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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:53

francoise_baud.jpgCommémoration du 94éme anniversaire

de l’armistice du 11 novembre 1918

Dimanche 11 novembre 2012

Allocution de Françoise Baud

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Président du Comité d’entente

Mesdames et Messieurs les Anciens combattants, Porte-drapeaux et responsables d’associations,

Mesdames et Messieurs les élus (es)

Mesdames, Messieurs,

Cher(e)s ami(e)s

 

Dans ses carnets de guerre, Marcel Wilard, un jeune avocat de 25 ans, écrit le 4 août 1914 : «  Les blés ne sont pas rentrés. On ne fauchera que des hommes cet été ». Marcel Wilard ne sait pas encore que le massacre durera quatre longues années. Il ne sait sans doute pas encore que, deux jours plus tôt, le 2 août, à 10h07, le soldat Peugeot est tombé. Son nom n’est pas entré dans l’Histoire, pourtant il est le premier mort français d’une guerre qui tuera comme jamais une guerre n’avait tué.

 

Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour honorer ces victimes et commémorer le 94ème anniversaire de l’armistice de la guerre de 14-18. C’est le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, nous le savons, que le clairon annonce l’entrée en vigueur de l’armistice, signé six heures plus tôt. Nous savons cela. Mais pouvons-nous imaginer combien le silence fut alors impressionnant, après quatre années de combats, de bombardements, de bruits assourdissants ?

 

Notre pensée va vers ces poilus, ces hommes qui descendirent jusqu’au fond de l’horreur dans la grande boucherie qui inaugura le 20ème siècle.

 

Dans son dernier ordre du jour, le maréchal Foch, généralissime des armées victorieuses, affirme : « Vous avez gagné la plus grande bataille de l’histoire ». Mais il n’en dit pas le prix. La guerre qui a duré 51 mois a fauché un million et demi de soldats français, elle a fait 8,5 millions de morts, 21 millions de blessés dont un quart gravement mutilés, 9 millions d’orphelins, 4 millions de veuves, plusieurs millions de disparus, sans compter les victimes des épidémies et de la sous alimentation. A peine un soldat français sur trois en sort indemne.

 

Bien qu’il remonte à loin, et bien que tous les témoins directs nous aient quittés, ce terrible drame de la première guerre mondiale reste gravé dans la mémoire collective, dans l’histoire de notre pays.

 

Pourquoi en est –on arrivé là ?

 

L’attentat de Sarajevo ne fut qu’un prétexte pour servir les ambitions financières et coloniales. Aujourd’hui on dirait : les marchés. L’empire britannique, jusque là dominateur, doit faire face à la montée de la puissance industrielle allemande. De son côté, celle-ci est à la recherche de débouchés commerciaux.

La France pour sa part rêve de revanche depuis la guerre de 70. Et tous ont des appétits puissants, le regard tourné en direction des Balkans et du Moyen Orient.

 

En France, un seul dirigeant de premier plan prend parti pour la paix, et quotidiennement, dénonce la guerre dans les colonnes du journal l’Humanité. Cette voix de la raison, c’est celle de Jean Jaurès. Désigné par la droite comme un traître à la nation, il est assassiné par un fanatique d’extrême droite, Raoul Villain. La sale guerre peut commencer. Et par une de ces ironies amères dont le destin a le secret, elle commence justement le jour-même des obsèques de Jaurès. Son assassin, Raoul Villain, sera, lui, acquitté en 1919 pour « service rendu à la patrie » !

 

Dans son livre intitulé simplement « Dans les tranchées de 14-18 », l’historien Rémy Cazals décrit l’enfer des poilus : « Au quotidien, survivre c’est parfois se replier dans une carapace, comme sous anesthésie, ou se réfugier dans l’alcool et les pratiques superstitieuses. La solidarité avec les camarades aide à vivre, de même que le lien maintenu avec la famille et le « pays » par la correspondance et les permissions. Le type d’en face me ressemble, couvert de boue, vivant sous le bombardement. La trêve peut alors aboutir à des fraternisations avec échange de nourriture, boisson, tabac, paroles hostiles aux faiseurs de guerre. Dans des conditions inhumaines, sans défense contre les obus lors des bombardements et contre les mitrailleuses lors des attaques, pour supporter la guerre et survivre, les hommes des tranchées ont eu recours aux moyens les plus divers, pour essayer de conserver du sens à ce qui n’en avait plus ».

 

C’est un lieu commun de dire de la grande guerre qu’elle est une guerre industrielle, une guerre de matériel. Toutes les nouvelles technologies sont mises au service de nouveautés militaires. Les allemands créent les gaz de combat, les anglais, l’aviation de combat. La mécanisation de la guerre permettra aux généraux français de faire passer la puissance de feu de l’artillerie de 10 000 à 30 000 obus par jour entre 1914 et 1918, écrasant ainsi des centaines de milliers d’hommes.

 

Pendant les quatre années de guerre, et des deux côtés du front, l’essor des productions d’armements va créer des fortunes immenses. Juste un exemple : entre 1914 et 1919, les bénéfices supplémentaires de la société Schneider atteignent près de 255 millions de francs de l’époque.

 

Sur les deux rives du Rhin, les Krupp, Schneider et autres marchands de canons, ancêtres du baron Antoine Seillière, vont profiter de l’aubaine pour accroître leur puissance et leur fortune.

 

Entre eux, c’est l’entente cordiale. Entre profiteurs, on se comprend. Pendant que les Poilus crèvent dans la boue des tranchées, eux, bien au chaud dans leurs bureaux, se partagent les contrats juteux. Comme le dit la formule : « La guerre est faite par les gens qui ne se connaissent pas mais s’entretuent, pour le compte de gens qui se connaissent mais ne s’entretuent pas ».

 

Une lettre non datée du 30ème Régiment d’Infanterie, passée au travers des mailles de la censure postale, résume la situation : « En ce moment, il existe deux mondes : d’un côté, le civil et le militaire embusqué, et de l’autre le PCDF, c'est-à-dire en clair, le « pauvre con du front ». Pendant que, nous, on se fait tuer et on perd les meilleurs jours de notre vie, beaucoup d’autres, au contraire gagnent de l’argent sans compter et mènent la grande vie ».

 

Il est vrai qu’Albert Thomas, dirigeant de la SFIO (ancêtre du Parti Socialiste), mais aussi ministre de l’armement, justifiait en ces termes les hauts profits accordés par les pouvoirs publics aux industriels : « Si je n’avais pas laissé l’écart de leurs bénéfices pour des productions inaccoutumées, le goût de l’entreprise ne se serait pas développé chez nos industriels ». On ne peut pas être plus clair : la défense nationale, le patriotisme, le « goût de l’entreprise » sont proportionnels au montant des fortunes à gagner !

 

Il est impensable que ce 11 novembre 2012 soit seulement l’occasion de commémorer « la grande guerre ». Cette situation appelle un travail de mémoire à l’adresse des générations nouvelles pour les informer sur les causes politiques de ce conflit meurtrier qui a engendré une terrible hécatombe dans les 54 pays qui y ont participé.

 

L’histoire ne se répète pas deux fois à l’identique. Mais il lui arrive de bégayer. C’est pourquoi il faut tout faire pour éviter que demain, des causes politiques analogues reproduisent les mêmes effets. Ces causes, il faut donc les analyser, les expliquer, les faire comprendre afin d’écarter le risque d’une prochaine guerre mondiale qui serait à coup sûr la dernière pour l’humanité.

 

Aujourd’hui, dans une situation internationale qui se tend, l’Union européenne elle-même en crise, conduit à l’enfermement des peuples du sud de l’Europe dans une lourde austérité. A travers les conflits existants et ceux qui risquent malheureusement d’apparaître, il se dessine un nouveau partage du monde et un nouveau partage des richesses au détriment des populations.

 

Permettez-moi aussi d’être inquiète quand le Président de la République, à l’occasion de la visite de Monsieur Netanyahou, conforte ce dernier dans son attitude envers l’Iran et sa position guerrière, mais reste très en retrait dans le conflit Palestinien, en reniant ses promesses de campagne, dont celle de la reconnaissance d’un Etat palestinien.

 

Un mot encore sur le Budget de la Défense : il se monte à de plus de 39 milliards d’euros, alors que la crise est là. Un tel choix budgétaire doit-il demeurer celui de la France? Alors qu’il est la marque des gouvernements passés ? Et la conséquence à la fois de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2010-2013 ? Ces prochaines années, 186 milliards d’euros seront engloutis au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.

