Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 18:17

 3_labat.jpg

 

Monsieur le Président du Comité d’entente des anciens combattants,

Messieurs les présidents d’associations,

Madame et Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs les élu(e)s,

Mesdames, Messieurs, Cher(e)s ami (e)s,

 

 

Ce matin nous nous retrouvons pour commémorer le 66ème anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie.

 

Dans la nuit du 8 au 9 mai 1945, dans Berlin dévastée, l’Allemagne nazie capitule sans condition, entre les mains des généraux américains, soviétiques, britanniques et français.

 

Ce n’est pas seulement la fin du plus grand conflit de tous les temps, c’est aussi et peut-être surtout la fin du système nazi, de l’horreur programmée, du génocide des juifs, de la mort en déportation de prisonniers politiques et du massacre de millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Les chiffres sont connus.

Mais à eux seuls, rendent–ils seulement compte de la monstruosité de l’hitlérisme ?

Disent-ils à quel point bascula le destin de la plupart des peuples de la planète, jusqu’en Asie où le Japon subira l’arme atomique américaine quelques mois plus tard ?

Une question se pose : comment en t-on arrivé là ?

 

Jamais nous ne devons oublier que la guerre 39/45 n’est pas survenue en un jour, en un mois, ni même en un an.

Alors qu’en 1936 le Front Populaire avait gagné dans les urnes pour s’engager sur la voie du progrès social, des 40 heures, des premiers congés payés, les grandes fortunes ne s’avouèrent pas vaincues. C’est haut et fort qu’elles clamèrent « Plutôt Hitler que le Front populaire ».

 

N’oublions pas non plus que le gouvernement espagnol légitime, agressé par Franco, l’allié d’Hitler et Mussolini, n’a jamais reçu de Léon Blum les armes dont il avait besoin. Grâce à cette politique dite de « non-intervention », les nazis purent s’offrir en Espagne une répétition générale de la guerre mondiale. Le massacre de Guernica annonçait celui d’Oradour-sur-Glane.

 

N’oublions pas, également, l’annexion pure et simple de l’Autriche en mars 1938, une annexion acceptée par le gouvernement français.

 

N’oublions pas le Français Daladier et le Britannique Chamberlain, livrant en septembre 1938 les clefs de la Tchécoslovaquie à Hitler dans les tristement fameux accords de Munich, devenus le symbole de la lâcheté face à la montée des fascismes.

 

Et c’est le même Daladier, avec Paul Raynaud qui prononce en 1939 la dissolution du Parti Communiste, et quelques mois plus tard la déchéance des parlementaires communistes, jugés et condamnés. Au lendemain de leur procès, au moment où l’armée nazie déferle sur la France, le gouvernement adopte le décret Sérol, du nom du ministre socialiste de la Justice, décret en vertu duquel les activités communistes seront punies de la peine de mort.

 

Enfin n’oublions pas Pétain appelant les Français à cesser le combat et ouvrant les portes du pays aux forces hitlériennes. Nous savons trop combien ces faiblesses, ces lâchetés, ces trahisons ont apporté de malheurs indicibles.

Heureusement qu’il s’est trouvé des hommes de devoirs, de conviction, de courage pour dire NON.

 

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lançait son appel historique depuis Londres.

 

Et le 10 juillet suivant, Maurice Thorez et Jacques Duclos lançaient depuis la clandestinité leur appel pour constituer « le front de la liberté, de l’indépendance et de la renaissance de la France ».

 

Ces appels furent largement entendus. C’est cette participation populaire qui a permis la libération.

 

A ce moment, permettez-moi de vous faire part de mon indignation devant la tentative de réhabilitation du PDG de Renault de l’époque, qui a collaboré avec l’occupant nazi ! Et mon indignation, aussi, de voir un journaliste de France 2, David Pujadas, se prêter à ce jeu peu reluisant.

Par contre, dans la résistance nationale, la classe ouvrière a joué un rôle d’exception. « Dans la tourmente, a écrit François Mauriac, elle a été, seule dans sa masse, fidèle à la France profanée ». Comme le disait simplement Henri Krasucki : « Nous n’avions pas de vanité, nous avons fait notre devoir. C’est tout ».

 

Sans ces hommes et femmes, civils ou militaires, qui se sont levés pour combattre, pourrions-nous commémorer, comme nous le faisons aujourd’hui, tous les résistants, les forces françaises de l’intérieur, mais aussi tous ces braves gens qui risquaient leur peau pour des gestes simples : en ouvrant une porte, en portant une valise, en hébergeant un enfant juif, en prévenant d’une arrestation possible ?

 

En cet instant, je pense sûr à nos amis André Bich, Julien Lavenot et Mario Pizzol.

 

C’est de cette résistance que naquit, en 1944, le programme du Conseil national de la Résistance, dont sont issus ou inspirés tous les grands acquis sociaux, mis en œuvre par cette France rassemblée dans le gouvernement du Général de Gaulle, avec des ministres de toutes les forces politiques ayant participé à la libération du pays.

