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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 08:55
Jacques Fourré, militant et responsable communiste de longue date, animateur sans faille de la solidarité avec le peuple palestinien est décédé accidentellement en Corse.
Je reviendrai plus longuement sur la vie de notre ami, de notre camarade.
Je vous invite au recueillement et à la fraternité  communiste pour les siens
qui sont les nôtres.
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 08:21
MGB persévère dans sa dérive unionesque. Hier elle nous assurait que les unions anciennes formules c'était terminé, avant-hier elle courrait derrière le PS pour sauver son 93 déjà bien mal en point. Aujourd'hui MGB l'assène c'est plus comme avant mais c'est pareil.
En appelant le PS à venir à gauche MGB conforte l'idée que ce parti socialiste est de gauche, la preuve en est dans l'élection cantonale partielle de Calais où la droite prend le siège au PS Dans cette élection le candidat communiste était arrivé en tête et donc présent au secondtour, le candidat de droite a recueilli la totalité de ses voix et la totalité des voix socialistes (notons que le premier adjoint de la maire UMP est un socialiste). Cela conforte l'unionsde la social démocraite avec la droite comme à Montreuil 93 et un peu partout.
Le parti socialiste n'a pas changé, il ne changera pas, il est inchangeable.
Durant la fête de l'Huma les communistes attachés à leur identité révolutionnaire se sont  retrouvés autour d'André Gérin,  Député-Maire, J-J Karman, E. Dan Trang, C. Hoareau, P. Brula, du réseau communiste de Fontenay, de G. Questiaux, cela dans le stand du Pas de Calais avec J.C Danglot.
Ces dirigeants et militant communistes ont acté lur volonté commune de parvenir à un texte commun, un texte de reconquête de la direction de notre parti dans les jours, mois et plus à venir.
A. Gérin, n'a pas, contrairement à MGB, appelé les militants à se mettre des plumes dans le c.. pour être sexy...plus intéressant il a rappelé l'urgence de l'action communiste indépendante pour retrouver nos couleurs.
André Gérin porte aujourd'hui l'action collective et déterminée de milliers de communistes en voie d'un vaste rassemblement.
Gageons que les manoeuvres d'appareil de la tendance sexy ne sauront manquer pour priver les communistes du bilan de la direction, du débat et même du  vote.
Les anciens membres du parti, ceux qui réellment attachés àl nécessité de leur devoir de révolutionnaire ont ici un rôle déterminant. Leur responsabilités sont lourdes, les enjeux incontournables.
La tendance sexy tente d relancer la gauche plurielle, elle rêve d'un parti vidé de sa substance, anémié, un godillot du parti socialiste.
En rejetant ces manoeuvres bien plus que politiciennes et dont le sexy a bien plus l'apparence d'n raccolage de bitume aspergé à l'eau de rose, les communistes y retrouveront honneur, dignité et efficacité à servir le peuple de France.
Alain Girard


La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a appelé dimanche 15 septembre la gauche à prendre "l'offensive" et à "ne pas jouer perso", estimant que le spectacle qu'elle donne aujourd'hui n'est "pas très sexy".
Elle a notamment donné "rendez-vous" pour une "marche populaire le 27 septembre du siège du Medef à l'Elysée pour les salaires et les pensions". "Le 27, tous et toutes ensemble, même si les cordons de police nous arrêtent bien avant, à l'Elysée il entendra le mot salaires", a-t-elle dit, dans une allusion au président Nicolas Sarkozy.
Dans son discours de clôture de la Fête de l'Humanité, devant quelque 40.000 participants, elle a appelé notamment les syndicalistes et les forces de gauche à se joindre à cette marche organisée par le PCF
"Arrêtons à gauche de reculer, d'hésiter, de jouer perso. A gauche il est temps de prendre l'offensive!", a-t-elle lancé.
Mais "je vous sens sceptiques lorsque je vous parle de l'avenir de la gauche, de projet, de majorités" et "vous avez raison", a-t-elle lancé aux militants. "De La Rochelle aux appels du pied du MoDem, de la pénurie d'idées au trop plein d'egos, on ne peut pas dire que le spectacle de la gauche soit très sexy!".

"Prendre le pouvoir"

