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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 19:54
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 19:22




Conférence : La politique extérieure de l'URSS jusqu'aux années 5O

avec Annie LACROIX-RIZ

professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris VII, auteur notamment de :

« L'histoire contemporaine sous influence » Le Temps des Cerises, 2004

« Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930 », Paris, Armand Colin, 2006.

Samedi 24 mai 2008 à 15h

163, boulevard de l'Hôpital, Paris 13e

(Métro Place d'Italie)

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:11

Passer à un nouveau stade pour réinvestir notre parti, le PCF ! Quelle préparation du 34ème congrès?

Document de travail du secrétariat du PCF Paris 15ème consacré à la préparation du congrès. A prendre comme texte de réflexion. Cette partie du rapport suit la partie consacrée aux luttes qui soulignent l'attente vis-à-vis du PCF, le besoin d'une rupture dans ses positionnements pour dégager la perspective politique.

Les congrès du Parti se suivent. Des réalités se confirment.

Jamais la stratégie de la direction ne s'était autant dévoilée. Jamais elle n'a été autant désavouée par les faits. Mais les forces pour la mettre, enfin, en échec doivent passer à un stade d'organisation.

Après le résultat désastreux de MG. Buffet à la présidentielle, tour à tour les dirigeants, Cohen-Seat, Gau, Dartigolles, Gayssot, Marie-George elle-même au CN de juin ont révélé le point d'arrivée du processus de « mutation » engagé depuis le milieu des années 90 : la liquidation du Parti. L'effacement de l'identité communiste, le reniement de ses bases théoriques, le sabotage de son organisation doivent conduire au changement de nom, à la dilution dans « autre chose à gauche », à une rupture avec l'histoire. La direction a pensé que la situation était « mûre ». Elle s'est, heureusement, lourdement trompée, encore une fois.

Depuis juin, son orientation ne cesse d'être condamnée. Les adhérents dans les sections ont rejeté l'ordre du jour du « congrès extraordinaire » de décembre 2007, transformé du coup en « assemblée extraordinaire ». Ils ont affirmé que le PCF avait un avenir. Ce désaveu n'est pas sans rappeler celui de l'opération, un an plus tôt, de la candidature des « collectifs antilibéraux ». Les récentes élections municipales et cantonales et la remontée à 9,3% de 1300 candidats ne reniant pas leur identité communiste ont coupé court à la théorie du « PCF-repoussoir », des « valises de plomb de l'histoire ».

La persistance du fait communiste en France, notamment dans le monde du travail, se confirme. Le déferlement d'anticommunisme, par exemple à propos de 1968, en témoigne à sa façon. Bien que très amoindrie, l'organisation nationale du PCF subsiste. Surtout, le PCF demeure un repère politique, face à la droite et à la social-démocratie. Pour ne prendre que cet exemple essentiel, quel autre grand parti, malgré les flottements de sa direction, s'oppose à l'UE du capital ?

On pourrait ajouter dans la série des discrédits, l'échec cinglant de la « gauche arc-en-ciel » en Italie, expérience d'effacement des organisations communistes partant de la même inspiration qu'en France.

La situation actuelle du PCF reste marquée par une contradiction. Même lourdement désavouée, la direction et ses différents clans parviennent encore à rester en place pour continuer dans la même voie. Même en mode mineur. Il n'est plus question ouvertement, sauf chez les poissons pilotes « refondateurs » ou proches de MM. Hue et Gayssot, de disparition du PCF. Mais la stratégie qui y mène est toujours de mise. « La gauche, la gauche, la gauche... » : les incantations confirment la subordination au PS et le choix de privilégier l'alternance institutionnelle, malgré le consensus avéré entre PS et droite sur les choix fondamentaux. En conséquence, la ligne de la direction du Parti est incapable de dégager la perspective politique dont les luttes, fortes et déterminées, ont besoin pour converger et mettre en échec le gouvernement. La déstructuration de l'organisation communiste, à la base, se poursuit. La dilution du Parti pourrait bien revenir à l'ordre du jour à l'occasion des élections européennes de juin 2009 au nom du vote utile et sous l'impulsion du PGE, dont l'un des principaux animateurs, F.Wurtz est aussi l'un des fondateurs du club « Gauche avenir » avec Quilès, Sapin, Lienemann et d'autres PS.

Entre temps, la direction en a rabattu sur ses objectifs au 34ème congrès. Elle va s'évertuer à esquiver toute possibilité de remise en cause de son bilan, de son orientation et de ses places, tout en ménageant le terrain pour ses futures « expérimentations ». Elle multiplie déjà les diversions : multiples « ateliers » de discussion. Ses composantes adoptent des postures différentes sur tel ou tel sujet pour canaliser l'opposition des communistes. Les pratiques d'appareil, pour verrouiller les débats et les délégations vont jouer à plein.

La contradiction n'en demeure pas moins profonde entre cette ligne et ce que veulent sans doute une majorité de communistes, ce que représente le PCF dans le pays, ce que les travailleurs en attendent.

La direction ploie. Elle devra rompre à un moment ou un autre, partir, sous le poids de ses contradictions ET de l'action de communistes responsables.

Notre responsabilité de militants, a fortiori de dirigeants d'organisations du PCF est posée, à chacun. Nous ne partons pas de rien. Depuis le 30ème sinon le 28ème congrès, des oppositions fortes se sont exprimées à la « Mutation-liquidation », comme au 33ème. Les faits nous donnent raison. La légitimité de la direction nationale, qui a tant joué, est largement entamée. Dans les derniers mois, avant l'assemblée « nationale » extraordinaire de décembre, l'appel « pas d'avenir sans PCF » a contribué à mettre en échec l'ordre du jour initialement prévu.

Mais dans les mois qui viennent, d'ici le congrès, il est temps de passer à un autre niveau dans l'expression, l'action, la coordination, la structuration des communistes qui veulent que le PCF retrouve sa raison d'être. Le congrès sera une étape importante. Parmi les « groupes », les « personnalités », les organisations du PCF qui ont exprimé des positions dans cette bataille, il est temps de préciser la démarche. Même si cela peut s'expliquer au vu notre conception du parti, il n'est plus tenable que les communistes qui se revendiquent marxistes et léninistes soient les moins organisés dans le PCF et laissent tout ce qu'il représente continuer d'être dilapidé.

La question de l'unité des « opposants » est posée de façon récurrente, depuis au moins 10 ans. L'expérience nous le confirme. La référence au PCF, la bataille pour ne pas laisser la légitimité de ce qu'il représente aux liquidateurs, sont essentielles pour l'unité des communistes. Par son passé, ce qu'il continue à représenter dans le pays, par sa théorie et son mode d'organisation historiques, le PCF est le lieu de l'unité des communistes, de leur efficacité dans la bataille politique. Ce n'est pas un hasard si les dirigeants « mutants » s'obstinent à vouloir de débarrasser de son nom.

Depuis la « Mutation », la direction liquidatrice s'est appliquée à vider le parti des militants les plus susceptibles de s'opposer à sa ligne : en les écoeurant par ses positionnements, en liquidant la structure de base de leur engagement, la cellule, en les écartant administrativement. Il y a certainement plus de communistes hors du parti aujourd'hui que dedans sans compter tous les jeunes, militants dans les entreprises par exemple, qui n'ont plus eu l'occasion de trouver le parti dont ils expriment pourtant le besoin.