 

La victoire de 1945, si chèrement acquise, devait ouvrir sur des temps de fraternité et de progrès partagés. En deux ans, dans un pays dévasté par la guerre et la perte de centaines de milliers de ses enfants, fusillés, déportés, exterminés, la France osa inventer les comités d’entreprise, la Sécurité sociale pour tous, le droit au logement et un service national du logement, le retour à la loi de 40 heures avec paiement des heures supplémentaires à 25% et 50%, la nationalisation de la Banque de France et des établissements de crédits, mais aussi de l’électricité, du gaz, des transports et de la Poste.

 

Elle reconnut, enfin, le droit de vote des femmes, ce qui permis à Fernande Flagon de devenir Maire de Valenton.

Ce sont tous ces acquis que Sarkozy et le MEDEF détruisent méthodiquement. Ils ne s’y trompent pas en déclarant : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la résistance. Un compromis entre Gaullistes et Communistes. Il est grand de le réformer et le gouvernement s’y emploie ».

 

La victoire de 1945 devait aussi ouvrir sur des temps de paix. On sait que l’histoire ne réalisa pas cet idéal.

 

Car malheureusement, dans le monde d’aujourd’hui, les conflits continuent : Afghanistan, Libye, Irak, etc., avec leur cortège de malheurs pour les populations civiles.

 

« Justice est faite ! ». Après l’exécution de Ben Laden, ces mots ont été prononcés par Barack Obama et Georges Bush, et confirmés par Nicolas Sarkozy. Eh bien non !

 

Il n’est pas question d’avoir la moindre compassion, la moindre sympathie pour cet inspirateur d’attentats les plus atrocement meurtriers, ni d’ailleurs pour aucun dictateur, terroriste ou tyran.

 

Simplement, il est question de se souvenir qu’en 1945 la communauté internationale avait voulu un jugement exemplaire des criminels nazis à Nuremberg. Alors la question se pose : pourquoi Oussama Ben Laden n’a-t-il pas été arrêté pour que la justice puisse s’exprimer pleinement ?

 

Après cet épisode, une chose est plus certaine que jamais : il est temps de terminer cette guerre en Afghanistan ! Il est de notre responsabilité de demander des comptes au premier responsable des armées, Nicolas Sarkozy.

 

En effet, dix ans après, les talibans ne sont pas affaiblis, le nombre de victimes civiles ne cesse d’augmenter.

Non, vraiment, la France n’a rien à faire dans cette aventure, et le gouvernement doit annoncer le retrait immédiat des troupes françaises.

 

Je rappelle ce qu’on nous avait annoncé : avec le retour de Juppé au gouvernement, « on allait voir »… Eh bien on a vu ! Deux guerres en deux mois ! La Côte d’Ivoire et la Libye. La Libye, où les forces de l’OTAN sont en train de s’enliser dans un conflit auquel seuls les parlementaires communistes se sont opposés.

 

Les grands défenseurs de la planète, ceux qui nous conseillent d’éteindre notre téléviseur, de prendre notre vélo pour aller au travail, ils sont un peu moins exigeants quand il s’agit de faire voler dans les airs des escadrilles de Rafales, qui consomment chacun 2 200 litres de carburant par heure de vol.

 

Il faut savoir qu’en seulement quatre jours de conflit en Libye, les avions français avaient réalisé 4 000 heures de vol.

Je vous laisse faire le calcul. Je vous livre encore un chiffre : une heure de fonctionnement du porte-avions Charles de Gaulle coûte environ 50 000 euros.

 

J’en tire un constat simple, mais terriblement éloquent :

 

pour faire la guerre, on a trouvé de l’argent, beaucoup d’argent ! Mais il n’ y a en pas pour augmenter les salaires, pour développer les services publics.

 

Alors oui, disons-le fermement : l’argent de l’armement doit servir au bien-être des hommes ! Et pensons qu’avec le coût du sous marin nucléaire « Le Terrible », on aurait pu construire plus de 90 lycées d’une capacité de 600 élèves. Vous comptez : cela fait près de 60 000 élèves !

 

C’est à juste titre que le grand résistant Stéphane Hessel nous demande de nous indigner.

J’ouvre une toute petite parenthèse pour souligner que, au moment où une promotion honteuse est faite à Le Pen, on apprend qu’un CRS qui avait affiché un portrait d’Hitler dans sa caserne de Perpignan ne vient d’écoper que d’un simple blâme ! Vous voyez que, selon la formule de Bretolt Brecht : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ! », et que par conséquent vigilance et indignation s’imposent à tous les instants.

 

Aujourd’hui comme hier, notre devoir consiste à faire souffler l’esprit de résistance et d’insoumission. A défendre les valeurs de fraternité, de solidarité, de progrès.

 

Au lieu de faire allégeance à l’OTAN et de se placer à la remorque des USA, il est grand temps que la France s’engage dans la seule lutte qui vaille : la lutte pour le développement, la justice sociale, la paix et le désarmement, entraînant dans son sillage d’autres nations, l’Europe et l’ONU.