"Lutte après lutte, débat après débat, élection après élection, nous construirons les rassemblements permettant de compter face à la droite, d'être majoritaires", de "prendre le pouvoir", a-t-elle promis.
Pour cela, a-t-elle proposé, "il faut créer des espaces de débat et d'action" où "hommes et femmes de gauche, avec leurs différences, vont se donner les moyens de la riposte et d'un projet commun".
"Faisons-le au niveau local comme au niveau national, une première réunion est déjà prévue", a-t-elle dit dans une allusion à un forum prévu fin octobre et réunissant des partis de l'ex-gauche plurielle, dont le PS.
Pour la numéro un communiste, il faut "créer partout des passerelles entre les progressistes et toutes les forces qui se battent pour le changement".
"On va sortir la gauche de l'ornière", a-t-elle promis grâce à "un parti communiste en pleine révolution".
Pour mener l'offensive face à la droite, Marie-George Buffet a proposé de "commencer par le pouvoir d'achat" et par "un mot qui devient tabou en politique: les salaires".
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 00:20
Enfin la fête est ouverte.
Depuis des semaines entières les militants se relaient pour construire une ville éphémère, 3 jours d'intensité, 3 jours de rencontres.
J'ai été très étonné par ces camarades qui m'ont salué sur la fête, j'ai été aussi agréablement surpris de cette volonté commune de  bâtir un espace d'expression collectif et communiste qui échappe à toutes manipulations.
Deux camarades m'ont fait part de leur tristesse face aux insultes reçues sur un blog que nous croyons fraternel, de même les militants de Valenton ont accusé le coup de jugements portés à leur égard sur ce blog, ils n'oublieront pas cette infâmie.
Les communistes de Valenton ont décidé de verser 1 euro par repas servi, cela devrait approcher les 500 euros qui seront versés à Cuba Coopération, une association comme tant d'autres  qui interviennent concrètement pour la solidarité à Cuba socialiste..
Les communistes du 15ème arrondissement avait déjà une urne tranparente bien remplie de pétitions exigeant le retrait des troupes d'Afghanistan, prouvant ainsi que tous les peuples sont dignes de la solidarité.
La fête continue tout à l'heure, elle n'est pas virtuelle, l'avantage est important, des êtres humains en vrai, des communistes vrais.

Tout à l'heure nous allons nous retrouver au stand du Pas de Calais à 16h30, nous y parlerons et définirons nos orientations et projets politiques, souhaitons que nous parvenions à mettre en place un plan de travail pour et après le congrès.
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 17:40
http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-22710232.html
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 17:37
REPUBLIQUE FRANÇAISE
LIBERTE EGALITE FRATERNITE
André  GERIN

Maire de Vénissieux
Député du Rhône

                                                                                                                        A l'adresse de : Floriane Benoit, Frédéric
                                                                                                                        Bernabé, Marie-Christine Burricand, Léandre
                                                                                                                        Curzi, Jean-Claude Danglot, Emmanuel Dang
                                                                                                                        Tran, Guillaume Degans, Charles Hoareau,
                                                                                                                        Freddy Huck, Jean-Jacques Karman, Henri
                                                                                                                        Martin, Jean-Pierre Meyer, Jean Miaille,
                                                                                                                        Michèle Picard, Jean-Louis Rolland, Serge
                                                                                                                        Truscello
                                                                                                                        Copie pour information et avis aux camarades qui
                                                                                                                        ont participé à différentes rencontres depuis celle de                                                                                                                         Vénissieux du 1er septembre 2007     
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          
                                                                                                                      Le 11 septembre 2008

                    Chers Camarades,


                    Nous pouvons, nous devons faire mieux collectivement, en terme politique, pour
          ce 34ème congrès. Aller plus loin qu'au 33ème congrès est un impératif pour notre
          crédibilité nationale.


                    Les communistes ont confirmé leur volonté majoritaire de garder le PCF, lors de
        l'assemblée générale de décembre 2007, aux rencontres nationales de mai et juin 2008
        qui se sont tenues à Paris, Marseille et Tours. Marie-George Buffet et l'équipe de
        Fabien sont obligés d'en tenir compte même s'ils continuent de manoeuvrer en recul.


                    Cette volonté clairement exprimée à plusieurs reprises est un élément nouveau
        auquel nous avons contribué. Cela change le panorama pour les adhérents, sans pour
        autant arrêter la direction qui continue son entreprise de démolition. (Ce qui se profile
        avec les élections européennes en est une claire illustration.)


                    Un texte alternatif peut avoir du sens ! Mais nous avons plusieurs conditions à
        remplir :

                    - Ne pas se retrouver dans la situation du 33ème congrès avec trois textes.
                    - Retrouver tous ceux qui se sont engagés à ce moment-là.
                    - Aller au-delà en élargissant les soutiens à de nombreux collectifs qui se sont
        constitués dans les départements.


                    Nous devons affirmer et démontrer notre volonté de rassembler les communistes dans leur diversité ; unir les communistes dans l'action sans avoir la
        prétention de détenir la vérité. Tendons la main à beaucoup d'adhérents qui ne font pas
        forcément le même choix que nous mais qui tiennent viscéralement à l'existence du
        Parti communiste français, à leur parti.


                    Nous devons appliquer à nous-mêmes les principes que nous ne cessons
        d'appeler de nos voeux pour le fonctionnement du parti : accepter nos différences, les
        prendre en compte, sans les dramatiser, ni en faire autant de prétextes à la multiplication
        des chapelles et l'adoption de comportements politiciens, ni se laisser aller à des
        pugilats stériles.


                    Communistes différents, voire divergents, nous devons garder le cap du communisme : rassembler la famille communiste le plus largement possible.

