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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:28

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"Fatigué de la crise? Vitaminez la gauche".

 

http://cocomagnanville.over-blog.com/10-index.html

 

Ce slogan d'une affiche du PCF des dernières élections régionales est tout d'abord choquant.

Par millions en France, nous ne sommes pas seulement "fatigués de la crise" mais nous perdons nos emplois, nos salaires baissent, nos conditions de travail se dégradent, notre couverture sociale se délite, notre santé est bradée au privé …

La crise (du capitalisme - formule oubliée dans l'affiche?) ne nous fatigue pas, on en crève!

Et plus encore dans le reste du monde où par centaines de millions, les enfants, les femmes et les hommes "vivent cette crise pour en mourir".

 

Cette crise, suffira-t-il de "vitaminer la gauche" pour en sortir? Non seulement rien n'est moins sûr mais, à mon avis, cette formule est un piège.

 

La gauche a une histoire … française.

 

 

Car la gauche, c'est avant tout - historiquement - la place qu'ont occupée à l'assemblée nationale les premiers députés de la Révolution française.

Pour aller vite, à droite les tenants de la monarchie (constitutionnelle ou pas), à gauche les tenants de la République (bourgeoise ou pas).

 

Ces députés n'ont pas été mandatés par leurs électeurs pour se placer ici ou là. Ils le font, une fois élus, en considération de leur rapport au pouvoir et des rapprochements qui leur semblent nécessaires pour pouvoir peser sur les décisions.

 

Dès le départ, la gauche est donc essentiellement le fait d'élus et elle ne se positionne pas pour ou contre un capitalisme naissant, voire encore moins, sinon à la marge (Gracchus Babeuf), pour une autre alternative.

Et, dès le départ également, les tenants du capitalisme (ou de la bourgeoisie) se retrouvent autant à gauche (République bourgeoise, suffrage censitaire) qu'à droite (recherche d'une réforme de la monarchie à l'instar de qui s'est fait en Angleterre un peu plus d'un siècle auparavant).

 

Autrement dit, la gauche ne s'est jamais définie comme un "appareil de valeurs" claires mais par son double rapport au pouvoir et au fait électoral pour, quoi qu'on en dise, "gérer la société".

 

 

Ne pas faire dire à la gauche ce qu'elle ne dit pas.

 

 

Dès lors, vouloir faire dire à la gauche ce qu'elle ne dit pas est dangereux.

Tout au long de son histoire, en France, en Europe et dans le monde, la gauche ne s'est jamais définie comme une force voulant construire une autre société mais plutôt comme un regroupement essentiellement électoral, souvent disparate du point de vue de ses objectifs.

Et ce n'est par hasard si les faits marquants de la gauche pour les citoyens français se résument souvent à: 1936, programme commun, 1981 - autant d'échéances électorales dans la perspective immédiate du pouvoir.

 

 

La gauche, c'est aussi ….

 

 

Bien entendu, il y a des valeurs plutôt portées par la gauche dans notre société: les aspirations à la liberté, à la justice, à l'égalité.

Mais c'est aussi au nom de ces valeurs que la gauche française - au lendemain de l'époque napoléonienne (soutenue massivement par la gauche d'alors - voir Victor Hugo et son "Napoléon le petit" pour qualifier Napoléon III) s'engage dans la colonisation pour propager "la liberté et la civilisation" alors que la droite d'alors - en opposition à ces mêmes valeurs d'ailleurs - s'y oppose.

C'est aussi en prenant prétexte de préserver ces valeurs - "autant que faire se peut" suivant le contexte historique - qu'à gauche, le parti socialiste vote les crédits de guerre puis participe au gouvernement lors de la première guerre mondiale, que le ministre socialiste Sérol condamne à mort les citoyens "coupables d'activités communistes" en avril 1940, que François Mitterrand (après avoir occupé la place de secrétaire d'état dans le gouvernement Pétain jusqu'en 1942) lance son fameux "l'Algérie c'est la France".

La gauche, c'est aussi le Parti radical - l'un des trois piliers du Front populaire de 1936 qui dès 1937, gouverne avec la droite et refuse, après Blum, toute intervention militaire en Espagne contre Franco et les nazis. Le Parti radical est aujourd'hui dirigé par .. Jean-Louis Borloo.

La gauche actuellement, c'est aussi dans de nombreux pays des gouvernements "gérants loyaux du capital' - Espagne, Portugal, Grèce .. - voire même attentatoires aux libertés - Côte d'Ivoire, Tunisie, Egypte dont les partis gouvernementaux sont ou étaient très récemment membres de l'internationale socialiste.

La gauche en France actuellement, c'est aussi Dominique Strauss Kahn - directeur du FMI -, Manuel Valls - remettant en cause l'idée même des 35 heures -, Martine Aubry - "créatrice des 35 heures" en échange de l'intensification de la productivité et de la flexibilité des emplois et des salariés, Claude Evin - directeur de l'ARS d'Ile de France qui ferme à tour de bras nos services hospitaliers pour mieux en faire profiter le secteur privé …

 

 

Oui mais ça, ce n'est pas la gauche?

 

 

J'entends bien qu'ici ou là, et singulièrement à la direction nationale du PCF, on nous dit "oui mais cela, ce n'est pas la gauche" tout en gérant loyalement la majorité des conseils régionaux ou généraux à direction PS, les municipalités de Paris et Lyon …

 

Oui mais, si cela ce n'est pas - aussi - la gauche, alors il reste quoi à gauche? Plus un seul gouvernement (Cuba, le Vietnam, le Pérou, la Bolivie étant présentés comme des dictatures) … le Front de gauche et le NPA en France? Ce n'est pas très sérieux!

Contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, il ne s'agit pas d'opposer "les bons" et "les mauvais" (que certains appellent même à exclure du PS) mais de la détermination ou non à rompre avec le capital.

 

 

 

Le PCF est à gauche mais il n'est pas "soluble" dans la gauche.

 

 

Cela ne signifie pas que droite et gauche ce soit du pareil au même. Mais la gauche est extrêmement diverse et le rapport de forces politiques en son sein fait qu'elle ne se prononce pas pour changer la société.

 

D'où l'utilité d'un PCF - à gauche mais qui ne s'y réduit pas tout simplement parce qu'il porte un projet de société, de rupture - actif à partir des besoins des gens, soucieux d'aider à la prise de conscience de classe sur les sources des difficultés rencontrées et de construire une alternative: une société socialiste.