Ces constatations ont amené des « groupes d'opposants », des « personnalités » à tenter de se structurer en dehors du PCF sous forme d'associations voire de parti. Au bout de 10 ans, le résultat est un double échec. Ces groupes restent groupusculaires et n'ont capté qu'une part infinitésimale de ce que représente le PCF. Mais dans le même temps, leur démarche a facilité le travail de destruction du PCF. L'esprit de chapelle des « groupes » a conduit mécaniquement à la division organisationnelle mais aussi à une dispersion idéologique. Si tous les « opposants » signataires de l'appel « nous assumons nos responsabilités » de 1999 étaient organisés ensemble dans le Parti, la direction affaiblie ne pourrait plus tenir.

Aujourd'hui, plus que jamais, le regroupement des communistes est nécessaire pour regagner l'organisation politique dont les salariés ont besoin dans les luttes. Nous ne pensons pas que ce regroupement ne passe par un cartel de groupes mais par l'organisation de la bataille la plus large pour combattre la stratégie de sa direction, relever le PCF et faire vivre le plus possible de ses organisations sur une base de classe.

Appelons les camarades, isolés, écartés à réinvestir leur parti, et donnons-nous les moyens de consolider, recréer des cellules, des sections...

Le 34ème congrès va être une étape décisive pour mettre en échec la liquidation pure et simple du PCF et une étape très importante dans le processus de réappropriation du parti par les communistes.

Avec plus de clarté encore qu'au 33ème congrès, nous devons poser la question du bilan et rassembler en vue d'une rupture avec la stratégie de mutation-liquidation. Ruptures :

-         Avec l'alignement sur la social-démocratie et l'inscription dans le système de l'alternance

-         Avec l'abandon de nos fondamentaux théoriques et de nos positions de référence (ex : contre l'UE du capital)

-         Avec l'abandon de l'organisation révolutionnaire originale du PCF, les cellules, les sections, dont la raison d'être en particulier à l'entreprise, est d'animer la lutte des classes.

La question du changement de direction en découle naturellement. Il n'est pas pensable de remettre le clan dirigeant actuel « sur les rails de la lutte des classes ». Mais la question des directions se pose doublement. Il est nécessaire d'afficher une alternative nationale à la direction actuelle comme il est nécessaire en même temps de construire une véritable coordination nationale à même de faire vivre les organisations du PCF sur des bases rompant avec la stratégie actuelle. Sinon on tomberait dans une vaine et contre-productive bataille de personnes.

Quelle démarche d'ici le congrès ?

Nous avons multiplié ces dernières semaines les échanges avec en particulier des camarades responsables d'organisations du PCF parties prenantes des textes alternatifs au dernier congrès. Le 3 mai, de façon informelle, nous nous sommes rencontrés avec des dirigeants de la section de Vénissieux et de la Fédération de la Haute-Saône.

Un des points de départ de notre réflexion pour les mois qui viennent est le texte commun adopté après l'assemblée extraordinaire de décembre. Il fixait quatre objectifs d'action :

- l'expression de positions communistes, indépendantes et clairement identifiées dans les luttes et les élections

- la consolidation et la reconstitution d'organisations de base, cellules et section, notamment à l'entreprise

- la relance de la théorie révolutionnaire du PCF, de notre critique marxiste du capitalisme couplé avec une relance de la formation politique des militants

- la remobilisation des camarades isolés et l'adhésion au PCF sur des bases de lutte.

D'ici les vacances d'été, plusieurs initiatives sont soumises à l'avis des camarades :

- Nous préparons un nouveau texte d'appel qui sera mis en discussion avant fin mai. Il devrait porter, de la façon la plus brève possible, l'analyse de la situation politique et de celle du parti et la démarche de préparation du congrès. Il serait proposé, cela reste en débat, à la signature d'organisations du PCF et d'adhérents individuels.

- Une rencontre nationale sur une journée, où pourrait être rendue public ce texte, paraît indispensable, au plus tard le 1er week-end de juillet.

- La préparation d'un texte alternatif de congrès est nécessaire dès maintenant. Le texte de la direction ne saura nous convenir. D'ici l'été, son orientation et sa structure devraient être définies, dans la transparence et l'échange.

- Au moins par internet, la mise au point d'un système de mise en commun des textes de propagande produits par les uns et les autres dans le sens de développer des actions nationales sur des axes de lutte essentiels, délaissés par la direction.

Une action symbolique fore à Tours le 14 juin ?

La question est également posée d'une action symbolique forte. La direction du Parti organise trois débats nationaux, officiellement uniquement pour alimenter la réflexion et non pour l'orienter (mon œil !). Le 3ème aura lieu à Tours le 14 juin et portera sur les « transformations du Parti ». Le symbole n'échappe à personne. La volonté déjà exprimée par plusieurs dirigeants de revenir sur le congrès de Tour, de le refaire mais « à l'envers », ou de le dévoyer ne manquera pas de se manifester dans une discussion biseautée. Nous sommes plusieurs à avoir l'idée une présence en masse de communistes dans et aux abords du débat pour réaffirmer la validité et la fécondité du choix de 1920.

Mais une telle initiative se prépare. Elle doit être calée sur le contenu. Elle doit rassembler des camarades en nombre suffisant sous peine de produire l'effet inverse de celui recherché. Nous soumettons cette proposition et les autres à l'avis des camarades, attendons les leur. Concrètement, il faudrait savoir d'ici 15 jours combien de camarades peuvent être mobilisés pour Tours.

L'organisation au service de l'action. L'action au service de l'organisation. Faisons marcher nos réflexes de militants du PCF pour relever notre parti !

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 08:01

Nicolas Marchand décode "une nouvelle force à gauche"

Nicolas Marchand nous a fait parvenir ceci. Nous le publions tout en faisant remarquer que le principal danger émanant de cette cohorte discéditée est de nous faire passer le maintien en place du groupe dirigeant actuel pour un moindre mal, alors que MGB et ses amis font tout pour entretenir l'existence de ce courant en maintenant ouverte l'option épouvantail "nouvelle force à gauche".GQ

 

Dans les débats actuels en vue du 34ème Congrès, j'ai pensé utile de faire le point sur des initiatives et déclarations récentes en faveur d'une "nouvelle force politique".

Fraternellement,

Nicolas Marchand

Nicolas MARCHAND

« NOUVELLE FORCE POLITIQUE » ET DILUTION DU PCF (Note d'information sur des développements récents - 19 mai 2008)

Ce qui se passe m'amène à apporter quelques compléments à ma note d'information de Novembre 2007 « sur les prises de positions et initiatives concernant une nouvelle force politique à gauche ». Pour l'indispensable débat d'options à gauche et une union transformatrice, pour contrer la bipolarisation, il y a besoin du PCF, de son autonomie, de ses idées et propositions nouvelles (comme sur la crise financière) pour l'action, de sa novation et non de sa dilution.

A l'occasion de l'assemblée extraordinaire de décembre 2007, les communistes ont très majoritairement exprimé leur attachement à l'existence du PCF, avec des exigences de changements. Mais, contrairement aux affirmations selon lesquelles la question de l'existence du PCF ne se poserait plus, des initiatives visant la dilution du PCF dans une « nouvelle force politique » de gauche se poursuivent, et même s'intensifient, avec la participations de dirigeants du Parti. 