                    Au plan pratique et tactique notre difficulté est double :



                    - Il y a toute une variété de communistes qui veulent que leur parti existe, qui
        ne sont pas satisfaits par la base commune, à des degrés divers mais qui ne sont
        pas prêts à soutenir un texte alternatif. Comment faire avec eux ?
                    - Il y a une masse de communistes qui sont en dehors du parti, certains
        militants dans des associations ou structures diverses, d'autres restant
        complètement à l'écart du champ social, qui sont orphelins d'un parti communiste
        mais qui ne trouvent pas les raisons et les motivations pour revenir. Nous devons
        insister pour qu'ils ré adhèrent car cela pèsera dans les décisions des sections et
        des fédérations.


                    Ce que nous ferons doit contribuer à créer un climat d'échange et de fraternité,
        une dynamique dans le choc des idées.


                    Nous devons demeurer fidèle aux engagements du 1er septembre 2007, à
Vénissieux :


                    - Affirmer nécessaire et lutter pour l'existence d'un parti communiste en
        France, parti révolutionnaire, parti de lutte de classes.
                    - Rassembler en ce sens tous les communistes qu'ils soient ou non membres
        du PCF, en fonction de leur situation locale.
                    - Travailler à l'élaboration d'un projet politique de transformation de la
        société en partant de ses réalités actuelles.
                    - Mettre sur pied une coordination pour concrétiser ces engagements et créer
        un site Internet pour les populariser et étendre notre audience nationale.


                    Le rendez-vous à la fête de l'Humanité, samedi 13 septembre, à 16 heures, peut
        être le point de départ de ce travail pour déterminer ce que nous devons faire avec le
        congrès et le document de la direction. Beaucoup de communistes ont besoin de
        percevoir que nous représentons une alternative crédible pour l'existence, la reconquête
        du Parti communiste français.


                    Nous vivons un moment charnière. Il nous faut approcher, consulter largement
        ces milliers d'adhérents en recherche, déboussolés, autour de nous. D'ici le 10 octobre,
        nous avons à prendre les meilleures décisions possibles pour nous permettre de franchir
        une étape nouvelle. Quelles que soient les hypothèses d'avenir, nous ne voulons pas
        louper le coche du 34ème congrès de décembre 2008.


                    Recevez, Chers Camarades, mes fraternelles salutations.


                                                        André GERIN
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 20:55

Conseil national du PCF des 5 et 6 septembre 2008 

Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris, résumé

 

Comment peut-on proposer de préparer un congrès sans faire le bilan de la stratégie adoptée aux congrès précédents ? Il est désastreux mais on veut continuer dans la même voie. Le projet de base commune ne respecte pas l'Assemblée extraordinaire de 2007. Les communistes veulent que le PCF existe et se renforce et non que l'on continue à l'effacer et à en faire une coquille vide.

La priorité donnée depuis la « mutation » à la présence dans les institutions sur l'action dans les luttes est un contresens. Elle a conduit au discrédit du Parti après 97/2002. Le PCF doit cesser de devenir un parti d'élus comme les autres où la lutte des classes est remplacée par la lutte des places et l'alignement sur le PS.

Comment mener aujourd'hui la riposte contre la privatisation de la Poste avec ceux qui ont défendu les directives européennes ?

Il y en a assez de n'entendre parler que de la « gauche ». Notre parti doit retrouver sa totale indépendance de pensée, d'action et de structure et la remettre au service des travailleurs et des luttes. C'est la condition du rassemblement alors que l'épisode des collectifs « antilibéraux » a conduit au 1,9% et que 80% des communistes de 1995 se trouvent à l'écart de leur parti.

Les communistes, les salariés attendent de ce congrès un signal fort : que le PCF renoue avec son identité révolutionnaire. La mondialisation capitaliste appelle l'alternative socialiste et le combat anti-impérialiste qui fut toujours le nôtre. Le rejet de l'UE du capital a besoin du parti qui l'a toujours combattue sur la base de la souveraineté populaire et de l'internationalisme (Il faut rompre avec la ligne « euro-constructive » et le PGE). Les luttes qui se développent contre le pouvoir ont besoin des repères politique de classe et qu'apportait l'organisation révolutionnaire que la direction a liquidée : la cellule, la cellule d'entreprise. Ce congrès doit être un appel à faire vivre le PCF.

La base commune proposée par la direction pour le 34ème congrès tourne le dos à ces exigences. Un texte alternatif sera nécessaire.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 20:52

Conseil national du PCF des 5 et 6 septembre 2008 

34ème congrès du PCF: intervention d'Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Le pré-projet de base commune de discussion nous a été communiqué seulement avant-hier. Il ne correspond absolument pas à ce dont les communistes sont en droit d'attendre de leur direction et à ce dont le PCF a besoin.

Nous avons déjà fait l'expérience du caractère bâtard de ce texte prévu par les statuts [adoptés en 2000] : à la fois base de discussion, supposée ne pas trancher les questions, et motion porteuse de la ligne de la direction sortante.