 

C’est comme cela que nous resterons fidèles aux sacrifices de nos anciens.

 

Je vous remercie de votre attention.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 18:11

surendettement-.jpgL'Humanité des débats

«Peut-on se débarrasser du surendettement ?» Table ronde

Rappel des faits Ce mois-ci, la loi Lagarde qui réforme le crédit, votée en juin 2010, entre réellement en vigueur après six mois de délai laissés aux sociétés de crédit pour qu’elles adaptent leurs politiques. Si cette loi présente des avancées pour les personnes qui déposeront des dossiers devant les commissions 
de surendettement, la majeure partie des spécialistes (associatifs, syndicalistes…) considèrent qu’elle n’aura aucun effet sur le phénomène lui-même. La loi est d’une grande timidité concernant 
les crédits à la consommation et bien peu de gens se risquent à prédire une baisse du nombre de surendettés en France. 
Le surendettement, qui pousse parfois jusqu’au suicide quand ce n’est pas au massacre de toute une famille, est une plaie dans notre pays. La Banque de France, en février, a révélé que le nombre de dossiers déposés avait augmenté de plus de 17 % par rapport à décembre 2010. Presque un million de ménages sont surendettés. Les crédits renouvelables (revolving) sont sur la sellette. La loi Lagarde les égratigne à peine.

Table ronde avec Françoise Baud, maire PCF de Valenton (Val-de-Marne) ; Philippe Guilbaud, président de l’association Nouvelles Voies ; et Marc Thivolle-Morand, syndicaliste CGT à la Banque de France.

Le phénomène 
du surendettement en France tend à s’aggraver malgré les diverses lois adoptées. Pourquoi ?

Françoise Baud. Si ces lois ne remédient pas au problème, c’est qu’elles ne touchent pas à l’essentiel : huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ! Chômage et précarité font des ravages. Le mal s’est répandu. Nombre d’étudiants doivent s’endetter jusqu’à 30 000 ou 40 000 euros pour payer leurs études. Et aujourd’hui, les plus de cinquante-cinq ans viennent s’y ajouter. Tout augmente sauf les salaires et les retraites. En même temps, les plafonds des minima sociaux et des aides comme l’APL sont en baisse. Le mot de Coluche n’a jamais été aussi vrai : « Ce sont les 30 derniers jours du mois qui sont les plus durs. » Depuis dix ans que la droite est au pouvoir, les inégalités ont galopé. Alors que le smic n’a reçu aucun « coup de pouce », les grands patrons viennent de s’auto-augmenter de 24 %. Pour moi, ce n’est même plus de l’indécence, c’est de l’obscénité.

Philippe Guilbaud. Les gens n’ont plus aujourd’hui de ressources à la hauteur des dépenses incontournables : logement et vie courante… De plus, on fait croire aux gens qu’ils ne sont pas assez endettés globalement et que c’est le crédit qui fait marcher la consommation. Ce qui est un énorme mensonge médiatique et politique. Ce que nous voyons tous les jours, ce sont des gens qui ont de 1 à 4 crédits renouvelables (revolving) qui viennent plomber leurs comptes et qui les empêchent de vivre et de consommer normalement. À ces personnes, il faut démontrer que leurs crédits renouvelables ruinent leur pouvoir d’achat : sur chaque mensualité, il y a deux tiers du remboursement qui vont dans les poches de la banque et un tiers seulement qui sert à rembourser le capital. Le premier crédit renouvelable de tous ces gens est le découvert accordé par leur banque, suivi par la réserve d’argent, etc. Ils sont accordés à n’importe qui, dans n’importe quelle condition. L’ancien adage qui voulait qu’on ne prête qu’aux riches est devenu obsolète : on ne prête qu’aux pauvres, à des gens qui n’ont absolument pas les moyens de prendre des crédits ou de s’endetter. Un crédit à la consommation à 7 %, c’est déjà difficile à rembourser, mais un crédit renouvelable à 20 %… Le piège consiste non seulement dans son taux élevé mais dans le montant de la mensualité. On le vend aux gens en leur disant : pas d’inquiétude, ce sont de petites mensualités, donc vous allez rembourser facilement. C’est faux ! Quand vous prenez un crédit renouvelable de 1 500 euros et que vous avez une mensualité de trente euros par mois, 22 ou 23 euros partent dans la poche de la banque. Les gens ne s’en rendent pas compte. Ils ont le sentiment de rembourser tous les mois, ce qui n’est pas le cas. C’est un piège permanent. On fait croire aux gens que c’est comme cela qu’ils vont vivre et consommer alors que c’est l’antisolution pour consommer.