 

Ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer à tous un accès à l’eau potable, garantir une éducation primaire pour tous partout sur la planète. Ces objectifs sont sous-financés et pourtant ils correspondent à des engagements de la communauté internationale regroupés dans le "Programme d’action pour une culture de la paix et de la non-violence".

 

Il faut nous mobiliser pour refuser ce budget intolérable et exiger des investissements dans les besoins sociaux, qui sont les seuls à permettre de résoudre la crise.

 

Enfin, puisque j’évoque les choix budgétaires du gouvernement, permettez-moi de dire que le « Pacte » proposé par le Premier ministre ces derniers jours ne va pas dans le bon sens.

En effet nulle part il n’est question de s’attaquer aux 309 milliards d’euros qui chaque année vont du fruit du travail vers les dividendes aux actionnaires. Quant à l’augmentation de la TVA pour compenser les 20 milliards de cadeau consentis au patronat sous forme de crédit d’impôt, il s’agit d’une mesure particulièrement injuste car elle frappe directement la consommation populaire. Et j’ajoute : que penser des 10 milliards d’économies supplémentaires sur les dépenses publiques qui viennent d’être annoncés, si ce n’est qu’ils constituent tout simplement la continuation de la RGPP mise en place par la droite.

 

Non, vraiment, il ne faudrait pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’austérité, la misère, l’injustice sociale, les divisions et les haines sont les graines de la guerre.

 

Un mot sur l’information qui nous est parvenue en fin de semaine, le gouvernement ne reviendra pas sur la décision de Nicolas Sarkozy de commémorer en une seule date toutes les guerres. Je tiens à vous dire que c’est avec la plus grande détermination que je m’oppose à cette décision.

 

Cet amalgame entre 1914 et 1944 est inadmissible d’un point de vue historique. En plaçant sous le même sceau administratif, la singularité des conflits risque d’être dissoute au prix d’un brouillage qui met sur le même plan toutes les guerres qui n’ont rien à voir entre elles.

 

Une journée unique de commémoration est contraire au travail indispensable de mémoire pour l’avenir. Cette démarche tournerait le dos au nécessaire besoin de se tourner sur notre passé pour le comprendre et de donner ainsi les moyens de construire l’avenir dans un monde de paix.

 

Je vous propose d’écrire ensemble à Monsieur François Hollande pour lui faire part de notre désaccord.

 

 

Je veux terminer mon propos par un extraits de la lettre que Paul Vaillant-Couturier, député communiste de Villejuif, a écrit à sa mère le 11 novembre 1918 : « C’est vers toi, maman, qui est l’amie entre les amis, vers toi que je me réfugierai ce soir où la joie des hommes me donne tant de joie et me fait tant de mal. C’est ce matin que l’on a fini de s’entretuer en ordre. Maman, je suis là, je suis vivant, j’en suis étonné moi-même. Mes yeux auraient voulu voir, ma gorge crier, mes bras étreindre, mes oreilles se saoûler de bruit. Il ne me restait que la satisfaction impuissante de me répéter comme une litanie dans le vide de mon imagination hébétée : c’est fini, c’est fini ».

 

Maintenant c’est à nous d’agir, avec les jeunes générations, pour que cela soit définitivement fini.

 

Merci de votre attention.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 20:35

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je n'irai pas par 4 chemins, communiste, j'ai pour habitude de parler franchement, c'est encore le cas aujourd'hui.

 

Nous sommes dans ce qui se nomme la dernière ligne droite de l'élection présidentielle, celle qui nous mènera, j'en ai la conviction, à la large défaite de la droite, de son extrême. Nous allons, ensemble chasser Sarkozy.

 

Si je m'adresse, de manière inhabituelle aux électrices et électeurs socialistes , cela et vous le comprendrez, relève à mon sens, d'une nécessité absolue d'en finir avec les politiques d'austérité qui s'enchaînent les unes derrière les autres et qui laminent notre pays, notre peuple et bien d'autres.

 

Les communistes ont, avec une certaine audace, confié à un camarade socialiste, la difficile et néanmoins exaltante mission de porter l'idée et l'urgence de l'alternative politique, en lieu et place de l'alternance.

 

Jean-Luc Mélenchon, puisque c'est de lui dont il s'agit, est le candidat du Front de Gauche, cet héritier du Front Populaire de 1936.

 

Jean-Luc Mélenchon est socialiste vous le savez, nous le savons et cela, qu'on le veuille ou non, crée le lien, celui de l'Espoir à Gauche, enfin une gauche rassemblée, rassembleuse, combative, relevant le défi face à la peste brune, face à une droite extrême, face à la crise mortifère du capitalisme.

 

Jean-Luc Mélenchon est un homme de conviction, vous le savez, nous le savons, il a soutenu le traité de Maastricht, il le regrette désormais. Homme, sans doute, passionné tout autant que sincère, il a refusé, à l'égal d'une large majorité de nos concitoyens, le Traité Constitutionnel Européen de Giscard, ce fut également le cas, de près de 80% des valentonnaises et valentonnais.

 

Fidèle à ses principes d'homme de gauche, de socialiste réel, c'est presque naturellement que son chemin a pris la même direction que celle des communistes mais également de bien d'autres, attachés comme jamais à l'idée d'une France souveraine, d'une gauche qui porte haut les valeurs de Liberté, d'Egalité, de Fraternité.

 

Cette gauche , vous le savez, nous le savons, interpelle et de belle manière, aujourd'hui tout le pays.

 

Ce n'est pas un hasard, un coup de sang qui fait ainsi converger les salariés(es) en lutte, les jeunes, si nombreux, qui redonne un nouveau et profond souffle au mouvement populaire, à l'idée de construire enfin une société ou l'humain sera d'abord.

 

Jean-Luc Mélenchon est un militant socialiste, il entend le demeurer, cela, bien loin de gêner aux entournures, démontre tout au contraire, dans quelle dynamique s'inscrit le Front de Gauche, dans quelle perspective de transformation de la société il s'inscrit et cela par un acte politique majeur : place au peuple !

 

Le peuple de France, vous le savez, nous le savons, n'a droit au chapitre que pour glisser un bulletin dans une urne et pour seul résultat, des banquiers arrogants, des hommes d'affaires roulant carosse avec leur laquais au Fouquet's.

Cela est fini, enfin et déjà fini, le Front de Gauche a déplacé les lignes, ils doivent parler taxation des riches, avec Jean-Luc Mélenchon, il ne s'agit plus de paroles le temps d'une illusion, il s'agit de l'engagement vrai d'un homme vrai.

 

Le peuple de France, obstiné, majeur, debout pour ses droits à la retraire à 60 ans et à taux plein, le peuple de France levé pour défendre ses services publics et en premier lieu la Poste,

 

le Peuple de France qui rejette l'instrumentalisation haineuse des chacals du Front National.

 

Le Peuple de France, fidèle à ce que la Gauche authentique porte depuis des générations maintenant, la Paix, la Justice sociale, la Fraternité humaine.

 

Alors oui il y aura deux façons de voter à gauche le 22 avril.

 

La première, celle de la crainte d'un second tour Le Pen/Sarkozy, voter avec la lame sous la gorge pour un programme, un candidat qui sans porter de projet transformateur permettrait d'éviter le pire, le temps d'un scrutin.

 

La seconde, vous le savez, nous le savons, consiste à porter le fer là où il doit l'être, combattre et abattre le Front National c'est l'envoyer loin, loin derrière et pour qu'il soit derrière , oui, le Front de Gauche doit et peut être devant.

 

La seconde façon de voter à gauche, dès lors, que vous le savez, nous le savons, Marine Le Pen ne sera pas au second tour parce que le Front de Gauche a osé ce que personne n'osait, donc la seconde façon de faire bouger encore les lignes, pour le Smic à 1700 euros, nos retraites, notre Sécu, pour l'emploi,pour une France indépendante et souveraine, pour une Europe qui ne soit plus celle des marchands mais celle des peuples travailleurs.

 

Alors oui, François Hollande est loin devant, il n'existe pas de risque hormis celui de la confrontation de deux hommes , dont l'un est l'homme des banquiers et le second n'est pas là pour les effrayer.

 

Alors, vous le savez, nous le savons, une immense Espoir à Gauche remet tout en question et comme l'affirme Jean-Luc Mélenchon, cela dépasse désormais les frontières mêmes des partis, le vent nouveau de la Bastille souffle à Lille, à Toulouse, à Marseille, dans tout l'hexagone et au delà.