Cela n'empêche pas les accords électoraux - à gauche -; cela n'exclut pas à priori une éventuelle participation à un gouvernement de gauche (pas plus que cela ne l'y oblige dès lors qu'il estime que les conditions ne sont pas créées au vu de son objectif) mais cela engage les communistes à un déploiement sans précédent en direction d'abord des salariés, des citoyens pour débattre, agir pour comprendre, comprendre pour agir. Cela engage donc les communistes non seulement à préserver leur parti mais à le renforcer en se gardant de toute position électorale opportuniste.

 

Et la présidentielle dans tout cela?

 

 

Au fond, pour ce qui concerne la prochaine présidentielle, le débat ne serait-il pas plus clair (et plus honnête) si nous l'envisagions sous l'angle de l'utilité d'une candidature communiste porteuse d'un programme communiste?

Une candidature utile à notre projet de changement de société plutôt que de "ahaner" vouloir changer la gauche avant le 1° tour en prévoyant d'ores et déjà, sans le dire ouvertement, de participer à un gouvernement "de gauche" qui gérera loyalement le capitalisme et nous discréditera une fois de plus?

Comme l'écrivait déjà François Rabelais au XVI° siècle: "science sans conscience". (de classe? NDL) n'est que ruine de l'âme

 

 

 

 

http://marc.jammet.over-blog.com/.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:20
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Avant d’être débattu et voté en séance publique, chaque projet ou proposition de loi est examiné par l’une des six commissions permanentes du Sénat : Lois, Finances, Affaires économiques, Affaires étrangères et Défense, Affaires culturelles, Affaires sociales. Classées par commissions, retrouvez ici les interventions générales, les motions de procédure et les explications de vote des sénateurs du groupe CRC-SPG.

 

Finances locales


Par Marie-France Beaufils / 30 mars 2011


Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, les collectivités locales interviennent dans tous les aspects de la vie quotidienne.

De plus en plus de compétences leur ont été transférées au cours des années. La loi d’août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales en était une des plus importantes après celle sur la décentralisation.

À ces compétences se sont ajoutés au fil du temps des abandons de responsabilités, particulièrement avec la mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques, ou RGPP.

On pourrait, bien sûr, prendre l’exemple de l’urbanisme où l’on constate l’abandon progressif de la gestion des permis de construire ou encore la réduction drastique des services d’ingénierie de l’équipement qui fragilise les petites communes et intercommunalités et les oblige à trouver d’autres réponses par l’intermédiaire de bureaux d’études ou par l’augmentation des personnels territoriaux.

Quant aux conseils généraux, ils sont devenus, au fur et à mesure de la mise en place de l’allocation personnalisée d’autonomie, l’APA, du revenu de solidarité active, le RSA, et de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, de véritables prestataires de services pour les bénéficiaires de ces politiques définies par l’État.

Cher collègue Guené, votre rapport sur cette réalité, établi à l’occasion d’une proposition de loi présentée par notre groupe, mais aussi par le groupe socialiste et par le groupe RDSE, montre clairement que le budget de l’État est loin de compenser ces nouvelles obligations : l’allocation personnalisée d’autonomie est couverte à 30,8 %, la prestation de compensation du handicap est prise en charge à 60,4 %, selon les chiffres à partir du bilan de 2009.

Pour les conseils régionaux, la politique des transports engagée a démontré toute sa pertinence, mais, aujourd’hui, le Gouvernement veut pousser ces collectivités dans des financements qui auparavant étaient réalisés par le budget de l’État, celui de la SNCF et celui de Réseau ferré de France, RFF.

Le Gouvernement va même plus loin en les sollicitant pour financer de nouvelles lignes TGV qui ne sont pas de leur responsabilité. Les financements croisés sont tout à fait acceptables, y compris dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Pourtant, lors de la présentation de la loi sur la réforme des collectivités territoriales, que n’a-t-on pas dit sur les dépenses inconsidérées des collectivités, ou le poids de leurs dépenses de personnels, sur leur refus de regarder la vérité en face concernant la situation financière de notre pays, son endettement ou le déficit du budget de l’État, sur les méfaits de ces financements de plusieurs collectivités sur un même projet qui, nous disait-on, incitaient les élus à proposer des projets surdimensionnés !

En même temps, vous avez mis en place la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par la contribution économique territoriale. Vous avez ainsi fait un cadeau de près de 12 milliards d’euros la première année aux entreprises, soit une perte d’autant pour le budget de l’État ! La compensation par le versement de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ou CVAE, et la cotisation foncière des entreprises, ou CFE, semblent loin de couvrir le différentiel. Le reste à charge pour le budget de l’État, prévu à hauteur de 4 à 5 milliards d’euros, atteindrait plutôt aujourd’hui 7 à 8 milliards d’euros.

Ce ne sont pas les collectivités territoriales qui sont responsables de ce manque à gagner, ce sont les choix que vous avez proposés.

La suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par la contribution économique territoriale, ou CET, n’est pas sans soulever des interrogations.

Ainsi, la contribution foncière des entreprises est sans commune mesure avec la réalité du chiffre d’affaires et nous avons clairement l’impression qu’elle constitue un sérieux problème pour les plus petites entreprises et singulièrement pour celles qui ne sont pas concernées par la CVAE mais dont le revenu est étroitement dépendant de la réalité de son contexte économique.

J’espère que nous aurons bientôt à notre disposition une juste évaluation de la nouvelle contribution dans le secteur artisanal et commercial. Les « remontées de terrain » qui me parviennent me laissent penser que la fiscalité semble peser bien plus sur les plus petites entreprises, les petits artisans et les commerçants que sur les grandes entreprises.

Pourtant, pour celles-ci, la fiscalité n’est qu’une variable ajustée, en tirant parti de tout moyen, au niveau admissible, en interne, au regard des objectifs de rentabilité fixés, ce que beaucoup appellent « optimisation fiscale ».

La financiarisation de l’économie est une réalité prégnante et de plus en plus présente. Elle s’accompagne d’ailleurs, comme chacun le sait, de transformations juridiques adaptées qui ont conduit à séparer les actifs financiers des actifs matériels, les activités de gestion et de stratégie des activités de production, pour aller à l’essentiel.

Des sommes de plus en plus importantes, qui sont pourtant le produit de l’activité économique, ont ainsi fait l’objet de placements divers, ont été cantonnées dans des structures ad hoc, et ont sollicité, à nouveau, la production et l’activité pour les rémunérer.

L’économie a changé sous certains aspects et c’est ainsi que les prélèvements opérés par les structures et circuits financiers sont devenus de plus en plus importants.

Évidemment, à ce stade du débat, vous allez nous demander pourquoi, sur le fond, nous souhaitons mettre plus à contribution les entreprises qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Le rapporteur Charles Guené nous dit même que c’est un mauvais service rendu à l’économie en général que de décider d’un nouveau prélèvement, représentant neuf dixièmes de point de prélèvements obligatoires, acquitté par les seules entreprises.