Marc Thivolle-Morand. Chaque nouvelle loi provoque une vague de dépôts de dossiers de surendettement : des gens découvrent alors qu’ils ont peut-être un moyen d’en sortir. Cela rend visible un phénomène qui était jusque-là souterrain. Mais les commissions, avec les plans de réaménagement, ne donnent bien souvent qu’un répit aux surendettés. La loi dit que ces décisions sont prises « en attendant un retour à meilleure fortune ». Les lois, hélas !, font plus du curatif que du préventif. Elles règlent ponctuellement les problèmes mais elles ne s’attaquent pas aux causes. On soigne le malade mais on ne supprime pas la maladie. Les rechutes sont fréquentes. Car la principale source du problème, c’est l’insuffisance de revenus.

 Hier, on disait des personnes surendettées qu’elles étaient actives (abus de crédits, consommation addictive…). Aujourd’hui, on parle de surendettés passifs. Une politique de prévention est-elle envisageable ?

Philippe Guilbaud. L’argument fréquemment avancé, notamment par les organismes de crédit, selon lequel on se retrouve endetté après un accident de la vie, est fallacieux. Cet événement va soit déclencher la prise de crédit, soit placer les gens dans une difficulté plus grande, mais la vraie raison du surendettement, ce sont les crédits.

Françoise Baud. Une véritable politique de prévention n’est pas seulement envisageable : elle est indispensable. Il faut que les familles se sentent soutenues, et non, comme c’est le cas aujourd’hui, culpabilisées. De quel droit jugerait-on quelqu’un qui n’a aucune marge de manœuvre financière, et qui emprunte pour faire face à un coup dur ? Le pire est que, en même temps, toute la politique gouvernementale – par exemple le « tous propriétaires » – pousse les ménages à s’endetter !

Marc Thivolle-Morand. Le surendettement est, aujourd’hui, fréquemment la conséquence d’une baisse de ressources, voire d’une insuffisance de moyens. Plus ça va, plus nous avons en commission de surendettement des gens qui n’ont que des dettes relevant de la vie courante : arriérés de loyer, impayés d’électricité, de téléphone, d’eau… Le crédit a même disparu dans certains dossiers, ou alors, ce sont des crédits renouvelables contractés pour payer des factures. Le surendetté aujourd’hui est une victime, il ne s’agit plus d’une personne consommant à tous crins et qui profite des crédits sans se rendre compte qu’il se passe la corde au cou. Cela étant, il serait nécessaire que les lycéens d’aujourd’hui soient informés des pratiques des prêteurs : quand on achète un produit grâce à un crédit « trois fois sans frais », les grandes enseignes proposent une réserve d’argent. 1 500 euros qui tombent comme ça et que la plupart des gens imaginent rembourser sans mal avec le temps. C’est un engrenage dangereux.

Les banques, sociétés de crédit et grandes enseignes délivrant des cartes de fidélité et de crédit permanent ont-elles 
une responsabilité particulière ?

Françoise Baud. Oui, et encore oui. Plusieurs fois par semaine, nos boîtes aux lettres regorgent de ces offres pressantes de crédits : « Empruntez 3 000, 5 000 euros sur un simple coup de fil », « Payez vos vacances en empruntant »… Ces publicités et ces crédits au taux usuraire de 20 % à 25 % doivent être interdits. Cela me fait penser aux « subprimes » américains… les plus démunis ont trinqué. Je peux vous dire que, souvent, je reçois à mes permanences des familles dans des situations terribles, « tombées » dans la spirale de ces crédits à la consommation. Croyez-moi, ce n’est pas pour faire des folies, mais simplement pour vivre, voire survivre. Ou parce qu’elles veulent donner un avenir à leurs gosses, pour lesquels 80 % des parents s’inquiètent… On sait que certains en arrivent même à emprunter pour rembourser un crédit.

Philippe Guilbaud. Pourquoi croyez-vous que toutes les grandes enseignes de la distribution font maintenant des cartes de crédit ? Parce que cela leur rapporte bien plus que de vous vendre leurs produits. Quand les gens arrivent en caisse avec un chariot de 80 à 120 euros de nourriture et qu’ils paient avec leur carte de crédit, ils ne se rendent pas compte qu’ils achètent de quoi manger avec un crédit de 20 %. C’est dramatique. Tous ont une responsabilité énorme, et les gouvernements avec.

Marc Thivolle-Morand. On s’est aperçu que certaines banques donnaient 4 ou 5 lignes de crédit en sachant très bien que la personne ne pourrait pas rembourser. Le but de l’opération est simple : tout ce qui est remboursé est tout bénéfice pour eux. Avec des taux à 20 %, les banques peuvent se permettre d’avoir des impayés, d’autant que ceux-ci ne représentent que 2 % à 3 %. Dans la loi Lagarde, des choses vont dans le bon sens. L’obligation, au-delà de 1 000 euros, de proposer un crédit à la consommation normal plutôt qu’un renouvelable. Mais la loi ne remet pas en cause le crédit renouvelable.

 L’idée d’un fichier positif, relevant les crédits déjà contractés, est-elle une solution ? Faut-il encadrer plus strictement ou interdire les crédits renouvelables ?