 

Alors, vous le savez, nous le savons, je vais voter Front de Gauche et pour la première fois de ma vie, je vais voter pour un socialiste dès le premier tour et savez-vous pourquoi ?

 

Parce que quand je lui ai tendu la main il l'a prise car l'intérêt général du monde du travail, des obscurs dit on,de notre nation en portait l'urgent besoin, l'impérative nécessité.

 

Alors le Front de Gauche est porté par des millions de femmes et d'hommes, son programme se construit par la pierre de chacune et chacun, personne n'impose et tout le monde dispose, c'est encore la place au Peuple !

 

Camarades socialistes, avec le Front de Gauche, je vous tends la main.


Le 22 avril 2012 votons ensemble Jean Luc Mélenchon.

 

Alain Girard

 


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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 21:12

Salah-Hamouri-2-150x150.jpgpar B.Charafi


A peine sorti de l’avion, de retour d’Israel après 7 ans passés en prison pour des intentions qu’il nie avoir eues , le jeune étudiant franco-palestinien Salah Hamouri s’est rendu directement à Valenton, au stade qui porte son nom, pour assister à un match de foot de jeunes, avant de retrouver ses soutiens à l’occasion d’une réunion à la Ferme de l’hôpital, en présence de la maire de Valenton, Françoise Baud, de l’ancien député Jean-Claude Lefort, et d’autres élus et comités de soutien.

Etudiant franco-palestinien en sociologie de l’Université de Bethléem, de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a vingt ans lors qu’il est arrêté au checkpoint de Qalqiliya en mars 2005. Accusé d’avoir voulu tuer le rabbin Ovadia Yossef et d’appartenir au Front populaire de libération de la Palestine, il finit par plaider coupable après trois ans de détention provisoire, pour s’éviter une peine plus longue, et écope de 7 ans de prison. Il sera libéré par anticipation fin décembre 2011 dans le cadre d’une libération de 550 prisonniers palestiniens échangés contre  le jeune soldat franco-israélien Gilad Shalit. Entre temps, des comités de soutien se sont constitués pour plaider son innocence et les parlementaires se sont mobilisés. En décembre 2011 notamment, le Conseil général du Val de Marne votait à l’unanimité un vœu exigeant sa libération immédiate et sans condition.

Sorti de prison, il a ensuite attendu plusieurs mois pour avoir le droit de sortir du territoire israélien, chose faite il y a quelques jours. C’est donc ce mercredi 4 avril qu’il a pris l’avion retour pour la France. « Mon combat continuera pour les enfants de 7-8-9 ans qui sont encore en prison », a-t-il déclaré, au milieu des témoignages émus. « Ce n’est pas par ce qu’on est pro-palestinien qu’on est antisémite, ce que nous voulons c’est la paix« , s’est pour sa part exprimée Françoise Baud. Un discours repris par les représentants sur place de l’Union juive pour la paix, qui compte parmi ses membres l’indigné Stéphane Hessel.

 

http://94.citoyens.com/2012/salah-hamouri-accueilli-avec-emotion-a-valenton,04-04-2012.html

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 19:27

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Monsieur le Président du Comité d’entente des Anciens Combattants

Messieurs les présidents d’associations,

Mesdames et messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs,

Cher(e)s Ami(e)s,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer le 50eme anniversaire du cessez le feu, qui mit fin à l’une des pires tragédies de notre histoire : la guerre d’Algérie.

Rares sont les épisodes qui entrent dans l’histoire avec une telle charge émotionnelle.

 

Tant d’années après, on s’interroge : « Mais quand a commencé cette guerre ? »

 

Pour certains, c’est le 1er novembre 1954, avec ce qu’on a appelé « la Toussaint rouge », une journée marquée par une trentaine d’attentats contre des postes de police et des casernes, en Kabylie et dans les Aurès.

 

Mais peut-on s’en tenir à cette seule date, en oubliant ce qui s’est passé avant ?

 

Avant, c’est par exemple le 8 mai 1945, le jour où, en France, on fête la fin de la Seconde Guerre mondiale ; ce jour-là, les Algériens, eux aussi, fêtent la chute du nazisme. Mais dans le même temps, ils affirment leur opposition à la présence coloniale française. Sur certaines de leurs banderoles, on peut lire : « A bas le nazisme et le colonialisme ». Dans la ville de Sétif, la police française tire alors sur les manifestants. C’est un véritable massacre, et on compte les morts par centaines. La colère se lève alors comme une vague parmi le peuple algérien, et le soulèvement gagne d’autres villes. Les autorités politiques et militaires françaises se lancent alors dans une véritable guerre de représailles provoquant la mort de 10 000 à 15 000 personnes en quelques semaines : la vérité ne sera jamais connue.

 

 

 

 

 

 

Cependant, ce rappel suffit à éclairer la guerre d’Algérie sous son vrai jour : une guerre, mais une guerre coloniale qui a commencé dès l’invasion et l’occupation de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc en 1830. En d’autres termes, c’est la violence du fait colonial qui est considéré par la plupart des historiens comme le fait fondateur de ce que se terminera par la guerre d’Algérie, mais qui fut en fait une longue succession de soulèvements et de répressions non seulement en Algérie, mais aussi en Tunisie et au Maroc.

 

Je n’en donnerai qu’un exemple, quasiment oublié de tous : la guerre du Rif.

 

Qui se souvient de cette guerre du Rif, qui secoua le Maroc au lendemain de la première Guerre mondiale ? Pendant 5 ans, pourtant, de 1921 à 1926, cette guerre a opposé les Marocains qui ne réclamaient rien d’autre que leur indépendance, aux occupants Espagnols et aux Français ; elle a provoqué des dizaines de milliers de morts, sous la conduite, entre autres, du côté espagnol, du Général Franco sous lequel l’Espagne ne tardera pas à sombrer dans une sanglante dictature pendant près de 40 ans, et aussi, du côté français, du Général Pétain qui collabora honteusement avec Hitler ; enfin, sans rentrer dans les détails, je veux rappeler que les populations marocaines furent bombardées avec le même gaz mortel que celui qui avait tué en masse dans les tranchées de 1914-1918.

 

Le conflit algérien n’était rien d’autre que le prolongement de plus d’un siècle de domination, d’écrasement d’un peuple par une armée étrangère.

 

Après les accords d’Evian, signés le 18 mars 1962 –et non le 16 comme cela a été écrit par erreur sur le Flash- et le cessez-le-feu du 19, il aura fallu attendre près de 40 ans pour que cesse une scandaleuse hypocrisie, et qu’enfin ce que l’on désigna pudiquement comme « les opérations » en Afrique du Nord ou les « événements d’Alger » prennent l’appellation officielle et légitime de guerre.

 

C’est la dernière grande guerre coloniale de la France. Une guerre qui aurait très bien pu être évitée si la négociation l’avait emporté sur l’aveuglement et l’escalade meurtrière.

 

Pour ma part, je suis convaincue que ce 50ème anniversaire doit permettre d’écrire enfin l’histoire de la guerre d’Algérie. Il faut en parler, car sur les deux rives de la Méditerranée elle continue de peser sur l’inconscient collectif de nos peuples. Elle s’impose pour toutes les générations, celles qui l’ont vécue, comme celles les plus jeunes, qui peuvent ignorer les faits et pourtant ressentent le drame.

 

On mesure à quel point la guerre d’Algérie fut un traumatisme puissant et durable. On sait combien les discriminations à l’égard des hommes et des femmes venus d’Algérie ont succédé au régime colonial, et aujourd’hui encore comment elles alimentent le racisme !

 

Il est grand temps, j’en suis convaincue aussi, et je suis certaine que, tous, vous partagerez cet avis, oui il est grand temps d’ouvrir la page de la réconciliation. Je voudrais citer des propos de l’écrivain Jules Roy :

 

« Entre la France et l’Algérie, cela a été une histoire d’amour terrible et mouvementée qui s’est terminée dans un ruisseau de sang, un fleuve de sang peut-être. Mais la France et l’Angleterre ? La France et l’Allemagne ? Une mer de sang nous a séparés et pourtant aujourd’hui avec ces deux pays nous avons d’excellentes relations ! Alors pourquoi pas de réconciliation avec l’Algérie ? C’est de la stupidité ! Ce qui blesse le plus sûrement l’Homme, ce ne sont pas les coups de fusils, les bombes, etc. C’est le mépris. L’arme la plus infamante, c’est le mépris. Hélas pour nous, Français, nous avons été là-bas très aveugles et très méprisants. Il est temps aujourd’hui d’œuvrer de plus en plus à la réconciliation de nos deux peuples ».