Je considère qu'il constitue une base de discussion irrecevable parce qu'elle fait l'impasse sur des éléments essentiels à soumettre au débat, à commencer par le bilan de la stratégie mise en œuvre depuis les congrès précédents. J'estime que la ligne politique que porte ce texte, la continuité, est dangereuse pour l'avenir du parti.

Amnésie, anesthésie et fuite en avant : voilà les trois caractères de ce projet de base commune.

Les choix repris au 33ème congrès, dans la suite du processus de « mutation » engagé dans le congrès précédents, ont fait la preuve de l'échec. Le 1,9% des présidentielles l'a sanctionné sans appel sur le plan électoral. Mais surtout, cette ligne a privé l'intensification des luttes depuis 1995 et la montée de la contestation du capitalisme de l'outil politique à leur service que le PCF doit être.

Comment une base de congrès peut-elle s'abstenir de présenter un bilan des choix stratégiques qui ont été faits ? Ils sont précis : celui d'effacer l'identité de notre parti, celui de donner la priorité à la présence dans les institutions sur l'action dans le mouvement populaire, ce qui a conduit à la satellisation au PS, ou encore les choix d'abandonner certains de nos fondements théoriques, de supprimer l'organisation spécifique révolutionnaire. Rien de tout cela : l'amnésie !

Le texte abonde en revanche de questionnements et de formules vagues, sur la situation du monde et la « modernité », de phrases creuses et fumeuses, assénant l'idée que le « monde aurait changé », que nous aurions « changé d'époque ». Et donc qu'il faut changer le parti ou plutôt changer de parti !

Tout au contraire, jusqu'à démonstration du contraire, le capitalisme domine toujours, et même davantage, notre pays et le monde, la lutte des classes est une réalité, le danger impérialiste s'affirme. D'une base de congrès, les communistes sont en droit d'attendre une analyse de leur développement, de leur évolution. Et non l'abandon de notre grille d'analyse marxiste.

Vague, peu concret, ce texte décourage le débat des communistes. Est-ce le but recherché ? On entrevoit la volonté de tenir un congrès dilatoire pour mieux poursuivre la stratégie qui détruit notre parti et sa raison d'être.

Car la continuité est bien à l'ordre du jour. L'orientation du texte ne respecte pas le mandat donné par les communistes à l'occasion de l'Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 : maintenir et renforcer le PCF.

Il est significatif que le sigle PCF n'apparaisse pour la première fois qu'en 19ème page après tant de formulations sur la « gauche ». Si la « recherche de la constitution d'un autre parti » n'est pas retenue, c'est pour mieux insister sur les « transformations profondes », les « dépassements », allant jusqu'à une « métamorphose ». Ce que se propose la direction sortante dans ce texte, c'est de continuer, en attendant, à transformer le parti en coquille vide : un travail de taxidermiste !

La dilution du PCF dans le cadre d'une recomposition politique, dans un ensemble de « gauche » dont il ne serait plus provisoirement qu'un élément, est plus que jamais de mise. La discussion de tout à l'heure et la conception des listes aux élections européennes l'ont bien montré.

L'analyse sur le PS laisse présager la recomposition politique recherchée. Aux côtés d'une du PS convertie au social-libéralisme, existerait une place libre pour une nouvelle social-démocratie dans laquelle se fonderait le parti. C'est oublier, sinon sa nature même, que le PS est rentré dans le jeu de l'alternance depuis au moins 1983. Et surtout, que la différence demeure toujours aussi fondamentale entre un parti social-démocrate, réformiste et un parti communiste !

L'affirmation de l'indépendance totale, de pensée, d'action et de structure du PCF doit être un préalable.

Dans une base de congrès digne de ce nom, il est indispensable que les communistes puissent se prononcer pour la rupture avec le processus de mutation-disparition du parti, pour qu'il retrouve sa raison d'être.

Qu'ils puissent se prononcer pour que le PCF porte à nouveau une perspective politique révolutionnaire, la rupture avec le capitalisme, le socialisme.

Quelle est la perspective politique proposée depuis dix ans d'abandon de l'objectif du socialisme ? La « visée communiste » s'est confirmée être au mieux un vague humanisme, sinon une perspective fumeuse pour habiller la seule voie retenue : le rassemblement électoral majoritaire. Ce que l'on retrouve exactement dans le projet de texte proposé : objectif 2012 ! « une majorité, un gouvernement, une présidence de la République qui impulseraient une politique de gauche ». Une nouvelle « gauche plurielle » ? Immanquablement ! Quoiqu'elle en dise, la stratégie de la direction insère le Parti dans la bipolarisation, le satellise au PS, se détourne de la force décisive de l'alternative politique, les luttes.

Quand avec d'autres camarades, nous parlons de revenir à des fondamentaux théoriques, il ne s'agit pas d'une recherche d'affirmation identitaire, il s'agit d'une nécessité pour le combat de classe aujourd'hui.

Notre analyse de la nécessité de l'appropriation publique des principaux moyens de production et d'échange est essentielle dans la bataille contre les privatisations, pour la défense et la reconquête des monopoles publics, également pour une conception offensive de la mixité, par exemple dans un secteur comme l'audiovisuel.