Dernière initiative en date, l'appel « L'alternative à gauche, organisons-là », dans lequel on lit notamment:

« ...il manque toujours une force incarnant un projet alternatif...Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu'il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d'autres expériences similaires en Europe...

Nous en appelons donc à l'affirmation d'une gauche enfin à gauche. Qui n'oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette  au peuple d'exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l'égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d'une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force...nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d'une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d'aborder les grands rendez-vous qui s'annoncent. »

(parmi les signataires communistes Patrick Braouezec, Bernard Calabuig,  Jean-Claude Gayssot, Dominique Grador, Roger Martelli, Marie-Pierre Vieu[1])

Dans cet appel, on remarque

-         la référence, par deux fois, à « une force », qu'il s'agit d'organiser, à laquelle il s'agit de « construire » dès maintenant un « cadre permanent ».

-         la référence à Die Linke, omniprésente chez les partisans de la « nouvelle force »

-         des éléments de base programmatique très vague, d'inspiration sociale-démocrate (la promesse de redistibution des richesses ... sans la mise en cause des pouvoirs sur l'argent et le dépassement du système)

-         l'idée d'une étape à franchir à l'occasion des prochains rendez-vous électoraux (européennes?)

Dans la même veine, on avait pu lire ces dernières semaines des propos de...

Jean-Claude Gayssot  (propos rapportés dans Le Monde du 20 avril 2008)

« Pour le vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, "il faut rompre avec la conception qui a prévalu à la création du PCF". Il plaide pour la création d'une nouvelle force "indépendante du PS mais unitaire et constructive". Pas une aile gauche du PS ni une LCR bis mais un parti "pour la transformation sociale", avec les militants du PS "refusant l'alliance avec le MoDem", "l'extrême gauche unitaire", les altermondialistes, les écologistes de gauche... "C'est le PCF qui doit prendre l'initiative, débattre de cette hypothèse au congrès. Qu'il dise qu'il veut participer à la création de cette force sans que l'étiquette PCF soit un préalable", martèle M. Gayssot, qui voit dans les élections européennes de 2009 une première étape. »

Marie-Pierre Vieu (L'Huma du 19 avril 2008 - débat avec Benoit Hamon)

« Ce qui s'est passé en Allemagne avec la création de Die Linke par des communistes et des socio-démocrates de l'Est et de l'Ouest m'intéresse. Tout en étant convaincue que ce n'est pas une solution pour la France. ... Les partis vont devoir évoluer.
Changer de matrice, de nature, voire d'enveloppe... »

[rappel de déclarations précédentes:

Tribune de l'Huma du 14 mai 2007: « Je me pose une question et je n'y ai pas pour l'heure apporté de réponse : le parti que nous allons construire dès demain sera-t-il encore un parti communiste ou bien un parti de l'alternative à gauche ? Cette réflexion me paraît d'autant moins incongrue qu'elle croise celle de nos voisins européens. L'expérience allemande du Links Partei qui arrive à faire converger dans ses rangs, des anciens communistes de RFA et RDA ainsi que des socialistes tel Oscar Lafontaine est bien sûr à mes yeux celle qui revêt le plus d'intérêt car tentant de trouver une voie socialiste d'aujourd'hui. »

Tribune de l'Huma du 1/9/07: « il nous faut être lucides sur le fait qu'il va nous falloir évoluer, que le PCF pour une large partie de l'opinion est lié à un modèle vécu aujourd'hui négativement...restons attentifs et ouverts aux réflexions et expériences en cours de refondation de la gauche; j'ai en tête plus particulièrement l'Allemagne et l'Italie... »]

Olivier Dartigolles (Le Monde du 28-2-08)

«..." Un nouvel espace s'est libéré que Die Linke vient occuper en apportant la démonstration qu'une gauche très sociale peut exister ", affirme Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. " Les oeillades appuyées, adressées par certains socialistes au MoDem, suggèrent que la question de la nécessité de combler un tel vide à gauche peut aussi se poser en France ", glisse-t-il. »

Constatant que «  les communistes ne sont pas à la veille de sacrifier leur parti sur l'autel de la création d'une formation susceptible d'aiguillonner des socialistes timorés. », le Monde poursuivait: « Refusant de " formuler dès maintenant une réponse organisationnelle ", M. Dartigolles se dit néanmoins favorable à la mise en place de " fronts électoraux ". Il évoque la constitution d'une liste pour les élections européennes de 2009 rassemblant le PCF, mais aussi " les amis de Jean-Luc Mélenchon et, pourquoi pas, une partie de la LCR ". »

[rappel:

Fête de l'Huma 2007: à la question: « est-ce qu'il faut une nouvelle force politique à gauche? » O.Dartigolles répondait: « ....il faut un nouvel acteur politique, la forme on ne peut pas la décréter aujourd'hui, ce serait un atterrissage un peu sec; certains veulent un front, des fronts, nouveau parti, nouvelle organisation, que sais-je...Je crois qu'il faut porter un projet qui puisse s'asseoir sur l'idée de la transformation sociale...La gauche doit se doter d'espaces pour enclencher ce processus fondateur qui va demander du courage et des ruptures culturelles...Il faudra de fait très certainement un nouvel acteur politique »

Selon « Le Monde » du 14/9/07, qui le citait, « il est persuadé qu'il faut « une nouvelle organisation politique » dans laquelle existerait « une sensibilité communiste organisée ».]

 


[1]    Les premiers signataires de l'appel: Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnoux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.

 

GQ ajoute :Toute la bande du collectif national est réunie à nouveau, il ne manque pas un Coquerel. on y trouve aussi l'engeance pédagogique au grand complet, les liquidateurs de l'éducation nationale recouvrant largement les liquidateurs du PCF. et les ineffables bobos héritiers du PCF Ascaride Guédigian, qui n'aiment que le communisme embaumé.
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 08:53

De Billancourt à Vénissieux...

En mai 68, certains ont écrit LIBERTE sur les murs de Berliet... Que faire en 2008 avec Volvo ?

Mai 68, une grève populaire de 3 semaines pour gagner +30% sur les salaires et le droit syndical au travail ! Que faire en 2008 quand tout augmente et contre Sarkozy ?

Vendredi 23 Mai 2008
à partir de 17h30, à Vénissieux
Halle à Grains, Boulevard Docteur Coblod
68 en 2008... ?


avec Aimé Halbeher, secrétaire CGT de Billancourt en 68,
Jean-Paul Tubeuf (Berliet), André Mazuir (Sigma), Anna Ruggiero (Specia), Christan Serve (Rhone-Poulenc) et d'autres militants d'entreprises lyonnaises occupées en 68



Depuis 40 ans, on nous raconte un Mai 68 opposant ouvriers et étudiants... N'est-ce pas pour mieux continuer à diviser ? CDI et précaires, jeunes et retraités, ouvriers et ingénieurs... Or Mai 68, c'est une formidable grève réunissant toute les catégories sociales, Est-ce encore possible? lycéens, enseignants, dockers, pêcheurs, sans-papiers, fonctionnaires, retraités, infirmières... Les ouvriers peuvent-ils retrouver la parole ?

 

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 22:09

ce texte de Danielle Bleitrach ne tourne pas autour du pot.