Marc Thivolle-Morand. Le fichier positif ne résoudra pas le problème du surendettement, c’est sûr. Un exemple : les vendeurs des grandes enseignes veulent voir partir leurs produits et contournent déjà la réglementation actuelle. Un vendeur de machines à laver n’est, en principe, pas un marchand de crédit mais il est commissionné quand il en fait signer un, en plus de la vente de la machine. C’est un système très pernicieux. La solution passe par la suppression de ces crédits, ou, en tout cas, l’encadrement de leur taux. Aujourd’hui, nous avons un taux d’intérêt légal de 0,38 %, il n’a jamais été aussi bas, et on a des taux de crédit renouvelable qui vont jusqu’à 20 à 21 %. C’est une aberration.

Françoise Baud. Tout ce qui peut aller dans le bon sens mérite notre attention. Oui, il faut encadrer le crédit, afin que les ménages ne soient plus la proie des usuriers.

Philippe Guilbaud. La seule solution, c’est l’interdiction des crédits renouvelables. Ces crédits relèvent de l’usure, il faut interdire cette pratique. Sur toutes les pubs de crédit, il est maintenant notifié que, pour en prendre un, il faut pouvoir le rembourser. Les gens n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, comment pourraient-ils y parvenir ?

 Comment résoudre vraiment 
le problème ?

Françoise Baud. Voyez ce qui se passe dans ma petite ville de Valenton. Un foyer sur deux n’est pas imposable sur le revenu. En deux ans, 250 familles de plus sont passées sous le seuil de pauvreté : une hausse de 34 %. 1 000 familles vivent sous ce seuil, soit 1 foyer sur 5 ! Près de 300 familles sont victimes du surendettement. Avec la politique de la droite, boucler les fins de mois devient impossible pour un nombre grandissant de ménages. Cette situation est insupportable. Quel dilemme pour ces familles : payer le loyer ou nourrir ses enfants ? Ou les faire soigner, sachant que, quand les parents n’ont pas de mutuelle, une nuit d’hôpital à l’AP-HP coûte 250 euros avec la Sécurité sociale, et 800 euros sans la Sécu ! Alors souvent les « crédits faciles » apparaissent comme le seul recours possible. Les sondages le confirment : la priorité, l’urgence absolue, c’est l’augmentation des salaires. Tout de suite ! Sans attendre 2012 ! Rappelons que 1 salarié sur 4 gagne à peine 25 euros par jour. Le Parti communiste lance une grande campagne contre la vie chère, avec comme mesure immédiate le blocage des prix des produits de première nécessité et des loyers. Et que l’on ne vienne pas nous dire que l’argent n’existe pas ! On a su en trouver pour faire la guerre en Libye et en Côte d’Ivoire. Et puis les sociétés du CAC 40 ont réalisé 83 milliards d’euros de bénéfices, dont 40 % ont été reversés aux actionnaires. Cela se passe de commentaires.

Philippe Guilbaud. Le crédit renouvelable est ce qui rapporte le plus aux banques, comment envisager qu’elles laissent échapper une telle poule aux œufs d’or ? On fait croire que les organismes de crédit sont des méchants et les banques des gentils, sauf que 70 % des organismes de crédit appartiennent à la BNP, les 30 % restants appartiennent au Crédit agricole et à la Société générale. Qui va aller taper là-dedans ? Les banquiers ont le pouvoir, ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied. Sur chaque formulaire de crédit, il faudrait inscrire en gros : prendre des crédits vous assomme. Les crédits renouvelables sont le cancer de la consommation. Leur seul mérite est de faire tourner l’économie bancaire.

Marc Thivolle-Morand. La solution miracle serait que tous les gens gagnent 10 000 euros par mois. Mais le premier signe que pourrait donner le gouvernement, c’est d’augmenter le pouvoir d’achat du salarié, le smic… Faire en sorte que les salariés puissent vivre normalement avec leur salaire. Que le chômage recule. Il serait indispensable de réfléchir à la répartition de la richesse. Quand on arrêtera d’augmenter tous les dividendes au détriment des salaires, ça ira déjà beaucoup mieux. La paupérisation de la population aujourd’hui ne fait qu’accroître le surendettement. Le problème, c’est que l’État et les entreprises ne sont pas gênés par le surendettement. Les surendettés permettent l’écoulement des marchandises.