Vous nous reprochez de proposer un texte dont le principal défaut serait de ne pas être exempt de motifs idéologiques, mais vous y opposez en même temps, de fait, une autre idéologie, la vôtre, bien sûr, celle dont la crise financière porte l’échec !

Nous ne voulons pas mettre à contribution les entreprises avec notre proposition. Ce que nous voulons, c’est que le travail des salariés, source unique de création de richesses dans les entreprises, soit en quelque sorte plus correctement rémunéré qu’il ne l’est aujourd’hui.

Il est plus que temps que nous rendions aux salariés eux-mêmes le produit de leur travail.

C’est le sens, entre autres éléments, de la mesure principale contenue dans notre texte.

Dans un pays où les salaires demeurent faibles et où il n’y a pas d’année pendant laquelle il n’a pas été procédé à un allégement de cotisations sociales – c’est-à-dire de suppression d’une partie du revenu socialisé tiré du travail –, il n’est pas forcément mauvais en soi de redonner un peu de sens à l’effort partagé en direction de tous.

Faire contribuer les entreprises, de manière significative, aux efforts accomplis par les collectivités locales en matière de lutte contre l’exclusion sociale, de développement d’infrastructures ou encore de création et d’animation d’équipements publics les plus divers ne semble pas incongru. Vous avez d’ailleurs fréquemment considéré que les efforts réalisés par les collectivités locales avaient constitué de véritables boucliers sociaux pendant la crise grâce aux services publics qu’elles font vivre pour leurs habitants et dont tout le monde reconnaît d’ailleurs qu’ils sont facteurs de réduction des inégalités.

Les entreprises elles-mêmes bénéficient de ces efforts des collectivités quand elles mènent des politiques d’aménagement du territoire et de développement d’infrastructures destinées aux activités économiques. Elles peuvent et doivent donc prendre leur part à l’effort collectif.

Mes chers collègues, pouvons-nous décemment mettre durablement en œuvre des politiques locales en les adossant à des ressources fiscales de plus en plus contraintes et transformées en dotations ?

La taxe professionnelle a été supprimée alors qu’elle était considérée comme un élément de lien entre les territoires et les entreprises. Nous vous proposons d’appréhender la question de la fiscalité des entreprises autrement, grâce à cette proposition de loi.

Depuis quelques années, on nous rebat les oreilles avec cette sorte de dogme, que l’on ne transgresse que lorsque la situation ne peut plus être prise en compte autrement : taxer les entreprises, les faire contribuer serait, par essence, par nature, mauvais pour l’économie, désastreux pour l’investissement et dramatique pour l’emploi.

Mais depuis 1985, loi de finances après loi de finances, et parfois en dehors de celles-ci, nous n’avons pas cessé de voir adoptées des mesures d’allégement des impôts et taxes, tantôt de l’impôt sur les sociétés, tantôt de la taxe professionnelle, sans parler des cotisations sociales.

Ces mesures diverses et variées d’abandon de recettes, de réduction des impôts, ont-elles permis, dans les faits, dans la réalité de l’appareil de production industrielle de notre pays, de créer les conditions de la croissance économique, de la création d’emplois et de l’amélioration de la qualité de vie du monde salarié ?

La réponse est claire, vous la connaissez tous. L’État a abandonné des recettes, creusant d’ailleurs de plus en plus ses déficits, et s’est de plus en plus souvent retourné vers les collectivités territoriales pour leur faire partager le fardeau de ces pertes de recettes. Pour quel résultat ?

Quelque huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays, autant de besoins et de sollicitations auxquels nous devons, nous, élus locaux, ensuite répondre, notamment par l’intervention sociale de nos collectivités.

Notre pays compte plusieurs millions de travailleurs précaires, victimes obligées de la flexibilité du travail – celle-ci n’est flexible que pour le patronat et elle est dure à vivre pour le salarié qui la subit. On dénombre également en France près de trois millions de chômeurs officiels, sans doute plus compte tenu des radiations accélérées et des pressions constantes sur les chômeurs pour qu’ils en rabattent sur leurs aspirations et leurs prétentions.

Notre pays connaît aussi depuis plusieurs années un déficit chronique de son commerce extérieur et à la facture énergétique s’ajoute, de plus en plus, un déficit industriel, notamment vis-à-vis de notre principal partenaire européen, à savoir l’Allemagne. Cela signifie que le long pari de la concurrence fiscale, de la défiscalisation compétitive, n’a pas atteint ses objectifs et a même, sous bien des aspects, conduit notre pays aux pires difficultés, mettant notamment en cause ses propres atouts et ses capacités de développement.

Le mouvement de défiscalisation compétitive est allé de pair avec un accroissement constant et permanent de la financiarisation de l’économie, le détournement de la richesse créée vers les placements spéculatifs, l’augmentation constante de la rémunération du capital au détriment des nécessaires investissements dans les nouveaux modes et processus de production, dans l’emploi et la formation des salariés.

Mettre à contribution les actifs financiers, comme nous le proposons, après des années de séparations juridique et comptable – bien encouragées – des unités de production, constitue, de notre point de vue, l’outil nécessaire d’une véritable péréquation.

Pourquoi un tel choix ? Tout simplement, entre autres éléments, parce que la domiciliation juridique des actifs tend à les faire figurer au haut des bilans des têtes de groupe et assez peu dans les plus petites entreprises.

Pour beaucoup de commerçants et d’artisans, les actifs financiers ne sont constitués que du compte en banque, même pas rémunéré, et parfois de quelques placements sur des livrets d’épargne ou quelque chose de semblable. Et comme ce qui valorise ces actifs ne peut pas toujours être clairement localisé, le choix de la péréquation s’impose de lui-même. D’autant que nous sommes tous conscients – enfin, je l’espère – des inégalités de situation entre collectivités et qu’il est nécessaire de mettre en place une péréquation permettant de les corriger. Nous ne pouvons nous contenter des quelques centaines de millions d’euros envisagées pour l’alimenter comme le prévoit la loi de finances pour 2011 si on veut que les collectivités répondent aux exigences actuelles.

Alors, évidemment, le rapport tente de laisser penser que nous avons recouru à l’approximation et que nous avons fait une sorte de cote mal taillée quant à l’affectation éventuelle des ressources nouvelles tirées de la mise à contribution des actifs financiers. Si l’on suit le rapport, nous l’aurions fait de manière sommaire, sans tenir compte de la réalité des efforts accomplis en matière de péréquation ni de celle des besoins de financement des collectivités locales.