Le retour nécessaire aux sources du Parti Communiste Français y apparait dans toute sa  simplicité. Simplisme, peut-on penser, moi je ne crois pas qu'il s'agisse de cela, ce texte va à l'essentiel, des fondations, des murs, un toit, pour le choix des papiers peints, peintures et autres, voyons cela plus tard.
Un communiste a besoin et cela est légitime de connaitre la faisabilité des choses, si l'action engagée va nuire ou non à ses intérêts de classe, si cela va rendre la lutte plus difficile encore.
Il sait, il a senti, puis analysé, donc il sait qu'il ne peut plus avoir confiance dans les dirigeants de son parti, il est conscient que seule la mobilisation des forces vives du parti a empêché le sabordage en décembre 2007.
Seulement voila mieux vaut un parti communiste avec MBG que plus de parti communiste du tout et l'opération du méchant Gayssot aux bretelles flamboyantes se livrant à la danse du ventre avec la social-démocratie n'a pour but que de pousser les miltants au soutien à la direction actuelle, installée au centre, en bon arbitre.
Il est nécessaire également de diaboliser la gauche du parti, la majorité de fait des miltants, pas des adhérents peut-être, André Gérin devient le repoussoir lambda, rouge-brun, républicain, provincial, de plus ancien ouvrier quand la mode est au permanent défroqué.
Pourtant les militants savent que le sable s'écoule de manière inexorable et que l'affrontement doit avoir lieu pour éviter la mort par asphyxie, comme le poisson rouge dans un bocal souillé.
Les miltants communistes savent, ils cherchent l'issue révolutionnaire, ils ont besoin de s'appuyer sur du concret, du palpable, ils ont ce besoin de certitude calculée que la bataille de la reprise de la direction du parti est jouable ou plutôt plausible.
Alors les militants regardent autour d'eux et voient une opposition forte et fortement divisée, comme toute direction peut en rêver. Une opposition qui ne parvient même pas à une "intersyndicale" à minima ce qui installe et participe à la continuité de la confiscation de l'outil révolutionnaire.
Alors je persiste à penser que le texte de Danielle, tout court, tout imparfait, tout ce que l'on veut, met les points sur les i et devient le texte référent.
Je crois savoir, pour avoir échangé avec Danielle, qu'elle ne souhaite pas devenir la première dame du PCF et cela lui confère une authenticité incontournable.
Je m'interroge également sur la portée que ce texte peut et pourrait connaitre en direction d'anciens membres du parti, demeurés communistes, qui trouveraint là une occasion extraordinaire de se joindre, non pas à la curée, mais à une bataille de chiens comme le parti n'en a pas connu depuis Barbé-Célor. Il est notable au passage que l'opération Besancenot Show est très loin de recevoir un accueil  fraternel de l'immense majorité de ces derniers.

Alors MGB ou pas MGB, Gayssot ou pas Gayssot et si la  question première se révélait être: la possibilité d'une mobilisation telle des communistes autour des trois points décrits ici, qu'aucun des dirigeants n'oserait et ne pourrait franchir le pas ce qui à court terme mettrait sur la table la question du changement de directions et de direction.


Alain Girard pour Camarade



Voilà ce que j'espère du prochain congrès du PCF

Voilà ce que j'espère du prochain congrès du PCF

Publié 11 mai 2008 La France , Les laboratoires du changement social
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Je ne suis pas habilitée à intervenir dans les débats du PCF, ,mais comme j'ai  la conviction qu'actuellement il n'y a rien d'autre qui puisse au moins constituer l'amorce d'un parti communiste, je me permets de donner mon avis. Je le fais en tant que citoyenne française, en tant que communiste convaincue qu'il est urgent de construire une véritable alternative au pouvoir du capital. Celui-ci menant depuis des décennies  une politique qui fait pression sur les salaires, les revenus, les protections sociales, l'éducation, la recherche et fait porter tous ses efforts sur l'augmentation des profits. Outre l'injustice de cette politique il s'avère qu'elle a des effets de plus en plus destructeurs sur les êtres humains comme sur la planète. Le système se perpétue de crises en crises, toujours plus profondes, plus destructrices et désormais nous sommes confrontés à la survie de l'humanité. Il faut donc impérativement changer de politique en France comme dans le monde.

Le protagoniste d'un tel changement est le peuple, nous reviendrons sur le contenu de ce terme. Tous les partis existant sont plus ou moins, comme aux Etats-Unis les émanations du capital, ou se rangent sur ses intérêts. Il est impératif que se développe une force politique qui soit l'émanation des intérêts des couches populaires,  qui soit l'instrument de leur intervention dans la vie politique pour construire une perspective d'issue réelle à cette crise de société.

Donc chacun de nous qu'il soit ou non encarté dans un parti est habilité à donner son opinion me semble-t-il. La question d'un parti de ce type va bien au-delà de ses membres actuels puisque ceux-ci sont sximplement en charge de jeter les bases de cet outil dont nous devrons nous emparer.

Personnellement je donne donc mon avis comme contribution au débat:  je ne crois pas que la direction actuelle soit en situation de construire une telle force. Certes, il faut privilégier la démarche politique mais il me semble que  cette démarche politique gagnerait en crédibilité si elle était portée clairement par d un candidat au poste de secrétaire, avec une équipe, et pour me convaincee elle devrait traiter de  trois préoccupations politiques essentielles:

Les trois axes

1) le maintien du PCF, c'est-à-dire veiller non seulement à avoir un parti communiste et pas un truc arc en ciel ou autre dont on a vu les résultats en Italie, mais un parti qui se donne l'objectif de développer l'initiative populaire, recréant des organisations de proximité, implanté sur les lieux de travail et quartier populaire en priorité, se donnant les moyens d'avoir des cadres en prise avec ces préoccupations populaires, faisant porter le débat interne sur ces questions et les popularisant. 

 quel est le contenu de ce terme de populaire, dans mon esprit il a une dimension de classe, les contours de cette classe englobent   les foyers sonacotra, les chômeurs, les clandestins qui réclament leur papier jusqu'à l'ingénieur, à l'employé des tours de la Défense, celui ou celle de Carrefour, en passant par l'ouvrier de Chez Mittal ou d'ailleurs, et sans oublier  l'enseignant qui veut les moyens d'enseigner. C'est-à-dire que cette dimension de classe n'est pas uniquement sociologique, avec une addition de catégories socio-professionnelles, elle correspond à l'évolution de la production et du travail dans la société française mais surtout elle se crée en tant que classe dans une dynamique de lutte. Et le parti est l'expression de cette conscience collective que crée l'histoire.

C'est d'ailleurs pour cela que' nous avons besoin d'un parti, parce que tout a été fait depuis des décennies pour segmenter, diviser, individualiser. Si nous avions simplement un mouvement nous resterions en l'état de morcellement, ce seraient des fièvres sans lendemain, ce qui in fine ne peut que profiter au capital et à son pouvoir en allant y compris jusqu'au fascisme.  Populaire cela veut dire de classe mais en tenant compte du fait que désormais en France il y a plus de 80% de salariés, cela veut dire également que le contexte national est important pour unifier cette classe. Si j'étais membre du PCf, je me proposerais d'appuyer la candidature de André Gérin parce qu'il me paraît avoir cette préoccupation d'être proche des couches populaires, de les mettre en action, alors que l'actuelle direction a liquidé l'organisation et a perdu toute réflexion sur ce sujet, elle nous mène à l'impasse.