 

entretiens réalisés par Dany Stive

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 17:36

img370.jpg

 

 

img371.jpg

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 13:54

1327447 650b5368-3ee0-11e0-9bf2-00151780182c 640x280

 

Les communistes d’Ile-de-France et tout particulièrement ceux du Val-de-Marne, leurs élu-es
mobilisés dans la défense du service de chirurgie cardiaque dès les premières heures, apprécient
avec satisfaction l’annonce faite par le Ministre de la santé, Xavier Bertrand. La s suspension des
mesures prises par l’ARS et l’AP-HP à l’encontre du CHU H.Mondor avec toutes les
conséquences que nous n’avons cessé de dénoncer sur le Groupe hospitalier et l’activité de
l’Université est un premier pas.
A travers ce projet gouvernemental, c’était tout à la fois le soin de proximité, la formation
d’excellence et la recherche de haut niveau qui étaient menacés, fragilisant par la même un des
Hôpitaux qui fait la renommée de notre service public de santé.
Ce premier recul imposé au Gouvernement Sarkozy et le désaveu infligé au Directeur général de
l’ARS, l’ancien ministre socialiste Claude Evin, est le résultat du formidable rassemblement
impulsé par la Coordination regroupant professionnels-usagers et élu-es, et dans laquelle le
Département et son Président Christian Favier ont joué un rôle important. Nous y voyons le
succès de l’obstination politique de plus de 40 000 Val-de-marnais-es, de l’Intersyndicale, des
forces politiques et associatives du département à imposer une autre conception de la démocratie
sanitaire que celle préconisée par Loi HPST, légitimant notre volonté de faire des Assises
Régionales de la Santé, un contre-pouvoir aux ARS.
C’est encore la concrétisation, après les avancées obtenues par Orbival, que l’aménagement d’un
« Grand Paris » passe par le respect de sa composante extra-muros.
La réunion, de ce jeudi à l’AP-HP, a bien mis en valeur que « suspension ne veut pas dire
retrait », ceci d’autant que la Direction générale a confirmé le train important de restructurations
que celle-ci veut imposer aux hôpitaux publics pour le seul profit du privé. C’est pourquoi les
communistes resteront mobilisés et donc vigilants, au sein de la Coordination, pour obtenir la
table ronde souhaitée avec l’ARS et l’AP-HP, ainsi que la dotation de moyens réels comme celui
du poste de PU-PH nécessaire au maintien du service de chirurgie cardiaque. Nous serons
attentifs au développement de l’enquête qui sera diligentée par l’IGAS à la demande du Ministre.
Ce premier succès doit en appeler d’autres à l’AP-HP comme pour tous les hôpitaux menacés par
la politique du Gouvernement en Ile-de-France.
Ensemble nous pouvons imposer une santé au service des populations pour répondre à leurs
besoins et non à ceux du capital et à leurs actionnaires.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 11:52
1437330_cda9bd4e-7769-11e0-895d-001517810df0_640x280.jpg

La montagne de déchets s’embrase encore

Pour la huitième fois depuis le début de la semaine, la décharge illégale a pris feu. Les pompiers songent carrément à forer la colline.


BÉRANGÈRE LEPETIT |



 


L’impressionnant nuage de fumée grisâtre était visible à des kilomètres à la ronde. Et pour cause : c’est une montagne qui a pris feu à plusieurs reprises hier, les tonnes et les tonnes de déchets — 150000 t selon la préfecture — accumulés depuis trois ans entre Valenton et Limeil-Brévannes par la société LGD développement, en liquidation judiciaire depuis une semaine.

Hier, les hommes du feu ont dû escalader à trois reprises la décharge de 15 m à ciel ouvert pour venir à bout des flammes provoquées par la décomposition des déchets sur 400 m2.

Après quatre heures passées sur la colline la nuit précédente, deux heures dans la matinée d’hier, une vingtaine d’hommes et cinq camions ont été à nouveau mobilisés dans l’après-midi. Une intervention qui devient presque une habitude puisque c’est le huitième feu qui se déclare sur cette butte de matériaux en tous genres depuis lundi dernier.

« Le feu prend sur la montagne à intervalles réguliers. Les pompiers pensent même à forer la colline pour éteindre les foyers de l’incendie qui se situent au cœur du tas », indique-t-on à la mairie. Une situation qui ne peut plus durer, selon le maire (Parti de gauche) de Limeil-Brévannes et vice-président du conseil général en charge du développement durable, Joseph Rossignol. « Ces interventions mobilisent des effectifs au détriment d’autres incendies dans le département », assure l’édile. Depuis six mois, la toute nouvelle D110 qui contourne la butte, construite pour désengorger les centres-villes de Limeil et Valenton (pour un coût de 16 M€), reste fermée à cause des risques d’éboulis et des incendies à répétition. Quid également de la toxicité des épaisses fumées qui se dégagent et les répercussions sur la santé des riverains?

Une étude sur la nature des déchets

« La nature exacte de tous ces déchets est inconnue », souligne le maire, qui a demandé au tribunal de Créteil qu’une étude soit réalisée sur le sujet. C’est à la société LGD de financer l’enlèvement de ces déchets. Une intervention estimée à 9 M€ et donc très lourde à assumer pour une entreprise qui est en faillite. « La préfecture a signé un arrêté de consignation à l’encontre de LGD, rappelle-t-on à la préfecture. Si l’entreprise ne peut pas payer, c’est l’Etat qui se substituera à l’entrepreneur. » Une procédure qui peut prendre des mois. A la demande du président du conseil général, Christian Favier, une table ronde avec la préfecture devrait se tenir sur le sujet très prochainement.