Pour la péréquation, permettez-moi de souligner rapidement que, sur le fond, on se moque un peu de ce que nous proposons.

À quelle hauteur sont les fonds départementaux après la loi de finances pour 2011 ? Au mieux à 450 millions d’euros et les autres outils de péréquation mis en œuvre s’élèveront à près de 1 milliard à 2015 selon les estimations que la Caisse des dépôts et consignations nous a données dernièrement. C’est tout de même bien peu et cela souffre en plus des limites d’une péréquation horizontale qui prend aux uns pour tenter de donner aux autres afin d’atteindre ces montants.

Nous souhaitons clairement répondre à cette nécessité et faire en sorte que les prochaines discussions budgétaires nous conduisent à préciser les choses en donnant à la taxation des actifs financiers une première mission claire : celle d’alimenter les fonds départementaux de péréquation, tels qu’ils existent aujourd’hui au niveau qu’ils ont atteint.

Après cette consolidation des fonds départementaux, pour le solde des actifs, singulièrement important et que nous pouvons d’ailleurs faire varier chaque année en loi de finances, il nous est reproché d’avoir fait au plus simple, sans d’ailleurs être allé forcément très loin dans la manière de distribuer les ressources.

Le produit fiscal, fondé sur une assiette large et un taux faible, que nous attendons de la taxation des actifs financiers serait, nous dit-on, supérieur aux besoins de financement des collectivités. Si elles sont mises en situation, avec notre proposition, de disposer d’outils leur permettant de moins recourir à l’endettement, de modérer la pression fiscale sur les ménages, qui va s’en plaindre ?

Moins de dette publique des collectivités locales, c’est moins de dette publique au regard des critères européens et moins de pression fiscale sur les ménages. Cela peut donc signifier de moindres prélèvements obligatoires tout court. Peut-être est-il finalement temps de passer d’une réduction de la pression fiscale sur les entreprises à un petit rééquilibrage de la contribution de tel ou tel agent économique, dégageant des marges de manœuvre pour une meilleure égalité de traitement.

Alors, comme nous n’allons rien éluder, la question des critères de répartition que nous résolvons de manière un peu sommaire par la confection d’un décret ad hoc est en effet posée.

Nul besoin d’être grand clerc pour se douter, si l’on suit un tant soit peu les discussions qui ont lieu en ce moment, que nous avons déjà quelques éléments de mesure des inégalités ou des différences de ressources et de charges entre collectivités.

Les dotations de solidarité, telles que nous les connaissons, reposent sur des critères précis, dont certains nous semblent pour autant discutables et nécessitent, de fait, que nous nous centrions sur quelques données clés comme la réalité du revenu des ménages, celle de l’activité économique, des contraintes territoriales imposées parfois aux collectivités – on pourrait penser à la densité des équipements publics nécessaires sur certains territoires, à l’importance de la voirie et des charges d’entretien en découlant –, mais aussi la réalité du parc de logements locatifs pour établir une juste affectation du produit de notre nouvelle tranche de contribution économique territoriale.

Selon nous, il ne serait pas forcément inutile qu’une forme d’unification des critères de solidarité soit envisagée, à la lumière de cette nouvelle taxation des actifs financiers.

Nous pensons, d’ailleurs, qu’il faudra laisser aux futurs débats parlementaires le soin d’organiser et de régler les critères d’affectation des ressources dégagées, ce qui peut, par exemple, passer par une modification des taux de la clé de répartition.

Mes chers collègues, nous passons bien quelques instants, chaque année, à débattre d’articles budgétaires d’ajustement des compensations versées par l’État aux collectivités locales. Nous pouvons fort bien, à l’avenir, débattre des critères de péréquation de leurs ressources comme de la répartition des sommes mises en péréquation.

Sur la réalité des besoins de financement, permettez-moi aussi quelques mots. Nous ne savons pas encore, au point où nous en sommes, de quelle manière seront fixés dans les années à venir les critères de compensation de certaines charges transférées par l’État aux collectivités locales.

De même, nous devrions normalement avoir, à mon sens, des débats sur les compétences qui devraient être réparties entre nos différentes institutions. C’est en tout cas ce qui était prévu au moment du débat sur la réforme de nos collectivités territoriales.

Quant à l’expérience du RSA, elle montre, s’il en était besoin, – comme celle de l’APA, d’ailleurs – que l’écart se creuse entre les compensations d’État et les dépenses exposées. Si nous n’abordons pas tous les sujets et toutes les façons de les traiter dans la présente proposition de loi, c’est parce que nous savons que des débats doivent venir éclaircir d’autres aspects par la suite.

C’est là une situation qui frappe durement les territoires les plus vulnérables et je crois, monsieur le rapporteur, que votre département fait partie de ceux qui sont structurellement en difficulté, de par la situation de sa population, notamment le déclin et le vieillissement démographique. J’ai pris l’exemple de votre département, mais je pourrais prendre malheureusement celui de nombreux autres.

La recette que nous proposons pour la péréquation pourrait permettre d’éviter l’explosion du budget départemental ou, à tout le moins, sa dramatique rigidification, du fait de dépenses devenant trop « obligatoires ».

Dans un département où le secteur textile a été littéralement liquidé par les stratégies des grands groupes, où l’industrie métallurgique connaît plan social sur plan social, où le secteur agroalimentaire demeure tributaire des décisions prises par les grands opérateurs du secteur, on ne peut, on ne doit rejeter une telle proposition de loi qui vise à donner à la région Champagne-Ardenne, au département de la Haute-Marne, aux communes et structures de coopération qui les associent, des moyens nouveaux pour mieux répondre aux attentes des habitants eux-mêmes.

Comment résumer notre proposition ? L’économie ayant changé, il est temps que notre fiscalité prenne en compte cette évolution, singulièrement caractérisée par l’accumulation de trésors de guerre sans cesse plus élevés, en décidant de taxer les actifs financiers.

Nous le faisons non pas par idéologie mais parce que c’est là une mesure de simple bon sens, traduisant une nécessaire remontée de la contribution directe des catégories sociales les plus aisées comme des entreprises disposant de l’essentiel des ressources destinées à la production de biens et de services.

Quand nous proposons que l’effort sollicité évolue en fonction des choix faits par l’entreprise pour l’emploi et l’investissement, c’est tout simplement un choix politique que le Gouvernement fait régulièrement pour définir sa politique fiscale.

C’est donc de ce point de vue qu’il convient de traiter cette proposition de loi, faire en sorte que nous inversions, pour le bien de l’ensemble de la collectivité, une politique fiscale qui, depuis plusieurs décennies qu’elle est mise en œuvre, n’a rien fait d’autre qu’appauvrir les moyens de l’action publique sans favoriser un développement économique et social équilibré.