2) Etre clair sur les MOYENS de la transformation de la société, en particulier revoir la question des nationalisations des secteurs clés, comme sur la transformation des institutions, recouvrer la souveraineté nationale en particulier sur le plan financier, en tenant le secteur bancaire. Cette exigence est d'autant plus essentielle que le capital traverse une crise telle qu'il est lui-même contraint de faire appel au financement de l'Etat pour éponger ses pertes. La direction actuelle du PCf ne cesse d'avancer des idées technocratiques proches de celles du PS dont on ne peut pas s'emparer et qui ne sont faites que pour brouiller les cartes et endormir les consciences, il faut substituer à cette démarche technocratique de pseudos experts la recherche de l'appui des travailleurs et des usagers des secteurs concernés. Ce qu'il faut faire partager à notre peuple est l'idée que sans ces MOYENS, il n'y aura aucune solution crédible à la question de l'emploi et à celle du pouvoir d'achat.

Je ne croirais qu'en celui qui aura le courage d'affirmer qu'il faut nationaliser les secteurs clés, et pas à la manière du capital, c'est-à-dire en privatisant les profits et nationalisant les pertes. Il faut en finir avec les discours oiseux sur la question à la manière du PS. Par parenthèse il faut éviter le piège de se donner comme objectif de rompre avec le PS, ce que nous tentons d'affirmer c'est la nécessité d'une politique autonome, capable de faire l'unité sur d'autres bases que celles imposées actuellement par le PS. Je ne rompt pas avec le PS pour le plaisir de rompre, j'affirme la différence sur ce que je veux et c'est dans ces deux domaines celui du capital, et celui de la souveraineté nationale que la différence se fera, ce qui nous oppose au PS n'est pas de savoir si demain on rasera gratis mais les MOYENS de changer et s'il est possible de le faire grâce à la mobilisation populaire.  Nous ne sommes pas contre l'unité, pour l'isolement pour l'isolement, nous sommes pour donner un autre contenu à l'unité, au rassemblement et c'est d'ailleurs pour cela que nous avons besoin d'un parti avec une autre politique, pour créer union et rassemblement sur des bases non illusoires et despérantes. Gérin m'est apparu clair là-dessus.

3) Avoir une solidarité internationale ACTIVE, n'y a-t-il pas autre chose à dire que des proclamations droits de l'hommistes qui vont toujours du côté atlantistes. Il y a des pays qui bougent, de nouveaux rapports sud-sud, la question du socialisme émerge, et surtout la situation empire, face aux émeutes de la faim, face aux luttes dans tous les pays du monde le parti
doit avoir une tout autre conception de la solidarité internationale. Il ne doit plus se poser  en donneur de leçon, ne plus rechercher de modèle pour affirmer sa solidarité, là encore il faut rompre avec une période antérieure où tout se définissait autour de la défense de l'Union Soviétique (ou l'attaque pour les trotskistes ce qui revient au même), il n'y a plus de modèle mais il y a le respect, la connaissance des expériences. Au plan international il y a l'exigence du respect des souverainetés nationales tant économiques que politiques, contribuer à la constitution d'un nouvel ordre international basé sur la justice sociale et le reszpect du droit international, contre les ingérences impérialistes qu'elles soient militaires ou dites "humanitaires".

Privilégier le débat d'idées sur les questions de personne, mais également savoir poser les responsabilités et dénoncer le "légitimisme" stalinien.

Voilà les trois points sur lesquels je souhaiterais voir se mener le congrès et sur ces trois points la position de Gérin me va. Je sais que la question des personnes est étrangère à la culture des communistes et j'appouve leur volonté de privilégier le débat d'idées, mais il s'avère que cette vertu politique a été aussi historiquement la manière dont le stalinisme a légitimé ses pires errances, forçant à confondre la personne du dirigeant avec une sorte d'infaillibilité complètement manipulatrice. Ne pas savoir poser la question de la responsabilité des dirigeants dans l'échec d'une politique, dans la liquidation du parti c'est avoir une conception quasi religieuse du rôle dirigeant. Au nom de l'unité du parti on le détruit et on personnifie l'organisation d'une manière totalement nuisible au nécessaire débat.

Dois-je ajouter que je partage le primat des idées et des choix politiques sur les questions de personne. c'est justement cela qui m'éloigne du nouveau parti que veut créer Besancenot. Cette initative actuellement n'est qu'une opération autour d'une personne, il ne répond pas et ne peut pas répondre aux trois questions que j'ai posées. la promotion dont il bénéficie est simplement la manière choisie par la droite d'accélérer la liquidation du PCf et avec lui la possibilité  de créer une force politique telle que j'ai tenté de la décrire. Il n'a rien derrière lui si ce n'est un mouvement de sympathie largement entretenu par ceux là même qui sauront aisément le détruire en temps utiles.

Donc quand je dis que si j'étais membre du parti, je voterais pour André gérin et l'équipe de direction qui se reconstituerait, je ne choisis pas un personnage pipole, médiatique, je choisis la ligne politique que je viens de décrire : Je pense qu'il est temps de changer de politique  et donc de direction politique. Je vois mal comment des gens qui depuis plus de vingt ans incarnent une ligne qui conduit à l'échec pourraient aller vers ce changement politique indispensable. Maintenant il est clair que la tâche essentielle de la nouvelle direction serait de renforcer le PCF, de faire surgir d'autres forces et y compris préparer une organisation et une direction en capacité de rassembler et donc d'affronter les combats qui seront ceux de tout un peuple. Il ne s'agit pas de momifier le parti, il s'agit d'en faire l'instrument de tous ceux qui veulent changer de société.

Danielle bleitrach

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 07:35
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 10:23
700 milliards de dollars partis en fumée à cause des subprimes. Qui va payer ? Le marché ou le paroxysme de la contradiction impérialiste HOAREAU Charles, BLEITRACH Danielle   La crise dite des subprimes a coûté 700 milliards de dollars aux banques, la question est qui va payer la note ? Et au-delà qui va enrayer la machine folle ?

Alors que l'on parle de la crise des subprimes depuis des mois, il est toujours difficile, vu de France, de se rendre compte de son importance. Une récente étude du Boston Consulting Group sur les banques, parue en mars, et relevée mercredi 7 mai 2008 par l'AFP, permet de quantifier l'ampleur du phénomène. Nous prétendons que l'analyse de la situation actuelle impose plus que jamais un choix communiste de nationalisations qui ne soit pas ce vers quoi nous conduit le capital, à savoir la socialisation des pertes et la privatisation des profits.

1 - Le rapport du Boston Consulting Group sur les banques.

L'AFP a rendu public un rapport de cet organisme. La situation montre à quel point "le marché", le capitalisme à son stade néo-libéral oblige - selon le mot de John Lipsky (directeur adjoint du FMI) - à penser l'impensable, le retournement en son contraire dont le symptôme est la recapitalisation des banques avec l'argent public. Mais il en est de même avec toutes les institutions dont on nous disait qu'elles accompagnaient le "marché". La seule vraie question est "qui va payer ?"

"Un chiffre à retenir : 695 milliards de dollars. Soit le montant de la baisse de capitalisation boursière des banques européennes et américaines en 2007. La capitalisation boursière est -on le rappelle- la valeur des entreprises cotées, qu'on obtient en multipliant le cours de l'action par le nombre de titres émis. Cette baisse veut dire que, aux yeux des investisseurs, la valeur des banques de ces deux continents, a baissé de 700 milliards. C'est un chiffre qui traduit et résume la perte de confiance sur les marchés."