 

Le Parisien

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 11:47

hopital1-af5e9-4463dLe ministre de la Santé a annoncé hier la suspension de la fermeture de ce service du CHU de Créteil (Val-de-Marne).


«On est vraiment surpris. On ne s’attendait pas à ça. » Secrétaire adjoint du syndicat SUD santé de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), Jean-Marc Devauchelle attendait hier soir une confirmation de sa direction pour croire à la suspension de la fermeture du service de chirurgie cardiaque. C’est pourtant le ministre de la Santé en personne, Xavier Bertrand, qui l’a annoncée hier après-midi à l’Assemblée nationale. Il a également évoqué l’ouverture prochaine d’une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), sur l’activité réelle de ce service voué à la fermeture en juin prochain, au regard du schéma régional d’organisation des soins voté en juillet dernier à l’initiative de l’agence régionale de santé d’Île-de-France. « Si ça se confirme, c’est quand même un grand pas en avant », poursuit le délégué SUD santé, soulignant l’importance de « la mobilisation des élus, des usagers, de la communauté médicale et universitaire ». Il faut dire que la fermeture envisagée de ce service avait déclenché une véritable levée de boucliers notamment parmi les élus, toutes tendances confondues.

Pour Olivier Cammas, de l’Usap-CGT, le fait que cette annonce soit faite la veille d’un rassemblement du Collectif de défense d’Henri-Mondor devant le siège de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, où une délégation doit être reçue par la directrice, ne doit rien au hasard : « La direction est sous pression. » Mais comme le souligne Rose-May Rousseau, secrétaire générale de la CGT de l’AP-HP, « la direction ne doit pas s’en sortir comme ça ». « C’est bien d’annoncer le maintien de la chirurgie cardiaque, mais si on dépouille les structures qui la font fonctionner, quel intérêt ? » s’interroge-t-elle, faisant allusion aux menaces pesant sur plusieurs hôpitaux de longs séjours du même groupe hospitalier. Aujourd’hui, le collectif exigera de Mireille Faugère qu’elle « s’engage sur le maintien de la chirurgie cardiaque d’Henri-Mondor ».

Le diktat de l’administration

Quatre établissements au sein de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) étaient autorisés jusque-là à pratiquer la chirurgie cardiaque. Dans un souci de rationalisation des soins et des moyens, l’agence régionale de santé a décidé de réduire 
le nombre de ces autorisations à trois. De son côté, l’AP-HP 
a estimé qu’au regard de son faible niveau d’activité, le service d’Henri-Mondor devait fermer, ce qui a suscité de vives réactions.

 

Alexandra Chaignon

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:23

index.jpg

trans.gif

Les funérailles de Gilberte Salem, née Serfaty, se dérouleront samedi à 10h au crématorium du Père Lachaise où elle sera incinérée.

 

 

 


Dans son ouvrage Mémoires algériennes, Henri Alleg raconte qu’il fit la connaissance de Gilberte Serfaty, native de Mostaganem, à l’agence de presse France-Afrique. C’était dans les années 1945. En application des lois antijuives de Vichy, sa sœur Andrée et elle sont exclues, l’une du Lycée, l’autre de la faculté des lettres d’Alger. Toutes les deux adhèrent au Parti communiste algérien au cours d’une réunion du parti à laquelle Henri les avait invitées. Gilberte et Henri se marient en juin 1946. Ils participent ensemble au combat anticolonialiste au sein du PCA ou dans les organisations populaires animées par les communistes, Gilberte à l’Union des femmes d’Algérie et Henri à l’Union de la jeunesse démocratique algérienne. Sanctionnée par son administration pour son action militante, Gilberte, qui était professeur d’anglais, quitte l’éducation nationale.

Après novembre 1954, Henri est contraint, comme plusieurs autres militants du PCA, de rentrer dans la clandestinité pour échapper à une arrestation et poursuivre le combat anticolonialiste. Les deux enfants du couple, André et Jean, nés en 1946 et 1952, sont envoyés en France où des parents les recueillent pour que Gilberte puisse contribuer, elle aussi, à la lutte pour la libération de l’Algérie. Quand Henri est arrêté le 12 juin 1957, Gilberte fait tout pour qu’il soit libéré. Son action lui vaut d’être expulsée en France où elle poursuit le combat pour sauver son époux. Elle l’aidera plus tard, vers la fin de la guerre d’Algérie, alors qu’il est emprisonné en France, à s’évader de son lieu de détention. Au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, elle obtient la nationalité algérienne pour sa participation à la guerre de libération.  