Les enseignements de Marx dans « Salaires, prix et profits » sont tout aussi essentiels pour dénoncer et combattre le RSA, les exonérations de cotisations patronales qui sapent le financement de la Sécurité sociale, ou la Prime pour l'emploi défendue par le PS et certains de nos parlementaires alors que la PPE suit la même logique que le RSA [faire rémunérer le travail par la collectivité à la place du patron].

Un texte de congrès ne peut pas être hors du temps. La responsabilité des communistes est de proposer des ruptures politiques immédiates avec la politique au service du capital. L'alternative politique ne réside pas dans l'objectif électoral de 2012 [avec un pôle en « canalisant » à gauche] mais dans la capacité du mouvement des luttes à mettre en échec la politique de Sarkozy, sur une bataille ou une autre pour commencer, éducation, service public, droit du travail... Elles sont toutes déterminantes comme la lutte contre la guerre impérialiste et pour le retrait de la France de l'OTAN.

Dans toutes ces batailles, nous voyons combien la position retenue par le projet de texte sur l'UE est un contresens pour le PCF. En adhérent à l'objectif d'intégration européenne, même de façon « radicalement critique », on adhère à un projet capitaliste. Comment se battre contre la privatisation de la Poste si l'on ne remet pas en cause l'application des directives européennes en France ? Comment le faire, comme on nous l'a proposé ce matin, aux côtés des dirigeants du PS qui les ont défendues ?

Le texte de congrès dont nous avons besoin doit permettre aux communistes de se prononcer pour continuer à rejeter l'UE du capital, en finir avec les positions « euroconstructives ».

Quelques mots pour finir sur le parti lui-même.

La spécificité historique de notre organisation politique, parti de masse et de classe, a fait ses preuves dans l'histoire. Elle reste plus que jamais d'actualité.

Comment ne pas constater, par exemple, les effets, les dégâts de l'institutionnalisation du parti? La priorité donnée à la présence dans les institutions a accentué la dérive du rôle des élus [que le congrès de Tours avait justement subordonnés au parti]. On l'a vu encore aux municipales jusqu'à des alliances avec le Modem.

Nous devons analyser et mesurer les nouvelles prétentions du capital et du pouvoir à intégrer au système les forces qui ont pour raison d'être de s'y opposer du côté des exploités. Quelle autre signification des mesures sur le « dialogue social » et sur le plan politique, entre autres, de la réforme des institutions dans la suite du quinquennat et de la décentralisation.

On lit dans le projet de texte comme on entend partout le concept de « démocratie participative ». Mais dans un régime capitaliste, quelle meilleure participation démocratique que la lutte organisée ? La question de la reconstitution des cellules, tournées vers la lutte, est capitale. En particulier à l'entreprise, lieu de l'exploitation, en faisant l'analyse des évolutions du mouvement syndical.

La question des directions se pose en lien avec l'ensemble des choix stratégiques. Nous aurons l'occasion d'y revenir.

Pour finir, à propos du nécessaire renforcement du Parti. Le texte proposé est tout sauf le signal fort qu'attendent, en particulier du PCF, ceux qui sont dans les luttes pour dégager la perspective politique. Je constate qu'à nouveau le texte veut « ouvrir » le parti à des gens de « gauche » qui ne veulent pas devenir communistes. Cette « ouverture », déjà pratiquée par le passé, a laissé sur le bord du chemin des centaines de milliers de camarades. C'est au contraire vers eux en premier, comme vers les salariés, les jeunes qui se battent que nous devons nous tourner. A eux que nous devons nous adresser pendant ce congrès.

Le sondage publié hier dans l'Huma sur l'avenir du PCF m'a affligé. Constater les effets de l'idéologie dominante pour s'y adapter, quelle aberration ! S'il est erroné de se décréter l'avant-garde, il est affligeant de se concevoir en relais politique des majorités silencieuses !

En Italie, autre pays à forte tradition communiste, nos camarades ont déjoué la stratégie de liquidation de la référence communiste. Ils ont ouvert la voie. Non, la chute du Mur de Berlin n'a pas supprimé la différence entre un parti révolutionnaire et un parti réformiste, la nécessité de l'existence du PCF, n'a pas effacé la validité du Congrès de Tours.

Le dépôt d'un texte alternatif à ce projet de base commune sera indispensable.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 18:58
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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 12:41

Ils refont le coup du sondage.

GQ, le 6 septembre 2008

 

On nous refait le coup du sondage !

L'Humanité du jeudi 4 septembre publie un sondage sur l'image du PCF dans la population française, dont les participants au colloque payant d'été du Boucau ont eu, parait-il la primeur.