Nous disons oui au retour de l’intérêt général par une fiscalité locale adaptée aux réalités de son temps ! C’est le sens de notre proposition de loi.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:14

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Intervention militaire en Libye


Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 22 mars 2011


Dès vendredi, j’avais demandé avec mes amis du Groupe CRC-SPG une réunion du Parlement pour débattre de l’intervention militaire de notre pays en Libye.

Aujourd’hui, elle est de droit de par la constitution, mais je ne peux que regretter, une nouvelle fois, qu’à la différence d’autres pays, nombreux, l’exécutif puisse décider une telle intervention avant que les représentants du peuple n’en soient informés et, bien entendu, sans leur accord.

Au regard des très importantes conséquences à attendre d’une telle décision, le débat préalable du parlement serait légitime et très utile. Depuis des mois, le monde arabe est en ébullition, les peuples dans de nombreux pays de la région se soulèvent contre leurs dictateurs. Si les conditions sont différentes d’un pays à l’autre, les exigences de démocratie et de justice sont partout présentes. A n’en pas douter, ces mouvements sont de grande portée.

Le moins que l’on puisse dire est que le pouvoir en France, comme d’ailleurs les pays européens, a été pris à contrepied par les révolutions tunisienne et égyptienne, lui qui a soutenu jusqu’au moment dernier l’ami Ben Ali, ou qui avait fait de l’ami égyptien Moubarek le vice président de l’Union pour la méditerranée.

Alors, aujourd’hui, soudaine prise de conscience de la dictature libyenne ? des exactions de Kadhafi contre son peuple, lui qui a été reçu ostensiblement avec tous les honneurs il y a deux ans à Paris ? Ou défense des intérêts pétroliers de Total comme de BP ? Ou opération de promotion du président de la république sur la scène internationale dont il a bien besoin ? Attention danger !

Présentées aux opinions publiques comme indispensables pour protéger les populations, promouvoir la démocratie, juguler le terrorisme, repousser l’islamisme, au pire quelques manipulations mensongères, les interventions militaires des occidentaux notamment en Irak et en Afghanistan, vous ont montré, s’il en était besoin, les souffrances qui en ont découlé pour les peuples, les incapacités à résoudre les problèmes des peuples concernés, à fortiori à instaurer la démocratie.

Le soulèvement populaire en Libye a besoin de soutien contre la répression sanglante déclenchée par Kadhafi. Nous en sommes convaincus. Nous avons constaté d’ailleurs que les insurgés, s’ils demandent de l’aide, veulent contrôler les moyens de leur libération et ses suites. Par contre ont-ils sollicité une telle intervention militaire extérieure ?

Les sénateurs de mon groupe estiment absolument nécessaire que la communauté internationale se préoccupe de la protection des populations civiles en Libye comme d’ailleurs partout où elles sont menacées : Yémen, Bahreïn, Côte d’Ivoire, et peut-être demain dans de nombreux pays qui essaient de secouer leur joug.

La question est comment ? Et là, il est légitime de s’interroger. Est-ce que les dispositions évoquées par la résolution 1973 du Conseil de sécurité le 26 février ont-elles été mises en œuvre avec détermination ? Embargo sur les armes, gel des avoirs libyens, embargo sur le pétrole ? Pourquoi les offres de médiations internationales ont-elles été refusées ? Pourquoi n’a-t-on pas encouragé les efforts de l’union africaine par une solution pacifique ?

Ces préoccupations nous ont amené à émettre des réserves sur la résolution 1973 à laquelle a poussé la France. Celle-ci adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions, présentée comme ayant pour seul but de protéger les populations civiles, sous l’égide de l’ONU, mais par tous les moyens, ce qui s’est immédiatement révélé source d’interprétations diverses. Quel est l’objectif réel ? Les opérations militaires engagées depuis samedi ne font qu’accroître nos interrogations.

Des observateurs ont évoqué un « véritable carnage » sur la route de Benghasi à Ajdabiya. Qu’en est-il exactement ? Le France reconnait des bombardements de quatre véhicules blindés de l’armée libyenne, autour de Benghazi, mais aussi des missiles visant directement Tripoli et une résidence de Kadhafi.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 12:07
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http://www.pcf.fr/8509
Les résultats du scrutin, connus à cette heure, garantissent la victoire des forces de gauche contre la droite et l'extrême droite. Les électeurs ont clairement sanctionné la politique de Nicolas Sarkozy à l'occasion de cette élection. Le Front de gauche a largement contribué à cette victoire. Il est confirmé ce soir comme la deuxième force à gauche. Plus de 100 conseillers généraux qui représentaient notre rassemblement dans cette élection seront élu-es ou réélu-es. Parmi eux, la quasi totalité des sortants communistes. Les deux conseils généraux qu'un communiste présidait le seront demain avec des majorités confortées. J'adresse à tous ces élu-es mes sincères et chaleureuses félicitations. C'est une très bonne nouvelle pour les populations qui disposeront, dès demain, de conseillères et conseillers généraux de gauche combatifs et déterminés à mettre en œuvre des politiques départementales conformes à leurs intérêts. Je veux féliciter tous les militants communistes dont l'engagement a été décisif pour obtenir ce résultat. Ces résultats du Front de gauche nous encouragent à amplifier la démarche de transformation sociale et de rassemblement déjà engagée. Les leçons de ce scrutin ne doivent pas être oubliées. Alors que la droite est aujourd'hui rejetée et que la défiance à l'égard de la vie politique est grandissante, la priorité des forces sociales et démocratiques doit désormais être à la construction d'une alternative crédible à gauche. Le Front de gauche consacrera toute son énergie à mobiliser les salarié-es qui n'en peuvent plus de la politique gouvernementale et à contrer les opérations démagogiques du Front national qui visent à détourner l'aspiration au changement des Français-es. J'appelle les communistes, dans tout le pays, à l'appui des résultats de ce scrutin, à multiplier les initiatives dans les semaines et les mois qui viennent pour créer la dynamique politique et populaire qui permettra de sortir la France de la crise et de réussir le changement.
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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 12:04

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En Auvergne, la surprise vient de l'Allier où le PCF et ses alliés du Front de gauche se renforcent au détriment du PS. La gauche se renforce dans le Puy-de-Dôme et dans les autres départements, le statu quo subsiste.
Dans le Cantal et en Haute-Loire, la suprématie de la droite ne s'est pas démentie. Dans le Puy-de-Dôme, où la majorité de gauche se renforce avec l'élection d'un communiste et de socialistes au détriment des DVG.