"Autre enseignement de cette étude, avec les subprimes, les banques chinoises passent devant les banques américaines. Le classement des capitalisations boursières a été chamboulé suite à la crise financière. Citigroup, premier établissement en 2006, a baissé de cinq places et a laissé sa place à ICBC (L'Industrial and Commercial Bank of China), introduite en bourse en 2006 (il s'agissait alors de la plus grosse mise sur le marché jamais réalisée). ICBC a une capitalisation boursière de 340 milliards de dollars. Voici le classement 2007 des dix premiers établissements :

1. ICBC (n°2 en 2006)
2. China Construction Bank (n°7 en 2006)
3. HSBC (n°4 en 2006)
4. Bank of China (n°6 en 2006)
5. Bank of America (n°3 en 2006)
6. Citigroup (n°1 en 2006)
7. JPMorganChase (n°5 en 2006)
8. Banco Santander (n°12 en 2006)
9. Unicredit (n°15 en 2006)
10. Mitsubishi UFJ (n°8 en 2006) [1]

Cette étude n'a pas provoqué énormément de réaction. Pourtant, la perte de 700 milliards et l'intronisation d'ICBC comme leader, pourraient augurer d'une réorganisation profonde de la finance mondiale dans lequel les subprimes n'auraient été qu'un élément accélérateur, à savoir la prise de pouvoir de la finance chinois" conclut la dépêche d'agence. Et voilà éclairé tout à coup la folie des jeux olympiques, le crédit accordé à cet histrion de Ménard...

Que s'est-il passé depuis la crise de cet été, dite crise des subprimes ? Essentiellement, les banques centrales ont injecté plusieurs centaines de milliards de dollars entre août 2007 et février 2008 sur les marchés d'argent à court terme pour inciter à prêter de l'argent. Chaque injection n'a eu qu'un effet temporaire. Et comme la FED privilégiait la lutte contre la récession tandis que la BCE se protégeait de l'inflation, cela a accéléré la chute du dollar.

Il ne reste plus qu'une solution, c'est que la FED rachète les crédits risqués. Bref, que selon le modèle anglais il y ait consolidation des banques avec l'argent public, c'est à dire la nationalisation des pertes. Les banques en question, à la recherche de fonds propres, ont fait appel aux fonds souverains - en particulier chinois. Ils en ont besoin mais ils ont peur car ce sont des fonds étatiques. L'économie chinoise est bien dirigiste, serait-elle restée un peu socialiste ? En Chine, les banques sont nationalisées et la propriété collective demeure première comme la planification... Va-t-elle aller vers le capitalisme, la liberté, celle du renard libre dans le poulailler libre, ou faut-il s'en méfier ? Les fonds souverains des émirats du Golfe ne font pas peur mais ceux de la Chine oui !

2 - La Chine n'est pas un modèle mais on peut interroger son expérience de croissance

Car cette montée en puissance de la Chine n'est pas seulement financière. Albert Montero, un économiste espagnol, dans un article (Rebelion du 20 avril 2008), résumait un rapport paru le 19 avril 2008 de l'Organisations Mondiale du Commerce sur l'évolution du commerce international en 2007...

a) Pour la première fois, la Chine dépasse les Etats-Unis comme exportateur mondial de marchandises et s'approche de plus en plus rapidement de l'Allemagne, le principal exportateur de marchandises du monde.

b) Pour la première fois, la Chine se substitue au Canada comme principal pourvoyeur des Etats-Unis. Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 12%, plus du double des importations totales et ceci malgré la chute de la demande interne étasunienne.

c) Pour la première fois, le volume du commerce chinois (exportations et importations) a dépassé le volume du commerce du Japon et de la République de Corée réunis, second et troisième plus importants marchés d'Asie.

d) Depuis 2001, année où a été approuvée la candidature olympique pour Pekin et où la Chine a adhéré à l'OMC, ses exportations et importations ont augmenté en moyenne annuellement de 25% (le double du commerce mondial).

Peut-être faudra-t-il sur la manière dont la propriété étatique et la planification sont désormais non seulement la voie du développement pour bien des économies du Tiers-Monde, mais apparaissent aussi de plus en plus comme apportant des résultats qu'un Occident sur le déclin n'assure plus qu'à coup de crises répétées, de violences et même de remises en cause de son modèle dit démocratique.

Alors si non seulement la Chine paraît comme d'autres pays émergents être le grand bénéficiaire "financier" de la crise dite des subprimes et si de surcroît son économie résiste à la crise qui au contraire frappe les Etats-Unis et même l'Europe, ne serait-il pas temps de considérer pour une fois ce qu'un contrôle étatique, voir un capitalisme d'Etat (je ne parle pas de socialisme) apporte de solutions au développement, à l'économie ? Il serait temps non pas de retrouver le modèle, mais de considérer la Chine autrement qu'à travers la manière où la publicité négative de concurrents mécontents la dépeint.

Ainsi nous avons droit non seulement aux droits de l'homme, à la critique systématique de la production chinoise, de ses conditions de travail, de son non respect de l'environnement, toutes choses qui ne sont jamais reprochées aux autres pays asiatiques en voie de développement, ni surtout aux multinationales occidentales qui en sont pourtant l'origine de ces formes d'exploitation. Les rébellions ouvrières, qui sont sans doute une chance pour ce pays, sont mises en relation avec le gouvernement et jamais les conditions imposées par les multinationales.

Aujourd'hui, face aux émeutes de la faim, la même publicité négative attribue à la Chine et à l'Inde le renchérissement du prix de la nourriture. Cet argument est largement répandu et dans l'antipathie récente à l'égard de la Chine, il y a, y compris à gauche, cette idée que la Chine, sa croissance, son appétit, bref son "matérialisme" consumériste serait à l'origine de la crise. Il y a ceux qui cèdent à la propagande du type "c'est la faute à la consommation chinoise ou indienne". Non seulement la Chine assure de fait à 95% sa consommation céréalière mais elle n'est pas l'origine première de cette hausse des prix.

Quant à l'Inde, le ministre des finances de ce pays vient d'annoncer qu'il veut exclure les produits alimentaires du mécanisme spéculatif sur les produits dérivés. Il estime à juste raison que tout le monde mesure bien que ces titrisations spéculatives sont à l'origine de la montée des prix alimentaires et des émeutes de la faim.

Il faut également lier bien sûr nos propres subventions agricoles dans les pays du nord et la manière dont ont été ruinés les économies agricoles du tiers-monde. On ne peut pas isoler un facteur fut-il aussi important que les bioénergies. C'est tout l'ordre international injuste qu'il faut dénoncer, comme l'a dit Cuba à la rencontre de Managua et à la réunion de l'OMC. Cette prise de position est d'autant plus importante qu'elle est de plus en plus entendue par les pays du sud qui sont en train de chercher un autre mode de développement qui peut aller jusqu'à l'endiguement de l'impérialisme US et de leurs alliés.