Il est légitime d'utiliser les enquêtes pour connaître la réalité sociale et mieux se connaître. Ainsi il n'est pas toujours vain de commander ce genre de sondage très couteux (ce coût ne sera jamais communiqué). Mais ce qui permet d'en juger, c'est le but poursuivi par les commanditaires, qui transparaît dans les questions, particulièrement biaisées. Ce sondage est présenté aux communistes peu avant leur congrès au moment même où ils vont débattre autour d'une « base commune » de discussion particulièrement creuse à lire ici, dans un genre où le groupe dirigeant du PCF a déjà beaucoup donné. Il y a donc fort à parier que beaucoup plus de communistes lirons le sondage et ses commentaires que la base commune, qui est faite, justement, pour ne pas être lue. Mais il faut espérer, comme ce n'est pas la première fois qu'on leur fait le coup, qu'ils ne se laisseront pas influencer par une enquête ont la conception est particulièrement malhonnête.

D'abord, voici la carotte : L'enquête a pour but de faire apparaître que d'une part, il y a de l'espoir, un "frémissement", rien n'est perdu, puisque les français sont de plus en plus mécontents.  Mais saurions nous exprimer ce mécontentement, cette révolte ? La deuxième partie du sondage, c'est de nous dire : oui mais... mais à condition de cesser d'être « communiste » parce que ce mot, et cette chose, décidemment, c'est comme ça, les Français à tort ou à raison, la détestent, l'assimilent à un passé  détestable dont nous n'arriverions pas à nous débarrasser ! Et voilà le bâton !

Dans la plupart des cas, un sondage n'est publié que parce que, et seulement si, il  répond aux attentes de ceux qui l'ont commandé. Or on ne peut pas attendre un sondage honnête de la part d'un groupe dirigeant qui n'ose pas publier les critiques des communistes à son encontre, qui boycotte toute l'opposition interne à sa gauche, et qui retarde autant que possible le moment de rendre des comptes sur sa gestion, si possible pour l'éviter complètement.

Pour s'adapter tactiquement à la conjoncture de l'opinion, un sondage peut être utile. Mais certainement pas pour prendre des décisions stratégiques ! « Les idées dominantes sont les idées de la classe dominante », cette remarque de Marx nous avertit qu'il faut utiliser les sondages avec la plus grande précaution. Ce ne sont pas des sondages qui auraient pu orienter l'action des futurs révolutionnaires de 1788, et la cote de popularité de Pétain en 1941 était  très haute (comme aujourd'hui  celle du narcogorille Uribe en Colombie, à ce que dit la presse).

Mais parfois au rebours des intentions des sondeurs et des commanditaires des vérités paraissent ; ainsi le sondage montre (p 12, tableau supérieur) que sur la question du changement social, il n'y a aucune différence d'opinion entre les électeurs de « gauche » et l'ensemble du panel. Or comme la différence entre la gauche et la droite, s'il y a avait une c'était la croyance au progrès social, le sondage démontre en exclusivité à notre groupe dirigeant, qui ne jure pourtant que par « la gauche, la gauche, la gauche ! » qu'elle n'existe plus. Il n'y plus de « peuple de gauche ».

Et pourtant, il y a toujours des communistes. (page 12, tableau inférieur).

Nous avons la surprise d'apprendre qu'à la prochaine élection présidentielle, le candidat communiste recueillera « certainement » au moins 7%, c'est à environ 2 500 000 voix, soit 3 ou quatre fois autant que MGB,  au quel s'ajoute un réservoir de 12% (on rêve !) de votes « probables »! Soit plus de quatre millions de voix supplémentaires. Ce qui montre bien le bilan désastreux de cette candidature, et cette campagne, dont l'échec ne doit rien  au « déclin structurel » et tout à l'incompétence et au manque de combattivité de ceux qui l'ont menées, et au manque de charisme de la candidate. Ceux qui l'ont menée doivent passer la main.  Ou alors, le groupe dirigeant vient de se faire berner par des marchands de sondages qui bidonnent les résultats, comme il vient de se faire berner par les acheteurs du siège de l'Huma, et il doit être renvoyé à ses études pour naïveté. S'il y a bien un potentiel électoral actuel pour le PCF à hauteur de 19%, nous devons trouvez au plus vite une nouvelle équipe de direction qui saura utiliser ce formidable potentiel qu'on vient de découvrir.

Page 13, dans le commentaire, on apprend une nouvelle fois que le communisme traine un boulet, l'histoire soviétique. Il m'avait semblé pourtant entendre dès le 10 novembre 1989, le lendemain de la chute du mur, que le groupe dirigeant du PCF poussait un cri unanime qui était en substance « nous n'avons rien à voir avec ces horreurs » ! Il faut croire que les Zarka, Buffet, Gayssot, Hue, Gau, Cohen Seat, etc. qui se gargarisent de « démocratie participative » et qui ont fait leur carrière à l'époque où l'URSS existait sans jamais la critiquer nuisent à la crédibilité du parti.