Le conseil général de l'Allier reste dominé par le Parti communiste et ses alliés du Front de gauche. Pascal Vernisse, soutenu par le Front de gauche, gagne en effet le canton de Dompierre-sur-Besbre avec 68,13% contre un UMP, après avoir éliminé au premier tour le vice-président sortant socialiste Roland Fleury.
Le PS cède donc du terrain avec, au sein de la majorité de gauche, 6 sièges contre 10 au PCF et deux au PRG, dont celui du député Gérard Charasse réélu avec plus de 74% contre un candidat Front national.
Face à ces dix-huit élus de gauche, la droite avait six élus renouvelables. Tous l'ont été sans véritables difficultés. Y compris l'UMP Christian Corne qui, malgré l'appel à voter de la gauche contre l'extrême-droite, laisse plus de 31% des voix au Front national. Le FN a récolté un nombre de voix sensiblement identique qu'au premier tour bien malgré un taux de participation encore plus faible qu'au premier tour (46,91% contre 48,75%).
Le président du conseil général de l'Allier sera élu jeudi. Jean-Paul Dufrègne (PC, Souvigny), candidat à sa propre succession, devrait être reconduit pour un second mandat de trois ans.
En Haute Loire, le seul élément notoire est la suprématie d'une majorité centriste dans la lignée de l'ancien mentor du département et le rééquilibrage dans la minorité de gauche avec l'élection d'un écologiste à Tence.
Dans le Cantal, l'équilibre est inchangé, la droite renforçant même sa position au détriment d'un divers gauche.
Dans le Puy-de-Dôme, la gauche profite de ce renouvellement. Le PCF (+1) et ses alliés du Front de Gauche (+2) se renforcent, ainsi que le PS (+3), au détriment des Divers gauche (-4) et de l'UMP (-2).
A Clermont-Ferrand, le seul canton de droite (Clermont-Ferrand-sud-ouest) bascule à gauche, la candidate socialiste Dominique Briat l'emportant contre la sortante centriste Claudine Lafaye. Dans le canton de Lezoux, la doyenne du conseil général, l'UMP Marie-Gabrielle Gagnadre se retrouve battue par le jeune candidat socialiste Florent Moneyron.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:57

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http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/03/28/article_parti-communiste-le-phenix-renait-de-ses.shtml

 

« Méfiez-vous, les communistes sont des animaux constitués pour traverser de longs hivers ! » ...


 

Un député communiste (Alain Bocquet en l'occurrence) qui cite un journaliste des Échos, l'affaire n'est pas banale. Mais il était écrit que la soirée d'hier ne serait pas comme les autres pour les communistes du Nord.

Quatorze siègesdans le Nord

Dimanche dernier à Arleux, Charles Beauchamp a montré la voie en reprenant son fauteuil dès le premier tour. Hier soir, les élus communistes ont conquis deux cantons. Portant leur nombre de sièges de 12 à 14. Les communistes du Pas-de-Calais conservent leurs 11 sièges.

Le plus spectaculaire, c'est sans doute Jean-Claude Dulieu dans le canton de Valenciennes-Nord qui s'impose avec environ 56 % des suffrages. Larme à l'oeil, il embrasse Alain Bocquet venu le féliciter, murmure « C'est incroyable, c'est incroyable », la voix cassée. Et puis commente : « C'est un canton historiquement à droite. » Michelle Demessine, sénatrice, est de la fête : « Le Parti communiste n'est pas mort. C'est un parti proche des gens. En plus, on a bénéficié d'un effet Front de gauche.

 » À Lewarde dans le canton de Douai-Sud, Alain Bruneel a passé une soirée plus tranquille. En tête face à un socialiste à l'issue du premier tour, il était le seul candidat au second. « Il ne me faut qu'une seule voix pour être élu et j'ai voté pour moi », sourit-il en fin d'après-midi. Canton repris aux socialistes après une défaite en 2004.

Au total, deux sièges de plus pour le PCF donc. Deux sièges qui vont peser lourd dans les négociations qui ont déjà débuté avec les socialistes. « On va déjà se battre pour qu'il n'y ait pas de hausse de la fiscalité, avance Fabien Roussel, secrétaire départemental du Nord. Et puis, on ne peut plus accepter de vivre avec trois points de chômage au-dessus de la moyenne nationale. » Côté politique politicienne, Charles Beauchamp avance ses pions : « On va demander au moins une vice-présidence en plus et des présidences de commissions. » Hier, les communistes ont repris du poil de la bête.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:50

784023-959730.jpgLe PCF et ses alliés du Front de gauche sont arrivés dimanche en bonne position au premier tour des cantonales dans l'Allier, l'un des deux seuls départements avec le Val-de-Marne à être dirigé par un communiste, malgré une percée du Front national. Le parti de Marine Le Pen aura, pour la première fois, des candidats au second tour dimanche prochain dans ce département. Deux duels impliquant le FN se tiendront dans l'agglomération vichyssoise, l'un contre l'UMP Christian Corne à Vichy-sud et l'autre contre le député PRG Gérard Charasse à Cusset. Les candidatures multiples des différents partis de gauche, qui gouvernent ensemble le département depuis trois ans, ont joué contre le PS (7 sièges) qui escomptait dépasser les communistes et le Front de gauche (9 sièges). Le Front de gauche est de plus en mesure de ravir le canton de Dompierre-sur-Besbre si l'engagement pris en début de campagne de se retirer au profit du candidat de gauche arrivé en tête est tenu. Le Parti communiste sort d'autant plus renforcé que trois de ses conseillers généraux sortants ont été réélus dès le premier tour: le président du conseil général Jean-Paul Dufrègne à Souvigny, Marie-Françoise Lacarin au Montet et Gilles-Mazuel à Bourbon-l'Archambault. L'opposition de droite a peu de chances de reprendre ce département perdu en 2008 si les reports de voix à gauche se font bien. Dans le canton de Cérilly, l'ancien président du département, Gérard Dériot, a 16 voix de retard sur le cumul des deux candidats PCF-PS. Les Verts, eux, n'ont pas réussi à percer.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 14:19

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Le 18 mars 1871, l’insurrection dans la capitale provoque une onde de choc politique et sociale qui va traverser l’histoire. Dans un hors-série exceptionnel, l’Humanité retrace cet événement qui hante encore toutes les mémoires et les inspire…

Sur les ruines encore fumantes d’un monarchisme toujours revanchard et des derniers feux de l’empire, dans un pays exténué par le siège des Prussiens et humilié par la défaite de Sedan et l’armistice, le temps était à se battre pour bâtir une société nouvelle. Le samedi 18 mars 1871, avant le jour, dix régiments s’ébranlent et vont, comme en témoigne une affiche hâtivement placardée, mettre hors d’état de nuire « des hommes malintentionnés… qui se sont constitués les maîtres de Paris… par ordre d’un comité occulte ». Cette tentative par le gouvernement de reprendre les canons que détenait la garde nationale parisienne – qui aurait pu n’être qu’un incident comme un autre – déclenche chez le peuple parisien une révolte dont le processus sera unique dans l’histoire de France.