 

Le peuple français, dont la jeunesse a payé cher ces tristes années –et certains parmi nous aujourd’hui sont bien placés pour le savoir !

 

Et le peuple algérien, principale victime.

 

Cette vision des deux camps, notre ami Claude-Jean Routier l’a fort bien exprimée dans son interview au magazine municipal dont je cite deux phrases : du côté algérien, dit-il « je me souviens d’un très beau pays où les gens vivaient une grande misère »… Et du côté des jeunes soldats français, « on avait l’impression de revenir au pays dans l’indifférence générale, alors que ça nous avait retiré plusieurs années de notre vie. Cette guerre, c’était vraiment une idiotie ! ».

 

La guerre d’Algérie laissa le pays exsangue, meurtri. Le bilan est effarant. Des centaines de milliers d’Algériens, des dizaines de milliers de militaires français morts dans les combats. Des dizaines de milliers de harkis tués pendant ou après la guerre.

 

Pour le peuple algérien, qui a subi une épouvantable et sanglante répression, mesurons bien l’ampleur de la tragédie avec l’humiliation, la torture, les exécutions sommaires, mais aussi les ratonnades, la chasse au faciès.

 

La fin, paraît-il, justifiait les moyens. Tous les moyens, même les plus indignes. Peu importait le viol des consciences et les droits de l’Homme, les autorités françaises voulaient « maintenir l’ordre », quel qu’en soit le prix. « L’Algérie, c’est la France. L’Algérie restera la France » déclarait alors le ministre de l’Intérieur, qui fait inlassablement fonctionner la guillotine contre les militants algériens. Ce ministre, c’était François Mitterrand.

 

Oui, des crimes irréparables furent commis. Jusqu’à ce fatidique et symbolique 17 octobre 1961, où des milliers d’algériens qui défilaient pacifiquement dans Paris pour le respect de leur dignité et l’indépendance de leur pays, subirent une répression monstrueuse et sanglante. A ce jour nous ne connaissons toujours pas le nombre de victimes, ni combien de corps furent jetés dans la Seine. Notre amie Sylvaine Galéa avait 14 ans. Le 17 octobre, elle faisait de l’aviron sur la Seine : « J’étais du côté du pont de Neuilly », raconte-t-elle, « quand je me suis aperçue que des gens tombaient du pont. En réalité, il s’agissait de manifestants qui étaient jetés par-dessus bord. Le moniteur nous a immédiatement fait rentrer chez nous. Il m’a ramenée en voiture en passant par le bois de Boulogne. Je me souviens avoir vu des corps pendus aux arbres. Cela m’a beaucoup marquée… ».

 

Rappelons que les ordres criminels furent donnés par le ministre Frey et le préfet Papon sous couvert du gouvernement.

 

J’ai évoqué la torture, permettez moi de rappeler l’importance considérable du témoignage d’Henri Alleg, avec son livre « La question » qui fut interdit pendant de longues années. Henri Alleg sera présent à Valenton le 25 mars prochain, et je vous invite à venir nombreux pour débattre, échanger avec lui sur cette guerre. Du côté algérien, aussi, des exactions furent commises. Elles non plus ne doivent pas être oubliées, mais elles ne peuvent en aucun cas diminuer la responsabilité du colonisateur.

 

Cette guerre, on ne le dira jamais assez, fut un drame pour le peuple français aussi. En effet comment le peuple de France, si attaché aux libertés, dans ses divisions et ses contradictions, aurait-il pu ne pas vivre ces années de guerre contre un autre peuple, comme une douleur, comme un choc.

 

Il faut se souvenir, et je sais que certains ici l’ont encore en mémoire, de la douleur des familles, des mères, des enfants là-bas et ici. Oui, on peut dire d’une certaine manière que le peuple français fut victime du colonialisme. Même si au sein de notre peuple, des forces ont cherché à justifier l’injustifiable en nourrissant la haine contre les Algériens.

 

Je pense au sinistre Le Pen, dont les mains sont encore rouges du sang de la torture, qui continue à raviver les haines, rejoint et soutenu par la droite dite « classique » qui réclame toujours la réhabilitation du colonialisme.

 

Ca et là, on érige des monuments aux assassins de l’OAS. Au plus haut sommet de l’Etat, on décore d’anciens putschistes comme Denoix de Saint-Marc, ou l’on veut donner à Bigeard la consécration d’un tombeau aux Invalides. Et vous savez tous la tentative sans cesse renouvelée de gommer du calendrier la commémoration du 19 mars.

 

Malheureusement, ces révisions de l’histoire ne sont pas l’œuvre de quelques obscurs illuminés. N’a-t-on pas entendu le ministre des affaires étrangères exiger de l’Algérie de la « modération » dans la célébration de la fin de sale guerre ? Et le ministre de l’Intérieur déclarer que « toutes les civilisations ne se valent pas » ?

 

La guerre d’Algérie a laissé dans notre pays des souffrances, des incompréhensions profondes, des rancoeurs durables.

 

Ainsi, près d’un million de  « Pieds Noirs » qu’on appela « rapatriés » d’Algérie, vécurent leur départ comme un exil, comme une déchirure.

 

Ainsi encore, furent mobilisés 3 millions de jeunes, dont 30 000 ne revinrent pas et 300 000 autres revinrent blessés, malades, traumatisés.

 

Pour ces soldats de 18 ans, ces jeunes pères, arrachés à leur foyer et qui ne sont jamais revenus, ou qui sont revenus brisés, pour ces familles plongées dans le deuil, quelle réparation y a-t-il eu ? Aucune ! Ces gouvernements de l’époque ont eu si peu de scrupules, si peu de remords qu’ils ont « oublié » toutes les souffrances dont ils sont responsables.

 

Et justement, pour ces dirigeants politiques et militaires qui ont envoyé nos jeunes se faire tuer et mener une guerre injuste, quelles sanctions y a-t-il eu ? Aucune !

 

Aujourd’hui je veux dire mon inquiétude, quand j’entends un ministre de la République, Gérard Longuet, c’était le 29 janvier dernier, fustiger « les adeptes de la repentance » et flatter « cette formidable entreprise de la présence française en Algérie » en concluant « vive le souvenir de la France en Algérie ».

 

Je le dis sans détour, ces propos me scandalisent et me font honte. Je préfère la France qui s’ouvre sur le monde, qui accueille. Pour la réconciliation, il y a des gestes à faire, je pense par exemple au droit de vote des résidents étrangers pour les élections locales, l’attente et l’injustice n’ont que trop duré.

 

Aujourd’hui, nous commémorons le 50ème anniversaire du cessez le feu, mais il y a 50 ans également eut lieu le massacre de Charonne.

 

Le 8 février 1962, 60 000 personnes défilent dans la rue pour la paix en Algérie et contre les assassins de l’OAS. Alors que l’OAS multipliaient les attentats contre la communauté algérienne et des personnalités aussi diverse que le dirigeant communiste Raymond Guyot ou le ministre gaulliste André Malraux, les autorités ont choisi d’orienter la répression contre ceux qui s’opposaient à la menace fasciste, toujours sous la responsabilité du sinistre Papon.

 

J’ai en mémoire ce que me racontait un ami valentonnais disparu l’été dernier : à Charonne, là où plusieurs manifestants devaient trouver la mort sous les coups de la police, il s’était retrouvé coincé contre les grilles du métro. Sa vie ne tenait qu’à un fil, et il n’avait dû son salut qu’à un camarade qui, au risque d’y laisser lui-même sa peau, l’avait tiré par-dessus la bouche de métro. Il nous racontait cette histoire toujours avec la même émotion, mais aussi la même colère contre Papon.

 

Neufs morts, massacrés par les forces de police déchaînées, et des centaines de blessés.

 

Neufs morts, neuf militants de la CGT dont huit communistes et parmi eux, un gamin de 15 ans Daniel Féry. Ce nom vous dit sûrement quelque chose, c’est le nom du centre de loisirs pour nos enfants.