3 - Ils ne peuvent plus diriger mais ne cèdent sur rien

L'inquiétude dépasse les rangs des révolutionnaires. Les bases du rassemblement s'élargissent mais cela ne signifie pas, au contraire, une baisse des exigences. Il s'agit de repenser la question de l'impérialisme. Aux Etats-Unis, des voix s'élèvent pour un changement radical de politique étasunienne mais elles ont peu de chances hélas d'être entendues. Actuellement, non seulement l'économie nord-américaine est entrée en récession mais en plus le dollar est menacé. Cette monnaie devenant de plus en plus monnaie de singe, elle contribue largement à la montée des prix des matières premières et des produits alimentaires, provoquant de surcroît des vagues de spéculation en chaîne [2].

Bush, qui n'en est pas à un ridicule près, a accusé les classes moyennes indiennes d'être à l'origine du déséquilibre alimentaire, ce qui a provoqué la colère des Indiens qui se sont contentés de comparer les 44,5 kilos de viande de volaille consommés annuellement par un nord-américain alors qu'un indien en consomme 23 fois moins. Les Indiens ont dénoncé les bioénergies [3]. Mais il est évident que la faiblesse du dollar, le fait que la monnaie d'échange planétaire perde sa valeur impose à terme des mesures drastiques y compris l'abandon du dollar. Si cette monnaie était abandonnée les conséquences seraient dramatiques sur l'économie nord-américaine [4] et aboutirait à la perte d'influence des Etats-Unis sur les institutions financières. Donc, toute la question pour les Etats-Unis est : comment maintenir une situation de suprématie ? Peut-on ignorer ce contexte qui est celui de l'aggravation du danger de l'entrée de la plus grande puissance, (bras armé de la finance internationale) dans une crise profonde ?

Déjà le monde - celui de la finance comme celui des marchés de production de matières premières - est en train de s'organiser face à une telle éventualité. Aujourd'hui, non seulement c'est l'effondrement du dollar et le déclin de la base industrielle, mais c'est aussi la chute continue, même si elle est plus lente, dans l'enseignement scientifique et la santé...

Des économistes posent le problème : "comment faire pour que l'économie mondiale continue à rouler pour les Etats-Unis ?" [5] L'exemple de ce qu'a été le plan Marshall en son temps peut-il être étendu aujourd'hui pour sauver le dollar ? Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, le plan Marshall a créé un marché pour les exportations américaines. Aujourd'hui, sauver l'Amérique c'est continuer à entretenir sa principale force, l'innovation technologique. Celle-ci étant très dépendante de l'industrie militaire, il faudrait en outre accepter les capitaux internationaux, en particulier asiatiques, pour que l'innovation nord-américaine reste à la pointe.

Mesure-t-on la contradiction ? Pour que les capitaux viennent, pour que la mondialisation continue à bénéficier aux nord-américains, il faudrait une politique de détente y compris avec des pays comme le Venezuela, l'Iran, et surtout la Chine. Mais dans le même temps, l'économie nord-américaine est complètement subordonnée au "complexe-militaro-industriel" et va vers toujours plus d'agressivité !

D'où l'aspect totalement chaotique de la politique nord-américaine et le fait que l'hypothèse d'un véritable conservateur d'extrême-droite comme Mac Cain soit la solution la plus "rationnelle" du système. Après de nombreuses années où l'on nous a raconté que le marché accroissait les inégalités, certes, mais qu'il assurait néanmoins le développement général et la paix, nous aboutissons là encore au contraire : le marché est devenu une machine folle qui non seulement creuse les inégalités mais débouche sur les émeutes de la faim et ne peut maintenir sa logique que par la guerre généralisée.

N'est-ce pas parce que le "marché" est une fiction sociale, celle d'une égalité fictive entre l'offre et la demande qui nie le rapport social capitaliste d'exploitation et son extension planétaire, l'impérialisme ?

Quand le rapport social a fait son temps et qu'il devient une entrave, nous assistons à un formidable ébranlement avec une résistance à la transformation et une volonté de plus en plus nocive de perpétuation du système.

3- Notre combat ici

A ce moment historique, rien n'est tranché. Le mouvement général va vers le contraire du néo-libéralisme à l'oeuvre depuis un vingtaine d'années. Cette dialectique, ce moment de négation de la négation devrait réjouir Hegel et les marxistes - si ce n'est que, vu la manière dont cela risque d'être fait, les coûts budgétaires (donc pour nous braves lampistes) peuvent être énormes... La socialisation des pertes sera alors l'occasion d'un nouveau démantèlement des droits sociaux. Comme durant le même temps, il y a une hausse dramatique des frais quotidiens des ménages, on conçoit bien à quel point le problème de trouver des mesures politiques anti-démocratiques, de limiter les choix citoyens, est une urgence pour imposer la survie du capital financier. On ne voit vraiment pas pourquoi le capital irait vers plus de démocratie, plus de droits sociaux, tant sur le plan interne qu'externe. Que ce soit aux Etats-Unis ou ici, entre des conservateurs modérés et un vrai conservateur d'extrême-droite, le système de propagande - la machine électorale financiarisée - n'hésitera pas face à la montée des tensions sociales.

Aucun parti de gauche n'est crédible s'il ne se situe pas dans cette perspective. Par exemple, s'il ne pose pas la question des nationalisations dans d'autres termes que celles qui vont probablement fondre sur nous (y compris durant la présidence européenne de Sarkozy ce qui n'a rien de rassurant). Un parti communiste, voire anti-capitaliste, qui ne poserait pas la question des MOYENS de la transformation sociale n'aurait aucun intérêt. Et ces moyens sont économiques autant qu'institutionnels. Arrêtons de rêver à un programme communiste auquel il ne manquerait pas un bouton de guêtre et enclenchons la dynamique de vraies nationalisations.

Actuellement en Europe, en France singulièrement, il n'y a pas une force de gauche, pas un parti communiste, pour oser penser autrement les nationalisations. Aucun parti ne s'interroge sur les moyens d'une transformation de la société, de la fin du marché, des spéculations financières, de la reprise en main par la nation et par les travailleurs de "la régulation financière" (que tout le monde prône, y compris les capitalistes eux-mêmes, sans parler des institutions financières).

Encuite, nul ne s'interroge réellement sur l'évolution de la mondialisation dont témoigne ce rapport avec le rôle nouveau du contrôle étatique ou celui des collectivités sur les secteurs financiers, comme ceux des matières premières. Est-ce que la situation ne pose pas plus que jamais des interventions en faveur d'un nouvel ordre international basé sur la justice, des SOLIDARITES ACTIVES, au lieu des campagnes menées soi disant au nom des droits de l'homme et qui ne sont en fait que des prétextes aux interventions impérialistes ?

A l'instar de Lazo Hernandez, le vice président cubain à Managua, déclarons que "Ce qui est décisif aujourd'hui, c'est envisager un changement profond et structurel de l'0rdre économique et politique international en vigueur, parce qu'antidémocratique, injuste, exclusif et intenable."

Danielle Bleitrach et Charles Hoareau

[1] Pour les banques françaises, deux établissements font partie du classement : BNP Paribas, 12e (13e en 2006), et Société générale, 25e (position inchangée).