Dans un hors-série exceptionnel, disponible dès aujourd’hui en kiosque, une quinzaine d’historiens et de spécialistes de la période ont pris la plume pour nous raconter au jour le jour ces soixante-douze jours de la Commune de Paris et analyser comment le paysage politique et symbolique français s’est profondément et durablement métamorphosé. Les communards, femmes et hommes, dans les conditions de leur époque, sont en effet parvenus à mettre en place une démocratie populaire et participative approfondie, tout en jetant les bases d’une république sociale véritable. Épris de justice pour tous, malgré la pression des versaillais, les communards ont inventé une citoyenneté qui repoussa loin les frontières de l’imagination des républicains d’alors, allant jusqu’à écrire les premiers éléments d’un Code du travail, voire, bien avant la célèbre loi de 1905, réaliser la séparation de l’Église catholique, force politique réactionnaire, et de l’État, lequel, pour eux, ne pouvait être que laïque, totalement laïque…

Fière de son autarcie, arc-boutée sur son intransigeance citoyenne et visionnaire, la Commune inventa un monde trop vaste pour son périmètre mais développa une audace pour les générations futures que ne manqueront pas d’exalter les artistes et les écrivains, tandis que son écrasement par les troupes versaillaises de Thiers lors du bain de sang connu sous le nom de Semaine sanglante ne fera que renforcer sa légitime mythologie. Malgré sa défaite, la Commune de Paris, son exemple comme son idéal ont laissé une empreinte indélébile dans l’histoire et exercé une véritable fascination sur tous les révolutionnaires du XXe siècle qui, de près, de loin, ont toujours eu l’espoir qu’ils en continuaient l’œuvre. Pour tous ceux qui rêvent aujourd’hui d’insurrections, de révolutions et d’authentiques démocraties populaires et républicaines, la Commune reste une source d’inspiration inépuisable. Comme chacun a pu le remarquer, les volontés de changer la société ne gisent plus au pied du mur des Fédérés…

Un hors-série à se procurer à la boutique de l'Humanité

Le sommaire du hors-série

LA COMMUNE AU JOUR LE JOUR

Des origines à la Semaine Sanglante, l’Insurrection au jour le jour: par Georges Beisson, Yves Lenoir, Claudine Rey, Jean-Louis Robert, Daniel Spassky, historiens, journalistes, membres des Amis de la Commune.

– La Commune de Paris… en province : par Marc César, historien.

– La Commune par ceux qui l’ont vécue et le retour des déportés : par Laure Godineau, historienne.

– Portraits : Auguste Blanqui, Charles Delescluze, Léo Frankel, Nathalie Lemel, Louise Michel, Adolph Thiers, édouard Vaillant, Eugène Varlin, Gustave Courbet…

 

POURQUOI LA COMMUNE EST VIVANTE

– La démocratie populaire et participative: 
par Jean-Louis Robert, historien.

– La République sociale : par Yves Lenoir, journaliste.

– La séparation de l’église et de l’état : 
par Jean-Paul Scot, historien.

– Les femmes à l’avant-garde : par Claudine Rey, historienne.

– L’accès aux droits et l’affirmation humaniste : 
par Jean-Louis Robert, historien.

 

LA COMMUNE DANS L’HISTOIRE

– 1848-1871 : qu’y a-t-il de commun ? : 
par Michèle Riot-Sarcey et Jacques Rougerie, historiens.

– La « lecture » de Marx :
par Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste et écrivain.

– La « lecture » de Jaurès : par Gilles Candar, historien.

– L’histoire au XXe siècle de la « montée au Mur »: 
par Danielle Tartakowsky, historienne.

– Entretien avec Anicet Le Pors, ancien ministre et conseiller d’état.

– Les Amis de la Commune : comment perpétuer une mémoire vivante ?

 

LA COMMUNE ET LA CULTURE

– De la littérature à la chanson, de la peinture à la poésie... 
par Maurice Ulrich, journaliste.

– Entretien avec Jean Vautrin, écrivain.

– Extraits de textes et de chansons de l’époque.

Jean de Leyzieu

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 08:15

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http://lepcf.fr/spip.php?page=article&id_article=491

 

Les migrations de populations ont pris une nouvelle et durable dimension internationale. Pour une bonne part, elles résultent de la misère, conséquence des politiques colonialistes d’hier, et d’un ordre économique capitaliste qui déstructure les sociétés et étouffe leurs possibilités de développement.

L’impérialisme tue les civilisations différentes, les met au pas, spécialise dans des voies de garage des peuples entiers, voire les anéantis. Regardons l’état de l’Afrique, c’est pour une bonne part la faute des Occidentaux capitalistes.

L’heure est donc plus que jamais, en cette période de révolutions arabes, à la solidarité internationale et à la coopération pour un développement humain durable et partagé.

Les communistes sont pour le développement des forces productives dans chaque pays, ce qui suppose que soit préservé des équilibres humains opposés au pillage capitalistes systématique des ressources humaines des pays pauvres par les pays riches (« immigration choisie », chère à Nicolas SARKOZY).


Est-ce pour autant qu’il faille proposer des mots d’ordre comme « la limitation de l’immigration » ou encore « l’arrêt de la régularisation des travailleurs sans-papiers » (courrier d’André GERIN à Pierre LAURENT) ? Je ne le pense pas.


Les grèves des sans-papiers, sous l’impulsion de la CGT, ont révélé combien ils participent à la création des richesses. La lutte pour la régularisation de tous les travailleuses et travailleurs sans papiers relève de l’égalité des droits entre tous les travailleurs du monde entier, préalable à l’unité du monde du travail contre son ennemi commun : le capitalisme.

Dans la rhétorique du FN et de la droite, on entend que l’immigration serait un risque, car ayant tendance à casser les droits sociaux et à réduire l’emploi des travailleurs français.

En réalité, il n’y a pas besoin d’immigration pour que ce mécanisme implacable se produise !

D’une part, par le jeu de la liberté totale des échanges, la compétition économique peut parfaitement siphonner les emplois en France et peser sur nos droits sociaux : aucun Chinois ne nous envahi physiquement, mais par contre, leurs produits le font très bien !

De même, la liberté de circulation des capitaux conduit à un chantage permanent sur nos conditions de travail.