 

Je veux terminer mon propos en citant Henri Barbusse :

 

« Dans les colonies, l’étranger n’est le tortionnaire que parce qu’il est avant tout l’exploiteur, et quand les bêtes de somme se dressent contre les bêtes de proie, c’est un fait social et ce n’est pas, comme on veut nous le faire croire, une question de xénophobie ou de nationalisme. Il n’en reste pas moins que l’indépendance nationale est la première étape de l’indépendance humaine . »

 

Oui, décidément, comme l’a si bien dit Claude : « Cette guerre est une idiotie ».

 

Merci de votre attention.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 21:32

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http://www.petitionenligne.fr/petition/groupe-de-soutien-pour-jef-duval/2278

 

 

Valenton,

le 09/03/2012

 

Coupable d'humanité Jef Duval, agent d'Erdf est menacé de licenciement.

 

Son crime, ne pas sanctionner les pauvres, refuser de participer à leur malheur.

 

Jef est un homme de cœur qui rejette l'injustice ou plutôt la justice des gens du Fouquet's, ceux là même qui arrêtent les chômeurs qui osent toucher une petite cuiller de leur précieux restaurant.

 

Erdf, enfin sa direction crie au voleur, les actionnaires engrangent les profits comme les salariés encaissent les coups.

 

Voila ce que le Président Sarkozy nomme, sans doute, une erreur, celle qui se reproduit toujours pour celles et ceux qui osent s'opposer à l'injustice de classe, de sa classe.

 

Ils ont gazé , matraqué, licencié, oui, le sarkozysme restera fidèle à ses racines jusqu'au bout et il recommenceront tant qu'ils pourront, jusqu'au dernier instant.

 

Les communistes de Valenton sont confrontés, chaque jour et chaque heure, à la fulgurante progression du chômage, de la pauvreté, de la misère.

 

Une famille valentonnaise sur 5 vit désormais sous le seuil de pauvreté et combien qui en sont proches. Nous savons où est l'injustice et qui en fait son beurre.

 

IL Y A UN SIÈCLE, Sarkozy se rendait aux Restos du Coeur de Vitry, versait sa larme, comme ils ont du bien rire au conseil d'administration d'Erdf, ses amis de toujours, ses complices de tout le temps.

 

Jef Duval n'a pas plongé une famille, certains diront des familles, dans le noir et le froid, Jef Duval aime la chaleur humaine et la partage, il est la conscience de ce qu'est un grand, un vrai service public qui, aujourd'hui, est dépecé, livré aux appétits les plus féroces.

 

Jef Duval n'a pas plongé toute une partie de Valenton dans l'obscurité comme cela a été le cas si récemment. Jef Duval n'a pas coupé les lignes dans le Nord, non c'est la chasse au profit, la casse de l'emploi, la casse du service public qui en sont responsables.

 

C'est la grève générale patronale et durable de l'investissement, la grève des actionnaires qui stoppe les trains, bloque les Rer, qui fait trembler de froid les populations.

 

Si nous les laissons faire, ils couperont l'électricité aux hôpitaux, aux écoles, ils seraient capables de couper l'électricité à une maternité pour facture impayée.

 

Jef Duval est un homme de résistance, homme généreux et militant de la cgt.

 

Il est donc des nôtres.

 

Nous serons et sommes à ses côtés.

 

Nous exigeons non seulement l'annulation de son licenciement mais bien plus, nous exigeons qu'il soit publiquement remercié pour son geste d'humanité.

 

La section du Parti Communiste Français de Valenton

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 21:52

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 20:21

Sans-titre-2Alors, QUELLE crise ? La vérité qui commence à se faire jour, c’est qu’elle est la crise deleurpolitique,unepolitiquedévouéeaucapital,quienestàlafoislorigineetlaccélérateur.

 

Ils ont voulu Maastricht, ils ont voulu –contre la volonté exprimée par le suffrage universel- le traité de Lisbonne, ils ont voulu le « marché libre et non faussé », la concurrence effrénée, la marchandisation de toutes les activités humaines, la destruction de toutes les protections sociales.

EtvoilàlEuropequilsnousontfaite.

 

Ils ont voulu les Banques centrales dispensées de rendre des comptes au pouvoir politique. Ils ont voulu la Banque Centrale Européenne ne prêtant plus l’argent public aux Etats mais seulement aux banques privées.

Etvoilàlesmarchésfinanciersmaîtresdujeu.

 

Je n’ai pas l’habitude de tirer sur les ambulances, mais je me rappelle la prophétie d’un certain Dominique Strauss-Kahn, pour qui l’Europe et l’Euro devaient être « lemeilleurinstrumentpossibledemaîtrisedelamondialisation » ?

 

C’était au temps où les commentateurs émerveillés voyaient dans l’Euro « lecimentdunenouvellesolidaritéeuropéenne » !

 

En ce temps-là, malheuràceux, dont j’étais avec mes amis communistes, traités de passéistes, de nostalgiques de la marine à voile, oui,malheuràceuxqui dénonçaient les dangers d’une union monétaire fondée sur la liberté totale des mouvements de capitaux, qui réclamaient que la BCE, soit placée sous contrôle démocratique, et qui prônaient une politique monétaire servant non les profits et la spéculation, mais lemploi, le développement des servicespublics, la luttecontreledumpingsocial et la taxationdesprofits !

 

A peine quelques années ont passé.

 

En un rien de temps, ces prophètes de malheur nous ont plongés dans la spirale du déclin, qui s’emballe. La Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, j’en passe… Et maintenant, la France !

 

De plan de rigueur en plan de rigueur, ils nous condamnent à mourir guéris !

 

Pour s’en sortir, il faudrait, paraît-il, imiter l’Allemagne. L’Allemagne, parlons-en !

 

Derrière l’image flatteuse, une majorité d’Allemands, qui sont bien placés pour savoir de quoi il retourne, considère la protection sociale comme notoirement insuffisante.

Deux tiers d’entre eux pensent que les systèmes de santé et d’éducation fonctionnent mal.

La précarité se généralise, avec plus de 7 millions d’Allemands placés sous le régime du « micro-emploi » : 80 heures de travail mensuel maximum pour un salaire plafonné à 400 euros !

 

Malgré tout cela, ils s’entêtent dans l’austérité !

Et à la manière de Sarkozy, non seulement ils s’entêtent mais ils accélèrentles contre-réformes, et ils osent les présenter comme un remède à la crise !

 

Un remède à la crise ?

Mais c’est un mensonge absolu ! Un contresens total !, puisque ce sont précisément toutes LEURSdécisionsqui ont déclenchélacrise et laggraventcommeunevissansfin.

Avec eux, en deux ans,

900 usines ont fermé en France, et 100 000 emplois industriels ont été liquidés.

 

Cenestpasencoreassez.

 

Voilà que la France vient de se voir baisser sa note par les ayatollahs du triple A, qui ne tirent leur légitimité que d’eux-mêmes, lancent de véritables fatwas économiques, et ne craignent pas de se contredire en exigeant toujours moins de dépenses publiques tout en s’inquiétant des effets négatifs sur la croissance !

N’empêche ! Au lieu de décréter que cenestpasauxagencesdenotation de dégrader la note des Etats, mais auxEtatsdedégraderlanotedesbanques,

unefoisdepluslesdirigeantseuropéenscapitulent.

 

J’en veux pour preuve leur volonté de nous imposer coûte que coûte ce qu’ils ont baptisé « la règle d’or ». N’en doutons pas : les coups de règle seront pour nous. Quant à l’or, devinez à qui il ira !

 

J’en veux pour preuve, aussi, le prétendu « sommet social » d’hier.

Unevéritableopérationdenfumage, qui vise à nous faire avaler des régressions supplémentaires, dont une nouvelle baisse du niveau de vie.

 

Ils la baptisent « TVA Sociale »…

« TVA sociale » : une formule comme ça, il fallait vraiment l’inventer !

 

C’est la nouvelle mode ! On avait déjà :

« La croissance négative »,

« La guerre humanitaire » en Lybie,

« Les plans sociaux », voilà maintenant « la TVA sociale », et je suppose qu’on ne tardera pas à avoir « les pots-de-vin honnêtes » dans l’affaire Karachi… Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles.

 

La TVA anti-sociale, puisqu’il faut lui donner son vrai nom, c’est en vérité unnouveauplanderigueurdéguisé.

  • D’un côté, un cadeau d’au moins 30 milliards aux entreprises,

  • et de l’autre, une profonde modification de la fiscalité qui pèsera sur chaque famille.

 

Evidemment, le Medef applaudit bruyamment, lui qui chante toujours la même chanson : « Réduiseznoscharges,laissez-nouslicencier,etvousverrezlemploiaugmenter ».