Ce que le sondage montre, contrairement aux intentions des commanditaires, c'est que communisme et URSS sont historiquement indissociables. Et qu'il faut récupérer le bébé qui a été jeté avec l'eau du bain. Il faut tirer la leçon des excès de répression, refuser le Goulag, tout en les expliquant par les conditions inhumaines de guerre que l'impérialisme a fait subir à l'URSS, et non chanter la chanson des vainqueurs, des Maccarthystes, non en faire comme les tenants de la théorie du totalitarisme, l'essence même du régime, du socialisme, et de la révolution. L'abandon de la dictature du prolétariat ne signifie pas que le recours à la dictature du prolétariat n'a jamais été justifié, et Stalingrad est là pour en témoigner. Et il faut aussi se souvenir du destin d'Allende, authentique révolutionnaire marxiste qui s'était refusé à y recourir et qui à entrainé avec lui dans la mort, par excès de scrupule, des milliers de militants latino-américains. Le PCF a d'ailleurs refusé la dictature en pratique, en refusant de tenter de s'emparer du pouvoir par la force dans les deux ou trois occasions où il aurait pu  le faire. Sur l'URSS, un dernier mot : certes les français n'ont pas une bonne image du premier état socialiste de l'histoire, ce qui est bien normal, tout a été fait pour cela. Mais en réalité les liens entre le PCF et l'ex-URSS, ils s'en foutent ! Surtout qu'elle n'existe plus depuis 17 ans ! C'est bien le cadet de leur soucis. Et si la direction du PCF et les sondeurs qu'ils payent et qui fournissent obligeamment les résultats voulus n'étaient pas là pour le leur rappeler, ils ne s'en souviendraient même plus. Par contre, nombreux sont les ouvriers du XXème arrondissement, quand on les rencontre au porte à porte, qui parlent avec nostalgie de George Marchais, lui qui assumait crânement le bilan globalement positif du socialisme réel.

Notons la sottise complète du questionnement  et de la conclusion (tableau supérieur page 14) ! « Le communisme a un avenir, a condition de s'adapter », tu l'as dit bouffi. Mais s'adapter à quoi, au capitalisme ?

Quand on pose la question de l'image des communistes dans la population, le clivage gauche droite réapparait un peu, comme si la gauche, sans PCF, n'avait plus aucun sens, et non l'inverse. Ce qui montre que ceux qui veulent voir la gauche revenir au pouvoir un jour doivent s'atteler en priorité à renforcer le PCF, au lieu de chercher à le « dépasser ». Les Français pensent, paraît-il, que le PC devrait changer de nom. Sous entendu, si vous voulez conserver la chose, abandonnez le nom. Mais nous savons bien que pour beaucoup de cadres et d'élus, malheureusement, la seule chose qui les rattache encore au communisme, c'est son nom. D'ailleurs l'évolution du PC italien, depuis l'abandon de son nom, est là pour tracer la route. Nous devons convaincre les Français de la justesse de nos idées, et non tenter de les dissimuler, ou de nous dissimuler à nous même que nous capitulons.

Le plus inquiétant de ce que révèle cette enquête orientée, c'est ce que le PCF devrait faire, soi-disant, pour être à la page, (et c'est sans doute ça le but du sondage dans la perspective de la liste européenne de 2009 !) « Être positif à l'égard de la construction européenne » (rappelons que s'il n'avait pas été « négatif », le peuple de France n'aurait certainement pas voté « non » en 2005). La base commune amphigourique qui est discutée en ce moment au CN tente de faire des concessions sémantiques à l'attachement au parti qui s'est manifesté à l'ANE de décembre 2007, mais sur l'Europe, elle témoigne d'une véritable régression. lien à l'article : "le PCF, l'Europe et la gauche"

Encore plus significatif de la dérive postcommuniste : le PCF devrait s'intéresser moins aux ouvriers, et aux employés, et plus aux autres catégories (sic !). Je n'avais pas l'impression moi que le PCF s'intéressait trop aux ouvriers en ce moment (rappelez-vous la seule mention du mot « ouvrier » dans la base commune de 2006 ! elle figurait dans l'expression «« vote FN ouvrier » !). Mais même si c'était vrai, dans ce cas, qui va s'y intéresser aux ouvriers ? Sarkozy ?

On demande aux sondés de donner leur préférence pour les alliances que devrait contracter le PCF : et l'on dit 36% pour le PS, 21% pour NPA. Histoire de faire croire que le débat se résume à ce choix entre la peste et le choléra, pour faire jouer de l'anti-gauchisme structurel dans la mentalité des camarades légitimistes (ceux qui pensent que les chefs ont toujours raison et qu'on ne change pas une équipe qui perd).  Mais n'est-il pas particulièrement idiot de demander à tous, y compris aux sarkozistes, avec qui le PCF devrait s'allier (et on paye pour ça ! et on nous demande de renflouer l'Huma !)? mais puisque les français sont sondés, chiche ! Pourquoi, nous, n'aurions nous pas le droit de donner notre avis ? Camarades, proposez-nous le vote, à nous militants communistes à jour de nos cotisations, proposez-nous de choisir entre le PS, le NPA, ou le peuple ! Et tant qu'à faire, organisez donc le vote au suffrage universel pour désigner le nouveau Comité exécutif, comme le demande André Gerin. Pour que vous ne vous désigniez pas vous-même encore une fois.  Vous avez droit à des vacances.