Mais il faut bien comprendre que, même sans aucune migration et en « économie fermée » totale, en régime capitaliste, les employeurs pèsent de toute manière en permanence sur les conditions de travail pour augmenter leurs profits ; ils n’ont pas besoin de main d’œuvre immigré pour cela !

Je prends l’exemple de l’assureur GENERALI. Il a procédé à des licenciements boursiers en 2007. La direction, à l’époque, avait imposé une nouvelle grille de salaires, équivalente, pour certains, à une baisse de salaire de 30 %.

Ceux qui avaient refusé ce recul ont reçu une lettre de licenciement pour refus de modification substantielle de leur contrat de travail. C’est aussi simple que cela pour le patronat !

Les capitalistes n’ont pas besoin des étrangers pour opposer les travailleurs entre eux. Ce ne sont pas les étrangers qui nous mettent en concurrence, c’est d’abord et avant tout le MEDEF, pour ses propres profits.

Mettre les difficultés économiques sur le dos des immigrés détourne le regard des travailleurs sur le rôle du capital, capital qui n’a jamais hésité, lui, à recourir massivement à l’immigration quand il s’agissait de valoriser certains secteurs de l’économie (automobile, mines, sidérurgie…) !

D’où l’idée qu’il faut avant tout s’attaquer au capitalisme, seule condition, d’ailleurs, pour établir des rapports mondiaux économiques et migratoires « équitables ».

Avec la crise du capitalisme, l’idée se propage que les travailleurs immigrés seraient de trop en France. Accepter cette idée, quelle que soit les intentions de ceux qui les propagent, revient à en rabattre sur nos prétentions à renverser cet ordre capitaliste mondial affameur de tous les peuples, ce capitalisme anarchique et déséquilibré.

Ce n’est pas la capacité à absorber les travailleurs étrangers qui est en cause, c’est le système lui-même, qui, non content de piller les ressources des pays étrangers (impérialisme), organise la pénurie dans les pays riches dans tous les domaines !

En clair, le capitalisme est incompatible avec la satisfaction des besoins sociaux. Il faut une union de tous les prolétaires de tous les pays pour faire émerger une conscience de classe révolutionnaire.

Même si cela est difficile à expliquer à une grande partie de nos concitoyens, excédée par ses conditions de vie, il ne faut en rabattre sur la dénonciation des rapports de production capitalistes qui mettent notre société à l’agonie et font courir un risque fasciste imminent en France, mais aussi en Europe ou aux États-Unis (Tea Party).

Il faut développer les partenariats avec les pays d’émigration afin de mettre fin à l’exode de misère, mais il faut aussi assurer la libre circulation et la régularité du séjour des migrants car nous sommes tous des Hommes sur la même planète et nous sommes pour là-plupart des travailleurs dont les intérêts sont convergents, et non pas divergents.

Il ne faut pas se tromper de combat et pointer du doigt les forces du capital, c’est le meilleur moyen de lutter contre les réactions de haine épidermiques.

Il faut non seulement respecter le droit d’asile, mais aussi régulariser les sans-papiers, avec un titre de séjour de 10 ans (ce qui arrêtera d’en faire une main d’œuvre docile, quoi que cela change, grâce à l’action de la CGT), faciliter, pour ceux qui le souhaitent, la nationalité française et supprimer le visas de court séjour et les centres de rétention.

Pour lutter contre le FN, nos renoncements ne sont pas que l’on continue à réclamer la régularisation des sans-papiers, mais dans le fait que nous avons un peu perdu cet objectif, qui constitue une fin mais aussi un moyen :


OUI AU COMMUNISME MONDIAL.

Gautier WEINMANN

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 19:09

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Des prises de position sur trois faits récents signalent les contradictions d'une désignation éventuelle de Jean-Luc Mélenchon comme candidat représentant les communistes de juin 2011 à mai 2012 pour l'élection présidentielle

5 mars: réaction de Jean-Luc Mélenchon au premier sondage plaçant Marine Le Pen en tête: « aussi stupide que si le père Noël était en tête »!

Jean-Luc Mélenchon a qualifié ce sondage d'«invraisemblable». «C'est aussi stupide que si le père Noël était en tête», a-t-il ajouté sur I-Télé. «Tout ça est une guignolisation de la politique, absolument invraisemblable», a lancé le président du Parti de Gauche. «Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d'avoir un fasciste à sa tête», s'est-il interrogé.

En ce qui le concerne, le PCF prend au sérieux les informations sur la montée de Le Pen, et réagit dans un tract qui commence ainsi:  « Beaucoup de « politiques » tentent de minimiser les sondages sur les intentions de vote en faveur du front national. Ce n’est pas sérieux. Ce n'est pas en niant les problèmes qu'on les résout. Ces politiques veulent cacher leur responsabilité dans ces intentions de vote. C’est l’injustice qui conduit à des votes de colères. L’indignation est justifiée mais la colère n’est pas de bon conseil. La Gauche doit faire la différence sur cette question de la justice sociale et retrouver la confiance des ouvriers et des salariés de notre pays. » (http://www.pcf.fr/sites/default/files/12032011_fn.pdf)

10 mars: au Parlement européen, Jean-Luc Mélenchon vote une résolution favorable à la création d'une zone d'exclusion aérienne en Lybie

En ce qui concerne le PCF, il avait exprimé le point de vue opposé, le 8 mars, dans une déclaration où il était notamment écrit: « L'installation d'une zone d'interdiction aérienne dans l'espace libyen comporterait un risque grave d'escalade. Le PCF condamne toute tentative des Etats-Unis, de l'OTAN ou des pays de l'Union européenne pour arrêter et récupérer les révolutions et les mouvements populaires en cours. »

15 mars (AFP): "sortir du nucléaire est un impératif" affirme M. Mélenchon dans un communiqué

"Sortir du nucléaire est un impératif. Cela demandera du temps. Raison de plus pour ne pas retarder les décisions. La planification écologique que je propose est désormais une question centrale du débat pour l'avenir de la France".

En ce qui le concerne, le PCF demande , non pas la sortie du nucléaire, mais « qu'un véritable débat puisse se développer à partir d’informations précises », remarquant que « bien des prises de positions actuelles nous semblent pour le moins prématurées ». Le 15 mars, Pierre Laurent, soulignant que « le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources fossiles nécessitent la sortie des énergies carbonées », demande « un débat sérieux et conséquent sur la nécessaire évolution du « mix énergétique » pour garantir en France et à l'échelle mondiale le droit à l'énergie ». Le PCF met aussi l'accent sur le besoin d'une maîtrise publique de l'énergie.

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