 

Seulement voilà !

Nous, les Français, nous avons flairé l’arnaque.

Nous sommes 64 % à penser qu’il n’y a rien de bon à attendre de cette TVA anti-sociale, et 73 % à considérer que le « sommet » du 18 janvier sera inefficace pour l’emploi.

 

Au début de mon propos, je vous ai présenté mes vœux.

Ces vœux, je veux les placer sous le signe de l’espoir.

Car vous le savez bien, en ce début d’année qui peut, si nous le voulons, s’avérer une année exceptionnelle :

 

  • Aucun souhait de vivre mieux ne pourra se réaliser sans nourrir lespoir dun changement aussi possible qu’indispensable.

  • Rien ne se réalisera tant qu’on en restera aux vieilles recettes éculées, tant qu’on nous fera prendre les vessies de laustérité pour les lanternes du progrès.

  • Sans mobilisation, sans combat, rien ne changera, comme l’histoire nous l’a enseigné,

  • Rien de beau, de neuf ne verra le jour sans une refondation de la politique nationale et de la construction européenne, qui doivent lune et lautre saffranchir des marchés financiers, et replacer la souveraineté au cœur du système.

 

Ces dernières années, nous avons beaucoup enduré.

 

Mais cette année, ilnetientquànousdymettreunterme !

 

Je n’ignore évidemment pas que les élections présidentielles et législatives approchent.

 

Mais ce soir, je veux dépasser le cadre électoral, aussi important soit-il, et il l’est comme rarement dans une vie, pour vous dire que ceux qui nous font endurer tant de souffrances sociales, ceux qui, par cupidité sont prêtsàtout, même à conduire la nature, les éco-systèmes etlaplanèteentièredanslemur comme on l’a encore vu à la conférence de Durban, ceux-lànesontquuneinfimeminorité.

 

Etnous,noussommeslamultitude.

 

Lavenirestentrenosmains.

 

J’entends certains, accablés par tant de duretés endurées, dire « ça ne changera jamais ».

 

Je les invite avec gravité à faire comme leur ville :

 

Agarderlatêtehaute !.

 

A regarder de plus près cevieuxmondequisefissuredepartout.

 

A voir surgir, des profondeurs des peuples humiliés, lesbasculementsdedestins

Révolutions latino-américaines, Maghreb, indignés d’Athènes, de Londres ou de Madrid, nous vivons sur les cinq continents unedecesmontéesdesèvequifontcraquerlécorcedusystème.

 

Je les invite, je vous invite vousaussi à être de ces « bousculeursdhorizon ».

 

Grain de sable parmi les grains de sable, chacun d’entre nous peut contribuer à « empêcherdedormirceuxquinousempêchentderêver », selon la belle formule des jeunes indignés espagnols.

 

Paul Eluard le disait : « Sinouslevoulions,ilnyauraitquedesmerveilles ». Portons donc nos regards plus loin, et nos exigences plus haut.

 

Priorité à l’humain !

 

Acettecondition, à cette condition seulement,

2012 pourrait devenir, pour nos vies, notre ville et notre pays, une belleet bonne année !

 

Permettez-moi de boucler la boucle en citant une dernière fois Saint-Exupéry :

 

« Lavenir,ilnesagitpasdeleprévoir,maisdelerendrepossible ! ».

 

Chères Valentonnaises, Chers Valentonnais, Mesdames et Messieurs, cestcequejevoussouhaite.Detoutmoncœur !

 

Encoreuntoutpetitpost-scriptumenformededeuxbonnesnouvelles !

 

Dunepart,nousnoublionspasMumiaAbu-Jamal,notre citoyen d’honneur, injustement emprisonné depuis 30 ans, et qui fait preuve d’un courage exemplaire.

 

La protestation internationale, incluant Valenton, a fini par payer :

 

Mumiaestdéfinitivementsortiducouloirdelamort.

 

C’est une grande victoire, mais les choses ne s’arrêtent pas là !

 

Nous n’allons pas laisser Mumia croupir éternellement en prison, pour un crime qu’il n’a pas commis.

 

Jusqu’à sa libération, le combat continue !

 

EtpuisilyalaPalestine,etSalahHamouri !

 

Vous le savez, Salahestdésormaislibre,etcestpournousunejoieimmense.

Et voilà qu’au même moment, laPalestineafaitsonentréeàlUnesco, ce qui renforce notre joie…… et aussi notre détermination :

 

Maintenant,

il faut obtenir la libération de tous les prisonniers palestiniens, et l’entrée de la Palestine àlONU !

 

Ce que vous ne savez pas encore, mais que je me fais une joie de vous annoncer, c’est que, selon toute probabilité,

SalahserabientôtàValenton !

 

Tout n’est pas encore réglé, car il a droit à un peu de repos et il est très demandé, mais nous espérons sa visite le 4 avril !

 

Notez cette date dans vos agendas, car je compte sur vous tous pour lui réserver un accueil « à la Valentonnaise » dont il se souviendra !

 

Etmaintenant,chersamis,levonsensembleleverredelamitié !

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 19:57

Sans-titre-2.jpgMesdames et Messieurs,

Chères Valentonnaises et Valentonnais,

Cher(e)s ami(e)s,

 

 

Au nom du Conseil municipal, jevoussouhaitelabienvenue à cette soirée préparée et décorée par les services municipaux, que je veux remercier en votre nom ! J’espère qu’elle vous permettra de passer un agréable moment de convivialité.

 

A Valenton, ces moments, nous y sommes particulièrement attachés. Antoine de Saint-Exupéry, que je citerai encore tout à l’heure, disait : « Ceuxquinéchangentriennedeviennentrien ». C’est pourquoi ici, patiemment, nous nous obstinons à construire du vivre ensemble, du partage et de la fraternité.

 

Que vous souhaiter de mieux en 2012 sinon cela. Cela qui devrait être notre humanité.

 

ALORS,

Que cette année comble vos désirs personnels, familiaux et professionnels !

Qu’elle procure à ceux qui sont dans l’épreuve le réconfort espéré !

Que chacun d’entre vous connaisse des moments de plénitude, ces instants qui donnent sa saveur à l’existence !

 

Vous le savez, chaque début janvier, je vous brosse à grands traits le bilan de l’année écoulée et les lignes de force de celle qui s’ouvre.

 

Mais ce soir, je ne vous infligerai pas cette litanie, car nous sommes à la moitié –et même un peu plus !- de notre mandat, qui court jusqu’en 2014. A cette occasion, nous avons souhaité faire le point, et chacun d’entre vous pourra repartir avec une petite brochure qui vous dira, peut-être pastout, mais en tout cas lessentiel sur l’application de notre programme municipal, et aussi de notre Projet de Ville.

Ce Projet de Ville qui constitue désormais le fil conducteur et le ciment de notre action, autour des 6 axes que nous avons adoptés.

Six axes, je le rappelle, qui s’inspirent de nos valeurs : de liberté, d’égalité et de fraternité, bien sûr, mais aussi de laïcité, de citoyenneté et d’équité.

 

Dans ces pages, vous trouverez aussi un aperçu de nos projets pour les prochaines années.

Car malgré toutes les difficultés, et en particulier les tentatives de l’Etat de nous étrangler financièrement, nousavonslafermeintentiondemaintenir lecapdesréalisationsetduservicepublic.

Un seul chiffre résume notre ambition : en 2012, nous prévoyons d’investir plus de 16 millions d’euros, soit 3 fois plus qu’en année courante !

 

Pour cela, plus que jamais nousauronsbesoindevotresoutienactif !

Un soutien dont je ne doute pas, à en juger par le résultat de la récente Votation citoyenne.

Près de 2 000 d’entre vous y ont participé, approuvant massivement notre Budget de lutte et de résistance, ainsi que les propositions que nous avançons pour financer nos besoins, et que je résume en quelques mots : justice fiscale, justice sociale, et taxation des profits financiers.

 

Avec cette brochure, vous pourrez apprécier par vous-même le travail de notre équipe municipale. Et je dois vous dire en toute sincérité que je ne redoute pas votre jugement, car nous n’avons pas chômé.

 

Je veux ajouter : etvousnonplus !

Car,Queserait la volonté municipale sans la précieuse contribution de toute notre ville, sans ses employés municipaux qui se dévouent au service d’une population de plus en plus malmenée, sans les militants qui se portent sur le front des luttes, sans les bénévoles qui s’activent dans une multitude d’associations de locataires, de parents d’élèves, d’entraide ou de lutte pour la paix.