[2] La commission européenne dans une étude récente a montré que "quand le prix des matières premières s'accroît toute la chaîne en profite pour améliorer ses marges". Ainsi la hausse de 84% du cours du blé aurait dû se traduire par une augmentation de 3% chez le boulanger. En pratique les prix se sont alourdis de 10%. La spéculation est contagieuse. Elle est un système qui engendre le fait que chacun cherche de nouvelles marges. Cette étude permet d'apprécier les divers facteurs de hausse des prix. Par exemple, le prix du maïs en Europe est dépendant de deux facteurs : les bioénergies et les nouveaux besoins de l'Asie (Inde et Chine) en matière de consommation de viande blanche (élevée au maïs) ; il a augmenté de 28% entre février 2007 et 2008). C'est une hausse limitée par rapport à celle de blé (+ 84%). En ce qui concerne cette dernière hausse, les deux facteurs déterminants sont la médiocre récolte européenne liée à des facteurs climatiques (pour la première fois l'Europe a importé du blé), et surtout la spéculation sur les céréales sur les Bourses d'échange comme celle de Chicago. Le riz et le blé sont thésaurisées par les spéculateurs qui espèrent des bénéfices et surtout, face à la crise financière, cherchent dans les produits alimentaires et les matières premières des valeurs refuges. Les Echos. lundi 28 avril 2008, p.8

[3] Cf. article de Ria Novosti du 5 mai 2008. http://www.legrandsoir.info/spip.ph...

[4] Entre autres, les Etats-Unis perdraient le privilège exhorbitant de pouvoir bénéficier de rendements plus élevés de leurs avoirs étrangers que les taux payés aux étrangers qui s'investissent chez eux.

[5] C'est la question posée par le politologue Parag Khanna dans le New York Times sous le titre "la guerre des trois pôles" traduit pour le Courrier International n°910 du 10 au 16 avril 2008. Il propose une solution d'entente qui paraît d'ailleurs parfaitement utopique, mais on peut toujours espérer.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:25

Comment sortir de l'enfermement institutionnel ?
avec Anicet Le Pors
conseiller d'État, ancien ministre, ancien membre du Comité central du PCF

samedi 17 mai 2008 de 14h à 17h30
à la Mairie du IIe arrondissement de Paris (8 rue de la Banque, Métro Bourse, Bus 29, 20, 39, 74 85, Voir plan ci-dessous)

Considérant que la période lui est favorable, le Capital a entrepris la démolition systématique de tous les acquis sociaux et démocratiques que notre peuple a conquis au cours de ses luttes. Nombreux sont les militants, divers, qui sont exaspérés par cette situation et qui cherchent les moyens de riposter efficacement.

Contribuer à la redéfinition d'un ensemble de repères idéologiques fondamentaux, constitutifs d'un authentique point de vue révolutionnaire de notre époque, tel est un des objectifs prioritaires de notre association.

Contrecarrer les offensives idéologiques des serviteurs du Capital est, pour nous une nécessité immédiate, aussi importante que la riposte au coup par coup.

Au-delà des expressions " ROUGES VIFS " sur les questions d'actualité, notre association a décidé d'organiser plusieurs débats sur des questions fondamentales permettant d'appréhender les véritables enjeux posés dans l'affrontement Capital/Travail d'aujourd'hui.

Une première initiative s'est tenue sur la question du " salaire socialisé " avec Bernard Friot, qui a suscité beaucoup d'intérêt. Une synthèse des échanges est en cours d'élaboration. Le compte-rendu intégral du débat est en ligne, téléchargeable et imprimable sur notre site web, http://www.rougesvifs.org. Nous pouvons envoyer ce texte à ceux qui n'ont pas accès à Internet, contre une participation aux frais d'impression et de port (voir au dos). Nous avons également édité un DVD vidéo qui sera proposé le 17 mai, ou peut nous être commandé.

Nous voulons désormais ouvrir un autre chantier de réflexion : la question des pouvoirs du monde du travail dans les institutions actuelles, de leur exclusion organisée et des objectifs politiques pour changer cela que nous pourrions nous fixer.

Nous voulons partir de la caractéristique essentielle de la situation : le sentiment d'impuissance à peser sur les décisions politiques qui font perdre de vue la nécessité de combattre le capitalisme en tant que système.

La désespérance politique, manifestée par l'abstention massive ou la manifestation de votes " tactiques ", nécessite de réfléchir à des perspectives pour sortir du carcan institutionnel qui nous est imposé.

L'impuissance politique est manifeste d'abord dans les entreprises, dans les quartiers populaires pour trouver son apogée au niveau national dans les institutions.

Partir de cette privation de pouvoir pour définir des objectifs de luttes politiques immédiats nous paraît le meilleur point de départ pour répondre à la question : Quelle constitution pour garantir le pouvoir au peuple à celles et ceux qui sont les seuls créateurs de richesses ?

C'est parce que nous ne nous résignons pas à cet état de fait que nous organisons cette rencontre-débat, avec un orateur qui nous semble particulièrement bien placé pour nous faire avancer sur cette question.

Anicet Le Pors, météorologiste et économiste de formation, a adhéré au PCF en 1958. Il est devenu sénateur des Hauts de Seine en 1978, et membre du Comité central en 1979, avant d'être en juin 1981, à la Fonction publique, un des quatre ministres communistes des gouvernements Mauroy. Dans cette fonction, il a en particulier été le père du statut de la Fonction publique territoriale, avant d'être confronté aux conséquences de la politique de la rigueur, qui tournait le dos aux engagements pris. L'incapacité du PCF à tirer les conséquences de cet échec l'a conduit à le quitter en 1994, au terme d'un long processus de rupture qu'il raconte dans son livre Pendant la mue le serpent est aveugle. Peu de temps avant, il avait été le responsable et le rédacteur principal pour le PCF d'un projet de constitution auquel il ne fut donné aucune suite. Il a depuis écrit plusieurs livres, en particulier Le nouvel âge de la citoyenneté (1997), Éloge de l'échec (2001) et L'Appropriation sociale (2002, en collaboration). Il a publié ces dernières années plusieurs textes essentiels dans la presse, sur les institutions, sur la propriété, sur le service public et le statut de fonctionnaire et donné de nombreuses conférences sur le sujet. Ses interventions récentes sont publiées sur son blog http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/

Voulant être utile, notre association " Rouges Vifs Ile de France " vous accueillera avec plaisir à cette initiative en ayant pour seul objectif de servir à celles et ceux qui cherchent des outils pour être quotidiennement plus efficaces dans leur riposte.

Fraternellement.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 08:17

 

Café politique

de la section du XXème arrondissement de Paris

du

Parti communiste français au "Gobe Lune"

rue de Bagnolet Paris XXème, métro Alexandre Dumas,

samedi 17 mai à 14H30.

Les Jeux Olympiques en Chine, scandale ou chance de progrès démocratiques? Le boycott peut-il aider les opposants Chinois, sinon à quoi sert-il?

Le Parti communiste français, tout en réaffirmant son soutien aux défenseurs des Droits de l'Homme partout dans le monde, a pris position contre le boycott des JO. Les groupes qui mènent campagne contre la Chine dans les médias procèdent à des amalgames et des simplifications à la limite de la désinformation. Ces campagnes empêchent de comprendre la situation chinoise dans sa complexité. Pour faire le point, la section du PCF du XXème arrondissement organise un café politique sur ce thème.


Invités : André Ciccodiccola, journaliste à l'Humanité, Serge Senez, libraire spécialisé sur l'Asie, Jean Paul Desimpelaere, (collaborateur d'Elisabeth Martens, historiens et ethnologues spécialistes du Tibet), Café politique animé par Gilles Questiaux et Pasquale Noizet militants PCF

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