d'accord le juge des employeurs et celui des salariés et de leurs familles.

60 000 euros par employé

 

Dix-sept anciens mineurs - dont certains représentés par leur famille - avaient demandé le 19 novembre devant les prud'hommes de Nanterre, des réparations pour avoir été licenciés, alors qu'une loi de 1946 protégeait normalement le droit de grève. Certains avaient même effectué des mois de prison.

Chacun des anciens em­ployés demande 60 000 eu­ros de dommages et intérêts en réparation du préjudice aux Charbonnages de France et à l'Agence nationale pour la garantie des droits des mi­neurs, l'établissement public créé en 2004 pour prendre en charge les droits sociaux des mineurs lorsque l'activité de leur entreprise a cessé.

L'une des avocates des de­mandeurs, maître Emma­nuelle Boussard-Verrecchia, a trouvé "très regrettable que le conseil des prud'hommes ne soit pas parvenu à une décision qui rende justice aux anciens mineurs et qu'il faille encore attendre six mois".

Mathieu Pagura

Mathieu Pagura
Metrofrance.com, à Lille

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