 

Et sans les Restos du cœur qui s’éreintent à endiguer le flot dévastateur de la pauvreté, et qui me remettent à l’esprit le cri lancé par Victor Hugo aux nantis de son époque : « Vousvoulezlamisèresecourue ?Moijelaveuxsupprimée ! ».

 

Dans toutes ces mains offertes, je vois le signe que le temps des individualismes s’estompe, et que celui des solidarités prend une vigueur nouvelle…

 

Il est temps. Grandtemps !

Car je pèse mes mots :

 

lapolitiqueactuellemartyriselaFrance !

Aucundomainenestépargné !

 

Lécole ? C’est saignée après saignée ! Ils lui ont déjà supprimé 66 000 postes en 4 ans, et encore 14 000 cette année, dont plus de 600 dans notre académie, 117 dans nos écoles, 50 dans nos collèges, 300 dans nos lycées malgré une hausse généralisée des effectifs !

 

Lasanté ? La Sécu est amputée de 7 milliards, les Mutuelles sont frappées d’une taxe, les hôpitaux sont menacés de fermeture comme on l’a vu à Henri-Mondor qui doit son salut à une puissante mobilisation, pendant que les grands laboratoires s’engraissent comme jamais, sans parler des scandales du Médiator ou des prothèses frelatées !

 

Lemploi ?Massacré ! Le chômage a progressé de plus de 5%, le triste record de 1999 est en passe d’être battu, et Valenton a dépassé le cap des 1 000 chômeurs !

 

Laretraite?C’est comme l’horizon, plus on avance, plus elle recule !

 

Lessalairesetlespensions ? Passés à l’essoreuse ! Même pas un coup de pouce pour le Smic, pendant que la taxe professionnelle est supprimée, que l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur la fortune sont abaissés, et que les charges sont allégées !

 

Lesprix ? La TVA, + 1,5 % . Le gaz : + 4 % . La SNCF : + 3,2 ! Tout le reste à l’avenant ! Et en plus, ils se préparent à faire flamber le prix de l’électricité !

 

Lelogement ? Malgré tous nos efforts, nous en sommes à plus de 650 demandeurs de logements dans notre ville, et en France 600 000 personnes vivent dans des taudis. La loi Dalo elle-même est noyée par la crise du logement, pendant que les spéculateurs de l’immobilier se remplissent les poches. En trente ans, ils ont engrangé 450 milliards de profits !

 

Lapauvreté ? Elle explose. Au point qu’en deux ans le nombre de foyers en dessous du seuil de pauvreté s’est accru d’un tiers à Valenton, atteignant la barre des 1 000 foyers soit près d’un sur 4. Mais pas de soucis pour les riches. Ils n’ont jamais été aussi riches, ni aussi nombreux.

A eux seuls, les 10 % des individus les plus fortunés détiennent la moitié du patrimoine en France.

 

LesartisansetlesPME ? Dans le rouge, faute de financement car les refus de prêt ont triplé en 3 ans !

 

Lesservicespublics ? Ils leur ont déclaré la guerre, pour que le privé puisse se gaver.

 

Lepluralisme ? Quel pluralisme ? Voyez les temps de passage dans les journaux télévisés des 7 plus grandes chaînes :

  • le gouvernement et la droite se sont adjugés 53 % du temps d’antenne

  • -et le parti socialiste 40 %.

  • Et les 7 % restant ? 5 % pour les Verts, 1 % pour le parti de Gauche, et 0,6 % pour le parti communiste. Zéro virgule 6 pour cent !

 

Tout cela parce qu’ils n’ont quuneidée en tête : flinguernotremodèlesocialetdémocratiquepourmieuxsenrichir. Jaurès disait : « Ladroiterevienttoujoursàsonintérêt,quiestdeprotégerlesbrigandagesfinanciers ».

Et avant lui, Jules Vallès écrivait :

« Lecapitalmourraitsi,touslesmatins,ilnegraissaitpaslesrouagesdesesmachinesavecdelhuiledhomme ».

 

Comme il est loin le temps, pourtant si proche, où Nicolas Sarkozy déclarait :

« LechefdelEtatnedoitpassimplementsoccuperdesgrandsproblèmesstratégiques.Ildoitaussisoccuperdelaviequotidiennedesgens ».

 

Finies les belles promesses ! Aujourd’hui, voilà avec quel ignoble cynisme LeFigaro résume les choses, je cite :

« Ilyauntempspourlacalino-thérapie,etuntempspourlarigueur.Quipourraitcomprendrequonveuillemaintenirunecoûteusesociétédassistanataumomentmêmelaprioriténationaleestderedresserlesfinancespubliques ».

 

Ah,lesfinancespubliques !Ladette !Lacrise ! Les grands mots mille fois répétés pour nous faire trembler, nous faire taire…

La crise avec laquelle Sarkozy tente d’effacer son ardoise…

Mais QUELLE crise, au fait ? La crise ne nous tombe pas dessus comme un virus surgi on ne sait d’où !

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:47

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La section du Parti Communiste Français de Valenton

vous présente ainsi qu'à vos proches,

tous ses voeux de luttes et d'Espoir pour cette année 2012

 

 

 


 

Franchement, nous n'allons pas bouder notre bonheur et même si le nombre de camarades mobilisés la veille pour préparer la salle laissait penser que nos premiers vœux seraient bien reçus, demeurait l'angoisse qui précède toute assemblée.


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A 11h00 tapantes les premiers arrivent, à Valenton c'est bon signe et puis et puis 103 camarades franchiront la porte de la salle Louis Aragon ornée des affiches de notre parti mais aussi et un énorme merci, des œuvres de Mustapha Boutadjine (dont de superbes portraits de Manouchian, de Salah Hamouri, de ce géant de la poésie, Mahmoud Darwich), prêtées pour la circonstance, songez un peu, 60 000 euros de confiance envers notre section.


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Midi et la prise parole du secrétaire de section appelle à la bataille de la présidentielle pour battre la droite et le Medef ainsi que l'extrême droite et pour une gauche de combat, sans compromission avec le capital.


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Quelques minutes plus tard c'est Jeanine, vétéran de notre parti qui lance l'Internationale reprise par la salle et le buffet s'ouvre. Les groupes se font et se défont au rythme des accolades, des embrassades, des retrouvailles. Tous les quartiers sont présents , toutes les cellules du parti également.


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A l'entrée on n'a pas chômé, 32 cartes de remises, 2 adhésions, 27 camarades ont cotisé pour 667 euros. Jeanine toujours en verve a collecté, à sa seule initiative, 303.25 euros dans la salle pour la souscription. 30 timbres de soutien à Mumia sont vendus, 3 programmes, 3 Pacte des rapaces.

La section compte en cette première semaine de janvier, 135 cartes 2012 placées, 1331 euros de cotisations et 363 euros de souscription, un démarrage qui en dit long sur la volonté de battre Sarkozy, de changer la vie.


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Prévu à 13H30 c'est un peu en avance que son Excellence Monsieur Orlando Requeijo, Ambassadeur de Cuba nous rejoint. Une formidable attention à sa prise de parole, les communistes valentonnais ont soif de solidarité internationale et de superbes viva aux noms de Raoul, de Fidel, de la Révolucion.


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Le comité de Cuba Coopération est en gestation, visiblement les adhésions arrivent dès l'événement connu. La délégation du Parti de l'Indépendance et du travail (Sénégal) en profite pour nouer le contact avec notre camarade cubain, ensuite des décisions sont arrêtées pour les mois à venir pour développer nos relations et actions en direction de Cuba, promis ça va encore être fort, très fort. nouveau moment d'émotion lorsque Orlando reçoit la peinture réalisée par Mathilde lors de ses 18 ans, en soutien aux 5 cubains détenus par l'Oncle Sam, un cadeau en toute simplicité, celui du cœur des communistes valentonnais. C'est encore l'Internationale en hommage à Cuba socialiste, aux 5 de Miami. La galette des rois clôturera la journée.


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Valenton est toujours belle,rebelle et solidaire,

 

qu'on se le dise !


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Nos remerciements particuliers aux camarades des partis communistes ou ouvriers qui souvent retenus sur d'autres lieux ont tenu à manifester leur solidarité. Pads Algérie, KPL Luxembourg, PCP Portugal, PCP Pérou, PCQ Québec, PCC Colombie et bien sûr PIT Sénégal.