Assez de sondages, de questionnaires, d'enquêtes truquées, d'experts aux ordres, de compagnons de route flattés, de manipulation ! N'acceptons plus qu'on nous impose, sous prétexte de la « modernité » de l'opinion qui change tous les jours de parler le langage de l'adversaire de classe.

 

lire aussi l'analyse croisée du sondage et du projet de base commune par Jihad Wachill, ici sur son blog

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 07:53

Bové, Autain... Collectifs antilibéraux : fin de soldes !

La résolution finale du 33ème congrès du PCF a embarqué le Parti dans l'aventure des « collectifs antilibéraux » qui devait mobiliser toute l'activité des directions jusqu'à l'échec, fin 2006, d'une opération rivée vers les élections de 2007 et l'effacement du PCF. Les communistes ne l'ont pas accepté.

Ces derniers jours, deux des figures du « collectif national » ont fait parler d'elles. Leurs nouvelles aventures politiques ne peuvent que finir de solder pour les communistes l'expérience de 2006.

A « l'université d'été » des Verts, le 24 août, José Bové vient de sceller un accord avec Daniel Cohn-Bendit. La virulence de l'anti-communisme de Cohn-Bendit est connue, comme son soutien indéfectible à l'UE du capital et au projet de « constitution » européenne en 2005. On nous avait présenté les « collectifs » comme étant une prolongation de la campagne pour le Non. Alors prétendant à en être le leader, avant d'être candidat à la présidentielle, Bové signe sa réconciliation avec le camp du Oui.

Voilà donc Bové partant avec Cohn-Bendit (co-président du Parlement européen), la direction des Verts et des « proches de Nicolas Hulot » pour une campagne commune « écolo » pour les élections européennes de 2009. « J'expère que les gens sortiront du débat en se disant : « qu'est-ce qu'on est cons ! Pourquoi on ne l'a pas fait plus tôt ! » » a-t-il affirmé. 

Cette position donne aussi à réfléchir, à nouveau, sur le contenu très ambiguë d'un certain « non de gauche » en 2005 qui s'apparente à un oui. Allié à Cohn-Bendit, Bové réclame que « l'Assemblée élue en 2009 soit une assemblée constituante ».

Ces jours-ci voient aussi les media faire réapparaître Clémentine Autain, autre leader autoproclamée des « collectifs antilibéraux ». Rappelons quelques étapes précédentes de son aventure politique. En 2001, Delanoë la choisit contre l'avis des communistes du 17ème et l'impose comme candidate étiquetée « apparentée PCF » puis comme adjointe à la mairie de Paris. Sous cette étiquette reprise complaisamment par les media et acceptée par la direction du PCF, elle profère régulièrement à la télévision des leçons de politique, souvent anti-communistes. En 2006, elle tente d'être la candidate naturelle des « collectifs » à la présidentielle, sans succès. En 2007, elle cherche à évincer Jean-Pierre Brard de la mairie de Montreuil, finit par se retirer mais en ayant contribué à la perte de la municipalité communiste historique. Là voilà maintenant abordant un nouveau rivage : le NPA dont elle vient de se montrer à « l'université d'été », après avoir signé un appel du pied à Besancenot avec le philosophe anticommuniste Onfray. Qu'est-ce qui peut bien guider ce parcours sinon la boussole de l'opportunisme ?

Il est frappant comment fin 2006, l'opération politique des « collectifs antilibéraux » s'est dégonflée d'un coup. Il s'est avéré qu'elle relevait d'un processus électoraliste, qu'elle a été un avatar d'une volonté de recomposition politique dont l'effacement du PCF est la condition. Les dérives de Bové et Autain le confirment amèrement peut-être pour certains.

Les rares collectifs locaux qui ont réellement réuni des personnes de bonne volonté ont prolongé des formes d'échanges et de rassemblement progressistes sur des objectifs précis, non politiciens, qui souvent continuent.

Du côté de la direction du PCF, l'objectif d'effacement du Parti dans une gauche indéterminée s'est aussi confirmé. La campagne de Marie-George Buffet candidate de la « gauche populaire antilibérale » ne s'est revendiquée communiste que dans les dernières semaines. Après le résultat désastreux, les dirigeants nationaux ont multiplié les déclarations mettant à l'ordre du jour le « dépassement » du PCF, la remise en question de son existence même, sa dilution dans une fédération de « gauche ».

Depuis l'affirmation sans ambiguïté à l'Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2007 de la volonté majoritaire des adhérents du PCF de maintenir l'existence du Parti, ces projets de recomposition sont plus discrets, mais il n'y a eu ni rupture dans la direction, ni dans sa stratégie. 

Un des enjeux du 34ème congrès est de trancher définitivement la question de l'existence du PCF et de sa complète indépendance politique, sur la base d'une théorie, d'un projet, d'une forme d'organisation : ceux qui ont toujours été les siens !

C'est bien parce qu'elle les abandonne que l'équipe dirigeante sortante est à la recherche de formule comme les « collectifs antilibéraux ».

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