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 08:10

tract-coordination-5-mai-20111.png

 

hopital1-af5e9-4463d.jpg

Nulle défense d’un service hospitalier n’a connu une telle unanimité pour son maintien, comme celui de la chirurgie cardiaque du groupe hospitalier A.Chennevier/H.Mondor : des dizaines de milliers de pétitions des usagers, tous les élu(e)s du département du Val-de-Marne, toute sensibilité politique, les syndicats CFDT-CGT-SUD Santé, toute la Communauté médicale et universitaire, …. Que faut-il de plus comme concertation au tout puissant, directeur général de l’ARS, M. Claude Evin et à Mme Mireille Faugère, pour qu’ils daignent enfin entendre ce que « démocratie sanitaire » veut dire ?

 

Depuis des semaines, notre Coordination, ne cesse de dénoncer avec force la machination montée

de toute pièce contre Mondor, par celui qui fut son chef de service jusqu’en 2010, le Pr LOISANCE,

récompensé depuis par M.EVIN d’un poste de « consultant » à la Pitié. Une situation confirmée par la reprise d’activité depuis son départ en 2010 avec 576 interventions dont 432 majeures, un potentiel prévu de 600 en 2011 et 700 en 2012.

Nous continuons à dire que, contrairement aux propos de M. Evin, l’arrêt de la chirurgie cardiaque

remettrait absolument en cause le maintien, sur le site, d’une importante activité de cardiologie et

de cardiologie interventionnelle. Oui, pour développer la cardiologie interventionnelle du futur, il y

a nécessité d’avoir un service de chirurgie cardiaque, sous peine de perte d’attractivité du site auprès des jeunes confirmés ou en formation, du risque de voir des équipes entières de jeunes cardiologues partir dans d’autres hôpitaux et ainsi ruiner tout un pan d’une cardiologie moderne dont on sait qu’elle va être essentielle pour former les étudiants en médecine qui débutent actuellement leur cursus.

Nous avons insisté sur l’effet domino de cette fermeture. Le CHU H. Mondor est le seul hôpital public de l’Est Parisien à proposer un pôle médico-chirurgical cardiaque et vasculaire (150 lits, 310

agents) rayonnant sur un bassin de santé de 1,5 million d’habitants.

 

Alors pourquoi faut-il absolument fermer un centre de l’AP-HP, alors que tous dépassent le seuil d’interventions par an ? Et pourquoi précisément le seul qui soit extramuros de Paris?

 

Exigeons le maintien du service de Chirurgie Cardiaque du

groupe Hospitalier A. Chenevier/H. Mondor

 

RASSEMBLEMENT

Jeudi 5 Mai 2011

 à 10 h 30

devant le siège de l’AP- HP

Avenue Victoria à Paris (métro Hôtel de ville)

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:35

a-copie-7.png

 

Les organisations syndicales élues au CTPD (SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA)  qui ont appelé ensemble à la grève le 1er avril et qui avaient demandé une audience au Ministère de l’Education nationale le 1er avril en début d’après-midi communiquent : 

Le Ministre a refusé de recevoir la délégation intersyndicale avec la FCPE et des représentants des élus vendredi 1er avril. Il faudra bien qu’il réponde à nos revendications. 

 

Le Ministre est responsable de la saignée sans précédent qu’il tente d’imposer aux écoles du Val-de-Marne, département dont une partie de la population est pourtant en très grande difficulté économique, sociale et scolaire.

Dégrader une nouvelle fois les conditions de fonctionnement des écoles de notre département, c’est démunir davantage les équipes pour aider tous les élèves en grande difficulté. 

Le Ministre a le pouvoir de décider, dès maintenant, d’annuler les 71 fermetures, d’ouvrir les 25 classes demandées par les écoles et les syndicats, d’annuler la suppression des 13 moyens ZEP, des 6 postes surnuméraires et des 2 postes G, de la CLAD, d’annuler les fusions de 6 écoles, de rétablir l’affectation de faisant-fonction volontaires non spécialistes sur tous les postes E restés vacants pour garantir le maintien des prises en charge des élèves en difficulté. 

Le Ministre est responsable de la situation des écoles du département et il a le pouvoir d’attribuer sans attendre une dotation supplémentaire à notre département afin que les mesures d’urgence de sauvegarde de l’école publique dans le Val de Marne, soient prises sans délai. 

Tous ensemble, organisons des assemblées communes dans les écoles, les communes. Rassemblons des milliers et des milliers de signatures sur la lettre ouverte au Ministre. 

 

Les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SE-UNSA élues au CTPD prennent leurs responsabilités.

Notre mandat commun, c’est le vœu adopté par le CTPD et les 1000 rassemblés devant l’Inspection Académique le 1er avril. Nous ne lâcherons pas.

Nous en prenons ensemble l’engagement. 

 

Nous appelons tous les enseignants, toutes les organisations syndicales, tous les parents avec la FCPE, les élus, maires, députés et sénateurs à venir 

de tout le Val-de-Marne,manifester au Ministère

Mercredi 4 mai

Rendez-vous 14h30 métro Solférino

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article
4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 19:11

Total des mesures

Total des mesures 1

Total-des-mesures-2.png

Total-des-mesures-4.png

Total-des-mesures-5.png

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Valenton
commenter cet article