 

 

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:11

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Avant d’être débattu et voté en séance publique, chaque projet ou proposition de loi est examiné par l’une des six commissions permanentes du Sénat : Lois, Finances, Affaires économiques, Affaires étrangères et Défense, Affaires culturelles, Affaires sociales. Classées par commissions, retrouvez ici les interventions générales, les motions de procédure et les explications de vote des sénateurs du groupe CRC-SPG.

 

Délégués des Établissements publics de coopération intercommunale


Par Christian Favier / 2 novembre 2011


Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, pour le groupe CRC, cette proposition de loi, déposée par Jean Pierre Sueur, par ailleurs président de notre commission des lois, est doublement symbolique. Nous souhaitons, en effet, y voir, d’abord, la marque d’une volonté d’aller vers l’abrogation totale de la réforme des collectivités locales.

Nous nous réjouissons d’une telle perspective. En effet, nous n’avons jamais cessé d’agir contre l’adoption de cette mauvaise loi qui n’a rien à voir avec un vrai projet de coopération intercommunale !

Depuis, nous voulons contribuer à l’abrogation de cette réforme emblématique du Gouvernement, réforme que nous jugeons contraire à la décentralisation. Elle vise, en effet, à mettre aux pas l’ensemble des élus locaux et à susciter, à terme, la disparition des communes et des départements, leur « évaporation », comme avait pu le dire l’ancien Premier ministre Edouard Balladur.

Aussi, au cours des élections sénatoriales, nous avons mené campagne, sans ambiguïté, contre cette réforme. Et nous savons que nos collègues de gauche, voire un peu au-delà, ont aussi été de ce combat pour porter cette exigence d’abrogation.

C’est, chacun le reconnaît aujourd’hui, l’un des motifs majeurs à l’origine de ce basculement à gauche de la Haute Assemblée même si, à l’écoute du débat de cet après-midi, certains semblent ne pas avoir entendu complètement ce message.

Mme Nicole Bricq. Très bien !

M. Christian Favier. L’incompréhension, l’inquiétude, la colère de l’immense majorité des élus locaux, face à cette réforme et contre la fragilité financière de leur collectivité, doit donc trouver aujourd’hui un débouché politique.

Ces élus, ces grands électeurs, nous ont demandé de tout faire jusqu’à l’abrogation de cette loi.

Permettez-moi de reprendre les propos du président Bel, en ouverture de son intervention à cette tribune, le 11 octobre dernier : « Le 25 septembre dernier, les grands électeurs nous ont adressé un message fort. Ce message, nous l’avons entendu. À nous, en conséquence, de ne pas décevoir cette attente, de ne pas trahir cet espoir. »

Dans cette perspective, les modifications apportées par cette proposition de loi à la loi du 16 décembre 2010 représentent donc pour nous une première étape utile que nous ne saurions négliger, sans pour autant oublier toutes les autres marches qu’il nous faut encore franchir, comme l’abrogation du conseiller territorial, que nous défendrons devant vous dans quelques jours, pour parvenir à notre objectif commun porté par notre majorité sénatoriale.

M. Jean-Pierre Sueur. Très bien !

M. Christian Favier. Cet objectif a été rappelé du haut de cette tribune par le président Bel, le 11 octobre dernier. Il déclarait alors : « La réforme territoriale doit être abrogée et entièrement repensée. Une réforme est à l’évidence nécessaire, comme je l’ai entendu dire en bien des endroits. Mais celle-ci est allée, je le crois, dans le mauvais sens. »

Il s’agit pour nous non de tenter de la modifier, de l’aménager, d’en gommer seulement les excès, mais d’agir jusqu’à son abrogation.

Aujourd’hui, avec cette proposition de loi, il s’agit de stopper le rouleau compresseur en cours, avec la mise en place, à la hussarde, des schémas départementaux de coopération intercommunale ; de donner du temps à la réflexion de chaque commune et de chaque intercommunalité sur leur avenir ; enfin, et c’est un point essentiel pour nous, de retirer aux préfets le rôle exorbitant que la loi leur conférait dans ce domaine.

Il y a donc une certaine urgence à légiférer sur ces questions, puisque le terme des délais prévus dans la loi se rapproche dangereusement. Or tout le monde le reconnaît aujourd’hui, y compris le Premier ministre, il est devenu urgent de donner du temps au temps pour mettre en place ces schémas départementaux. Je crois même que François Fillon a déclaré qu’il envisageait d’utiliser un véhicule législatif pour y parvenir.

Eh bien, cette proposition de loi est là, à sa disposition ! Elle peut rapidement, si elle est adoptée par notre assemblée, être présentée devant l’Assemblée nationale pour y être votée.

Ainsi, les dysfonctionnements que chacun reconnaît aujourd’hui seraient alors gommés dans un cadre législatif assurant une assise juridique plus solide que les propos d’un ministre, fût-il Premier ministre, qui ne peut, même par circulaire, remettre en cause les termes de la loi.

Monsieur le ministre, à ce propos, permettez-moi de vous faire une double demande.

Partout dans la presse locale, des échos sont apparus laissant entendre qu’en de très nombreux endroits ces schémas départementaux ont été massivement rejetés lors des votes sur les propositions préfectorales, dans les conseils municipaux, les assemblées intercommunales et les assemblées délibératives des syndicats.

De votre côté, vous avez reconnu, y compris cet après-midi, l’existence de nombreux désaccords, tout en en minimisant globalement le nombre.

Ma première question est donc simple : monsieur le ministre, pour éclairer notre assemblée, pourriez-vous nous transmettre un état récapitulatif, département par département, des situations en nombre d’intercommunalités et de syndicats actuellement en place et, en regard, les propositions actuelles des préfets ?

Par ailleurs, pourriez-vous nous remettre un état complet, département par département, du résultat des consultations qui se sont déroulées sur ces projets ? Nous avons, me semble-t-il, tous besoin d’une telle transparence.

M. Alain Richard, rapporteur. Très juste !

M. Christian Favier. En répondant favorablement à ces demandes, monsieur le ministre, vous éclaireriez nos travaux futurs.

Mais revenons à la proposition de loi qui nous est soumise.

Au début de mon propos, j’ai indiqué que ce texte était symbolique à un double titre pour les membres de notre groupe. Après avoir affirmé notre souhait de voir abroger la loi du 16 décembre 2010, je voudrais maintenant évoquer le chemin qu’il nous reste à parcourir pour parvenir à une nouvelle réforme, démocratique, de nos institutions locales.

En effet, une fois la loi précitée abrogée, il nous faudra bien entendu reconstruire. Nous ne pouvons en rester au statu quo, car le besoin de réforme est réel. Les états généraux des élus locaux en préparation nous permettront, me semble-t-il, d’ouvrir d’autres voies ; nous en serons, pour notre part, des acteurs engagés et responsables, mais aussi exigeants et vigilants.

En attendant, nous voterons en faveur de l’adoption de cette proposition de loi, qui permettra de régler un certain nombre de questions importantes, en reprenant notamment des propositions que nous avons déjà soutenues ; en particulier, le rôle exorbitant des préfets se trouvera restreint. Voilà qui va dans le bon sens et ne peut que nous satisfaire.

Nous tenons, dans le même temps, à réaffirmer notre opposition à l’achèvement autoritaire de la carte de l’intercommunalité, laquelle doit, à nos yeux, être toujours librement consentie et fondée sur un vrai projet de territoire, au service des habitants de celui-ci. Cette question me semble plus importante que le débat quelque peu laborieux sur la date d’adoption de la carte de l’intercommunalité auquel nous avons assisté cet après-midi et qui n’est pas à la hauteur des enjeux, ni des attentes de nos concitoyens.

Mme Marie-France Beaufils. Très bien !

M. Christian Favier. Nous ne pensons toujours pas que les schémas départementaux de la coopération intercommunale doivent avoir pour finalité de supprimer systématiquement tous les syndicats intercommunaux existants ou de réduire drastiquement leur nombre : ils répondent souvent à de réels besoins.

Aussi, afin d’affirmer avec force notre volonté d’abroger l’ensemble de la loi du 16 décembre 2010, soutiendrons-nous un amendement tendant à insérer un article additionnel avant l’article 1er ayant cet objet. Ainsi, la nouvelle majorité de gauche du Sénat mettra ses actes en cohérence avec ses paroles : nos concitoyens attendent de nous un tel courage politique !

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